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מִשֶּׁאִי אֶפְשָׁר. וּבֵית הִלֵּל נָמֵי, לֵילְפוּ מִמֹּשֶׁה! אָמְרִי לָךְ: מֹשֶׁה מִדַּעְתֵּיהּ הוּא דַּעֲבַד. דְּתַנְיָא: שְׁלֹשָׁה דְּבָרִים עָשָׂה מֹשֶׁה מִדַּעְתּוֹ, וְהִסְכִּימָה דַּעְתּוֹ לְדַעַת הַמָּקוֹם: פֵּירַשׁ מִן הָאִשָּׁה, וְשִׁיבֵּר הַלּוּחוֹת, וְהוֹסִיף יוֹם אֶחָד.
de ce qui n’est pas possible. L’humanité a été initialement créée comme mâle et femelle, car autrement la reproduction n’aurait pas été possible. Cependant, ce fait ne peut pas servir de source pour dire que la mitsva de croître et multiplier n’est accomplie que lorsqu’on a un fils et une fille. La Guemara demande : Et Beit Hillel, qu’ils l’apprennent eux aussi de Moïse. Beit Hillel pourrait te dire : Moïse a agi selon sa propre compréhension lorsqu’il s’est séparé de sa femme, mais cela ne signifie pas qu’un homme est autorisé à négliger la mitsva de croître et multiplier après avoir engendré deux garçons, comme il est enseigné dans une baraita : Moïse a fait trois choses selon sa propre compréhension, et sa compréhension a concordé avec celle de l’Omniprésent : Il s’est séparé de sa femme, il a brisé les tables et il a ajouté un jour aux jours de séparation avant la révélation au Sinaï.
פֵּירַשׁ מִן הָאִשָּׁה, מַאי דְּרַשׁ? אֲמַר: וּמָה יִשְׂרָאֵל, שֶׁלֹּא דִּבְּרָה עִמָּהֶם שְׁכִינָה אֶלָּא לְפִי שָׁעָה, וְקָבַע לָהֶם זְמַן, אָמְרָה תּוֹרָה: ״אַל תִּגְּשׁוּ אֶל אִשָּׁה״ — אֲנִי, שֶׁמְּיוּחָד לְדִבּוּר בְּכׇל שָׁעָה וְשָׁעָה, וְלֹא קָבַע לִי זְמַן — עַל אַחַת כַּמָּה וְכַמָּה. וְהִסְכִּימָה דַּעְתּוֹ לְדַעַת הַמָּקוֹם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״לֵךְ אֱמוֹר לָהֶם שׁוּבוּ לָכֶם לְאׇהֳלֵיכֶם. וְאַתָּה פֹּה עֲמוֹד עִמָּדִי״.
La Guemara précise : Lorsque Moïse se sépara de sa femme après la révélation au Sinaï, qu’interpréta-t-il qui l’amena à agir ainsi ? Il dit : Si dans le cas d’Israël, avec qui la Présence divine ne parla que temporairement et pour qui Dieu fixa un moment précis pour la révélation, la Torah déclara : « N’approchez pas d’une femme » (Exode 19:15), moi, Moïse, qui suis mis à part pour la parole divine en permanence et pour qui Dieu n’a pas fixé de moment précis, à plus forte raison dois-je me séparer de ma femme. Et sa compréhension s’accorda avec celle de l’Omniprésent, comme il est dit après la révélation au Sinaï : « Va, dis-leur : Retournez dans vos tentes ; et toi, tiens-toi ici avec Moi » (Deutéronome 5:26–27). Cela indique que, tandis que les autres pouvaient retourner chez eux et à une vie conjugale normale après la révélation au Sinaï, Moïse devait rester avec Dieu et ne pas retourner auprès de sa femme.
שִׁיבֵּר אֶת הַלּוּחוֹת, מַאי דְּרַשׁ? אָמַר: וּמָה פֶּסַח, שֶׁהוּא אֶחָד מִשֵּׁשׁ מֵאוֹת וּשְׁלֹשׁ עֶשְׂרֵה מִצְוֹת, אָמְרָה תּוֹרָה ״כׇּל בֶּן נֵכָר לֹא יֹאכַל בּוֹ״. הַתּוֹרָה כּוּלָּהּ, וְיִשְׂרָאֵל מְשׁוּמָּדִים — עַל אַחַת כַּמָּה וְכַמָּה.
