וְהָא אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן: רְאוּיָה לְכֹהֵן גָּדוֹל — מִטַּמֵּא לָהּ, שֶׁאֵין רְאוּיָה לְכֹהֵן גָּדוֹל — אֵין מִטַּמֵּא לָהּ. שָׁאנֵי הָתָם, דְּרַבִּי רַחֲמָנָא ״קְרוֹבָה״.
Rabbi Shimon n’a-t-il pas dit : Si elle était apte pour un Grand Prêtre, son frère doit devenir impur pour elle, et si elle n’était pas apte pour un Grand Prêtre, son frère ne peut pas devenir impur pour elle ? Une femme divorcée n’est pas apte pour un Grand Prêtre, même si elle n’avait été que fiancée avant son divorce. La Guemara répond : Là-bas, c’est différent, car le Miséricordieux l’inclut par le terme : qui est proche, ce qui inclut toute sœur qui lui est proche, même si elle n’est pas apte pour un Grand Prêtre.
אִי הָכִי, מוּכַּת עֵץ נָמֵי! [רַבִּי] ״קְרוֹבָה״ — אַחַת וְלֹא שְׁתַּיִם. וּמָה רָאִיתָ? הָא — אִתְעֲבִיד בַּהּ מַעֲשֶׂה, הָא — לָא אִתְעֲבִיד בַּהּ מַעֲשֵׂה.
La Guemara demande : Si tel est le cas, une femme dont l’hymen a été déchiré accidentellement devrait elle aussi être incluse. La Guemara répond que le terme : Celle qui est proche, qui est écrit au singulier, n’inclut qu’un seul cas supplémentaire et non deux. La Guemara demande : Et qu’as-tu vu pour interdire une femme dont l’hymen a été déchiré accidentellement et permettre une divorcée qui auparavant n’avait été que fiancée, et non l’inverse ? La Guemara répond : Dans ce cas de la femme dont l’hymen a été déchiré, une action a été effectuée sur son corps, tandis que dans cet autre cas de la divorcée, aucune action n’a été effectuée sur son corps.
וְרַבִּי יוֹסֵי, מִדְּשַׁבְקֵיהּ לְבַר זוּגֵיהּ, מִכְּלָל דִּבְמוּכַּת עֵץ כְּרַבִּי מֵאִיר סְבִירָא לֵיהּ, מְנָא לֵיהּ — מִ״לֹּא הָיְתָה לְאִישׁ״.
La baraita cite Rabbi Yossei et Rabbi Shimon comme soutenant qu’un prêtre ne peut pas devenir impur à cause de sa sœur qui avait été fiancée puis divorcée, et elle cite seulement Rabbi Shimon comme soutenant qu’il ne peut pas devenir impur à cause de sa sœur qui était une femme adulte. Sur cette base, la Guemara demande : Du fait que Rabbi Yossei a quitté son associé, Rabbi Shimon, on peut déduire que, concernant une femme dont l’hymen a été déchiré accidentellement, il soutient conformément à l’opinion de Rabbi Meir, selon laquelle un prêtre devient bien impur. D’où le déduit-il, cette halakha ? La Guemara explique qu’il la déduit de l’expression : « Qui n’a pas connu d’homme, » car une femme dont l’hymen a été déchiré accidentellement n’a pas été avec un homme.
וְהָא אַפֵּיקְתֵּיהּ! חַד מִ״לֹּא הָיְתָה״, וְחַד מִ״לְּאִישׁ״.
La Guemara demande : N’as-tu pas déjà déduit la halakha d’une femme fiancée de cette expression ? La Guemara répond : Rabbi Yossei apprend une halakha de l’expression « n’a pas eu », qui indique qu’elle n’a même pas été fiancée, et il déduit une halakha du terme « homme », qui indique que seule une femme qui a été avec un homme n’est plus considérée comme vierge en ce qui concerne cette halakha, mais non celle dont l’hymen a été déchiré accidentellement.
״אֵלָיו״ — לְרַבּוֹת הַבּוֹגֶרֶת. וְהָא אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן: ״בְּתוּלָה״ — בְּתוּלָה שְׁלֵימָה מַשְׁמַע! טַעְמָא דִּידֵיהּ נָמֵי הָתָם מֵהָכָא, דְּדָרֵישׁ הָכִי מִדְּ״אֵלָיו״ — לְרַבּוֹת הַבּוֹגֶרֶת, מִכְלָל דִּ״בְתוּלָה״ — בְּתוּלָה שְׁלֵימָה מַשְׁמַע.
