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אֵין לִי אֶלָּא בָּאָרֶץ, בְּחוּץ לָאָרֶץ מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אִתְּךָ״ — בְּכׇל מָקוֹם שֶׁאִתְּךָ. אִם כֵּן, מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״בָּאָרֶץ״? בָּאָרֶץ — צָרִיךְ לְהָבִיא רְאָיָה, בְּחוּץ לָאָרֶץ — אֵין צָרִיךְ לְהָבִיא רְאָיָה, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: בֵּין בָּאָרֶץ בֵּין בְּחוּצָה לָאָרֶץ — צָרִיךְ לְהָבִיא רְאָיָה.
J’ai déduit seulement qu’un converti est accepté en Terre d’Israël ; d’où puis-je déduire que, même hors de la Terre d’Israël, il doit être accepté ? Le verset déclare : « avec vous », ce qui indique que dans tout endroit où il est avec vous, vous devez l’accepter. Si tel est le cas, quelle est la signification lorsque le verset déclare : Dans le pays ? Cela indique qu’en Terre d’Israël il doit apporter une preuve qu’il est converti, mais hors de la Terre d’Israël il n’a pas besoin d’apporter de preuve qu’il est converti ; au contraire, sa déclaration est acceptée. Telle est l’opinion de Rabbi Yehouda. Et les Sages disent : Qu’il soit en Terre d’Israël ou qu’il soit hors de la Terre d’Israël, il doit apporter une preuve.
בָּא הוּא וְעֵדָיו עִמּוֹ, קְרָא לְמָה לִי? אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: דְּאָמְרִי: שָׁמַעְנוּ שֶׁנִּתְגַּיֵּיר בְּבֵית דִּין שֶׁל פְּלוֹנִי. סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא לָא לְיהֵמְנִייהוּ, קָא מַשְׁמַע לַן.
La Guemara analyse la baraita : Dans le cas où il est venu et a amené des témoins de sa conversion avec lui, pourquoi ai-je besoin d’un verset pour enseigner qu’il est accepté ? Dans tous les cas, on se fie pleinement au témoignage des témoins. Rav Sheshet a dit : Il s’agit du cas où ils disent : Nous avons entendu qu’il s’est converti au tribunal de untel, mais ils n’ont pas été témoins de la conversion elle-même. Et il est nécessaire d’enseigner cela, car il pourrait vous venir à l’esprit de dire qu’il ne faut pas se fier à eux ; par conséquent, le verset nous enseigne qu’on se fie à eux.
״בָּאָרֶץ״ — אֵין לִי אֶלָּא בָּאָרֶץ. בְּחוּצָה לָאָרֶץ מִנַּיִן — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אִתְּךָ״, בְּכׇל מָקוֹם שֶׁאִתְּךָ. וְהָא אַפֵּיקְתֵּיהּ? חֲדָא מֵ״אִתְּךָ״ וַחֲדָא מֵ״עִמָּךְ״.
Comme cité ci-dessus, la dernière clause de la baraita déclare : « Avec toi dans ton pays” (Lévitique 19:33). J’ai déduit seulement qu’un converti est accepté en Eretz Yisrael ; d’où puis-je déduire que, même hors d’Eretz Yisrael, il doit être accepté ? Le verset déclare : « Avec toi », ce qui indique que dans tout endroit où il est avec toi, tu dois l’accepter. La Guemara demande : Mais n’avais-tu pas déjà interprété cette expression dans la première clause de la baraita pour enseigner qu’on n’accepte pas la déclaration d’un individu selon laquelle il est un converti valide ? La Guemara explique : L’une de ces halakhot est dérivée de l’expression « avec toi » dans le verset cité, et l’autre est dérivée de l’expression « avec toi » dans un verset suivant (Lévitique 25:35).
וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: בֵּין בָּאָרֶץ בֵּין בְּחוּצָה לָאָרֶץ צָרִיךְ לְהָבִיא רְאָיָה. וְאֶלָּא הָא כְּתִיב ״בָּאָרֶץ״!
