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וְעַל הַסּוֹטָה — שֶׁאֵין הַוָּלָד מַמְזֵר.
ou avec une sota, que la descendance n’est pas un mamzer.
נִדָּה, דְּהָא תָּפְסִי בַּהּ קִידּוּשִׁין, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּתְהִי נִדָּתָהּ עָלָיו״, אֲפִילּוּ בִּשְׁעַת נִדָּתָהּ תָּפְסִי בַּהּ קִידּוּשִׁין.
En ce qui concerne une femme menstruée, la descendance n’est pas un mamzerparce que les fiançailles avec elle prennent effet, comme il est dit : « Et son impureté sera sur lui » (Lévitique 15:24). L’expression « sera » fait allusion au fait que des fiançailles avec elle prennent effet. Le verset enseigne que même au temps de son impureté menstruelle, les fiançailles avec elle prennent effet.
סוֹטָה נָמֵי, דְּהָא תָּפְסִי בַּהּ קִידּוּשִׁין.
En ce qui concerne aussi une sota, la descendance n’est pas un mamzer parce que les fiançailles avec elle sont valides.
תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: הַכֹּל מוֹדִים בְּבָא עַל הַנִּדָּה וְעַל הַסּוֹטָה וְעַל שׁוֹמֶרֶת יָבָם, שֶׁאֵין הַוָּלָד מַמְזֵר.
La Guemara note : Cet enseignement d’Abaye est également enseigné dans une baraita : Tous s’accordent au sujet de celui qui a des relations sexuelles avec une femme menstruée, ou avec une sota, ou avec une veuve attendant son yavam pour accomplir le mariage léviratique, que la descendance n’est pas un mamzer.
וְאַבָּיֵי, שׁוֹמֶרֶת יָבָם — מְסַפְּקָא לֵיהּ אִי כְּרַב אִי כִּשְׁמוּאֵל.
La Guemara explique : Et Abaye n’a pas mentionné le cas d’une veuve qui attend son yavam, parce qu’il n’est pas certain de savoir si, lorsque quelqu’un d’autre que le yavam l’a fiancée, la halakha est conforme à l’opinion de Rav, selon laquelle cela ne prend pas effet, ou conforme à l’opinion de Shmuel, selon laquelle cela pourrait prendre effet.
אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן עַזַּאי כּוּ׳. תָּנֵי, שִׁמְעוֹן בֶּן עַזַּאי אוֹמֵר: מָצָאתִי מְגִלַּת יוּחֲסִין בִּירוּשָׁלַיִם, וְכָתוּב בָּהּ: אִישׁ פְּלוֹנִי מַמְזֵר מֵאֵשֶׁת אִישׁ, וְכָתוּב בָּהּ: מִשְׁנַת רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב קַב וְנָקִי. וְכָתוּב בָּהּ: מְנַשֶּׁה הָרַג אֶת יְשַׁעְיָה.
§ La michna déclare : Rabbi Shimon ben Azzai a dit : J’ai trouvé un rouleau consignant les lignées des gens. La Guemara cite une version développée du contenu du rouleau. Il est enseigné dans une baraita que Rabbi Shimon ben Azzai a dit : J’ai trouvé un rouleau consignant les lignées des gens, à Jérusalem, et il y était écrit que untel est un mamzer issu d’une union adultère avec une femme mariée. Et il y était aussi écrit : Les enseignements de Rabbi Eliezer ben Ya’akov ne mesurent qu’un kav mais sont purs et précis, et ainsi la halakha est tranchée conformément à ses opinions. Et il y était écrit : Manassé, roi d’Israël, a tué Isaïe le prophète.
אָמַר רָבָא: מֵידָן דַּיְינֵיהּ וְקַטְלֵיהּ. אֲמַר לֵיהּ, מֹשֶׁה רַבְּךָ אָמַר: ״כִּי לֹא יִרְאַנִי הָאָדָם וָחָי״, וְאַתְּ אָמְרַתְּ: ״וָאֶרְאֶה אֶת ה׳ יוֹשֵׁב עַל כִּסֵּא רָם וְנִשָּׂא״. מֹשֶׁה רַבְּךָ אָמַר: ״מִי כַּה׳ אֱלֹהֵינוּ בְּכׇל קׇרְאֵנוּ אֵלָיו״, וְאַתְּ אָמְרַתְּ: ״דִּרְשׁוּ ה׳ בְּהִמָּצְאוֹ״. מֹשֶׁה רַבְּךָ אָמַר: ״אֶת מִסְפַּר יָמֶיךָ אֲמַלֵּא״, וְאַתְּ אָמְרַתְּ: ״וְהוֹסַפְתִּי עַל יָמֶיךָ חֲמֵשׁ עֶשְׂרֵה שָׁנָה״!
