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וְהָתַנְיָא: כַּיּוֹצֵא בּוֹ אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: ״וְהַבָּאִים מֵהַשְּׁבִי בְנֵי הַגּוֹלָה הִקְרִיבוּ עוֹלוֹת... פָּרִים בְּנֵי בָקָר שְׁנֵים עָשָׂר... אֵילִים תִּשְׁעִים וְתִשְׁעָה, כְּבָשִׂים שִׁבְעִים וְשִׁבְעָה, שְׂעִירֵי חַטָּאת שְׁנֵים עָשָׂר — הַכֹּל עוֹלָה לַה׳״.
Mais n’est-il pas enseigné dans une baraita : De même, Rabbi Yosei a dit : Il est dit au sujet de ceux qui revinrent de Babylonie aux jours d’Ezra : « Les enfants de la captivité qui étaient sortis de l’exil offrirent des holocaustes au Dieu d’Israël, douze taureaux pour tout Israël, quatre-vingt-seize béliers, soixante-dix-sept agneaux, douze boucs en offrande expiatoire ; tout cela fut un holocauste à l’Éternel » (Ezra 8:35).
וְחַטָּאת מִי קָרְבָה עוֹלָה? אָמַר רָבָא: כִּי עוֹלָה, מָה עוֹלָה אֵינָהּ נֶאֱכֶלֶת — אַף חַטָּאת אֵינָהּ נֶאֱכֶלֶת, שֶׁהָיָה רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: עַל עֲבוֹדָה זָרָה הֱבִיאוּם, וְאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: עַל עֲבוֹדָה זָרָה שֶׁעָשׂוּ בִּימֵי צִדְקִיָּהוּ.
La Guemara analyse d’abord ce verset : Mais est-il possible qu’une offrande expiatoire soit sacrifiée comme un holocauste ? Rava a dit : Le verset signifie que tout a été accompli à la manière d’un holocauste : de même qu’un holocauste ne peut pas être mangé, de même cette offrande expiatoire n’a pas été mangée. Comme Rabbi Yossei avait l’habitude de dire : Ils ont apporté ces douze offrandes expiatoires pour le péché d’idolâtrie ; et Rav Yehouda a dit que Shmuel a dit : Elles ont été apportées pour le péché d’idolâtrie qu’ils ont commis aux jours du roi Sédécias.
קָא סָלְקָא דַּעְתִּין, לְמַאן דְּאִית לֵיהּ חַטַּאת צִבּוּר שֶׁנִּתְכַּפְּרוּ בְּעָלֶיהָ — מֵתָה, אִית לֵיהּ נָמֵי חַטַּאת צִבּוּר שֶׁמֵּתוּ בְּעָלֶיהָ — מֵתָה, וְהָא הָכָא דְּאִיכָּא דְּמֵתוּ בַּעֲלֵיהּ, וְקָא קָרְבָה!
La Guemara explique la difficulté au sujet de laquelle elle a cité ce verset : On pourrait avoir à l’esprit l’idée que, selon celui qui soutient qu’une offrande expiatoire communautaire dont les propriétaires ont obtenu l’expiation au moyen d’une autre offrande expiatoire est laissée à mourir, il soutient également qu’une offrande expiatoire communautaire dont les propriétaires sont morts est laissée à mourir. Mais ici, en ce qui concerne les offrandes apportées par les exilés revenus, il s’agit d’un cas d’offrande expiatoire communautaire dont les propriétaires sont morts, puisque le péché a été commis au temps de Sédécias, à l’époque du Premier Temple, tandis que les offrandes ont été apportées plusieurs générations plus tard par ceux qui sont revenus pour reconstruire le Second Temple. Et pourtant elles ont été sacrifiées. Cela prouve qu’une offrande expiatoire communautaire dont les propriétaires ont obtenu l’expiation au moyen d’une autre offrande expiatoire n’est pas laissée à mourir.
אָמַר רַב פָּפָּא: אֲפִילּוּ לְמַאן דְּאָמַר חַטַּאת צִבּוּר שֶׁכִּפְּרוּ בְּעָלֶיהָ מֵתָה, חַטַּאת צִבּוּר שֶׁמֵּתוּ בְּעָלֶיהָ אֵינָהּ מֵתָה, לְפִי שֶׁאֵין הַצִּבּוּר מֵתִים.
