הָרִאשׁוֹן – בָּרֹאשׁ וּבָרֶגֶל. הָרֹאשׁ בִּימִינוֹ, וְחוֹטְמוֹ כְּלַפֵּי זְרוֹעוֹ, קַרְנָיו בֵּין אֶצְבְּעוֹתָיו, בֵּית שְׁחִיטָתוֹ מִלְּמַעְלָן, וְהַפֶּדֶר נָתוּן עָלֶיהָ. הָרֶגֶל שֶׁל יָמִין בִּשְׂמֹאלוֹ, וּבֵית עוֹרָן לַחוּץ. הַשֵּׁנִי – בִּשְׁתֵּי יָדַיִם, שֶׁל יָמִין בִּימִינוֹ, וְשֶׁל שְׂמֹאל בִּשְׂמֹאלוֹ, וּבֵית עוֹרָן לַחוּץ.
Le premier prêtre se tenait avec la tête et avec la patte arrière droite de l’animal. Comme elle était plus importante, la tête était dans sa main droite, et son museau était tourné vers le bras du prêtre. Ses cornes étaient entre ses doigts, et l’endroit de son abattage était au-dessus, et les graisses furent placées dessus, afin de dissimuler l’endroit sanglant de l’abattage. La patte arrière droite était dans sa main gauche, et le côté extérieur de la patte, d’où sa peau avait été écorchée, plutôt que le côté où l’incision avait été faite, était tourné vers l’extérieur. Le deuxième prêtre se tenait avec les deux pattes avant. Il tenait la patte avant droite dans sa main droite et la patte avant gauche dans sa main gauche, et le côté extérieur de la patte, d’où sa peau avait été écorchée, était tourné vers l’extérieur.
הַשְּׁלִישִׁי – בָּעוֹקֶץ וּבָרֶגֶל. הָעוֹקֶץ בִּימִינוֹ, וְהָאַלְיָה מְדוּלְדֶּלֶת בֵּין אֶצְבְּעוֹתָיו, וְאֶצְבַּע הַכָּבֵד וּשְׁתֵּי כְּלָיוֹת עִמּוֹ. הָרֶגֶל שֶׁל שְׂמֹאל בִּשְׂמֹאלוֹ, וּבֵית עוֹרָן לַחוּץ. הָרְבִיעִי – בֶּחָזֶה וּבַגֵּרָה. הֶחָזֶה בִּימִינוֹ וְהַגֵּרָה בִּשְׂמֹאלוֹ, וְצַלְעוֹתָיו בֵּין שְׁנֵי אֶצְבְּעוֹתָיו. הַחֲמִישִׁי – בִּשְׁתֵּי דְּפָנוֹת, שֶׁל יָמִין בִּימִינוֹ, וְשֶׁל שְׂמֹאל בִּשְׂמֹאלוֹ, וּבֵית עוֹרָן לַחוּץ. הַשִּׁשִּׁי – בַּקְּרָבַיִם הַנְּתוּנִים בְּבָזֵךְ, וּכְרָעַיִם עַל גַּבֵּיהֶן מִלְּמַעְלָה.
Le troisième prêtre se tenait avec le gigot et la patte arrière gauche. Il tenait le gigot dans sa main droite, et la queue était suspendue entre ses doigts, et le lobe du foie et les deux reins étaient avec elle. Il tenait la patte arrière gauche dans sa main gauche, et le côté extérieur de celle-ci, d’où sa peau avait été écorchée, était tourné vers l’extérieur. Le quatrième prêtre se tenait avec la poitrine et avec le cou, avec la poitrine dans sa main droite et le cou dans sa main gauche, et ses deux côtes étaient attachées au cou entre ses deux doigts. Le cinquième prêtre se tenait avec les deux flancs ; le flanc droit était dans sa main droite et le flanc gauche dans sa main gauche, et le côté extérieur était tourné vers l’extérieur. Le sixième prêtre se tenait avec les entrailles, qui étaient placées dans un récipient, et les parties inférieures des jambes étaient placées au-dessus d’elles.