Moïse brisa les tables à la suite du péché du Veau d’or. Qu’a-t-il interprété qui l’a conduit à agir ainsi ? Moïse dit : Si dans le cas de l’agneau pascal, qui est seulement l’une des 613 mitzvot, la Torah déclare : « Aucun étranger n’en mangera » (Exode 12:43), excluant non seulement les non-Juifs mais aussi les Juifs apostats, alors ici, dans le cas du Veau d’or, où les tables représentent toute la Torah etle peuple juif sont apostats, puisqu’ils adorent le veau, à plus forte raison doivent-ils être exclus de leur réception.
וְהִסְכִּימָה דַּעְתּוֹ לְדַעַת הַמָּקוֹם, דִּכְתִיב: ״אֲשֶׁר שִׁבַּרְתָּ״, וְאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: אָמַר לוֹ הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא לְמֹשֶׁה: יִישַׁר כֹּחֲךָ שֶׁשִּׁבַּרְתָּ.
Et sa perception s’accordait avec celle de l’Omniprésent, comme il est écrit : “Les premières tables que tu as brisées [asher shibbarta]” (Exode 34:1), et Reish Lakish dit : Le mot asher fait allusion au fait que le Saint, béni soit-Il, dit à Moïse : Que ta force soit affermie [yishar koḥakha] pour avoir brisé les tables.
הוֹסִיף יוֹם אֶחָד מִדַּעְתּוֹ, מַאי דְּרַשׁ? דִּכְתִיב: ״וְקִדַּשְׁתָּם הַיּוֹם וּמָחָר״. הַיּוֹם כְּמָחָר: מָה מָחָר לֵילוֹ עִמּוֹ, אַף הַיּוֹם לֵילוֹ עִמּוֹ. וְלַיְלָה דְּהָאִידָּנָא נְפַק לֵיהּ, שְׁמַע מִינַּהּ תְּרֵי יוֹמֵי לְבַר מֵהָאִידָּנָא. וְהִסְכִּימָה דַּעְתּוֹ לְדַעַת הַמָּקוֹם — דְּלָא שָׁרְיָא שְׁכִינָה עַד שַׁבְּתָא.
Lorsque Moïse ajouta un jour aux jours de séparation avant la révélation au Sinaï, sur la base de sa propre perception, qu’interpréta-t-il qui l’amena à agir ainsi ? Il raisonna que, puisque il est écrit : « Sanctifiez-les aujourd’hui et demain » (Exode 19:10), la juxtaposition des mots « aujourd’hui » et « demain » enseigne qu’aujourd’hui est comme demain : De même que demain les hommes et les femmes se sépareront pour ce jour-là et pour la nuit qui le précède, de même, aujourd’hui exige une séparation pour le jour et pour la nuit qui le précède. Puisque Dieu lui parla le matin, et que la nuit de ce jour-là était déjà passée, Moïse dit : On en conclut que la séparation doit être en vigueur pendant deux jours en plus de maintenant, c’est-à-dire sans inclure le jour du commandement. Il prolongea donc la mitsva de séparation d’un jour. Et sa perception concorda avec celle de l’Omniprésent, car la Présence Divine ne reposa pas sur le mont Sinaï jusqu’au matin de Shabbat, comme Moïse l’avait déterminé.
תַּנְיָא, רַבִּי נָתָן אוֹמֵר: בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: שְׁנֵי זְכָרִים וּשְׁתֵּי נְקֵבוֹת, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: זָכָר וּנְקֵבָה.
§ Il est enseigné dans une baraita que Rabbi Natan dit que Beit Shammaï disent : La mitsva d’être fécond et de se multiplier est accomplie avec deux hommes et deux femmes. Et Beit Hillel disent : Un homme et une femme.
אָמַר רַב הוּנָא: מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי נָתָן אַלִּיבָּא דְּבֵית שַׁמַּאי? דִּכְתִיב: ״וַתּוֹסֶף לָלֶדֶת אֶת אָחִיו אֶת הָבֶל״: הֶבֶל וַאֲחוֹתוֹ, קַיִן וַאֲחוֹתוֹ, וּכְתִיב: ״כִּי שָׁת לִי אֱלֹהִים זֶרַע אַחֵר תַּחַת הֶבֶל כִּי הֲרָגוֹ קָיִן״. וְרַבָּנַן? אוֹדוֹיֵי הוּא דְּקָא מוֹדְיָא.