La baraita déclare : Et les Sages disent : Qu’il soit en Terre d’Israël ou qu’il soit à l’extérieur de la Terre d’Israël, il doit apporter une preuve. La Guemara demande : Mais n’est-il pas écrit « dans ton pays » dans le verset ? Comment les Sages peuvent-ils nier toute distinction entre la halakha à l’intérieur et à l’extérieur de la Terre d’Israël ?
הַהוּא מִיבְּעֵי לֵיהּ, דַּאֲפִילּוּ בָּאָרֶץ מְקַבְּלִים גֵּרִים. דְּסָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: מִשּׁוּם טֵיבוּתָא דְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל קָמִגַּיְּירִי, וְהַשְׁתָּא נָמֵי דְּלֵיכָּא טֵיבוּתָא, אִיכָּא לֶקֶט שִׁכְחָה וּפֵאָה וּמַעְשַׂר עָנִי, קָא מַשְׁמַע לַן.
La Guemara explique : Cette expression est nécessaire pour enseigner que même en Eretz Yisrael, le peuple juif doit accepter des convertis, car on pourrait penser que c’est seulement dans le but de profiter de la bonté d’Eretz Yisrael, et non pour l’amour du Ciel, qu’ils se convertissent, et qu’il ne faudrait donc pas les accepter. Et on pourrait aussi penser que même de nos jours, lorsque la bénédiction de Dieu a cessé et qu’il n’y a plus la bonté originelle dont on pourrait profiter, il faudrait néanmoins soupçonner la pureté de leurs motivations parce qu’il y a les glanures, les gerbes oubliées, et les coins des champs, et la dîme du pauvre dont ils profiteraient en se convertissant. Par conséquent, le verset nous enseigne qu’ils sont acceptés même en Eretz Yisrael.
אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הֲלָכָה, בֵּין בָּאָרֶץ בֵּין בְּחוּץ לָאָרֶץ צָרִיךְ לְהָבִיא רְאָיָה. פְּשִׁיטָא, יָחִיד וְרַבִּים הֲלָכָה כְּרַבִּים! מַהוּ דְּתֵימָא: מִסְתַּבַּר טַעְמָא דְּרַבִּי יְהוּדָה, דְּקָמְסַיְּיעִי לֵיהּ קְרָאֵי, קָא מַשְׁמַע לַן.
Rabbi Ḥiyya bar Abba a dit que Rabbi Yoḥanan a dit : La halakha est que, qu’un converti soit en Eretz Israël ou qu’il soit hors d’Eretz Israël, il doit apporter une preuve. La Guemara demande : N’est-ce pas évident ; dans tous les différends entre un individu sage et de nombreux sages, la halakha est conforme à l’opinion des nombreux sages. La Guemara explique : Il est nécessaire de l’énoncer de peur que vous ne disiez que la raison de Rabbi Yehuda est plus logique, puisque le verset l’appuie lorsqu’il dit : « Dans votre terre ». Par conséquent, il est nécessaire que Rabbi Yoḥanan nous enseigne que la halakha n’est pas conforme à son opinion.
תָּנוּ רַבָּנַן: ״וּשְׁפַטְתֶּם צֶדֶק בֵּין אִישׁ וּבֵין אָחִיו וּבֵין גֵּרוֹ״, מִכָּאן אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: גֵּר שֶׁנִּתְגַּיֵּיר בְּבֵית דִּין — הֲרֵי זֶה גֵּר, בֵּינוֹ לְבֵין עַצְמוֹ — אֵינוֹ גֵּר.
Les Sages ont enseigné : Le verset déclare que Moïse chargea les juges d’un tribunal : « Et jugez avec justice entre un homme et son frère, et l’étranger converti qui est avec lui » (Deutéronome 1:16). D’ici, sur la base de la mention d’un converti dans le contexte du jugement devant un tribunal, Rabbi Yehouda a dit : Un converti potentiel qui se convertit devant un tribunal est un converti valide. Cependant, s’il se convertit en privé, il n’est pas un converti.
