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אָמַר רַב יוֹסֵף: דּוֹפִי שֶׁל סְמִיכָה קָתָנֵי.
Rav Yosef dit en réponse : La baraita ne fait pas référence à un défaut dû à un quelconque péché ; elle enseigne plutôt le défaut de la controverse ancienne au sujet de la halakha de l’imposition des mains sur la tête d’un animal apporté comme offrande de paix de fête, comme cela est enseigné dans le traité Ḥagiga (16a).
וְהָא יוֹסֵף בֶּן יוֹעֶזֶר גּוּפֵיהּ מִיפְלָיג פְּלִיג בִּסְמִיכָה! כִּי אִיפְּלִיג בַּהּ בְּסוֹף שְׁנֵיהּ, דִּבְצַר לִיבָּא.
La Guemara soulève une difficulté : Mais Yosef ben Yo’ezer lui-même a contesté la halakha de l’imposition des mains sur la tête d’une offrande. Les premiers Sages à débattre de cette question furent Yosef ben Yo’ezer et Yosef ben Yoḥanan. La Guemara répond : Lorsqu’ils en ont débattu, c’était à la fin des années de la vie de Yosef ben Yo’ezer, lorsque la compréhension de son cœur était limitée, en raison de la vieillesse. Par conséquent, la controverse est considérée comme ayant eu lieu après sa vie.
גּוּפָא, אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: שְׁלֹשֶׁת אֲלָפִים הֲלָכוֹת נִשְׁתַּכְּחוּ בִּימֵי אֶבְלוֹ שֶׁל מֹשֶׁה. אָמְרוּ לוֹ לִיהוֹשֻׁעַ: שְׁאַל! אָמַר לָהֶם: ״לֹא בַשָּׁמַיִם הִיא״.
La Guemara revient à la question elle-même. Rav Yehuda dit que Shmuel dit : Trois mille halakhot furent oubliées pendant les jours de deuil de Moïse. Le peuple juif dit à Josué : Demande une orientation du Ciel afin que tu puisses retrouver les halakhot oubliées. Josué leur dit : « Elle n’est pas dans le ciel » (Deutéronome 30:12). Une fois que la Torah fut donnée au Sinaï, les Sages de chaque génération doivent déterminer la halakha. Aucune nouvelle halakhot ne peut être ajoutée ni retranchée par instruction céleste ou par prophétie.
אָמְרוּ לוֹ לִשְׁמוּאֵל: שְׁאַל! אָמַר לָהֶם: ״אֵלֶּה הַמִּצְוֹת״ — שֶׁאֵין הַנָּבִיא רַשַּׁאי לְחַדֵּשׁ דָּבָר מֵעַתָּה. אָמַר רַבִּי יִצְחָק נַפָּחָא: אַף חַטָּאת שֶׁמֵּתוּ בְּעָלֶיהָ נִשְׁתַּכְּחָה בִּימֵי אֶבְלוֹ שֶׁל מֹשֶׁה.
Bien des années plus tard, le peuple juif dit de nouveau à Samuel : Demande une directive halakhique venue du Ciel. Il leur dit : Cela n’est pas possible, car la Torah déclare : « Voici les commandements que le Seigneur ordonna à Moïse de transmettre aux enfants d’Israël au mont Sinaï » (Lévitique 27:34). Le mot « voici » indique qu’à partir de maintenant un prophète n’est pas autorisé à introduire le moindre nouvel élément relatif à la Torah et à ses mitsvot par prophétie. Quant au sujet du chapitre, Rabbi Yitzḥak Nappaḥa dit : De plus, la halakha d’une offrande expiatoire dont le propriétaire est mort faisait partie de celles oubliées pendant les jours de deuil pour Moïse.
אָמְרוּ לְפִנְחָס: שְׁאַל! אָמַר לָהֶם: ״לֹא בַשָּׁמַיִם הִיא״. אָמְרוּ לוֹ לְאֶלְעָזָר: שְׁאַל! אָמַר לָהֶם: ״אֵלֶּה הַמִּצְוֹת״, שֶׁאֵין נָבִיא רַשַּׁאי לְחַדֵּשׁ דָּבָר מֵעַתָּה.
