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נֶאֶמְרָה עֲצִירָה בְּאִשָּׁה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי עָצֹר עָצַר ה׳ בְּעַד כׇּל רֶחֶם״, וְנֶאֶמְרָה עֲצִירָה בִּגְשָׁמִים, דִּכְתִיב: ״וְעָצַר אֶת הַשָּׁמַיִם״.
Reish Lakish explique : La fermeture est dite au sujet d’une femme qui ne peut pas enfanter, comme il est dit : « Car le Seigneur avait complètement fermé toutes les matrices » (Genèse 20:18), et la fermeture est dite au sujet des pluies, comme il est écrit : « Et Il fermera les cieux » (Deutéronome 11:17).
נֶאֱמַר לֵידָה בְּאִשָּׁה וְנֶאֱמַר לֵידָה בִּגְשָׁמִים, נֶאֱמַר לֵידָה בְּאִשָּׁה, דִּכְתִיב: ״וַתַּהַר וַתֵּלֶד בֵּן״, וְנֶאֱמַר לֵידָה בִּגְשָׁמִים, דִּכְתִיב: ״וְהוֹלִידָהּ וְהִצְמִיחָהּ״.
De même, une expression de mettre au monde est dite au sujet d’une femme, et une expression de mettre au monde est aussi dite au sujet de la pluie. Plus précisément, mettre au monde est dit au sujet d’une femme, comme il est écrit dans le cas de Rachel, lorsque Dieu eut pitié d’elle : « Elle conçut et enfanta un fils » (Genèse 30:23). Et mettre au monde est dit au sujet de la pluie, comme il est écrit : « Car, comme la pluie et la neige descendent des cieux et n’y retournent pas, sans avoir arrosé la terre et l’avoir fait enfanter et bourgeonner » (Isaïe 55:10).
נֶאֱמַר פְּקִידָה בְּאִשָּׁה, וְנֶאֱמַר פְּקִידָה בִּגְשָׁמִים. נֶאֱמַר פְּקִידָה בְּאִשָּׁה, דִּכְתִיב: ״וַה׳ פָּקַד אֶת שָׂרָה״, וְנֶאֱמַר פְּקִידָה בִּגְשָׁמִים, דִּכְתִיב: ״פָּקַדְתָּ הָאָרֶץ וַתְּשֹׁקְקֶהָ רַבַּת תַּעְשְׁרֶנָּה פֶּלֶג אֱלֹהִים מָלֵא מָיִם״.
Enfin, une expression de souvenir est énoncée en lien avec une femme, et une expression de souvenir est aussi énoncée en lien avec la pluie. Le souvenir est énoncé en lien avec une femme, comme il est écrit : « Et le Seigneur se souvint de Sarah » (Genèse 21:1), et le souvenir est énoncé en lien avec la pluie, comme il est écrit : « Tu t’es souvenu de la terre et tu l’as abreuvée ; l’enrichissant abondamment, avec le fleuve de Dieu qui est plein d’eau » (Psaumes 65:10).
מַאי ״פֶּלֶג אֱלֹהִים מָלֵא מַיִם״? תָּנָא: כְּמִין קוּבָּה יֵשׁ בָּרָקִיעַ, שֶׁמִּמֶּנָּה גְּשָׁמִים יוֹצְאִין.
La Guemara pose une question au sujet de ce verset. Quel est le sens de l’expression : « Avec le réservoir de Dieu qui est plein d’eau » ? La Guemara répond qu’il a été enseigné dans une baraita : Il existe une sorte de voûte [kuba] dans le ciel, d’où tombe la pluie.
אָמַר רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָנִי, מַאי דִּכְתִיב: ״אִם לְשֵׁבֶט אִם לְאַרְצוֹ אִם לְחֶסֶד יַמְצִאֵהוּ״. ״אִם לְשֵׁבֶט״ — בְּהָרִים וּבִגְבָעוֹת, ״אִם לְחֶסֶד יַמְצִאֵהוּ לְאַרְצוֹ״ — בְּשָׂדוֹת וּבִכְרָמִים.