Il a été déclaré précédemment que, selon Rabbi Shimon, le terme « pour lui, » vient inclure une femme adulte. La Guemara demande : Rabbi Shimon n’a-t-il pas dit, au sujet d’un Grand Prêtre, que le terme vierge indique une vierge complète, ce qui n’inclut pas une femme adulte ? La Guemara répond : Sa raison là-bas aussi est dérivée d’ici, comme il l’expose ainsi : Du fait que l’expression « pour lui » est nécessaire pour inclure une femme adulte, on peut déduire que le terme vierge à lui seul indique une vierge complète.
תַּנְיָא, רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַי אוֹמֵר: גִּיּוֹרֶת פְּחוּתָה מִבַּת שָׁלֹשׁ שָׁנִים וְיוֹם אֶחָד — כְּשֵׁירָה לַכְּהוּנָּה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְכֹל הַטַּף בַּנָּשִׁים אֲשֶׁר לֹא יָדְעוּ מִשְׁכַּב זָכָר הַחֲיוּ לָכֶם״, וַהֲרֵי פִּנְחָס עִמָּהֶם.
§ La Guemara cite une autre décision de Rabbi Shimon ben Yoḥai, également liée à la discussion visant à définir qui est considérée comme vierge. Il est enseigné dans une baraita que Rabbi Shimon ben Yoḥai dit : Une convertie qui s’est convertie alors qu’elle avait moins de trois ans et un jour est autorisée à épouser la prêtrise, comme il est dit : « Mais toutes les jeunes filles parmi les femmes qui n’ont pas connu d’homme en couchant avec lui, gardez-les en vie pour vous » (Nombres 31:18). Ce verset indique que ces femmes convenaient à tous les guerriers, et, puisque Pinehas, le prêtre, était avec eux (voir Nombres 31:6), il est clair que les jeunes converties sont permises aux prêtres).
וְרַבָּנַן? לַעֲבָדִים וְלִשְׁפָחוֹת. אִי הָכִי, בַּת שָׁלֹשׁ שָׁנִים וְיוֹם אֶחָד נָמֵי?
La Guemara demande : Et comment les Sages, qui sont en désaccord avec Rabbi Shimon, interprètent-ils ce verset ? La Guemara répond : Ils comprennent l’expression « gardez-les en vie pour vous » comme signifiant qu’ils pouvaient les garder comme esclaves et comme servantes, mais pas nécessairement les épouser. La Guemara demande : Si tel est le cas, si la source de la décision de Rabbi Shimon est ce verset, une fille qui s’est convertie à l’âge de trois ans et un jour devrait elle aussi être permise à un prêtre, tant qu’elle n’a jamais eu de rapports sexuels, comme l’énonce le verset.
כִּדְרַב הוּנָא. דְּרַב הוּנָא רָמֵי, כְּתִיב: ״כׇּל אִשָּׁה יֹדַעַת אִישׁ לְמִשְׁכַּב זָכָר הֲרֹגוּ״, הָא אֵינָהּ יוֹדַעַת — קַיֵּימוּ, מִכְּלָל דְּהַטַּף, בֵּין יָדְעוּ בֵּין לֹא יָדְעוּ — קַיֵּימוּ. וּכְתִיב: ״וְכׇל הַטַּף בַּנָּשִׁים אֲשֶׁר לֹא יָדְעוּ מִשְׁכַּב זָכָר הַחֲיוּ לָכֶם״, הָא יָדְעִי — הֲרוֹגוּ!
La Guemara répond : Son raisonnement est comme l’a dit Rav Houna, car Rav Houna a soulevé une contradiction : Il est écrit dans un verset : « Tuez toute femme qui a connu un homme en couchant avec lui » (Nombres 31:17), ce qui indique qu’une femme qui n’a pas connu d’homme de cette manière, vous pouvez la laisser en vie. Cela prouve par inférence que les filles de sexe féminin, qui ne sont pas classées comme femmes, vous pouvez les laisser en vie qu’elles aient connu un homme ou qu’elles n’aient pas connu d’homme. Et il est écrit dans un autre verset : « Mais toutes les petites filles parmi les femmes qui n’ont pas connu d’homme en couchant avec lui, gardez-les en vie pour vous » (Nombres 31:18), ce qui indique que si elles ont connu des hommes, vous devez les tuer. C’est une contradiction apparente.