Au moment de la mort de Moïse, le peuple dit à Pinehas : Demande une orientation halakhique du Ciel afin que tu puisses réapprendre les halakhot oubliées. Pinehas leur dit : « Elle n’est pas dans le ciel » (Deutéronome 30:12). Le peuple dit à Elazar : Demande une orientation halakhique de Dieu. Il leur dit que le verset déclare : « Voici les commandements, » pour enseigner qu’un prophète n’est pas autorisé à introduire un nouvel élément à partir de maintenant.
אָמַר רַב יְהוּדָה, אָמַר רַב: בְּשָׁעָה שֶׁנִּפְטַר מֹשֶׁה רַבֵּינוּ לְגַן עֵדֶן, אָמַר לוֹ לִיהוֹשֻׁעַ: שְׁאַל מִמֶּנִּי כָּל סְפֵיקוֹת שֶׁיֵּשׁ לָךְ. אָמַר לוֹ: רַבִּי, כְּלוּם הִנַּחְתִּיךָ שָׁעָה אַחַת וְהָלַכְתִּי לְמָקוֹם אַחֵר? לֹא כָּךְ כָּתַבְתָּ בִּי ״וּמְשָׁרְתוֹ יְהוֹשֻׁעַ בִּן נוּן נַעַר לֹא יָמִישׁ מִתּוֹךְ הָאֹהֶל״? מִיָּד תָּשַׁשׁ כֹּחוֹ שֶׁל יְהוֹשֻׁעַ, וְנִשְׁתַּכְּחוּ מִמֶּנּוּ שְׁלֹשׁ מֵאוֹת הֲלָכוֹת, וְנוֹלְדוּ לוֹ שְׁבַע מֵאוֹת סְפֵיקוֹת, וְעָמְדוּ כׇּל יִשְׂרָאֵל לְהׇרְגוֹ.
§ Rav Yehuda dit que Rav dit : Juste avant le moment où Moïse, notre maître, quitta ce monde et alla au Jardin d’Éden, il dit à Josué : Demande-moi tous les cas de doute en matière de halakhaque tu as, afin que je puisse te les clarifier. Josué lui dit : Mon maître, est-ce que je t’ai jamais quitté ne serait-ce qu’un seul instant pour aller ailleurs ? N’as-tu pas écrit ceci à mon sujet dans la Torah : "Mais son serviteur, Josué fils de Noun, un jeune homme, ne quittait pas la tente" (Exode 33:11) ? Si j’avais eu un quelconque cas de doute, je te l’aurais demandé plus tôt. Immédiatement après avoir dit cela, la force de Josué faiblit, et trois cents halakhot furent oubliées par lui, et sept cents cas de doute surgirent devant lui, et tout le peuple juif se leva pour le tuer, car il était incapable de leur enseigner les halakhot oubliées.
אָמַר לוֹ הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: לוֹמַר לָךְ אִי אֶפְשָׁר, לֵךְ וְטוֹרְדֵן בְּמִלְחָמָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיְהִי אַחֲרֵי מוֹת מֹשֶׁה עֶבֶד ה׳ וַיֹּאמֶר ה׳ וְגוֹ׳״.
Le Saint, béni soit-Il, dit à Josué : Il est impossible de te dire ces halakhot, car la Torah n’est pas dans le Ciel. Mais, pour te sauver du peuple juif qui veut te tuer, va et épuise-les par la guerre, afin qu’ils te laissent tranquille. Comme il est dit : « Or, après la mort de Moïse, serviteur du Seigneur, le Seigneur parla à Josué, fils de Noun, ministre de Moïse, en disant : Moïse, Mon serviteur, est mort ; maintenant donc, lève-toi, passe ce Jourdain » (Josué 1:1–2). Cela montre qu’immédiatement après la mort de Moïse, Dieu ordonna à Josué de conduire la nation au combat.
בְּמַתְנִיתִין תָּנָא: אֶלֶף וּשְׁבַע מֵאוֹת קַלִּין וַחֲמוּרִין, וּגְזֵירוֹת שָׁווֹת, וְדִקְִדּוּקֵי סוֹפְרִים נִשְׁתַּכְּחוּ בִּימֵי אֶבְלוֹ שֶׁל מֹשֶׁה.
§ Il a été enseigné dans une baraita : mille sept cents raisonnements a fortiori, des analogies verbales et des minuties des scribes furent oubliés pendant les jours de deuil de Moïse.
אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: אַף עַל פִּי כֵן הֶחְזִירָן עׇתְנִיאֵל בֶּן קְנַז מִתּוֹךְ פִּלְפּוּלוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיִּלְכְּדָהּ עׇתְנִיאֵל בֶּן קְנַז אֲחִי כָלֵב וַיִּתֶּן לוֹ אֶת עַכְסָה בִתּוֹ לְאִשָּׁה״. וְלָמָּה נִקְרָא שְׁמָהּ ״עַכְסָה״? שֶׁכׇּל הָרוֹאֶה אוֹתָהּ כּוֹעֵס עַל אִשְׁתּוֹ.
Rabbi Abbahu dit : Malgré cela, Othniel, fils de Kenaz, les rétablit grâce à son esprit aiguisé [pilpulo], comme il est dit : « Et Caleb dit : À celui qui frappera Kiriath Sefer et la prendra, je donnerai Acsa, ma fille, pour femme. Et Othniel, fils de Kenaz, frère de Caleb, la prit ; et il lui donna Acsa, sa fille, pour femme » (Josué 15:16–17). Le nom « Kiriath Sefer », qui signifie littéralement le village du livre, est interprété de manière homilétique comme une référence à ces parties de la Torah qui furent oubliées, tandis que l’expression « la prit » renvoie à la sagacité et à l’érudition d’Othniel. La baraita ajoute : Et pourquoi est-elle appelée Acsa ? La raison est que quiconque la voyait se mettait en colère [ko’es] contre sa propre femme, qui n’était pas aussi belle qu’Acsa.
וַיְהִי בְּבוֹאָה וַתְּסִיתֵהוּ לִשְׁאֹל מֵאֵת אָבִיהָ שָׂדֶה וַתִּצְנַח מֵעַל הַחֲמוֹר, מַאי ״וַתִּצְנַח״? אָמַר רָבָא אָמַר רַבִּי יִצְחָק: אָמְרָה לוֹ, מָה חֲמוֹר זֶה, כֵּיוָן שֶׁאֵין לוֹ מַאֲכָל בַּאֲבוּסוֹ — מִיָּד צוֹעֵק, כָּךְ אִשָּׁה, כֵּיוָן שֶׁאֵין לָהּ תְּבוּאָה בְּתוֹךְ בֵּיתָהּ — מִיָּד צוֹעֶקֶת.
La Guemara rapporte un autre incident concernant Acsa. Le verset déclare : « Et il arriva que, lorsqu’elle vint à lui, elle le persuada de demander à son père un champ ; et elle descendit de son âne ; et Caleb lui dit : Que veux-tu ? » (Josué 15:18). La Guemara demande : Quel est le sens de : « Et elle descendit [vatitznaḥ] », qui peut aussi être compris comme un cri ? Rava dit que Rabbi Yitzḥak dit : Acsa dit à Caleb : De même que dans le cas de cet âne, lorsqu’il n’a pas de nourriture dans sa mangeoire il crie immédiatement, de même aussi dans le cas d’une femme, lorsqu’elle n’a pas de récolte dans sa maison elle crie immédiatement.
וַתֹּאמֶר תְּנָה לִּי בְרָכָה כִּי אֶרֶץ הַנֶּגֶב נְתַתָּנִי, בַּיִת שֶׁמְּנוּגָּב מִכׇּל טוֹבָה, ״וְנָתַתָּה לִי גּוּלּוֹת מָיִם״ — אָדָם שֶׁאֵין בּוֹ אֶלָּא תּוֹרָה בִּלְבַד. ״וַיִּתֶּן לָהּ כָּלֵב אֵת גּוּלּוֹת עִלִּיּוֹת וְאֵת גּוּלּוֹת תַּחְתִּיּוֹת״ — אָמַר לָהּ: מִי שֶׁדָּר עֶלְיוֹנִים וְתַחְתּוֹנִים יְבַקֵּשׁ מִמֶּנּוּ מְזוֹנוֹת?!
La Guemara cite encore un autre verset concernant Acsa : « Et elle dit : Donne-moi une bénédiction ; car tu m’as établie dans le pays du Sud [negev], et tu m’as donné des sources d’eau. Et il lui donna les sources d’en haut et les sources d’en bas » (Josué 15:19). Elle dit à son père : Tu m’as donné une maison desséchée [menugav] de tout bien. « Et tu m’as donné des sources d’eau » ; cela fait référence à un homme qui n’a rien d’autre que la Torah, qui est métaphoriquement appelée eau. Mais puisqu’il est incapable de me fournir de la nourriture, comment puis-je vivre ? « Et il lui donna les sources d’en haut et les sources d’en bas. » Caleb lui dit : Quelqu’un d’érudit en Torah, qui demeure dans les mondes supérieurs et inférieurs, a-t-il besoin que l’on demande sa subsistance pour lui ? Certainement pas, car Dieu pourvoira à ses besoins par le mérite de son étude de la Torah.