הַשְּׁבִיעִי – בַּסּוֹלֶת. הַשְּׁמִינִי – בַּחֲבִיתִּים. הַתְּשִׁיעִי – בַּיַּיִן. הָלְכוּ וּנְתָנוּם מֵחֲצִי כֶּבֶשׁ וּלְמַטָּה, בְּמַעֲרָבוֹ. וּמְלָחוּם, וְיָרְדוּ וּבָאוּ לָהֶן לְלִשְׁכַּת הַגָּזִית לִקְרוֹת אֶת שְׁמַע.
Le septième prêtre se tenait avec la farine fine de l’offrande végétale qui accompagne l’offrande quotidienne. Le huitième prêtre se tenait avec l’offrande de gâteau sur plaque sacrifiée chaque jour par le Grand Prêtre, moitié le matin et moitié le soir. Le neuvième prêtre se tenait avec le vin pour les libations qui accompagnent l’offrande quotidienne. Les neuf prêtres allèrent et déposèrent les éléments qu’ils portaient à l’endroit à partir de la moitié de la rampe et en dessous, dans la partie inférieure de la rampe, du côté ouest de la rampe, et ils salèrent les membres et l’offrande végétale. Et ils descendirent et vinrent à la Chambre de Pierre de Taille pour réciter le Shema du matin et les autres textes qu’ils récitaient, comme expliqué au début du chapitre suivant.
גְּמָ׳ תָּנָא: יָד וָרֶגֶל, כַּעֲקֵידַת יִצְחָק בֶּן אַבְרָהָם.
GEMARA : La michna enseigne que les prêtres attachaient l’agneau pour l’offrande quotidienne. À propos de cette procédure, les Sages ont enseigné dans une baraita : La patte avant et la patte arrière de l’animal sont attachées ensemble, comme lors de la ligature d’Isaac, fils d’Abraham.
לֹא הָיוּ כּוֹפְתִין אֶת הַטָּלֶה. מַאי טַעְמָא? רַב הוּנָא וְרַב חִסְדָּא, חַד אָמַר: מִשּׁוּם בִּזְיוֹן קֳדָשִׁים. וְחַד אָמַר: מִשּׁוּם דִּמְהַלֵּךְ בְּחוּקֵּי הָעַמִּים.
La michna enseigne que les prêtres n’attachaient pas l’agneau en liant ensemble ses quatre pattes. La Guemara demande : quelle en est la raison ? La Guemara répond : C’est un sujet de désaccord entre Rav Houna et Rav Ḥisda. L’un de ces Sages a dit : l’animal n’est pas attaché parce que cela constituerait une dégradation des objets sacrés ; et l’autre a dit que l’animal n’est pas attaché parce que cette méthode est celle adoptée dans le culte païen et est donc considérée comme le fait de marcher selon les statuts des nations, et le verset déclare : « Vous ne marcherez pas selon leurs statuts » (Lévitique 18:3).
מַאי בֵּינַיְיהוּ? אִיכָּא בֵינַיְיהוּ דְּכַפְתֵיהּ בְּשִׁירָאֵי. אִי נָמֵי, בְּהוּצָא דְּדַהֲבָא.
La Guemara demande : Quelle est la différence pratique entre ces opinions ? La Guemara répond : Il y a une différence entre elles dans un cas où quelqu’un attache l’animal avec de la soie [beshira’ei], ce qui serait considéré comme le fait de traiter l’offrande à la manière des nations, mais ce n’est pas dégradant. Autrement, ces opinions diffèrent au sujet d’un cas où l’animal est attaché avec un fil d’or. Comme dans le cas de la soie, attacher l’animal avec de l’or serait considéré comme le fait de traiter l’offrande à la manière des nations, mais ce n’est pas une dégradation.
תְּנַן הָתָם: שְׁלֹשׁ עֶשְׂרֵה שׁוּלְחָנוֹת הָיוּ בַּמִּקְדָּשׁ. שְׁמוֹנָה שֶׁל שַׁיִשׁ בְּבֵית הַמִּטְבָּחַיִים, שֶׁעֲלֵיהֶם מְדִיחִין אֶת הַקְּרָבַיִם.
§ La michna enseigne que les entrailles étaient lavées sur des tables de marbre dans l’abattoir du Temple. Au sujet de ces tables, nous avons appris dans une michna ailleurs (Shekalim 17b) qu’il y avait treize tables dans le Temple. Huit d’entre elles étaient faites de marbre et se trouvaient dans l’abattoir, au nord de l’autel, où les prêtres abattaient les offrandes du degré le plus sacré. Sur ces tables ils lavaient les entrailles des offrandes, car le marbre frais préservait la fraîcheur de la viande.