Rav Pappa dit en réponse : Même selon celui qui a dit qu’une offrande expiatoire communautaire dont les propriétaires ont obtenu l’expiation avec une autre offrande expiatoire est laissée à mourir, il convient qu’une offrande expiatoire communautaire dont les propriétaires sont morts n’est pas laissée à mourir. Cela est ainsi parce qu’une communauté ne meurt pas.
מְנָא לֵיהּ לְרַב פָּפָּא הָא? אִי נֵימָא מִשּׁוּם דִּכְתִיב ״תַּחַת אֲבוֹתֶיךָ יִהְיוּ בָנֶיךָ״, אִי הָכִי, אֲפִילּוּ יָחִיד נָמֵי!
La Guemara demande : D’où Rav Pappa déduit-il cette affirmation ? Si nous disons que c’est parce qu’il est écrit : « Tes fils seront à la place de tes pères » (Psaumes 45:17), c’est-à-dire que l’on considère comme si les pères étaient vivants, si tel est le cas, alors cela devrait s’appliquer même à un individu également. En d’autres termes, les fils devraient pouvoir offrir les sacrifices expiatoires de leurs pères décédés.
אֶלָּא הַיְינוּ טַעְמָא, שֶׁאֵין הַצִּיבּוּר מֵתִים, מִשְּׂעִירֵי רְגָלִים וְרָאשֵׁי חֳדָשִׁים, דְּאָמַר רַחֲמָנָא: אַיְיתִינְהוּ מִתְּרוּמַת הַלִּשְׁכָּה. וְדִלְמָא מִתוּ מָרַיְיהוּ דְּהָנֵי זוּזֵי? אֶלָּא לָאו שְׁמַע מִינַּהּ אֵין הַצִּבּוּר מֵתִים.
Au contraire, tel est le raisonnement de Rav Pappa pour son affirmation selon laquelle une communauté ne meurt pas. Cela se déduit de la halakha des boucs sacrifiés lors des fêtes de pèlerinage et des néoménies, comme le Miséricordieux le déclare : Apportez-les à partir des fonds de la collecte de la chambre du trésor du Temple , où l’on conservait les demi-shekels donnés chaque année au mois d’Adar, avec lesquels on achetait les offrandes communautaires. La Guemara explique : Mais peut-être que les propriétaires de ces pièces qui ont servi à acheter ces offrandes sont morts entre-temps, entre le mois d’Adar et le moment où les offrandes sont sacrifiées tout au long de l’année. Si tel est le cas, comment une offrande expiatoire peut-elle être apportée au nom de certains de ses propriétaires qui sont déjà morts ? Au contraire, n’est-il pas correct de conclure de cette halakha qu’une communauté ne meurt pas ?
וְאִיבָּעֵית אֵימָא: כִּי אַקְרוּבִינְהוּ לְהָנֵי חַטָּאוֹת — אַחַיֵּי אַקְרֻבִינְהוּ, דִּכְתִיב: ״וְרַבִּים מֵהַכֹּהֲנִים הַלְוִיִּם וְרָאשֵׁי הָאָבוֹת הַזְּקֵנִים אֲשֶׁר רָאוּ אֶת הַבַּיִת הָרִאשׁוֹן בְּיׇסְדוֹ זֶה הַבַּיִת... בּוֹכִים בְּקוֹל גָּדוֹל וְרַבִּים בִּתְרוּעָה״.
Et si tu le souhaites, dis plutôt une autre réponse à la difficulté précédente : les offrandes expiatoires pour l’idolâtrie apportées par les exilés revenus ne furent pas en réalité sacrifiées pour des personnes qui étaient mortes. Au contraire, lorsqu’ils sacrifièrent ces offrandes expiatoires pour l’idolâtrie commise au temps de Sédécias, ils les sacrifièrent pour les vivants, c’est-à-dire pour ces survivants qui avaient adoré des idoles au temps de Sédécias, étaient encore en vie de nombreuses décennies plus tard, et étaient revenus pour reconstruire le Second Temple. Comme il est écrit : « Mais beaucoup des prêtres, des Lévites et des chefs de maisons paternelles, les vieillards qui avaient vu la première maison sur ses fondations, pleuraient à haute voix lorsque cette maison était devant leurs yeux ; et beaucoup poussaient de grands cris de joie » (Esdras 3:12).