Rabbi Shmuel bar Naḥmani a dit : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Tout ce qu’Il leur ordonne sur la face du monde habité, que ce soit pour correction, ou pour Sa terre, ou pour miséricorde, Il le fait venir » (Job 37:12–13) ? L’expression « que ce soit pour correction » signifie que, si le peuple est jugé défavorablement, la pluie tombera sur les montagnes et sur les collines. L’expression « ou pour Sa terre » indique que, s’ils ont été jugés « pour miséricorde », Il le fera venir « pour Sa terre », sur les champs et sur les vignobles.
״אִם לְשֵׁבֶט״ — לְאִילָנוֹת, ״אִם לְאַרְצוֹ״ — לִזְרָעִים, ״אִם לְחֶסֶד יַמְצִאֵהוּ״ — בּוֹרוֹת שִׁיחִין וּמְעָרוֹת.
Autrement, l’expression « que ce soit pour la correction » signifie que la pluie apportera un bénéfice seulement aux arbres ; « ou pour Sa terre » indique que la pluie tombera uniquement pour le bénéfice des semences ; et « ou par miséricorde, qu’Il fait venir » signifie que la pluie remplira les citernes, fossés et grottes avec assez d’eau pour durer pendant la saison sèche.
בִּימֵי רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָנִי הֲוָה כַּפְנָא וּמוֹתָנָא, אָמְרִי: הֵיכִי נַעֲבֵיד? נִיבְעֵי רַחֲמֵי אַתַּרְתֵּי — לָא אֶפְשָׁר. אֶלָּא לִיבְעֵי רַחֲמֵי אַמּוֹתָנָא, וְכַפְנָא נִיסְבּוֹל. אֲמַר לְהוּ רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָנִי: נִיבְעֵי רַחֲמֵי אַכַּפְנָא, דְּכִי יָהֵיב רַחֲמָנָא שׂוּבְעָא — לְחַיֵּי הוּא דְּיָהֵיב, דִּכְתִיב: ״פּוֹתֵחַ אֶת יָדֶךָ וּמַשְׂבִּיעַ לְכׇל חַי רָצוֹן״.
§ La Guemara rapporte : Aux jours de Rabbi Shmuel bar Naḥmani, il y eut une famine et une peste. Les Sages dirent : Que devons-nous faire ? Devons-nous prier pour la miséricorde à l’égard de deux fléaux, la famine et la peste ? Cela n’est pas possible, car il est inapproprié de prier pour l’allégement de deux afflictions à la fois. Au contraire, prions pour la miséricorde à l’égard de la peste, et quant à la famine, nous devons la supporter. Rabbi Shmuel bar Naḥmani leur dit : Au contraire, prions pour la miséricorde à l’égard de la famine, car lorsque le Miséricordieux accorde l’abondance, Il la donne pour les vivants, c’est-à-dire que si Dieu répond à cette prière, Il mettra certainement aussi fin à la peste, comme il est écrit : « Tu ouvres Ta main et rassasies tout être vivant avec faveur » (Psaumes 145:16).
וּמְנָלַן דְּלָא מְצַלִּינַן אַתַּרְתֵּי — דִּכְתִיב: ״וַנָּצוּמָה וַנְּבַקְשָׁה מֵאֱלֹהֵינוּ עַל זֹאת״, מִכְּלָל דְּאִיכָּא אַחֲרִיתִי. בְּמַעְרְבָא אָמְרִי מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי חַגַּי מֵהָכָא: ״וְרַחֲמִין לְמִבְעֵא מִן קֳדָם אֱלָהּ שְׁמַיָּא עַל רָזָא דְּנָה״, מִכְּלָל דְּאִיכָּא אַחֲרִיתִי.