הֱוֵי אוֹמֵר בִּרְאוּיָה לִיבָּעֵל הַכָּתוּב מְדַבֵּר.
Rav Huna explique : Vous devez dire que le verset parle de une femme qui est apte aux relations sexuelles. Le verset ne vise pas à distinguer entre les femmes qui ont effectivement eu des relations sexuelles et celles qui n’en ont pas eu. Il distingue plutôt entre une fille de plus de trois ans, avec qui un acte de relation sexuelle est reconnu comme tel, et une fille de moins de trois ans.
תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: ״וְכׇל אִשָּׁה יוֹדַעַת אִישׁ״ — בִּרְאוּיָה לִיבָּעֵל הַכָּתוּב מְדַבֵּר. אַתָּה אוֹמֵר בִּרְאוּיָה לִיבָּעֵל, אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא נִבְעֲלָה מַמָּשׁ? כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר: ״וְכׇל הַטַּף בַּנָּשִׁים אֲשֶׁר לֹא יָדְעוּ מִשְׁכַּב זָכָר״, הֱוֵי אוֹמֵר: בִּרְאוּיָה לִיבָּעֵל הַכָּתוּב מְדַבֵּר.
Cela aussi est enseigné dans une baraita : « Toute femme qui a connu un homme » ; le verset parle d’une femme apte aux relations sexuelles. La baraita poursuit la discussion de cette halakha : Dis-tu qu’il s’agit d’une personne apte aux relations sexuelles, ou peut-être s’agit-il seulement d’une personne qui a effectivement eu des relations sexuelles ? Lorsque le verset déclare : « Mais toutes les jeunes filles parmi les femmes qui n’ont pas connu d’homme en couchant avec lui, gardez-les en vie pour vous », ce qui indique que les femmes adultes doivent être mises à mort même si elles n’ont pas eu de relations sexuelles avec un homme, tu dois dire que le verset parle d’une femme apte aux relations sexuelles.
מְנָא יָדְעִי? אָמַר רַב הוּנָא בַּר בִּיזְנָא אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן חֲסִידָא: הֶעֱבִירוּם לִפְנֵי הַצִּיץ. כׇּל שֶׁפָּנֶיהָ מוֹרִיקוֹת — בְּיָדוּעַ שֶׁהִיא רְאוּיָה לִיבָּעֵל, כֹּל שֶׁאֵין פָּנֶיהָ מוֹרִיקוֹת — בְּיָדוּעַ שֶׁאֵינָהּ רְאוּיָה לִיבָּעֵל. אָמַר רַב נַחְמָן: סִימָן לַעֲבֵירָה — הִדְרוֹקָן.
La Guemara pose une question pratique au sujet des événements décrits par la Torah : D’où savaient-ils si une certaine fille avait déjà trois ans et était apte aux rapports sexuels ? Rav Houna bar Bizna a dit que Rabbi Shimon Ḥasida a dit : On les faisait passer devant la plaque frontale du Grand Prêtre. Toute fille dont le visage devenait miraculeusement pâle, on savait qu’elle était apte aux rapports sexuels, et toute fille dont le visage ne devenait pas pâle, cela faisait savoir qu’elle n’était pas apte aux rapports sexuels. De même, Rav Naḥman a dit : Un signe de transgression dans le domaine de la moralité sexuelle est la maladie hidrokan, qui fait pâlir le visage d’une personne.
כַּיּוֹצֵא בַּדָּבָר, אַתָּה אוֹמֵר: ״וַיִּמְצְאוּ מִיּוֹשְׁבֵי יָבֵשׁ גִּלְעָד אַרְבַּע מֵאוֹת נַעֲרָה בְתוּלָה אֲשֶׁר לֹא יָדְעוּ אִישׁ לְמִשְׁכַּב זָכָר״, מְנָא יָדְעִי? אָמַר רַב כָּהֲנָא: הוֹשִׁיבוּם עַל פִּי חָבִית שֶׁל יַיִן, בְּעוּלָה — רֵיחָהּ נוֹדֵף, בְּתוּלָה — אֵין רֵיחָהּ נוֹדֵף.
