כַּיּוֹצֵא בָּהּ. שְׁמַע מִינָּה תְּלָת: שְׁמַע מִינָּה קְדוּשַּׁת דָּמִים (נִדְחָה) [מְדַחָה].
est traité comme lui, car lui aussi est consacré mais n’est pas sacrifié. Déduis troishalakhotde cette déclaration de Rabbi Yoḥanan : Déduis-en qu’un animal consacré avec une sainteté inhérente à sa valeur est repoussé. Celui qui ne consacre que la moitié d’un animal a consacré cet animal d’une sainteté inhérente à sa valeur, mais non d’une sainteté intrinsèque, car l’animal ne peut pas être sacrifié.
וּשְׁמַע מִינָּה, בַּעֲלֵי (מוּמִין) [חַיִּים] נִדְחִין, וּשְׁמַע מִינַּהּ דִּיחוּי מֵעִיקָּרוֹ הָוֵי דִּיחוּי.
Et deuxièmement, conclus-en que non seulement une offrande qui a déjà été abattue peut devenir définitivement écartée de l’autel, mais aussi des animaux vivants qui ne peuvent pas être sacrifiés pour quelque raison que ce soit sont définitivement écartés. Et enfin, conclus-en que l’écartement dès le départ, lorsque l’animal est consacré pour la première fois, est considéré comme une disqualification. permanente. Non seulement un animal qui était apte à être sacrifié lorsqu’il a été initialement consacré et qui n’a été disqualifié que plus tard est définitivement écarté, mais il en va de même pour un animal qui était disqualifié dès le départ, lorsqu’il a été initialement consacré, par exemple si seule la moitié de celui-ci a été initialement consacrée.
אָמַר אַבָּיֵי: הַכֹּל מוֹדִים הֵיכָא דְּאָמַר ״חֶצְיָהּ עוֹלָה וְחֶצְיָהּ מַעֲשֵׂר״ — דִּבְרֵי הַכֹּל עוֹלָה קְרֵיבָה.
§ En ce qui concerne la consécration d’un animal avec deux saintetés, Abaye a dit : Tous conviennent que, dans un cas où quelqu’un a dit : La moitié de l’animal est désignée comme holocauste et l’autre moitié est désignée comme animal de la dîme, tous conviennent que cet animal est consacré et sacrifié entièrement comme holocauste, et non comme un animal de dîme. La dîme animale est consacrée lorsqu’il s’agit du dixième d’un groupe d’animaux qui passent sous une verge, ce qui n’est pas le cas ici.
הֵיכָא דְּאָמַר ״חֶצְיָהּ תְּמוּרָה וְחֶצְיָהּ מַעֲשֵׂר״, מַאי?
Mais dans un cas où quelqu’un a dit au sujet de son animal non consacré : La moitié de cet animal est désignée comme substitut et l’autre moitié est désignée comme animal de la dîme, quelle consécration prend effet ? Les deux consécrations sont invalides : la consécration comme substitut est valable lorsqu’un animal consacré se tient devant le substitut, ce qui n’est pas le cas ici, et la consécration comme dîme animale est valable par le processus consistant à faire passer un groupe d’animaux sous une verge. Quel est le statut de l’animal dans ce cas ?
תְּמוּרָה קְרֵיבָה, שֶׁכֵּן נוֹהֶגֶת בְּכׇל הַקֳּדָשִׁים, אוֹ דִלְמָא מַעֲשֵׂר קְרֵיבָה, שֶׁכֵּן מַקְדִּישׁ לְפָנָיו וּלְאַחֲרָיו? תֵּיקוּ.
La Guemara explique le dilemme : l’animal est-il sacrifié comme substitut, puisque la sainteté de la substitution s’applique à tous les animaux sacrificiels ? Ou peut-être l’animal est-il sacrifié comme dîme animale, puisque la consécration de la dîme animale est plus englobante, car si quelqu’un a compté par erreur le neuvième animal passant sous la verge comme le dixième, ou le onzième comme le dixième, il consacre ces animaux qui sont passés avant et après le dixième. La Guemara déclare que le dilemme restera sans résolution.
מַתְנִי׳ ״הֲרֵי זוֹ תַּחַת זוֹ״, ״תְּמוּרַת זוֹ״, ״חֲלִיפַת זוֹ״ — הֲרֵי זוֹ תְּמוּרָה. ״זוֹ מְחוּלֶּלֶת עַל זוֹ״ — אֵין זוֹ תְּמוּרָה.