La Guemara explique : Et d’où déduisons-nous que l’on ne doit pas prier pour deux détresses simultanément ? Comme il est écrit : « Ainsi nous avons jeûné et imploré notre Dieu pour cela » (Esdras 8:23). Du fait que le verset dit : « Pour cela », on peut déduire qu’il y a une autre détresse au sujet de laquelle le peuple n’a pas prié. En Occident, Eretz Yisrael, ils disent au nom de Rabbi Ḥaggai que cette idée vient d’ici : « Afin qu’ils demandent miséricorde au Dieu du Ciel concernant ce secret » (Daniel 2:18). Du fait que le verset dit : « Ce secret », on peut déduire qu’il y a une autre détresse au sujet de laquelle ils n’ont pas prié.
בִּימֵי רַבִּי זֵירָא גְּזוּר שְׁמָדָא, וּגְזוּר דְּלָא לְמֵיתַב בְּתַעֲנִיתָא. אֲמַר לְהוּ רַבִּי זֵירָא: נְקַבְּלֵיהּ עִילָּוַון, וּלְכִי בָּטֵיל שְׁמָדָא לֵיתְבֵיהּ.
Dans le même esprit, la Guemara rapporte : Aux jours de Rabbi Zeira, un décret de persécution religieuse fut décrété contre les Juifs. Et, puisque le décret était qu’il ne leur était pas permis de jeûner, les Juifs ne pouvaient certainement pas jeûner et prier pour l’annulation du décret lui-même. Rabbi Zeira dit au peuple : Acceptons sur nous un jeûne , malgré le fait qu’en pratique nous ne pouvons pas l’observer, et lorsque le décret de persécution religieuse sera annulé, nous observerons le jeûne.
אָמְרִי לֵיהּ: מְנָא לָךְ הָא? אֲמַר לְהוּ, דִּכְתִיב: ״וַיֹּאמֶר אֵלַי אַל תִּירָא דָנִיֵּאל כִּי מִן הַיּוֹם הָרִאשׁוֹן אֲשֶׁר נָתַתָּ אֶת לִבְּךָ לְהָבִין וּלְהִתְעַנּוֹת לִפְנֵי אֱלֹהֶיךָ נִשְׁמְעוּ דְבָרֶיךָ״.
Ils lui dirent : D’où sais-tu cela, à savoir qu’une personne peut s’imposer un jeûne qu’elle ne peut pas observer ? Rabbi Zeira leur dit que la raison est comme il est écrit : « Alors il me dit : Ne crains pas, Daniel, car dès le premier jour où tu as appliqué ton cœur à comprendre et à jeûner devant ton Dieu, tes paroles ont été entendues » (Daniel 10:12). Ce verset indique que dès le moment où une personne tourne son cœur vers le jeûne, ses prières sont entendues.
אָמַר רַבִּי יִצְחָק: אֲפִילּוּ שָׁנִים כִּשְׁנֵי אֵלִיָּהוּ, וְיָרְדוּ גְּשָׁמִים בְּעַרְבֵי שַׁבָּתוֹת — אֵינָן אֶלָּא סִימַן קְלָלָה. הַיְינוּ דְּאָמַר רַבָּה בַּר שֵׁילָא: קָשֶׁה יוֹמָא דְמִיטְרָא כְּיוֹמָא דְּדִינָא. אָמַר אַמֵּימָר: אִי לָא דִּצְרִיךְ לִבְרִיָּיתָא, בָּעֵינַן רַחֲמֵי וּמְבַטְּלִינַן לֵיהּ.