שְׁנַיִם בַּמַּעֲרָב שֶׁל כֶּבֶשׁ, אֶחָד שֶׁל שַׁיִשׁ וְאֶחָד שֶׁל כֶּסֶף. עַל שֶׁל שַׁיִשׁ נוֹתְנִין אֶת הָאֵבָרִים, וְעַל שֶׁל כֶּסֶף כְּלֵי שָׁרֵת.
Il y avait encore deux tables du côté occidental de la rampe, au sud de l’autel, l’une en marbre et l’autre en argent. Sur la table de marbre les prêtres déposaient les membres avant de les faire monter sur l’autel. Et sur la table d’argent ils déposaient les quatre-vingt-treize ustensiles de service sortis chaque matin de la Chambre des Ustensiles pour les services de ce jour-là.
וּבָאוּלָם שְׁנַיִם מִבִּפְנִים עַל פֶּתַח הַבַּיִת, אֶחָד שֶׁל כֶּסֶף וְאֶחָד שֶׁל זָהָב. עַל שֶׁל כֶּסֶף נוֹתְנִין לֶחֶם הַפָּנִים בִּכְנִיסָתוֹ, וְעַל שֶׁל זָהָב בִּיצִיאָתוֹ.
La michna continue : Et dans le Vestibule il y avait deux tables à l’intérieur, près de l’entrée du Temple, l’une en argent et l’autre en or. Sur la table d’argent les prêtres plaçaient le pain de proposition avant son entrée dans le Sanctuaire, après qu’il avait été cuit la veille de Chabbat. Et sur la table d’or ils plaçaient l’ancien pain de proposition à sa sortie du Sanctuaire, pour être partagé entre les prêtres.
שֶׁמַּעֲלִין בַּקּוֹדֶשׁ וְלֹא מוֹרִידִין. וְאֶחָד שֶׁל זָהָב בִּפְנִים, שֶׁעָלָיו לֶחֶם הַפָּנִים תָּמִיד.
Le pain de proposition n’était pas placé sur une table d’argent à sa sortie du Sanctuaire, car on s’élève dans les questions de sainteté et on ne rabaisse pas. Puisque, entre-temps, le pain de proposition avait été placé sur la Table d’or du pain de proposition à l’intérieur du Sanctuaire, lorsqu’on l’en retirait, on ne le plaçait sur rien d’autre qu’une table d’or. Et enfin, il y avait une table d’or à l’intérieur du Sanctuaire. C’était la Table du pain de proposition, sur laquelle le pain de proposition reposait toujours (voir Exode 25:23–30).
מִכְּדֵי אֵין עֲנִיּוּת בִּמְקוֹם עֲשִׁירוּת, אַמַּאי עָבְדִי דְּשַׁיִשׁ? נַיעְבְּדוּ דְּכֶסֶף, נַיעְבְּדוּ דְּזָהָב! אָמַר רַב חִינָּנָא בְּשֵׁם רַבִּי אַסִּי, וְרַבִּי אַסִּי בְּשֵׁם רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר רַב יִצְחָק: מִפְּנֵי שֶׁהוּא מַרְתִּיחַ.
La Guemara demande : Puisqu'il existe un principe selon lequel il ne peut y avoir de pauvreté dans un lieu de richesse, c'est-à-dire que le Temple doit toujours être administré de manière somptueuse, pourquoi ont-ils fabriqué des tables en marbre ? Qu'ils fabriquent toutes les tables en argent, en raison de la grandeur du Temple, ou qu'ils fabriquent toutes les tables en or. Rav Ḥinnana dit au nom de Rabbi Assi, et Rabbi Assi dit au nom de Rabbi Shmuel bar Rav Yitzḥak : Les tables en or et en argent sont impropres aux membres sacrificiels parce que le métal brûle. Contrairement au marbre, le métal peut devenir très chaud au soleil, et cela pourrait faire se détériorer les membres sacrificiels.