מַעֲשֶׂה בְּאֶחָד שֶׁבָּא לִפְנֵי רַבִּי יְהוּדָה, וְאָמַר לוֹ: נִתְגַּיַּירְתִּי בֵּינִי לְבֵין עַצְמִי. אָמַר לוֹ רַבִּי יְהוּדָה: יֵשׁ לְךָ עֵדִים? אָמַר לוֹ: לָאו. יֵשׁ לְךָ בָּנִים? אָמַר לוֹ: הֵן. אָמַר לוֹ: נֶאֱמָן אַתָּה לִפְסוֹל אֶת עַצְמְךָ, וְאִי אַתָּה נֶאֱמָן לִפְסוֹל אֶת בָּנֶיךָ.
La Guemara rapporte : Il y eut un incident impliquant une personne que l’on présumait juive qui se présenta devant Rabbi Yehouda et lui dit : Je me suis converti en privé, et par conséquent je ne suis pas réellement juif. Rabbi Yehouda lui dit : As-tu des témoins pour appuyer ton affirmation ? Il lui dit : Non. Rabbi Yehouda demanda : As-tu des enfants ? Il lui dit : Oui. Rabbi Yehouda lui dit : Tu es jugé crédible afin de te rendre toi-même inapte à épouser une femme juive en affirmant que tu es un gentil, mais tu n’es pas jugé crédible afin de rendre tes enfants inaptes.
[וּמִי] אָמַר רַבִּי יְהוּדָה אַבָּנִים לָא מְהֵימַן? וְהָתַנְיָא: ״יַכִּיר״ — יַכִּירֶנּוּ לַאֲחֵרִים. מִכָּאן אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: נֶאֱמָן אָדָם לוֹמַר ״זֶה בְּנִי בְּכוֹר״, וּכְשֵׁם שֶׁנֶּאֱמָן לוֹמַר ״זֶה בְּנִי בְּכוֹר״, כָּךְ נֶאֱמָן לוֹמַר: ״בְּנִי זֶה בֶּן גְּרוּשָׁה הוּא״, אוֹ ״בֶּן חֲלוּצָה הוּא״. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵינוֹ נֶאֱמָן!
La Guemara demande : Mais Rabbi Yehouda a-t-il vraiment dit que, concernant ses enfants, il n’est pas jugé digne de confiance ? Mais n’est-il pas enseigné dans une baraita : Le verset déclare : « Il reconnaîtra [yakir] le premier-né, le fils de la femme détestée, en lui donnant une double part de tout ce qu’il possède » (Deutéronome 21:17). L’expression « il reconnaîtra » est apparemment superflue. Elle est donc interprétée pour enseigner que le père est jugé digne de confiance afin qu’il puisse l’identifier [yakirenu] aux autres. De là, Rabbi Yehouda a dit : Un homme est jugé digne de confiance pour dire : Voici mon fils premier-né, et de même qu’il est jugé digne de confiance pour dire : Voici mon fils premier-né, de même un prêtre est jugé digne de confiance pour dire : Ce fils à moi est le fils d’une femme divorcée et de moi, ou pour dire : Il est le fils d’une ḥalutza et de moi, et il est donc disqualifié en raison d’une lignée défectueuse [ḥalal]. Et les Sages disent : Il n’est pas jugé digne de confiance. Si Rabbi Yehouda soutient qu’un père est jugé digne de confiance pour disqualifier ses enfants, pourquoi a-t-il statué autrement dans le cas du converti ?
אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק, הָכִי קָאָמַר לֵיהּ: לִדְבָרֶיךָ גּוֹי אַתָּה, וְאֵין עֵדוּת לְגוֹי. רָבִינָא אָמַר, הָכִי קָאָמַר לֵיהּ: יֵשׁ לְךָ בָּנִים? הֵן. יֵשׁ לְךָ בְּנֵי בָנִים? הֵן. אָמַר לוֹ: נֶאֱמָן אַתָּה לִפְסוֹל בָּנֶיךָ, וְאִי אַתָּה נֶאֱמָן לִפְסוֹל בְּנֵי בָנֶיךָ.