וְדִילְמָא הָנָךְ מִיעוּטָא? לָא מָצֵית אָמְרַתְּ, דִּכְתִיב ״וְלֹא הִכִּירוּ הָעָם בַּתְּרוּעָה וְשִׂמְחָה לְקוֹל בְּכִי הָעָם״.
La Guemara objecte : Mais peut-être que ceux qui étaient restés et se souvenaient du Premier Temple constituaient la minorité, auquel cas chacun d’eux aurait dû apporter une offrande expiatoire individuelle, plutôt qu’une offrande expiatoire communautaire. Le fait qu’ils aient apporté des sacrifices communautaires indique que l’offrande expiatoire n’a pas été apportée uniquement au nom de ces quelques personnes restées. La Guemara explique : Tu ne peux pas dire qu’ils étaient la minorité, comme il est écrit dans le verset suivant : "De sorte que le peuple ne pouvait distinguer le bruit du cri de joie du bruit des pleurs du peuple ; car le peuple poussait de grands cris, et le bruit s’entendait au loin" (Esdras 3:13). Ce verset montre que les gens qui pleuraient parce qu’ils se souvenaient du Premier Temple n’étaient pas une petite minorité.
וְהֵיכִי מַקְרְבִי לְהוּ? וַהֲרֵי מְזִידִין הֲווֹ! אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הוֹרָאַת שָׁעָה הָיְתָה.
La Guemara demande : Mais comment pouvaient-ils offrir des sacrifices expiatoires pour le péché d’idolâtrie ? Après tout, ils étaient des idolâtres intentionnels, et un sacrifice expiatoire n’est apporté que par quelqu’un qui faute involontairement. Rabbi Yoḥanan répond : C’était un décret provisoire promulgué dans des circonstances urgentes, selon lequel il leur était permis d’apporter des sacrifices expiatoires même pour des fautes intentionnelles.
הָכִי נָמֵי מִסְתַּבְּרָא, דְּאִי לָא תֵּימָא הָכִי — בִּשְׁלָמָא פָּרִים וּשְׂעִירִים כְּנֶגֶד שְׁנֵים עָשָׂר שְׁבָטִים, אֶלָּא כְּבָשִׂים כְּנֶגֶד מִי? אֶלָּא הוֹרָאַת שָׁעָה הָיְתָה.
La Guemara ajoute que cela aussi est logique, car, si tu ne dis pas cela, on peut objecter comme suit : Soit, ils ont sacrifié douze taureaux et boucs, puisque chaque tribu doit apporter une offrande communautaire expiatoire, comme il est dit dans la Torah (Nombres, chapitre 15), et ces offrandes correspondent aux douze tribus. Mais à quoi correspondent les quatre-vingt-seize moutons ? Au contraire, il faut dire que c’était un décret provisoire.
תְּנַן הָתָם: מִשֶּׁמֵּת יוֹסֵף בֶּן יוֹעֶזֶר אִישׁ צְרֵידָה וְיוֹסֵף בֶּן יוֹחָנָן אִישׁ יְרוּשָׁלַיִם, בָּטְלוּ הָאֶשְׁכּוֹלוֹת. אִישׁ שֶׁהַכֹּל בּוֹ.
§ Auparavant, la Guemara a mentionné la halakha d’une offrande expiatoire dont le propriétaire est mort, qui faisait partie des halakhot oubliées pendant la période de deuil pour Moïse (voir 16a). À ce sujet, la Guemara dit que nous avons appris dans une michna là-bas (Sota 47a) : Depuis le moment où Yosef ben Yo’ezer de Tzereida et Yosef ben Yoḥanan de Jérusalem sont morts, les grappes [eshkolot] ont cessé, c’est-à-dire qu’ils étaient les derniers des grappes. La Guemara demande : Que signifie eshkolot ? Cela signifie un homme qui contient tout [ish shehakol bo], c’est-à-dire à la fois Torah et mitzvot.