De même, tu peux dire au sujet du verset : « Et ils trouvèrent parmi les habitants de Jabès-Galaad quatre cents jeunes vierges qui n’avaient pas connu d’homme en couchant avec lui » (Juges 21:12). Comment savaient-ils qu’elles étaient vierges ? Rav Kahana dit : On les asseyait sur l’ouverture d’un tonneau de vin. Si elle était non vierge, son haleine sentait le vin ; si elle était vierge, son haleine ne sentait pas le vin.
וּנְעַבְּרִינְהוּ לִפְנֵי צִיץ? אֲמַר רַב כָּהֲנָא בְּרֵיהּ דְּרַב נָתָן: ״לְרָצוֹן לָהֶם״ כְּתִיב, לְרָצוֹן וְלֹא לְפוּרְעָנוּת. אִי הָכִי בְּמִדְיָן נָמֵי? אָמַר רַב אָשֵׁי: ״לָהֶם״ כְּתִיב, לָהֶם — לְרָצוֹן וְלֹא לְפוּרְעָנוּת, וּלְגוֹיִם — אֲפִילּוּ לְפוּרְעָנוּת.
La Guemara suggère : Elles auraient dû être faites passer devant la plaque frontale, comme cela a été décrit précédemment au sujet des filles de Madian. Rav Kahana, fils de Rav Natan, a dit : Le verset déclare au sujet de la plaque frontale : « Et elle sera sur le front d’Aaron… afin qu’ils soient agréés devant le Seigneur » (Exode 28:38), ce qui indique que la plaque frontale est portée pour l’agrément, mais non pour le malheur. La Guemara soulève une difficulté : Si tel est le cas, la plaque frontale n’aurait pas non plus dû être utilisée à l’égard des femmes de Madian. Rav Ashi a dit : Le mot « eux » est écrit dans le verset, indiquant que pour eux, le peuple juif, la plaque frontale est pour l’agrément, mais non pour le malheur ; mais pour les gentils elle peut être utilisée même pour le malheur.
אָמַר רַבִּי יַעֲקֹב בַּר אִידִי אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: הֲלָכָה כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַאי. אֲמַר לֵיהּ רַבִּי זֵירָא לְרַבִּי יַעֲקֹב בַּר אִידִי: בְּפֵירוּשׁ שְׁמִיעַ לָךְ, אוֹ מִכְּלָלָא שְׁמִיעַ לָךְ?
Rabbi Ya’akov bar Idi a dit que Rabbi Yehoshua ben Levi a dit : La halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Shimon ben Yoḥai. Rabbi Zeira dit à Rabbi Ya’akov bar Idi : As-tu entendu Rabbi Yehoshua ben Levi dire cela explicitement ou l’as-tu appris par déduction ?
מַאי כְּלָלָא? דְּאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: עִיר אַחַת הָיְתָה בְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל שֶׁקָּרָא עָלֶיהָ עַרְעָר, וְשִׁגֵּר רַבִּי אֶת רַבִּי רוֹמָנוּס וּבְדָקָהּ, וּמָצָא בָּהּ בַּת גִּיּוֹרֶת פְּחוּתָה מִבַּת שָׁלֹשׁ שָׁנִים וְיוֹם אֶחָד, וְהִכְשִׁירָהּ רַבִּי לַכְּהוּנָּה. אֲמַר לֵיהּ: בְּפֵירוּשׁ שְׁמִיעַ לִי.
La Guemara demande : Quelle déduction Rabbi Zeira laissait-il entendre ? La Guemara explique : Comme l’a dit Rabbi Yehoshua ben Levi : Il y avait une certaine ville en Eretz Yisrael où l’on contestait la lignée d’une famille particulière. Et Rabbi Yehuda HaNasi a envoyé Rabbi Romanus, et il a examiné la lignée de la famille et a constaté qu’elle comprenait la fille d’une convertie qui s’était convertie alors qu’elle avait moins de trois ans et un jour, et elle avait épousé un prêtre. Et Rabbi Yehuda HaNasi l’a autorisée au sacerdoce. Cela indique que Rabbi Yehoshua ben Levi a statué conformément à Rabbi Shimon. Rabbi Ya’akov bar Idi lui a dit : J’ai entendu explicitement que Rabbi Yehoshua ben Levi a statué de cette manière.
