בְּנֵי צָרוֹת אֲנִי מֵעִיד לָכֶם.
tandis qu’en ce qui concerne les enfants d’épouses rivales, je vous atteste qu’ils ne sont pas disqualifiés, puisque, comme il a été dit, leurs descendants ont servi comme Grands Prêtres.
תָּא שְׁמַע: בִּימֵי רַבִּי דּוֹסָא בֶּן הַרְכִּינָס הוּתְּרָה צָרַת הַבַּת לָאַחִין. שְׁמַע מִינַּהּ עָשׂוּ: שְׁמַע מִינַּהּ.
§ La Guemara déclare : Viens et écoute une autre source qui indique que Beit Shammai a effectivement agi conformément à ses opinions : À l’époque de Rabbi Dosa ben Harkinas, la coépouse d’une fille fut permise aux frères. Conclus-en que Beit Shammai a effectivement agi conformément à ses opinions. La Guemara résume ces preuves : En effet, conclus de ces sources que Beit Shammai a effectivement mis ses décisions en pratique.
גּוּפָא. בִּימֵי רַבִּי דּוֹסָא בֶּן הַרְכִּינָס הִתִּירוּ צָרַת הַבַּת לָאַחִין, וְהָיָה הַדָּבָר קָשֶׁה לַחֲכָמִים, מִפְּנֵי שֶׁחָכָם גָּדוֹל הָיָה, וְעֵינָיו קָמוּ מִלָּבֹא לְבֵית הַמִּדְרָשׁ.
§ Puisque la dernière source n’est qu’une partie d’un incident plus vaste, la Guemara cite l’affaire elle-même. À l’époque de Rabbi Dosa ben Harkinas, les Sages autorisèrent la coépouse d’une fille à épouser les frères. En d’autres termes, on apprit que Rabbi Dosa ben Harkinas considérait comme permise la coépouse d’une fille. Et cette affaire fut difficile aux yeux des Rabbins, parce qu’il était un grand Sage et que sa décision en faveur de Beit Shammaï avait un grand poids. Ils ne pouvaient pas l’aborder immédiatement, car il était très âgé et ses yeux s’étaient obscurcis au point qu’il était incapable de venir à la maison d’étude.
אָמְרוּ: וּמִי יֵלֵךְ וְיוֹדִיעוֹ? אָמַר לָהֶן רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ: אֲנִי אֵלֵךְ. וְאַחֲרָיו מִי — רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה. וְאַחֲרָיו מִי — רַבִּי עֲקִיבָא. הָלְכוּ וְעָמְדוּ עַל פֶּתַח בֵּיתוֹ. נִכְנְסָה שִׁפְחָתוֹ, אָמְרָה לוֹ: רַבִּי, חַכְמֵי יִשְׂרָאֵל בָּאִין אֶצְלְךָ, אָמַר לָהּ: יִכָּנְסוּ, וְנִכְנְסוּ.
Ils dirent : Et qui ira le notifier que cette affaire requiert une clarification ? Rabbi Yehoshua leur dit : J’irai. Ils demandèrent : Et qui ira après lui ? Ils choisirent Rabbi Elazar ben Azarya, qui était l’un des grands Sages de la génération, malgré sa jeunesse. Ils demandèrent encore : Et qui après lui ? Rabbi Akiva. Ils allèrent et se tinrent à l’entrée de la maison de Rabbi Dosa ben Harkinas. Sa servante entra et lui dit : Rabbi, les Sages d’Israël sont venus vers toi. Il lui dit : Qu’ils entrent, et ils entrèrent.
תְּפָסוֹ לְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ, וְהוֹשִׁיבָהוּ עַל מִטָּה שֶׁל זָהָב. אָמַר לוֹ: רַבִּי, אֱמוֹר לְתַלְמִידְךָ אַחֵר וְיֵשֵׁב. אָמַר לוֹ: מִי הוּא? רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה. אָמַר: וְיֵשׁ לוֹ בֵּן לַעֲזַרְיָה חֲבֵירֵנוּ?