שֶׁל שַׁחַר הָיָה נִשְׁחָט עַל קֶרֶן צְפוֹנִית מַעֲרָבִית. מְנָא הָנֵי מִילֵּי? אָמַר רַב חִסְדָּא: דְּאָמַר קְרָא ״שְׁנַיִם לַיּוֹם״, כְּנֶגֶד הַיּוֹם.
§ La michna enseigne que l’offrande quotidienne du matin était abattue à l’angle nord-ouest de l’autel, au premier anneau de la deuxième rangée à partir du sud, appelé le deuxième anneau, tandis que l’offrande quotidienne de l’après-midi était abattue à l’angle nord-est de l’autel, au deuxième anneau. La Guemara demande : D’où ces éléments sont-ils dérivés ? Rav Ḥisda a dit : Comme le verset l’énonce, au sujet de l’offrande quotidienne : « Voici l’offrande consumée par le feu que vous apporterez au Seigneur : des agneaux d’un an sans défaut, deux par jour, en holocauste perpétuel » (Nombres 28:3). L’expression « deux par jour » indique que l’agneau doit être abattu face à la lumière du jour. Puisque Eretz Israël se trouve au nord de l’équateur, le soleil est toujours dans la partie sud du ciel. Le premier anneau est donc toujours dans la longue ombre de l’autel, et seul le deuxième anneau reçoit la lumière directe du soleil.
תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: ״שְׁנַיִם לַיּוֹם״ – כְּנֶגֶד הַיּוֹם. אַתָּה אוֹמֵר נֶגֶד הַיּוֹם, אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא חוֹבַת הַיּוֹם? כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר ״אֶת הַכֶּבֶשׂ אֶחָד תַּעֲשֶׂה בַבֹּקֶר וְאֵת הַכֶּבֶשׂ הַשֵּׁנִי תַּעֲשֶׂה בֵּין הָעַרְבָּיִם״ – הֲרֵי חוֹבַת הַיּוֹם אָמוּר, הָא מָה אֲנִי מְקַיֵּים ״שְׁנַיִם לַיּוֹם״ – נֶגֶד הַיּוֹם.
Cela aussi est enseigné dans une baraita, que l’expression « deux par jour » enseigne que l’agneau doit être abattu face à la lumière du jour. La baraita demande : Dis-tu que cela signifie face à la lumière du jour, ou cela signifie-t-il seulement que deux agneaux doivent être sacrifiés pour l’obligation de chaque jour ? La baraita répond que, lorsque le verset déclare : « Tu offriras un agneau le matin, et l’autre agneau tu l’offriras l’après-midi » (Nombres 28:4), l’obligation de chaque jour est déjà énoncée explicitement. Comment, alors, dois-je comprendre le sens de « deux par jour » ? Cela enseigne que l’agneau doit être abattu face à la lumière du jour.
הָא כֵיצַד? תָּמִיד שֶׁל שַׁחַר – הָיָה נִשְׁחָט עַל קֶרֶן צְפוֹנִית מַעֲרָבִית, עַל טַבַּעַת שְׁנִיָּה, וְשֶׁל בֵּין הָעַרְבַּיִם – הָיָה נִשְׁחָט עַל קֶרֶן צְפוֹנִית מִזְרָחִית, עַל טַבַּעַת שְׁנִיָּה.
La baraita conclut : Comment cela, c’est-à-dire, comment ce principe peut-il s’appliquer à la fois aux offrandes du matin et à celles de l’après-midi ? L’offrande quotidienne du matin était abattue en face de l’angle nord-ouest de l’autel, sur le deuxième anneau, face au soleil, qui se lève à l’est. Et l’offrande quotidienne de l’après-midi était abattue en face de l’angle nord-est de l’autel, sur le quatrième anneau de la deuxième rangée, également appelé le deuxième anneau, de nouveau face au soleil, qui se trouve à l’ouest l’après-midi.
עֲשָׂרָה דְּבָרִים שָׁאַל אֲלֶכְּסַנְדְּרוֹס מוֹקְדוֹן אֶת זִקְנֵי הַנֶּגֶב, אָמַר לָהֶן:
§ En ce qui concerne la position du soleil, la Guemara rapporte que Alexandre de Macédoine interrogea les Anciens du Néguev au sujet de dix choses. Il leur dit :