La Guemara revient au sujet de la pluie. Rabbi Yitzḥak a dit : Même pendant des années comme les années d’Élie, lorsque Dieu décréta qu’aucune pluie ne tomberait, si la pluie tombe les veilles de Chabbat, ce n’est rien d’autre qu’un signe de malédiction, car la pluie perturbe les préparatifs de Chabbat. C’est la même chose que ce qu’a dit Rabba bar Sheila : Un jour de pluie est aussi difficile qu’un jour de jugement. Ameimar a même dit : N’était-ce le fait que la pluie est nécessaire aux gens, nous prierions pour la miséricorde et pour l’annuler, à cause des désagréments que la pluie cause.
וְאָמַר רַבִּי יִצְחָק: שֶׁמֶשׁ בְּשַׁבָּת — צְדָקָה לַעֲנִיִּים, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְזָרְחָה לָכֶם יִרְאֵי שְׁמִי שֶׁמֶשׁ צְדָקָה וּמַרְפֵּא״. וְאָמַר רַבִּי יִצְחָק: גָּדוֹל יוֹם הַגְּשָׁמִים, שֶׁאֲפִילּוּ פְּרוּטָה שֶׁבַּכִּיס מִתְבָּרֶכֶת בּוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״לָתֵת מְטַר אַרְצְךָ בְּעִתּוֹ וּלְבָרֵךְ אֵת כׇּל מַעֲשֵׂה יָדֶךָ״.
Et Rabbi Yitzḥak dit : Le soleil pendant le Shabbat est une charité pour les pauvres, car ils peuvent alors profiter du plein air sans souffrir du froid. Comme il est dit : « Mais pour vous qui craignez Mon nom, le soleil de justice se lèvera avec la guérison dans ses ailes » (Malachie 3:20). Et Rabbi Yitzḥak ajouta encore : Grand est le jour des pluies, car même une perouta dans la poche d’une personne y est bénie, comme il est dit : « Pour donner la pluie de ton pays en son temps, et pour bénir toute l’œuvre de ta main » (Deutéronome 28:12).
וְאָמַר רַבִּי יִצְחָק: אֵין הַבְּרָכָה מְצוּיָה אֶלָּא בְּדָבָר הַסָּמוּי מִן הָעַיִן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״יְצַו ה׳ אִתְּךָ אֶת הַבְּרָכָה בַּאֲסָמֶיךָ״. תָּנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: אֵין הַבְּרָכָה מְצוּיָה אֶלָּא בְּדָבָר שֶׁאֵין הָעַיִן שׁוֹלֶטֶת בּוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״יְצַו ה׳ אִתְּךָ אֶת הַבְּרָכָה בַּאֲסָמֶיךָ״.
Et à propos des bénédictions, Rabbi Yitzḥak a dit : Une bénédiction ne se trouve que dans un objet caché [samui] au regard, et non dans un objet visible de tous, car les miracles publics sont extrêmement rares. Comme il est dit : « Le Seigneur ordonnera Sa bénédiction sur toi dans tes greniers [ba’asamekha] » (Deutéronome 28:8). L’exposé de Rabbi Yitzḥak repose sur la ressemblance linguistique entre samui et asamekha. De même, l’école de Rabbi Yishmaël a enseigné : Une bénédiction ne se trouve que dans un objet qui n’est pas exposé au regard, comme il est dit : « Le Seigneur ordonnera Sa bénédiction sur toi dans tes greniers. »
תָּנוּ רַבָּנַן: הַנִּכְנָס לָמוֹד אֶת גׇּרְנוֹ, אוֹמֵר: ״יְהִי רָצוֹן מִלְּפָנֶיךָ ה׳ אֱלֹהֵינוּ שֶׁתִּשְׁלַח בְּרָכָה בְּמַעֲשֵׂה יָדֵנוּ״. הִתְחִיל לָמוֹד, אוֹמֵר: ״בָּרוּךְ הַשּׁוֹלֵחַ בְּרָכָה בַּכְּרִי הַזֶּה״. מָדַד וְאַחַר כָּךְ בֵּירַךְ — הֲרֵי זוֹ תְּפִלַּת שָׁוְא, לְפִי שֶׁאֵין הַבְּרָכָה מְצוּיָה לֹא בְּדָבָר הַשָּׁקוּל, וְלֹא בְּדָבָר הַמָּדוּד, וְלֹא בְּדָבָר הַמָּנוּי, אֶלָּא בְּדָבָר הַסָּמוּי מִן הָעַיִן.