La Guemara développe les événements entourant la mort d’Isaïe : Rava a dit : Manassé le jugea comme faux témoin pour avoir prononcé des déclarations contredisant la Torah et ce n’est qu’ensuite qu’il le tua. Manassé dit à Isaïe : Moïse, ton maître, a dit dans la Torah : « Et Il dit : Tu ne peux pas voir Ma face, car l’homme ne peut pas Me voir et vivre » (Exode 33:20), et pourtant tu as dit : “J’ai vu le Seigneur assis sur un trône haut et élevé” (Isaïe 6:1). Moïse, ton maître, a dit : « Car quelle grande nation y a-t-il qui ait Dieu si proche d’elle, comme l’Éternel, notre Dieu, chaque fois que nous L’invoquons ? » (Deutéronome 4:7), et pourtant tu as dit : “Cherchez le Seigneur pendant qu’Il peut être trouvé, invoquez-Le pendant qu’Il est proche” (Isaïe 55:6), ce qui implique que Dieu n’est pas toujours proche. Moïse, ton maître, a dit : “J’accomplirai le nombre de tes jours” (Exode 23:26), ce qui implique que chaque individu a une durée de vie prédéterminée qu’il ne peut dépasser, et pourtant tu as dit dans une prophétie au roi Ézéchias : “Et J’ajouterai à tes jours quinze années” (II Rois 20:6).
אָמַר יְשַׁעְיָה: יָדַעְנָא בֵּיהּ דְּלָא מְקַבֵּל מָה דְּאֵימָא לֵיהּ, וְאִי אֵימָא לֵיהּ — אֶישַּׁוְּיֵיהּ מֵזִיד. אֲמַר שֵׁם אִיבְּלַע בְּאַרְזָא, אַתְיוּהּ לְאַרְזָא וְנַסְּרוּהּ. כִּי מְטָא לַהֲדֵי פּוּמָּא, נָח נַפְשֵׁיהּ. מִשּׁוּם דַּאֲמַר: ״וּבְתוֹךְ עַם טְמֵא שְׂפָתַיִם אָנֹכִי יוֹשֵׁב״.
Isaïe se dit à lui-même : Je le connais, c’est-à-dire Manassé, il n’acceptera aucune explication que je lui dirai pour concilier mes prophéties avec les paroles de la Torah. Et même si je le lui dis, je ferai de lui un transgresseur intentionnel, puisqu’il me tuera de toute façon. Par conséquent, pour s’échapper, il prononça un nom divin et fut englouti dans un cèdre. Les serviteurs de Manassé apportèrent le cèdre et le scièrent pour le tuer. Lorsque la scie atteignit l’endroit où se trouvait sa bouche, Isaïe mourut. Il mourut précisément à ce moment-là à cause de ce qu’il avait dit : « Au milieu d’un peuple aux lèvres impures, j’habite » (Isaïe 6:5). Il fut puni pour avoir parlé du peuple juif de manière péjorative.
מִכׇּל מָקוֹם קָשׁוּ קְרָאֵי אַהֲדָדֵי?
La Guemara demande : En tout état de cause, comme l’a souligné Manassé, ces versets se contredisent ; comment faut-il résoudre ces contradictions ?
״וָאֶרְאֶה אֶת ה׳״, כִּדְתַנְיָא: כׇּל הַנְּבִיאִים נִסְתַּכְּלוּ בְּאַסְפַּקְלַרְיָא שֶׁאֵינָהּ מְאִירָה, מֹשֶׁה רַבֵּינוּ נִסְתַּכֵּל בְּאַסְפַּקְלַרְיָא הַמְּאִירָה.
La Guemara résout la première contradiction : « J’ai vu le Seigneur » doit être compris comme cela est enseigné dans une baraita : Tous les prophètes ont perçu leurs prophéties à travers un miroir obscur [aspaklaria], c’est-à-dire que leurs prophéties étaient données sous forme de visions métaphoriques, mais n’étaient pas une perception directe de la chose. Cependant, Moïse, notre maître, a perçu ses prophéties à travers un miroir clair, c’est-à-dire qu’il a obtenu une perception directe et précise de la chose.
״דִּרְשׁוּ ה׳ בְּהִמָּצְאוֹ״ — הָא בְּיָחִיד, הָא בְּצִבּוּר. וְיָחִיד אֵימַת? אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ: אֵלּוּ עֲשָׂרָה יָמִים שֶׁבֵּין רֹאשׁ הַשָּׁנָה לְיוֹם הַכִּפּוּרִים.
La Guemara résout la seconde contradiction : la prophétie d’Isaïe : « Recherchez le Seigneur pendant qu’Il peut être trouvé, » ne contredit pas le verset de la Torah selon lequel Dieu est proche de Sa nation « chaque fois que nous L’invoquons », car cette prophétie d’Isaïe a été dite au sujet de l’individu et ce verset de la Torah est énoncé au sujet d’une communauté, car la prière de la communauté est toujours acceptée. La Guemara demande : Et quand est le moment où Dieu se trouve proche de l’individu ? Rav Naḥman a dit au nom de Rabba bar Avuh : Ce sont les dix jours entre Roch Hachana et Yom Kippour.
״אֶת מִסְפַּר יָמֶיךָ אֲמַלֵּא״ — תַּנָּאֵי הִיא, דְּתַנְיָא: ״אֶת מִסְפַּר יָמֶיךָ אֲמַלֵּא״,
La résolution de la troisième contradiction du verset : « J’accomplirai le nombre de tes jours », est sujette à une controverse entre tannaïm, comme cela a été enseigné dans une baraita : Le verset déclare : « J’accomplirai le nombre de tes jours » ;

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