וְאָמַר רַב יְהוּדָה, אָמַר שְׁמוּאֵל: כׇּל אֶשְׁכּוֹלוֹת שֶׁעָמְדוּ לָהֶן לְיִשְׂרָאֵל מִימוֹת מֹשֶׁה עַד שֶׁמֵּת יוֹסֵף בֶּן יוֹעֶזֶר — הָיוּ לְמֵדִין תּוֹרָה כְּמֹשֶׁה רַבֵּינוּ, מִכָּאן וְאֵילָךְ — לֹא הָיוּ לְמֵדִין תּוֹרָה כְּמֹשֶׁה רַבֵּינוּ.
Et Rav Yehuda dit que Shmuel dit : Tous les groupes qui se tinrent à la tête du peuple juif, depuis l’époque de Moïse jusqu’à la mort de Yosef ben Yo’ezer, étudiaient la Torah à la manière de Moïse, notre maître. À partir de ce moment ils n’étudiaient plus la Torah à la manière de Moïse, notre maître.
וְהָאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: שְׁלֹשֶׁת אֲלָפִים הֲלָכוֹת נִשְׁתַּכְּחוּ בִּימֵי אֶבְלוֹ שֶׁל מֹשֶׁה! דְּאִישְׁתְּכֻח לְהוּ — אִישְׁתְּכֻח, וְדִגְמִירָן לְהוּ — הֲווֹ גְּמִירִי כְּמֹשֶׁה רַבֵּינוּ.
La Guemara objecte : Mais Rav Yehouda ne dit-il pas que Shmouel a dit : Trois mille halakhot furent oubliées pendant les jours de deuil de Moïse. Cela suggère que les Sages venus immédiatement après Moïse n’étudiaient pas la Torah de la même manière que Moïse. La Guemara répond : Ces halakhotqu’ils ont oubliées ont bien été oubliées, mais en ce qui concerne ces halakhotqu’ils ont étudiées, ils continuaient à étudier à la manière de Moïse, notre maître.
וְהָא תַּנְיָא: מִשֶּׁמֵּת מֹשֶׁה, אִם רַבּוּ מְטַמְּאִין — טִמֵּאוּ, אִם רַבּוּ טְהוֹרִין — טִיהֵרוּ!
La Guemara objecte : Mais n’est-il pas enseigné dans une baraita au sujet de la résolution des questions de halakha : Depuis le moment où Moïse est mort, si la majorité considère un élément comme impur, ils l’ont établi comme impur, et si la majorité considère un élément comme pur, ils l’ont établi comme pur. Si tel est le cas, alors la manière d’étudier la Torah après la mort de Moïse repose sur la majorité, tandis que lorsque Moïse était vivant, il n’y avait pas de désaccord dans les questions de halakha.
לִיבָּא דְּאִימְּעִיט, מִיגְמָר הֲווֹ גְּמִירִי לְהוּ כְּמֹשֶׁה רַבֵּינוּ.
La Guemara explique que cette baraita fait référence spécifiquement à ces halakhot qui furent oubliées pendant la période de deuil suivant la mort de Moïse. Puisque la compréhension du cœur était limitée [libba de’ime’it], les Sages ne purent parvenir à une décision claire sur ces questions. Par conséquent, ils durent suivre la majorité. Mais en ce qui concerne toutes les autres halakhotqu’ils étudiaient, ils les étudiaient à la manière de Moïse, notre maître.
בְּמַתְנִיתָא תָּנָא: כׇּל אֶשְׁכּוֹלוֹת שֶׁעָמְדוּ לְיִשְׂרָאֵל מִימוֹת מֹשֶׁה עַד שֶׁמֵּת יוֹסֵף בֶּן יוֹעֶזֶר אִישׁ צְרֵידָה — לֹא הָיָה בָּהֶם שׁוּם דּוֹפִי, מִכָּאן וְאֵילָךְ — הָיָה בָּהֶן שׁוּם דּוֹפִי.
Il a été enseigné dans une baraita : Tous les groupes qui se tenaient à la tête du peuple juif depuis l’époque de Moïse jusqu’à la mort de Yosef ben Yo’ezer n’avaient aucun défaut. À partir de ce moment et par la suite, les groupes, c’est-à-dire la direction du peuple juif, avaient des défauts.