Les Sages ont enseigné : Celui qui entre pour mesurer des produits dans son grenier récite : Puisse-t-il être Ta volonté, Seigneur notre Dieu, d’envoyer une bénédiction sur l’œuvre de nos mains. Après avoir commencé à mesurer, il récite : Béni soit Celui qui envoie une bénédiction sur ce tas. Si l’on a d’abord mesuré puis récité la bénédiction, c’est une prière vaine, car la bénédiction ne se trouve ni dans un objet qui est pesé, ni dans un objet qui est mesuré, ni dans un objet qui est compté, car cela constituerait des miracles manifestes. Au contraire, la bénédiction ne se trouve que dans un objet caché à l’œil.
קִבּוּץ, גְּיָיסוֹת, צְדָקָה, מַעֲשֵׂר, פַּרְנָס סִימָן. אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: גָּדוֹל יוֹם הַגְּשָׁמִים כְּיוֹם קִבּוּץ גָּלִיּוֹת, שֶׁנֶּאֱמַר: ״שׁוּבָה ה׳ אֶת שְׁבִיתֵנוּ כַּאֲפִיקִים בַּנֶּגֶב״, וְאֵין ״אֲפִיקִים״ אֶלָּא מָטָר, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיֵּרָאוּ אֲפִקֵי יָם״.
§ La Guemara cite cinq déclarations de Rabbi Yoḥanan, conformément au mnémonique suivant : Rassemblement ; armées ; charité ; dîme ; pourvoyeur. Rabbi Yoḥanan a dit : Le jour des pluies est aussi grand que le jour du rassemblement des exilés, comme il est dit : “Ramène notre captivité, ô Seigneur, comme les cours d’eau dans le Néguev” (Psaumes 126:4), et “cours d’eau” ne signifie rien d’autre que pluie, comme il est dit : “Et les lits de la mer apparurent” (II Samuel 22:16).
וְאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: גָּדוֹל יוֹם הַגְּשָׁמִים, שֶׁאֲפִילּוּ גְּיָיסוֹת פּוֹסְקוֹת בּוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״תְּלָמֶיהָ רַוֵּה נַחֵת גְּדוּדֶיהָ״. וְאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אֵין הַגְּשָׁמִים נֶעֱצָרִין אֶלָּא בִּשְׁבִיל פּוֹסְקֵי צְדָקָה בָּרַבִּים וְאֵין נוֹתְנִין, שֶׁנֶּאֱמַר: ״נְשִׂיאִים וְרוּחַ וְגֶשֶׁם אָיִן אִישׁ מִתְהַלֵּל בְּמַתַּת שָׁקֶר״.
Et Rabbi Yoḥanan dit : Grand est le jour des pluies, car même les armées cessent d’y combattre à cause de la pluie et de la boue. Comme il est dit : « Arrosant abondamment ses sillons ; affaissant ses mottes [gedudeha] » (Psaumes 65:11). Puisque le mot gedudim peut signifier à la fois sillons et armées, et qu’il s’écrit de manière identique dans les deux sens, cela fait allusion à l’idée que, pendant la saison des pluies, les soldats restent retranchés sur place. Et Rabbi Yoḥanan dit encore : La pluie n’est retenue qu’à cause de ceux qui promettent la charité en public mais ne la donnent pas, comme il est dit : « Comme des vapeurs et du vent sans pluie, ainsi est celui qui se vante d’un faux don » (Proverbes 25:14).
וְאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן, מַאי דִּכְתִיב:
Et Rabbi Yoḥanan a dit : Quel est le sens de ce qui est écrit :

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