Rav Houna a dit : Quelle est la raison de Rabbi Natan, conformément à l’opinion de Beit Shammai ? C’est comme il est écrit : « Et elle enfanta de nouveau son frère [et aḥiv] Abel [et Hevel] » (Genèse 4:2). L’emploi du mot superflu « et » indique qu’elle a donné naissance à Abel et à sa sœur, en plus de Caïn et de sa sœur. Et il est dit : « Car Dieu m’a accordé une autre descendance à la place d’Abel ; car Caïn l’a tué » (Genèse 4:25). Cela indique qu’il faut avoir au moins quatre enfants. Et les Sages, comment comprennent-ils ce verset ? Selon eux, Ève remerciait Dieu de lui avoir accordé un autre enfant, mais on n’est pas tenu d’avoir quatre enfants.
תַּנְיָא אִידַּךְ, רַבִּי נָתָן אוֹמֵר: בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: זָכָר וּנְקֵבָה, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: אוֹ זָכָר אוֹ נְקֵבָה. אָמַר רָבָא: מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי נָתָן אַלִּיבָּא דְּבֵית הִלֵּל, שֶׁנֶּאֱמַר: ״לֹא תֹהוּ בְרָאָהּ לָשֶׁבֶת יְצָרָהּ״, וְהָא עֲבַד לַהּ שֶׁבֶת.
Il est enseigné dans une autrebaraita que Rabbi Natan dit que Beit Shammai disent : La mitsva d’être fécond et de se multiplier est accomplie avec un homme et une femme. Et Beit Hillel disent : Soit un homme, soit une femme. Rava a dit : Quelle est la raison de Rabbi Natan conformément à l’opinion de Beit Hillel ? C’est comme il est dit : « Il ne l’a pas créée pour être un chaos ; Il l’a formée pour être habitée » (Isaïe 45:18), et l’on a rendu la terre plus habitée en ajoutant ne serait-ce qu’un seul enfant au monde.
אִיתְּמַר: הָיוּ לוֹ בָּנִים בְּגַיּוּתוֹ וְנִתְגַּיֵּיר, רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: קִיֵּים פְּרִיָּה וּרְבִיָּה. וְרֵישׁ לָקִישׁ אָמַר: לֹא קִיֵּים פְּרִיָּה וּרְבִיָּה. רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: קִיֵּים פְּרִיָּה וּרְבִיָּה — דְּהָא הֲווֹ לֵיהּ. וְרֵישׁ לָקִישׁ אָמַר: לֹא קִיֵּים פְּרִיָּה וּרְבִיָּה — גֵּר שֶׁנִּתְגַּיֵּיר כְּקָטָן שֶׁנּוֹלַד דָּמֵי.
§ Il a été déclaré que les amora’im étaient en désaccord sur la question suivante : Si un homme avait des enfants lorsqu’il était gentil et qu’il s’est ensuite converti, Rabbi Yoḥanan a dit : Il a déjà accompli la mitsva de croître et multiplier, et Reish Lakish a dit : Il ne l’a pas accomplie, la mitsva de croître et multiplier. Rabbi Yoḥanan a dit qu’il a accompli la mitsva de croître et multiplier, car il avait déjà eu des enfants. Et Reish Lakish a dit qu’il ne l’a pas accomplie, la mitsva de croître et multiplier, car le statut juridique d’un converti qui vient de se convertir est comme celui d’un enfant qui vient de naître, et il est considéré comme s’il n’avait pas eu d’enfants.
וְאָזְדוּ לְטַעְמַיְיהוּ, דְּאִיתְּמַר: הָיוּ לוֹ בָּנִים בְּגַיּוּתוֹ וְנִתְגַּיֵּיר, רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אֵין לוֹ בְּכוֹר לְנַחֲלָה, דְּהָא הֲוָה לֵיהּ ״רֵאשִׁית אוֹנוֹ״. וְרֵישׁ לָקִישׁ אָמַר: יֵשׁ לוֹ בְּכוֹר לְנַחֲלָה, גֵּר שֶׁנִּתְגַּיֵּיר כְּקָטָן שֶׁנּוֹלַד דָּמֵי.
La Guemara commente : Et ils suivent leur ligne de raisonnement habituelle, comme il a été énoncé : Si quelqu’un avait des enfants lorsqu’il était gentil et qu’il s’est ensuite converti, Rabbi Yoḥanan a dit : Il n’a pas de premier-né en ce qui concerne l’héritage, c’est-à-dire que le premier fils qui lui naît après sa conversion n’hérite pas d’une double part, car cet homme avait déjà « les prémices de sa vigueur » (Deutéronome 21:17), la description du premier-né dans la Torah dans ce contexte, avant sa conversion. Et Reish Lakish a dit : Il a bien un premier-né en ce qui concerne l’héritage, car le statut juridique d’un converti qui vient de se convertir est comme celui d’un enfant qui vient de naître.