וְאִי מִכְּלָלָא מַאי? דִּלְמָא שָׁאנֵי הָתָם: הוֹאִיל וְאִנְּסִיב — אִנְּסִיב. דְּהָא רַב וְרַבִּי יוֹחָנָן דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: בּוֹגֶרֶת וּמוּכַּת עֵץ לֹא יִשָּׂא, וְאִם נָשָׂא — נָשׂוּי.
La Guemara demande : Et si l’opinion de Rabbi Yehoshua ben Levi avait été déduite par inférence, qu’importe ? La Guemara répond : Peut-être que c’était différent là-bas, parce que, puisqu’elle s’était déjà mariée à un prêtre, elle pouvait rester mariée a posteriori, mais il ne lui serait pas permis d’épouser un prêtre ab initio, comme Rav et Rabbi Yoḥanan disent tous deux : Un Grand Prêtre ne peut pas épouser une femme adulte ni une femme dont l’hymen a été déchiré accidentellement, mais s’il en a épousé une, il reste marié et n’est pas tenu de divorcer d’elle.
הָכִי הַשְׁתָּא?! בִּשְׁלָמָא הָתָם: סוֹפָהּ לִהְיוֹת בּוֹגֶרֶת תַּחְתָּיו, סוֹפָהּ לִהְיוֹת בְּעוּלָה תַּחְתָּיו. הָכָא, סוֹפָהּ לִהְיוֹת זוֹנָה תַּחְתָּיו?!
La Guemara réfute cette affirmation : Comment peut-on comparer ces cas ? Certes, là-bas, dans le cas d’une femme adulte, il est raisonnable qu’elle soit permise a posteriori, car une jeune femme finira par devenir une femme adulte sous son autorité, c’est-à-dire alors qu’elle est mariée avec lui, et elle finira par devenir une non-vierge sous son autorité. Cependant, ici, dans le cas d’une convertie, deviendra-t-elle finalement une zona sous son autorité ? Si elle est interdite à un prêtre ab initio, c’est parce qu’elle a le statut de zona, auquel cas elle devrait aussi être interdite a posteriori. Par conséquent, on peut prouver à partir de l’incident cité précédemment que Rabbi Yehoshua ben Levi statue conformément à l’opinion de Rabbi Shimon.
רַב סָפְרָא מַתְנֵי לַהּ מִכְּלָלָא וְקַשְׁיָא לֵיהּ, וּמְשַׁנֵּי (לֵיהּ) הָכִי.
La Guemara commente : Rav Safra a enseigné cettehalakha après avoir déduit la décision de Rabbi Yehoshua ben Levi par inférence, bien qu’il n’ait jamais entendu cette décision explicitement. Et la question mentionnée ci-dessus était difficile pour lui, et il l’a résolue de cette même manière.
הָהוּא כָּהֲנָא דְּאִנְּסִיב גִּיּוֹרֶת פְּחוּתָה מִבַּת שָׁלֹשׁ שָׁנִים וְיוֹם אֶחָד. אֲמַר לֵיהּ רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: מַאי הַאי? אֲמַר לֵיהּ, דְּאָמַר רַבִּי יַעֲקֹב בַּר אִידִי אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: הֲלָכָה כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַאי. אֲמַר לֵיהּ: זִיל אַפֵּיק, וְאִי לָא — מַפֵּיקְנָא לָךְ רַבִּי יַעֲקֹב בַּר אִידִי מֵאוּנָּךְ.
La Guemara rapporte un autre incident lié à cette halakha : Un certain prêtre épousa une convertie, qui s’était convertie alors qu’elle avait moins de trois ans et un jour. Rav Naḥman bar Yitzḥak lui dit : Qu’est-ce que c’est ? Pourquoi transgresses-tu la halakha ? Il lui dit : Il m’est permis de l’épouser, car Rabbi Ya’akov bar Idi a dit que Rabbi Yehoshua ben Levi a dit que la halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Shimon ben Yoḥai. Il lui dit : Va la retirer, c’est-à-dire divorce d’elle. Et sinon, j’ôterai Rabbi Ya’akov bar Idi de ton oreille [me’unekh] pour toi. En d’autres termes, je prendrai les mesures nécessaires pour m’assurer que tu obéisses et divorces d’elle, afin que tu ne puisses plus suivre l’opinion de Rabbi Ya’akov bar Idi.
תַּנְיָא, וְכֵן הָיָה רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַאי אוֹמֵר:
§ Il est enseigné dans une baraita : Et de même, Rabbi Shimon ben Yoḥai disait :