וְכָלֵב בֶּן קְנַז הוּא? וַהֲלֹא ״כָּלֵב בֶּן יְפוּנֶּה״ הוּא! מַאי ״יְפוּנֶּה״? שֶׁפָּנָה מֵעֲצַת מְרַגְּלִים.
La Guemara demande : Et Caleb, était-il le fils de Kenaz ? N’était-il pas Caleb, fils de Yephounné (Josué 15:13) ? La Guemara explique que Yephounné n’était pas le nom de son père, mais une description de Caleb. Que signifie le mot Yephounné ? Il signifie qu’il s’est détourné [sheppana] du conseil des espions et ne s’est pas joint à eux dans leur rapport négatif sur Eretz Yisrael.
וְאַכַּתִּי בֶּן קְנַז הוּא? בֶּן חֶצְרוֹן הוּא, דִּכְתִיב: ״וְכָלֵב בֶּן חֶצְרוֹן הוֹלִיד אֶת עֲזוּבָה״. אָמַר רָבָא: חוֹרְגֵיהּ דִּקְנַז הוּא.
La Guemara demande en outre : Mais malgré tout, était-il le fils de Kenaz ? Il était le fils de Hetsron, comme il est écrit : « Et Caleb, fils de Hetsron, engendra des enfants d’Azuba sa femme, et de Jerioth ; et voici ses fils : Jesher, et Shobab, et Ardon » (I Chroniques 2:18). Rava dit : Caleb était en réalité le fils de Hetsron, mais après la mort de son père, sa mère se remaria avec Kenaz, et par conséquent il était le beau-fils de Kenaz. Othniel, fils de Kenaz, était donc son demi-frère du côté maternel.
תַּנָּא: הוּא עׇתְנִיאֵל, הוּא יַעְבֵּץ, וּמָה שְׁמוֹ? יְהוּדָה אָחִי שִׁמְעוֹן שְׁמוֹ. ״עׇתְנִיאֵל״ — שֶׁעֲנָאוֹ אֵל, ״יַעְבֵּץ״ — שֶׁיָּעַץ וְרִיבֵּץ תּוֹרָה בְּיִשְׂרָאֵל.
Un tanna a enseigné dans une baraita : La même personne est connue sous le nom de Othniel et il est aussi connu sous le nom de Jabez. Et quel est son véritable nom ? Juda, frère de Siméon, est son nom. Il était connu sous le nom de Othniel, car Dieu a répondu [ana’o El] à sa prière. Il était aussi connu sous le nom de Jabez [yabetz] parce qu’il a conseillé et répandu [ya’atz veribetz] la Torah parmi le peuple juif.
וּמְנָלַן שֶׁעֲנָאוֹ אֵל? דִּכְתִיב: ״וַיִּקְרָא יַעְבֵּץ לֵאלֹהֵי יִשְׂרָאֵל לֵאמֹר אִם בָּרֵךְ תְּבָרְכֵנִי וְהִרְבִּיתָ אֶת גְּבוּלִי וְהָיְתָה יָדְךָ עִמָּדִי וַעֲשֵׂה מֵרָעָתִי לְבִלְתִּי עׇצְבִּי וַיָּבֵא אֱלֹהִים אֵת אֲשֶׁר שָׁאָל״.
La Guemara demande : Et d’où déduisons-nous que Dieu lui a répondu ? Comme il est écrit : « Et Jaebets invoqua le Dieu d’Israël, disant : Si Tu me bénis véritablement, et agrandis mon territoire, et que Ta main soit avec moi, et que Tu opères la délivrance du mal, afin que cela ne me cause pas de douleur ! Et Dieu lui accorda ce qu’il avait demandé » (I Chroniques 4:10).