וּצְרִיכָא: דְּאִי אַשְׁמְעִינַן בְּהָהִיא קַמַּיְיתָא, בְּהַהִיא קָאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן — מִשּׁוּם דְּמֵעִיקָּרָא נָמֵי בְּנֵי פְּרִיָּה וּרְבִיָּה נִינְהוּ, אֲבָל לְעִנְיַן נַחֲלָה, דְּלָאו בְּנֵי נַחֲלָה נִינְהוּ — אֵימָא מוֹדֵי לֵיהּ לְרֵישׁ לָקִישׁ.
La Guemara ajoute : Et il est nécessaire d’énoncer leurs opinions dans les deux cas. Car, si cela ne nous avait été enseigné qu’au sujet de ce premier cas de la mitsva de croître et multiplier, on aurait pu dire que c’est seulement dans ce cas que Rabbi Yoḥanan a exprimé son opinion, parce que dès le départ, les gentils sont eux aussi soumis à la mitsva de croître et multiplier. Cependant, en ce qui concerne l’héritage, puisqu’ils ne sont pas soumis aux halakhot de l’héritage, on pourrait dire que Rabbi Yoḥanan concède à Reish Lakish.
וְאִי אִיתְּמַר בְּהָא — בְּהָא קָאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ, אֲבָל בְּהַהִיא — אֵימָא מוֹדֶה לֵיהּ לְרַבִּי יוֹחָנָן, צְרִיכָא.
Et, inversement, si leur différend a été énoncé seulement au sujet de cette question d’héritage, j’aurais dit que c’est seulement dans ce cas que Reish Lakish a exprimé son opinion, car les halakhot de l’héritage ne s’appliquent pas aux gentils. Mais en ce qui concerne cet autre cas, la mitsva de croître et de multiplier, on pourrait dire qu’il concède à Rabbi Yoḥanan. Par conséquent, il est nécessaire que les deux différends soient consignés.
אֵיתִיבֵיהּ רַבִּי יוֹחָנָן לְרֵישׁ לָקִישׁ: ״בָּעֵת הַהִיא שָׁלַח בְּרֹאדַךְ בַּלְאֲדָן בֶּן בַּלְאֲדָן מֶלֶךְ בָּבֶל וְגוֹ׳״! אֲמַר לֵיהּ בְּגַיּוּתָן — אִית לְהוּ חַיִיס, נִתְגַּיְּירוּ — לֵית לְהוּ חַיִיס.
Rabbi Yoḥanan soulève une objection à Reish Lakish sur la base du verset : « En ce temps-là, Berodach-Baladan, fils de Baladan, roi de Babylone, envoya une lettre » (II Rois 20:12), ce qui indique que les gentils sont considérés comme les enfants de leurs parents. Par conséquent, lorsqu’ils se convertissent, ils devraient déjà avoir accompli la mitsva de croître et multiplier. Reish Lakish dit à Rabbi Yoḥanan : Lorsqu’ils sont gentils, ils ont une lignée familiale, mais lorsqu’ils se convertissent, ils n’ont pas de lignée, car ils appartiennent désormais à la famille du peuple juif et leur lignée antérieure est ignorée.
אָמַר רַב: הַכֹּל מוֹדִין בְּעֶבֶד שֶׁאֵין לוֹ חַיִיס, דִּכְתִיב: ״שְׁבוּ לָכֶם פֹּה עִם הַחֲמוֹר״: עַם הַדּוֹמֶה לַחֲמוֹר. מֵיתִיבִי: ״וּלְצִיבָא חֲמִשָּׁה עָשָׂר בָּנִים וְעֶשְׂרִים עֲבָדִים״! אָמַר רַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב: כְּ״פַר בֶּן בָּקָר״.