וְהָתַנְיָא: מַעֲשֶׂה בְּחָסִיד אֶחָד שֶׁהָיָה גּוֹנֵחַ מִלִּבּוֹ, וְשָׁאֲלוּ לָרוֹפְאִים, וְאָמְרוּ: אֵין לוֹ תַּקָּנָה עַד שֶׁיִּינַק חָלָב רוֹתֵחַ שַׁחֲרִית, וְהֵבִיאוּ עֵז וְקָשְׁרוּ לוֹ בְּכַרְעֵי מִיטָּתוֹ, וְהָיָה יוֹנֵק מִמֶּנָּה חֵלֶב.
La Guemara soulève une difficulté : Mais n’est-il pas enseigné dans une baraita : Il y eut un incident impliquant un certain homme pieux qui gémissait, c’est-à-dire souffrait, à cause d’une douleur dans son cœur. Et ils demandèrent aux médecins quoi faire pour lui, et ils dirent : Il n’y a pas d’autre remède pour lui sinon qu’il tète du lait chaud chaque matin. Et ils lui apportèrent une chèvre et l’attachèrent au pied du lit, et il en tétait du lait.
לְמָחָר נִכְנְסוּ חֲבֵירָיו לְבַקְּרוֹ, כֵּיוָן שֶׁרָאוּ הָעֵז אָמְרוּ: לִיסְטִים מְזוּיָּין בְּתוֹךְ בֵּיתוֹ, וְאָנוּ נִכְנָסִים לְבַקְּרוֹ?! יָשְׁבוּ וּבָדְקוּ, וְלֹא מָצְאוּ בּוֹ עָוֹן אֶלָּא שֶׁל אוֹתָהּ הָעֵז בִּלְבַד.
Le lendemain, ses amis entrèrent pour lui rendre visite. Lorsqu’ils virent la chèvre attachée au pied du lit, ils dirent : Il y a un bandit armé dans la maison de cet homme, et nous y entrons pour lui rendre visite ? Ils parlèrent ainsi de la chèvre parce que les petits animaux ont l’habitude de paître dans la végétation des voisins, volant leurs récoltes. Les Sages s’assirent et examinèrent la conduite de cet homme pieux, et ils ne purent trouver aucune transgression qui puisse lui être attribuée, sinon le péché de garder cette chèvre dans sa maison seulement.
וְאַף הוּא בִּשְׁעַת מִיתָתוֹ אָמַר: יוֹדֵעַ אֲנִי בְּעַצְמִי שֶׁאֵין בִּי עָוֹן, אֶלָּא שֶׁל אוֹתָהּ הָעֵז בִּלְבַד, שֶׁעָבַרְתִּי עַל דִּבְרֵי חֲבֵירַי, שֶׁהֲרֵי אָמְרוּ חֲכָמִים: אֵין מְגַדְּלִין בְּהֵמָה דַּקָּה בְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל.
Et cet homme lui-même aussi dit au moment de sa mort : Je sais avec certitude à mon propre sujet que je n’ai pas de transgression qui puisse être attribuée à moi sinon le péché d’avoir gardé cette chèvre dans ma maison seulement, car j’ai transgressé la parole de mes collègues, les Sages. Comme les Sages l’ont dit dans une michna (Bava Kamma 79b) : On ne peut pas élever de petit bétail domestique, c’est-à-dire des moutons et des chèvres, dans les zones habitées d’Eretz Yisrael, parce qu’ils paissent dans les cultures des gens.
וְקַיְימָא לַן, כֹּל הֵיכָא דְּאָמַר ״מַעֲשֶׂה בְּחָסִיד אֶחָד״ — אוֹ רַבִּי יְהוּדָה בֶּן בָּבָא אוֹ רַבִּי יְהוּדָה בַּר אִילְעַאי, וְרַבָּנַן בָּתַר יוֹסֵף בֶּן יוֹעֶזֶר אִישׁ צְרֵידָה דָּרֵי דָּרֵי הֲווֹ.
Et nous soutenons que partout où il est dit : Il y eut un incident impliquant un certain homme pieux, l’homme en question est soit Rabbi Yehuda ben Bava, soit Rabbi Yehuda bar Ilai. Et ces Sages ont vécu de nombreuses générations après Yosef ben Yo’ezer de Tzereida. Si tel est le cas, alors même dans les générations ultérieures, il y eut des Sages sans défaut.

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