אִם בֵּרַךְ תְּבָרְכֵנִי — בַּתּוֹרָה, ״וְהִרְבִּיתָ אֶת גְּבוּלִי״ — בְּתַלְמִידִים, ״וְהָיְתָה יָדְךָ עִמָּדִי״ — שֶׁלֹּא יִשְׁתַּכֵּחַ תַּלְמוּדִי מִלִּבִּי, ״וַעֲשֵׂה מֵרָעָתִי״ — שֶׁיִּזְדַּמְּנוּ לִי רֵיעִים כְּמוֹתִי, ״לְבִלְתִּי עׇצְבִּי״ — שֶׁלֹּא יְשַׂגְּבֵנִי יֵצֶר הָרָע מִלִּשְׁנוֹת. אִם אַתָּה עוֹשֶׂה כֵּן — מוּטָב, וְאִם לָאו — הֲרֵינִי הוֹלֵךְ (לִנְסִיסִי) [בִּנְסִיסִי] לַשְּׁאוֹל. מִיָּד, ״וַיָּבֵא אֱלֹהִים אֵת אֲשֶׁר שָׁאָל״.
La Guemara interprète ce verset. L’expression : « Si Tu me bénis véritablement, » signifie qu’il pria pour une bénédiction concernant la Torah. « Et agrandis mon territoire, » signifie qu’il pria pour une bénédiction concernant les élèves. « Et que Ta main soit avec moi, » afin que mes études ne soient pas oubliées de mon cœur. « Et que Tu apportes la délivrance du mal [mera’ati], » afin que je trouve des amis [re’im] comme moi. « Afin que cela ne me fasse pas souffrir, » afin que le mauvais penchant ne se renforce pas et ne m’empêche pas d’étudier la Torah. Otniel pria en outre : Si Tu fais cela, bien ; et sinon, je descendrai accablé [linsisi] dans ma tombe et dans le monde souterrain. Immédiatement, Dieu lui répondit, comme le dit le verset : « Et Dieu lui accorda ce qu’il avait demandé. »
כְּיוֹצֵא בַּדָּבָר אַתָּה אוֹמֵר: ״רָשׁ וְאִישׁ תְּכָכִים נִפְגָּשׁוּ מֵאִיר עֵינֵי שְׁנֵיהֶם ה׳״. בְּשָׁעָה שֶׁהַתַּלְמִיד הוֹלֵךְ אֵצֶל רַבּוֹ וְאוֹמֵר לוֹ: ״לַמְּדֵנִי תּוֹרָה״, אִם מְלַמְּדוֹ — ״מֵאִיר עֵינֵי שְׁנֵיהֶם ה׳״, וְאִם לָאו — ״עָשִׁיר וָרָשׁ נִפְגָּשׁוּ עוֹשֵׂה כֻלָּם ה׳״. מִי שֶׁעֲשָׂאוֹ חָכָם לָזֶה — עוֹשֶׂה אוֹתוֹ טִיפֵּשׁ, טִיפֵּשׁ לָזֶה — עוֹשֶׂה אוֹתוֹ חָכָם. זוֹ מִשְׁנַת רַבִּי נָתָן.
De manière similaire, tu dis de même au sujet du verset suivant : « Le pauvre et l’oppresseur [tekhakhim] se rencontrent ; le Seigneur éclaire les yeux de tous deux » (Proverbes 29:13). Lorsque l’élève, qui est pauvre en connaissance, va vers son maître, c’est-à-dire quelqu’un qui en sait assez pour enseigner mais qui a lui-même besoin d’un éclaircissement supplémentaire, car c’est un homme situé entre [tokh] les niveaux d’un Sage et d’une personne ordinaire, et lui dit : Enseigne-moi la Torah, si le maître accepte de l’enseigner, alors le Seigneur éclaire les yeux de tous deux, car tous deux en deviennent plus grands. Mais si le maître ne veut pas enseigner l’élève, alors « Le riche et le pauvre se rencontrent ; le Seigneur les a tous faits » (Proverbes 22:2). Ce verset enseigne que Celui qui a rendu celui-ci sage le rend maintenant insensé, et Celui qui a rendu celui-là insensé le rend maintenant sage. Telle est l’explication de Rabbi Natan.