Rabbi Dosa ben Harkinas saisit Rabbi Yehoshua, qu’il connaissait déjà, et le fit asseoir sur un lit d’or, car Rabbi Dosa était extrêmement riche. Rabbi Yehoshua lui dit : Rabbi, appelle ton autre disciple afin qu’il puisse s’asseoir. Il lui demanda d’appeler également l’autre Sage, car c’est une marque de respect, lorsqu’on parle à un grand érudit, d’appeler tout autre Sage son disciple. Il lui dit : Qui est-ce ? Rabbi Yehoshua répondit : Rabbi Elazar ben Azarya. Rabbi Dosa dit : Et notre collègue Azarya a-t-il un fils ? En raison de son grand âge et de son absence prolongée de la maison d’étude, il n’avait pas entendu parler de lui.
קָרָא עָלָיו הַמִּקְרָא הַזֶּה: ״נַעַר הָיִיתִי גַּם זָקַנְתִּי וְלֹא רָאִיתִי צַדִּיק נֶעֱזָב וְזַרְעוֹ מְבַקֶּשׁ לָחֶם״. תְּפָסוֹ וְהוֹשִׁיבוֹ עַל מִטָּה שֶׁל זָהָב. אָמַר לוֹ: רַבִּי, אֱמוֹר לְתַלְמִידְךָ אַחֵר וְיֵשֵׁב. אָמַר לוֹ: וּמִי הוּא? עֲקִיבָא בֶּן יוֹסֵף. אָמַר לוֹ: אַתָּה הוּא עֲקִיבָא בֶּן יוֹסֵף שֶׁשִּׁמְךָ הוֹלֵךְ מִסּוֹף הָעוֹלָם וְעַד סוֹפוֹ?! שֵׁב בְּנִי, שֵׁב, כְּמוֹתְךָ יִרְבּוּ בְּיִשְׂרָאֵל.
Rabbi Dosa ben Harkinas récita ce verset au sujet de Rabbi Elazar ben Azarya : « J’ai été jeune, et maintenant je suis vieux ; pourtant, je n’ai pas vu le juste abandonné, ni sa descendance mendier du pain » (Psaumes 37:25). Il interpréta ce verset comme signifiant que le fils d’un érudit de la Torah devient lui aussi un érudit de la Torah. Il le prit et l’assit sur un lit d’or. Rabbi Yehoshua lui dit : Rabbi, appelle ton autre disciple afin qu’il puisse s’asseoir. Il lui dit : Qui est-ce ? Il lui dit : Akiva ben Yosef. Rabbi Dosa lui dit : Es-tu Akiva ben Yosef, dont le nom s’est répandu d’une extrémité du monde à l’autre ? Même Rabbi Dosa avait entendu parler de la réputation de Rabbi Akiva comme d’un grand homme. Assieds-toi, mon fils, assieds-toi. Puissent ceux qui te ressemblent se multiplier en Israël.
הִתְחִילוּ מְסַבְּבִים אוֹתוֹ בַּהֲלָכוֹת, עַד שֶׁהִגִּיעוּ לְצָרַת הַבַּת. אֲמַרוּ לוֹ: צָרַת הַבַּת מַהוּ? אָמַר לָהֶן: מַחְלוֹקֶת בֵּית שַׁמַּאי וּבֵית הִלֵּל. הֲלָכָה כְּדִבְרֵי מִי? אָמַר לָהֶן: הֲלָכָה כְּבֵית הִלֵּל. אָמְרוּ לוֹ: וַהֲלֹא מִשִּׁמְךָ אָמְרוּ הֲלָכָה כְּבֵית שַׁמַּאי!
Par courtoisie, ils ne souhaitaient pas aborder le sujet immédiatement. Au contraire, ils commencèrent à l'entourer de délibérations sur différentes halakhot, jusqu'à ce qu'ils arrivent au cas de la coépouse d'une fille. Ils lui dirent : Quelle est la halakha concernant la coépouse d'une fille ? Il dit que c'est une question de désaccord entre Beit Shammai et Beit Hillel. Ils lui demandèrent : Selon l'avis de qui est la halakha ? Il leur dit : La halakha est conforme à l'opinion de Beit Hillel. Ils lui dirent : Mais n'a-t-on pas dit en ton nom que la halakha est conforme à l'opinion de Beit Shammai ?