MISHNA : Cette michna traite de la formulation qui permet d’effectuer une substitution. Si quelqu’un dit : Ce animal non consacré sera à la place de cet animal consacré, ou s’il dit : C’est le substitut de cet animal consacré, ou si quelqu’un dit : C’est l’échange pour cet animal consacré, cet animal non consacré est un substitut. S’il dit : Ce animal consacré est désacralisé, sa sainteté étant transférée à cet animal non consacré, cet animal non consacré n’est pas un substitut.
וְאִם הָיָה הֶקְדֵּשׁ בַּעַל מוּם — יוֹצֵא לְחוּלִּין, וְצָרִיךְ לַעֲשׂוֹת דָּמִים.
Et si l’animal consacré avait un défaut, et qu’il disait : Cet animal consacré est désacralisé, sa sainteté étant transférée à cet animal non consacré, l’animal consacré est désacralisé et prend un statut profane, selon la loi de la Torah. Selon la loi rabbinique, le propriétaire est tenu d’effectuer une évaluation afin de déterminer la valeur relative des deux animaux. Si l’animal consacré valait plus que l’animal non consacré, il doit payer la différence au trésor du Temple.
גְּמָ׳ לְמֵימְרָא דְּתַחַת לִישָּׁנָא דְּאַתְפּוֹסֵי הוּא, וּרְמִינְהוּ: קׇדְשֵׁי בֶּדֶק הַבַּיִת, אָמַר ״חֲלִיפַת זוֹ״ ״תְּמוּרַת זוֹ״ — לֹא אָמַר כְּלוּם.
GUEMARA : La michna enseigne que si quelqu’un a dit : Cet animal non consacré est désormais à la place de cet animal consacré, cet animal non consacré est un substitut. La Guemara demande : Faut-il en déduire que l’expression : À la place de [taḥat], est un terme qui indique l’association d’une sainteté à une autre, c’est-à-dire le transfert de substitution ? Et la Guemara soulève une contradiction à partir d’une baraita : Dans un cas où l’animal non consacré d’une personne se tenait devant un animal consacré appartenant à l’entretien du Temple, et il a dit : Cet animal non consacré est désormais l’échange contre celui-là, l’animal consacré, ou s’il a dit : C’est le substitut de cet animal consacré, il n’a rien dit, car ces termes indiquent le transfert de sainteté par voie de substitution, et la substitution ne s’applique pas aux animaux consacrés appartenant à l’entretien du Temple.
״תַּחַת זוֹ״, ״מְחוּלֶּלֶת עַל זוֹ״ — דְּבָרָיו קַיָּימִין.
Mais s'il a dit : Cet animal non sacré est désormais à la place de [taḥat] cet animal consacré, ou s'il a dit : Cet animal consacré est désacralisé, sa sainteté étant transférée à cet animal non sacré, sa déclaration prend effet, car ces termes indiquent une désacralisation, et un animal consacré appartenant à l'entretien du Temple peut être désacralisé, sa sainteté étant transférée à un animal non sacré.
וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ לִישָּׁנָא דְּאִיתְּפוֹסֵי הִיא, מַאי שְׁנָא רֵישָׁא וּמַאי שְׁנָא סֵיפָא?
La Guemara explique la contradiction apparente : Et s’il te vient à l’esprit que le terme taḥatest un terme qui indique l’association d’une sainteté avec une autre, et qu’il opère donc une substitution, comme enseigné dans la michna, quelle est la différence dans la première clause de la baraita, qui affirme que les termes échange et substitution sont des termes qui n’opèrent pas de désacralisation, et quelle est la différence dans la dernière clause de la baraita, qui enseigne que le terme taḥat opère une désacralisation malgré le fait qu’il indique une substitution ?
אָמַר אַבָּיֵי: ״תַּחַת״ מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ לִישָּׁנָא דְּאִיתְּפוֹסֵי וְלִישָּׁנָא דְּאַחוֹלֵי. לִישָּׁנָא דְּאַתְפּוֹסֵי, דִּכְתִיב:
Abaye dit, en réponse : Tu constates que le terme : À la place de [taḥat], est parfois un terme qui indique l’association d’une sainteté à une autre, et parfois c’est un terme qui indique la désacralisation. C’est un terme qui indique l’association d’une sainteté à une autre, comme il est écrit :