Rav Naḥman bar Yitzḥak a dit que voici ce que Rabbi Yehuda lui a dit : Selon ta déclaration, tu es un gentil, et il n’y a pas de témoignage pour un gentil, car un gentil est un témoin disqualifié. Par conséquent, tu ne peux pas témoigner du statut de tes enfants et les rendre inaptes. Ravina a dit que voici ce que Rabbi Yehuda lui a dit : As-tu des enfants ? Il a dit : Oui. Il lui a dit : As-tu des petits-enfants ? Il a dit : Oui. Il lui a dit : Tu es jugé crédible pour rendre tes enfants inaptes, sur la base de l’expression « il reconnaîtra », mais tu n’es pas jugé crédible pour rendre tes petits-enfants inaptes, car le verset n’accorde au père de crédibilité qu’à l’égard de ses enfants.
תַּנְיָא נָמֵי הָכִי, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: נֶאֱמָן אָדָם לוֹמַר עַל בְּנוֹ קָטָן, וְאֵין נֶאֱמָן עַל בְּנוֹ גָּדוֹל. וְאָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: לֹא קָטָן קָטָן מַמָּשׁ, וְלֹא גָּדוֹל גָּדוֹל מַמָּשׁ. אֶלָּא, קָטָן וְיֵשׁ לוֹ בָּנִים — זֶהוּ גָּדוֹל. גָּדוֹל וְאֵין לוֹ בָּנִים — זֶהוּ קָטָן.
Cet avis de Ravina est également enseigné dans une baraita : Rabbi Yehuda dit : Un homme est jugé digne de foi pour dire au sujet de son fils mineur qu’il est inapte, mais il n’est pas jugé digne de foi pour dire au sujet de son fils adulte qu’il est inapte. Et, dans l’explication de la baraita, Rabbi Ḥiyya bar Abba a dit que Rabbi Yoḥanan a dit : La référence à un fils mineur ne signifie pas quelqu’un qui est littéralement mineur, qui n’a pas encore atteint la majorité, et la référence à un fils adulte ne signifie pas quelqu’un qui est littéralement adulte, qui a atteint la majorité ; plutôt, un mineur qui a des enfants, c’est ce à quoi la baraita fait référence comme un adulte, et un adulte qui n’a pas d’enfants, c’est ce à quoi la baraita fait référence comme un mineur.
וְהִלְכְתָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק. וְהָתַנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּרָבִינָא! הָהוּא, לְעִנְיַן ״יַכִּיר״ אִיתְּמַר.
La Guemara conclut : Et la halakha est conforme à l’opinion de Rav Naḥman bar Yitzḥak. La Guemara demande : Mais n’est-il pas enseigné dans la baraitaconformément à l’opinion de Ravina ? S’il existe une baraita qui soutient son opinion, la halakha devrait être conforme à son opinion. La Guemara explique : Cette baraitaa été énoncée au sujet de la question de « il reconnaîtra », selon laquelle un père est jugé digne de foi pour disqualifier son fils ; toutefois, si quelqu’un prétend qu’il est un gentil, il n’est pas jugé digne de foi pour dire la même chose au sujet de son fils.
תָּנוּ רַבָּנַן: גֵּר שֶׁבָּא לְהִתְגַּיֵּיר בִּזְמַן הַזֶּה, אוֹמְרִים לוֹ: מָה רָאִיתָ שֶׁבָּאתָ לְהִתְגַּיֵּיר? אִי אַתָּה יוֹדֵעַ שֶׁיִּשְׂרָאֵל בִּזְמַן הַזֶּה דְּווּיִים, דְּחוּפִים, סְחוּפִים וּמְטוֹרָפִין, וְיִסּוּרִין בָּאִין עֲלֵיהֶם? אִם אוֹמֵר: יוֹדֵעַ אֲנִי, וְאֵינִי כְּדַאי — מְקַבְּלִין אוֹתוֹ מִיָּד.