אָמַר לָהֶם: דּוֹסָא שְׁמַעְתֶּם, אוֹ בֶּן הַרְכִּינָס שְׁמַעְתֶּם? אֲמַרוּ לוֹ: חַיֵּי רַבִּי, סְתָם שָׁמַעְנוּ. אָמַר לָהֶם: אָח קָטָן יֵשׁ לִי, בְּכוֹר שָׂטָן הוּא, וְיוֹנָתָן שְׁמוֹ, וְהוּא מִתַּלְמִידֵי שַׁמַּאי.
Il leur dit : Avez-vous entendu que Dosa ben Harkinas a rendu cette décision, ou avez-vous entendu qu’elle a été énoncée par ben Harkinas ? Ils lui dirent : Sur votre vie, Rabbi, nous avons simplement entendu ben Harkinas. Il leur dit : Si c’est le cas, ce n’est pas étonnant, car j’ai un jeune frère qui est le premier-né de Satan, c’est-à-dire qu’il est extrêmement vif et aussi effronté qu’un démon. Et son nom est Yonatan, et il est parmi les disciples de Shammaï. C’est lui qui a rendu cette décision.
וְהִזָּהֲרוּ שֶׁלֹּא יְקַפֵּחַ אֶתְכֶם בַּהֲלָכוֹת, לְפִי שֶׁיֵּשׁ עִמּוֹ שְׁלֹשׁ מֵאוֹת תְּשׁוּבוֹת בְּצָרַת הַבַּת שֶׁהִיא מוּתֶּרֶת. אֲבָל מֵעִיד אֲנִי עָלַי שָׁמַיִם וָאָרֶץ, שֶׁעַל מְדוֹכָה זוֹ יָשַׁב חַגַּי הַנָּבִיא, וְאָמַר שְׁלֹשָׁה דְּבָרִים: צָרַת הַבַּת אֲסוּרָה,
Rabbi Dosa ben Harkinas ajouta : Et prends garde qu’il ne te batte avec des halakhot sur cette question, car il a avec lui trois cents preuves concernant le fait que la coépouse d’une fille est permise. Cependant, tu n’as pas à t’inquiéter de la question elle-même, car je prends à témoin devant moi les cieux et la terre que sur ce même mortier, qui a été conservé dans ma maison en raison de son importance historique, s’est assis le prophète Aggée, et j’ai une tradition selon laquelle il a dit trois choses de halakha : Premièrement, que la coépouse d’une fille est interdite.
עַמּוֹן וּמוֹאָב מְעַשְּׂרִין מַעְשַׂר עָנִי בַּשְּׁבִיעִית, וּמְקַבְּלִים גֵּרִים מִן הַקַּרְדּוֹיִין וּמִן הַתַּרְמוֹדִים.
Deuxièmement, les décisions halakhiques concernant les territoires de Ammon et Moab en Transjordanie, bien que semblables à celles d’Eretz Yisrael, ne sont pas exactement les mêmes, car leurs habitants prélèvent la dîme du pauvre durant l’Année sabbatique. L’abandon total des champs la septième année ne s’applique pas à Ammon et Moab, car ils ne font pas partie d’Eretz Yisrael. Au contraire, dans ces régions, on doit apporter la dîme du pauvre aux pauvres d’Eretz Yisrael, car il n’y a pas de dîmes en Eretz Yisrael durant l’Année sabbatique. Enfin, Aggée a témoigné : Et l’on accepte des convertis parmi les Karduyin et les Tarmodim, sans craindre qu’il puisse y avoir parmi eux des Juifs mêlés à eux, ce qui pourrait les rendre mamzerim et leur interdire d’entrer dans la communauté.