רַבִּי יְהוּדָה הַנָּשִׂיא אוֹמֵר: ״אִם בָּרֵךְ תְּבָרְכֵנִי״ — בִּפְרִיָּה וּרְבִיָּה, ״וְהִרְבִּיתָ אֶת גְּבוּלִי״ — בְּבָנִים וּבְבָנוֹת, ״וְהָיְתָה יָדְךָ עִמָּדִי״ — בְּמַשָּׂא וּבְמַתָּן, ״וְעָשִׂיתָ מֵרָעָתִי״ — שֶׁלֹּא יְהֵא בִּי מֵיחוֹשׁ רֹאשׁ וּמֵיחוֹשׁ אׇזְנַיִם וּמֵיחוֹשׁ עֵינַיִם, ״לְבִלְתִּי עׇצְבִּי״ — שֶׁלֹּא יְשַׂגְּבֵנִי יֵצֶר הָרָע מִלִּשְׁנוֹת. אִם אַתָּה עוֹשֶׂה כֵּן — מוּטָב, וְאִם לָאו — הֲרֵינִי הוֹלֵךְ בִּנְסִיסִי לַשְּׁאוֹל, ״וַיָּבֵא לוֹ אֱלֹהִים אֵת אֲשֶׁר שָׁאָל״.
Rabbi Yehouda HaNassi dit une interprétation alternative de la prière de Yaabets : « Si Tu me bénis véritablement » signifie par la procréation. « Et que Tu élargisses mon territoire » renvoie à la bénédiction par des fils et des filles. « Et que Ta main soit avec moi, » indique dans les affaires. « Et que Tu apportes la délivrance du mal, » afin que je n’aie ni mal à la tête, ni mal à l’oreille, ni mal aux yeux. « Afin que cela ne me fasse pas souffrir, » que le mauvais penchant ne se renforce pas contre moi et ne m’empêche d’étudier la Torah. Yaabets dit alors à Dieu : Si Tu fais cela, bien ; et sinon, je descendrai accablé dans ma tombe et le monde souterrain. Immédiatement, Dieu lui répondit : Et Dieu lui accorda ce qu’il avait demandé.
כְּיוֹצֵא בַּדָּבָר אַתָּה אוֹמֵר: ״רָשׁ וְאִישׁ תְּכָכִים נִפְגָּשׁוּ מֵאִיר עֵינֵי שְׁנֵיהֶם ה׳״, בְּשָׁעָה שֶׁעָנִי הוֹלֵךְ אֵצֶל בַּעַל הַבַּיִת וְאָמַר: פַּרְנְסֵנִי, אִם מְפַרְנְסוֹ — מוּטָב, וְאִם לָאו — ״עָשִׁיר וָרָשׁ נִפְגָּשׁוּ עוֹשֵׂה כֻלָּם ה׳״, מִי שֶׁעֲשָׂאוֹ עָשִׁיר לָזֶה — עוֹשֶׂה אוֹתוֹ עָנִי, עָנִי לָזֶה — עוֹשֶׂה אוֹתוֹ עָשִׁיר.
De même, tu dis une interprétation au sujet du verset : « Le pauvre et l’oppresseur se rencontrent ; le Seigneur éclaire les yeux de tous deux » (Proverbes 29:13). Lorsqu’une personne pauvre va voir un propriétaire et dit : Pourvois à mes besoins, s’il pourvoit à ses besoins, c’est bien. Mais sinon, alors il est dit : « Le riche et le pauvre se rencontrent ; le Seigneur est le créateur d’eux tous » (Proverbes 22:2). Ce verset indique que Celui qui a rendu celui-ci riche maintenant le rend pauvre, et Celui qui a rendu celui-là pauvre maintenant le rend riche.
אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן: מָה מָצִינוּ כּוּ׳.
§ La michna a enseigné que Rabbi Shimon dit : De même que nous avons trouvé au sujet du petit d’une offrande expiatoire, et du substitut d’une offrande expiatoire, et d’une offrande expiatoire dont le propriétaire est mort, que ces règles s’appliquent à une offrande expiatoire individuelle mais non à une offrande expiatoire communautaire, de même aussi, au sujet d’une offrande expiatoire dont le propriétaire a obtenu l’expiation au moyen d’une autre offrande expiatoire, et d’une offrande expiatoire dont l’année est passée, ces règles sont énoncées au sujet d’une offrande expiatoire individuelle mais non au sujet d’une offrande expiatoire communautaire.
תָּנוּ רַבָּנַן: רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: חָמֵשׁ חַטָּאוֹת מֵתוֹת, וְלַד חַטָּאת, וּתְמוּרַת חַטָּאת, וְחַטָּאת שֶׁמֵּתוּ בְּעָלֶיהָ, וְחַטָּאת שֶׁכִּפְּרוּ בְּעָלֶיהָ, וְחַטָּאת שֶׁעִיבְּרָה שְׁנָתָהּ.