§ Les Sages ont enseigné dans une baraita : En ce qui concerne un converti potentiel qui vient devant un tribunal afin de se convertir, à l’époque actuelle, lorsque les Juifs sont en exil, les juges du tribunal lui disent : Qu’as-tu vu pour que cela t’ait motivé à venir te convertir ? Ne sais-tu pas que le peuple juif à l’époque actuelle est angoissé, opprimé, méprisé et harcelé, et que des épreuves les frappent fréquemment ? S’il dit : Je le sais, et bien que je sois indigne de me joindre au peuple juif et de partager sa douleur, je désire néanmoins le faire, alors le tribunal l’accepte immédiatement pour commencer le processus de conversion.
וּמוֹדִיעִין אוֹתוֹ מִקְצָת מִצְוֹת קַלּוֹת וּמִקְצָת מִצְוֹת חֲמוּרוֹת, וּמוֹדִיעִין אוֹתוֹ עֲוֹן לֶקֶט שִׁכְחָה וּפֵאָה וּמַעְשַׂר עָנִי. וּמוֹדִיעִין אוֹתוֹ עׇנְשָׁן שֶׁל מִצְוֹת. אוֹמְרִים לוֹ: הֱוֵי יוֹדֵעַ שֶׁעַד שֶׁלֹּא בָּאתָ לְמִדָּה זוֹ, אָכַלְתָּ חֵלֶב — אִי אַתָּה עָנוּשׁ כָּרֵת. חִלַּלְתָּ שַׁבָּת — אִי אַתָּה עָנוּשׁ סְקִילָה. וְעַכְשָׁיו, אָכַלְתָּ חֵלֶב — עָנוּשׁ כָּרֵת, חִלַּלְתָּ שַׁבָּת — עָנוּשׁ סְקִילָה.
Et les juges du tribunal l’informent de certaines des mitzvot légères et de certaines des mitzvot sévères, et ils l’informent du péché de négliger la mitzva qui consiste à permettre aux pauvres de prendre les glanures, les gerbes oubliées et la production du coin du champ, ainsi que de la dîme du pauvre. Et ils l’informent de la punition pour la transgression des mitzvot, comme suit : Ils lui disent : Sache que, avant d’être parvenu à ce statut et de t’être converti, si tu avais mangé de la graisse interdite, tu n’aurais pas été puni de karet, et si tu avais profané Chabbat, tu n’aurais pas été puni par lapidation, puisque ces interdictions ne s’appliquent pas aux gentils. Mais maintenant, une fois converti, si tu as mangé de la graisse interdite, tu es puni de karet, et si tu as profané Chabbat, tu es puni par lapidation.
וּכְשֵׁם שֶׁמּוֹדִיעִין אוֹתוֹ עׇנְשָׁן שֶׁל מִצְוֹת, כָּךְ מוֹדִיעִין אוֹתוֹ מַתַּן שְׂכָרָן. אוֹמְרִים לוֹ: הֱוֵי יוֹדֵעַ שֶׁהָעוֹלָם הַבָּא אֵינוֹ עָשׂוּי אֶלָּא לְצַדִּיקִים, וְיִשְׂרָאֵל בִּזְמַן הַזֶּה אֵינָם יְכוֹלִים לְקַבֵּל
Et de même qu’on l’informe de la punition pour avoir transgressé les mitzvot, de même aussi on l’informe de la récompense accordée pour les avoir accomplies. On lui dit : Sache que le Monde à venir n’a été fait que pour les justes, et si tu observes les mitzvot, tu le mériteras, et sache que le peuple juif, à l’heure actuelle, ne peut pas recevoir sa pleine récompense dans ce monde ;

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