תַּנָּא: כְּשֶׁנִּכְנְסוּ — נִכְנְסוּ בְּפֶתַח אֶחָד, כְּשֶׁיָּצְאוּ — יָצְאוּ בִּשְׁלֹשָׁה פְּתָחִים. פָּגַע בּוֹ בְּרַבִּי עֲקִיבָא, אַקְשִׁי לֵיהּ וְאוֹקְמֵיהּ.
Le Sage a enseigné : Lorsqu’ils entrèrent, ils entrèrent tous par une seule entrée. Lorsqu’ils sortirent, ils sortirent par trois entrées, dans un effort pour essayer de trouver le frère de Rabbi Dosa. Rabbi Akiva le rencontra. Yonatan ben Harkinas souleva contre lui toutes ses objections à l’opinion de Beit Hillel, et il lui tint tête, c’est-à-dire que Rabbi Akiva fut capable de répondre à toutes.
אָמַר לוֹ: אַתָּה הוּא עֲקִיבָא שֶׁשִּׁמְךָ הוֹלֵךְ מִסּוֹף הָעוֹלָם וְעַד סוֹפוֹ? אַשְׁרֶיךָ שֶׁזָּכִיתָ לְשֵׁם, וַעֲדַיִין לֹא הִגַּעְתָּ לְרוֹעֵי בָקָר. אָמַר לוֹ רַבִּי עֲקִיבָא: וַאֲפִילּוּ לְרוֹעֵי צֹאן.
Yonatan ben Harkinas se mit en colère et lui dit : Es-tu Akiva ben Yosef, dont le nom s’est répandu d’une extrémité du monde à l’autre ? Réjouis-toi d’avoir mérité un grand nom, et pourtant tu n’as pas encore atteint le niveau des gardiens de bétail. Les gardiens de bétail étaient généralement des gens simples qui ne connaissaient même pas les choses ordinaires, et certainement pas la halakha. Rabbi Akiva lui dit avec sa modestie caractéristique : Et je n’ai même pas atteint le niveau des bergers, qui sont considérés comme encore pires que les gardiens de bétail, car ils sont inaptes à témoigner.
עַמּוֹן וּמוֹאָב מְעַשְּׂרִין מַעְשַׂר עָנִי בַּשְּׁבִיעִית. דְּאָמַר מָר: הַרְבֵּה כְּרַכִּים כָּבְשׁוּ עוֹלֵי מִצְרַיִם וְלֹא כָּבְשׁוּ עוֹלֵי בָבֶל, וּקְדוּשָּׁה רִאשׁוֹנָה — קִדְּשָׁה לִשְׁעָתָהּ, וְלֹא קִדְּשָׁה לֶעָתִיד לָבֹא.
§ Puisque les halakhot du prophète Aggée ont été mentionnées, la Guemara les examine ici. Aggée a dit que Ammon et Moab prélèvent la dîme du pauvre durant l’Année sabbatique, comme le Maître l’a dit : De nombreuses villes furent conquises par ceux qui revinrent d’Égypte, et ne furent pas conquises par ceux qui revinrent de Babylonie après la destruction du Premier Temple. Et la consécration initiale d’Eretz Yisrael, par ceux qui revinrent d’Égypte, la sanctifia pour son temps et ne la sanctifia pas pour toujours, car la sanctification future d’Eretz Yisrael dépendait de la reconquête de la terre par le peuple juif.
וְהִנִּיחוּם, כְּדֵי שֶׁיִּסְמְכוּ עֲלֵיהֶן עֲנִיִּים בַּשְּׁבִיעִית.
Et ceux qui revinrent de Babylonie laissèrent ces endroits de côté et ne les considérèrent pas comme faisant partie d’Eretz Yisrael même après que l’implantation juive y eut été renouvelée. Ils labouraient et récoltaient dans ces endroits durant l’Année sabbatique et prélevaient la dîme du pauvre afin que les pauvres d’Eretz Yisrael, qui n’avaient pas de revenus suffisants des années précédentes, puissent compter sur cela. Par conséquent, pendant l’Année sabbatique les pauvres recevaient de l’aide de cette dîme.