Les Sages ont enseigné dans une baraita que Rabbi Shimon dit : Cinq types de sacrifices expiatoires sont laissés mourir, et on ne peut pas les offrir en sacrifice, à savoir : Une progéniture née d’un sacrifice expiatoire, c’est-à-dire que si un animal femelle consacré comme sacrifice expiatoire a mis bas, sa progéniture est sacrée mais ne peut pas être offerte comme sacrifice en elle-même ; et le substitut d’un sacrifice expiatoire, si quelqu’un a substitué un autre animal à un sacrifice expiatoire, la même sainteté s’applique à lui, mais il ne peut pas être sacrifié ; et un sacrifice expiatoire dont le propriétaire est mort ; et un sacrifice expiatoire dont le propriétaire a obtenu l’expiation en offrant un autre sacrifice ; et un sacrifice expiatoire dont la première année est passée, car un sacrifice expiatoire doit être dans sa première année.
אִי אַתָּה יָכוֹל לוֹמַר וְלַד חַטָּאת בְּצִיבּוּר — לְפִי שֶׁאֵין חַטָּאת נְקֵבָה בְּצִיבּוּר, וְאִי אַתָּה יָכוֹל לוֹמַר תְּמוּרַת חַטָּאת בְּצִיבּוּר — לְפִי שֶׁאֵין צִיבּוּר עוֹשִׂין תְּמוּרָה, וְאִי אַתָּה יָכוֹל לוֹמַר חַטָּאת שֶׁמֵּתוּ בְּעָלֶיהָ בְּצִיבּוּר — לְפִי שֶׁאֵין הַצִּיבּוּר מֵתִים.
Rabbi Shimon poursuit : Tu ne peux pas dire qu’il pourrait y avoir une progéniture d’une offrande expiatoire dans le cas d’une communauté, car il n’y a pas d’offrandes expiatoires femelles mises à part par la communauté. Et de même tu ne peux pas dire qu’il pourrait y avoir un remplacement pour une offrande expiatoire dans le cas d’une communauté, car une communauté ne peut pas rendre un animal non consacré échangé contre celui qui est consacré comme un remplacement. Et en outre, tu ne peux pas dire qu’il pourrait y avoir une offrande expiatoire dont les propriétaires sont morts dans le cas d’une communauté, car une communauté ne peut pas mourir.
שֶׁכִּיפְּרוּ בְּעָלֶיהָ, וְשֶׁעִיבְּרָה שְׁנָתָהּ — לֹא מָצִינוּ. יָכוֹל יְהוּ נוֹהֲגוֹת בֵּין בְּיָחִיד בֵּין בְּצִיבּוּר?
En ce qui concerne les offrandes communautaires dont les propriétaires ont déjà obtenu l’expiation et une offrande communautaire dont la première année est passée, nous n’avons pas trouvé d’indication aussi claire de la halakha. Par conséquent, on pourrait avoir pensé que ces deux cas s’appliquent en effet à la fois à l’offrande d’un individu et à une offrande communautaire.
אָמַרְתָּ: יִלְמַד אָדָם סָתוּם מִמְּפוֹרָשׁ, מָה מְפוֹרָשׁ בְּיָחִיד וְלֹא בְּצִבּוּר, אַף בְּשֶׁכִּיפְּרוּ בְּעָלֶיהָ וְשֶׁעִיבְּרָה שְׁנָתָהּ בְּיָחִיד דְּבָרִים אֲמוּרִים וְלֹא בְּצִיבּוּר.
Mais toi, tu dois dire : Une personne peut apprendre au sujet d’un cas dans lequel certains détails ne sont pas précisés à partir d’un cas similaire où ces détails sont précisés. De même que, au sujet de ces offrandes dont les détails sont précisés, à savoir le petit d’une offrande expiatoire, un substitut à une offrande expiatoire, et une offrande expiatoire dont le propriétaire est mort, la halakha selon laquelle elle meurt ne s’applique qu’à une offrande individuelle et non à une offrande communautaire, de même, au sujet d’une offrande expiatoire dont le propriétaire a obtenu l’expiation, et d’une offrande expiatoire dont la première année est passée, ces règles sont dites au sujet de l’offrande d’un individu, mais non au sujet d’une offrande communautaire.

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