Rav a dit : Tous sont d’accord en ce qui concerne un esclave cananéen, qu’il n’a pas de lignée, comme il est écrit qu’Abraham dit à ses esclaves : « Restez ici avec l’âne » (Genèse 22:5). Ce verset est interprété comme signifiant qu’ils sont une nation comparable à un âne, qui n’a pas de lignée. La Guemara soulève une objection sur la base d’un verset concernant l’esclave cananéen de Jonathan : « Et Tsiva avait quinze fils et vingt serviteurs » (II Samuel 9:10), ce qui indique que les fils d’un esclave sont bien considérés comme ses fils. Rav Aḥa bar Ya’akov a dit : C’est comme l’expression : Un taurillon, fils d’un bœuf. Le mot fils, dans ce contexte, désigne simplement la progéniture, et non la lignée.
אִי הָכִי, הָכָא נָמֵי! שָׁאנֵי הָתָם, דְּיַחֲסִינְהוּ בִּשְׁמַיְיהוּ וּבִשְׁמָא דַאֲבוּהוֹן, וְהָכָא לָא מְפָרֵשׁ. וְאִיבָּעֵית אֵימָא: יַחֲסִינְהוּ בְּדוּכְתָּא אַחֲרִיתִי בַּאֲבוּהוֹן וּבְאַבָּא דַאֲבוּהוֹן, דִּכְתִיב: ״וַיִּשְׁלָחֵם הַמֶּלֶךְ אָסָא אֶל בֶּן הֲדַד בֶּן טַבְרִימּוֹן בֶּן חֶזְיוֹן מֶלֶךְ אֲרָם הַיּוֹשֵׁב בְּדַמֶּשֶׂק לֵאמֹר״.
La Guemara demande : Si c’est ainsi, ici aussi, en ce qui concerne les gentils, il n’y a aucune preuve tirée du verset au sujet de Berodach-Baladan qu’ils aient une lignée familiale. La Guemara répond : Là-bas, c’est différent, car la Torah l’a identifié par son nom et par le nom de son père, soulignant ainsi le lien familial. Mais ici, elle ne précise pas les noms des fils de Tsiva. Et si tu veux, dis plutôt que la Torah a identifié les gentils ailleurs par leur père et le père de leur père, comme il est écrit : « Et le roi Asa les envoya à Ben-Hadad, fils de Tabrimmon, fils de Hezion, roi d’Aram, qui demeurait à Damas, disant » (I Rois 15:18). Cela indique qu’il existe une lignée pour les gentils.
אִיתְּמַר: הָיוּ לוֹ בָּנִים וּמֵתוּ, רַב הוּנָא אָמַר: קִיֵּים פְּרִיָּה וּרְבִיָּה. רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: לֹא קִיֵּים.
§ Il a été déclaré que les amora’im étaient en désaccord sur la question suivante : Si un homme a eu des enfants et qu’ils sont morts, Rav Huna a dit : Il a accompli la mitsva d’être fécond et de se multiplier par le biais de ces enfants. Rabbi Yoḥanan a dit : Il n’a pas accompli la mitsva.
רַב הוּנָא אָמַר: קִיֵּים — מִשּׁוּם דְּרַב אַסִּי. דְּאָמַר רַב אַסִּי: אֵין בֶּן דָּוִד בָּא עַד שֶׁיִּכְלוּ כׇּל נְשָׁמוֹת שֶׁבַּגּוּף, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי רוּחַ מִלְּפָנַי יַעֲטוֹף וְגוֹ׳״, וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: לֹא קִיֵּים פְּרִיָּה וּרְבִיָּה — ״לָשֶׁבֶת יְצָרָהּ״ בָּעֵינַן, וְהָא לֵיכָּא.
La Guemara clarifie les raisons de leurs opinions : Rav Huna a dit qu’il s’est acquitté de la mitsva en raison d’une déclaration de Rav Asi, car Rav Asi a dit que la raison de cette mitsva est que le Messie, fils de David, ne viendra pas tant que toutes les âmes du corps ne seront pas épuisées, c’est-à-dire jusqu’à ce que toutes les âmes destinées à habiter des corps physiques le fassent, comme il est dit : « Car l’esprit qui s’enveloppe vient de Moi, et les âmes que J’ai faites » (Isaïe 57:16). Par conséquent, dès qu’un enfant est né et que son âme est entrée dans un corps, la mitsva a été accomplie, même si l’enfant meurt par la suite. Et Rabbi Yoḥanan a dit qu’il ne s’est pas acquitté de la mitsva, car nous exigeons : « Il l’a formée pour être habitée » (Isaïe 45:18), et cela n’est pas accompli lorsque les enfants sont décédés et n’habitent plus la terre.
מֵיתִיבִי:
La Guemara soulève une objection concernant l’opinion de Rav Huna sur la base de la baraita suivante :

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