וּמְקַבְּלִים גֵּרִים מִן הַקַּרְדּוֹיִים וְהַתַּרְמוֹדִים. אִינִי?! וְהָא תָּנֵי רָמֵי בַּר יְחֶזְקֵאל: אֵין מְקַבְּלִים גֵּרִים מִן הַקַּרְדּוֹיִים! אָמַר רַב אָשֵׁי: קַרְתּוֹיִים אִתְּמַר. כִּדְאָמְרִי אִינָשֵׁי: קַרְתּוֹיִים פְּסוּלִים.
§ Aggée a également déclaré : Et l’on accepte des convertis parmi les Kardouyim et les Tarmodim. La Guemara demande : Est-ce bien le cas ? Mais Rami bar Yeḥezkel n’a-t-il pas enseigné dans une baraita : On n’accepte pas de convertis parmi les Kardouyim ? Rav Ashi a dit : Kartouyim, et non Kardouyim, est ce qui a été dit par Rami bar Yeḥezkel. Comme les gens disent dans le langage courant : Les Kartouyim sont inaptes.
וְאִיכָּא דְּאָמְרִי, תָּנֵי רָמֵי בַּר יְחֶזְקֵאל: אֵין מְקַבְּלִים גֵּרִים מִן הַקַּרְתּוֹיִים. מַאי לָאו: הַיְינוּ קַרְתּוֹיִים הַיְינוּ קַרְדּוֹיִים! אָמַר רַב אָשֵׁי: לָא, קַרְתּוֹיֵי לְחוֹד וְקַרְדּוֹיֵי לְחוֹד, כִּדְאָמְרִי אִינָשֵׁי: קַרְתּוֹיֵי פְּסִילִי.
Et il y a ceux qui disent une version légèrement différente de cette discussion. Rami bar Yeḥezkel a enseigné : On n’accepte pas de convertis parmi les Kartuyim. Quoi, n’est-ce pas le cas que Kartuyim est la même chose que Karduyim ? Si c’est le cas, il y a une contradiction entre la baraita de Rami bar Yeḥezkel et la déclaration de Rabbi Dosa ben Harkinas. Rav Ashi a dit : Non ; les Kartuyim sont une catégorie distincte et les Karduyim sont une autre catégorie distincte, comme on dit : les Kartuyim sont inaptes.
רַבִּי יוֹחָנָן וְסָבַיָּא דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: אֵין מְקַבְּלִים גֵּרִים מִן הַתַּרְמוֹדִים. וּמִי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן הָכִי? וְהָתְנַן: כׇּל הַכְּתָמִים הַבָּאִים מִן הָרְקָם — טְהוֹרִים.
Rabbi Yoḥanan et les Anciens disent tous deux : On n’accepte pas de convertis parmi les Tarmodim. La Guemara demande : Rabbi Yoḥanan a-t-il vraiment dit cela, à savoir qu’on n’accepte pas de convertis parmi les Tarmodim par crainte que des Juifs se soient mêlés à eux ? Mais n’avons-nous pas appris dans une michna : Tous les vêtements portant des taches de sang qui pourraient provenir d’une femme menstruée et qui viennent de la ville située à la frontière d’Eretz Israël appelée Rekem sont rituellement purs, car on peut présumer qu’ils appartiennent à des gentils, et le sang d’une femme gentile menstruée n’est pas rituellement impur.
וְרַבִּי יְהוּדָה מְטַמֵּא, מִפְּנֵי שֶׁהֵם גֵּרִים וְטוֹעִים. מִבֵּין הַגּוֹיִם — טְהוֹרִים. וְהָוֵינַן בַּהּ:
Et Rabbi Yehuda considère cela comme rituellement impur parce que ces habitants de cet endroit sont des convertis et sont dans l’erreur. En d’autres termes, certains des habitants de Rekem se sont assimilés et n’observent plus les halakhot de la Torah, et il faut donc craindre que les taches proviennent en réalité d’une femme juive menstruée. Les taches provenant des gentils, en revanche, sont rituellement pures. Et nous avons discuté du problème suivant: