שֶׁתַּלְמוּדוֹ קָשֶׁה עָלָיו כַּבַּרְזֶל — בִּשְׁבִיל מִשְׁנָתוֹ שֶׁאֵינָהּ סְדוּרָה עָלָיו, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְהוּא לֹא פָנִים קִלְקַל״.
dont les études sont dures comme le fer pour lui, c’est-à-dire difficiles à comprendre, cela est dû à son manque de familiarité avec la Mishna, qui n’est pas organisée pour lui. Si la Mishna n’est pas claire, toute étude ultérieure de la Guemara devient d’autant plus difficile, comme il est dit : « Et n’aiguise pas [kilkal] le tranchant [panim] » (Ecclésiaste 10:10). Comme panim peut aussi signifier surface, cela indique que la surface, c’est-à-dire les énoncés de base de la Mishna, est corrompue. Comme indiqué précédemment, kilkal peut aussi signifier corrompu.
מַאי תַּקַּנְתֵּיהּ — יַרְבֶּה בִּישִׁיבָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַחֲיָלִים יְגַבֵּר וְיִתְרוֹן הַכְשֵׁיר חׇכְמָה״. כׇּל שֶׁכֵּן אִם מִשְׁנָתוֹ סְדוּרָה לוֹ מֵעִיקָּרָא.
Quel est son remède ? Il doit augmenter le temps pendant lequel il s’assied et étudie, comme il est dit : « Alors il doit accroître sa force » (Ecclésiaste 10:10). La dernière partie du verset : « Mais la sagesse est profitable pour diriger, » signifie que à plus forte raison, si son étude de la Mishna est organisée pour lui dès le début, il évitera cette difficulté.
כִּי הָא דְּרֵישׁ לָקִישׁ הֲוָה מְסַדַּר מַתְנִיתֵיהּ אַרְבְּעִין זִמְנִין, כְּנֶגֶד אַרְבָּעִים יוֹם שֶׁנִּיתְּנָה תּוֹרָה, וְעָיֵיל לְקַמֵּיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן. רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה מְסַדַּר מַתְנִיתֵיהּ עֶשְׂרִין וְאַרְבַּע זִמְנִין, כְּנֶגֶד תּוֹרָה נְבִיאִים וּכְתוּבִים, וְעָיֵיל לְקַמֵּיהּ דְּרָבָא.
C’est comme cette pratique de Reish Lakish, qui révisait ses études quarante fois, correspondant aux quarante jours durant lesquels la Torah fut donnée à Moïse au Sinaï, et ce n’est qu’ensuite qu’il se présentait devant Rabbi Yoḥanan pour étudier auprès de son maître. De même, Rav Adda bar Ahava révisait son apprentissage vingt-quatre fois, correspondant aux vingt-quatre livres de la Torah, des Prophètes et des Écrits, c’est-à-dire la Torah, et ce n’est qu’ensuite qu’il se présentait devant Rava pour étudier avec lui.
רָבָא אָמַר: אִם רָאִיתָ תַּלְמִיד שֶׁתַּלְמוּדוֹ קָשֶׁה עָלָיו כַּבַּרְזֶל — בִּשְׁבִיל רַבּוֹ שֶׁאֵינוֹ מַסְבִּיר לוֹ פָּנִים, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְהוּא לֹא פָנִים קִלְקַל״.
En ce qui concerne le verset susmentionné de l’Ecclésiaste, Rava a dit : Si tu vois un élève dont les études sont aussi difficiles pour lui que le fer, cela est dû à son maître, qui ne lui montre pas un visage bienveillant, mais se montre excessivement strict avec lui. Cette pratique entrave l’apprentissage de l’élève, comme il est dit : « Et il n’a pas aiguisé la surface [panim] » (Ecclésiaste 10:10). Comme expliqué précédemment, panim peut aussi signifier visage.
מַאי תַּקַּנְתֵּיהּ — יַרְבֶּה עָלָיו רֵעִים, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַחֲיָלִים יְגַבֵּר וְיִתְרוֹן הַכְשֵׁיר חׇכְמָה״. כׇּל שֶׁכֵּן אִם הוּכְשְׁרוּ מַעֲשָׂיו בִּפְנֵי רַבּוֹ מֵעִיקָּרָא.
Quel est le remède pour cet étudiant ? Il doit augmenter le nombre d’amis qu’il envoie au maître pour intercéder en sa faveur, comme il est dit : « Alors il doit accroître sa force. » Le terme employé pour la force, ḥayalim, peut aussi signifier soldats ou collègues. Néanmoins : « Mais la sagesse est profitable pour diriger, » ce qui signifie qu’à plus forte raison il aurait été épargné de cette peine si ses actes avaient été correctement dirigés devant son maître dès le commencement.
וְאָמַר רַבִּי אַמֵּי, מַאי דִּכְתִיב: ״אִם יִשֹּׁךְ הַנָּחָשׁ בְּלוֹא לָחַשׁ וְאֵין יִתְרוֹן לְבַעַל הַלָּשׁוֹן״, אִם רָאִיתָ דּוֹר שֶׁהַשָּׁמַיִם מִשְׁתַּכִּין כִּנְחֹשֶׁת מִלְּהוֹרִיד טַל וּמָטָר — בִּשְׁבִיל לוֹחֲשֵׁי לְחִישׁוֹת שֶׁאֵין בַּדּוֹר.
§ La Guemara revient au sujet de la pluie. Et Rabbi Ami dit : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Si le serpent [naḥash] mord [yishokh] avant d’être charmé [laḥash], alors le charmeur n’a aucun avantage » (Ecclésiaste 10:11) ? Si tu vois une génération pour laquelle les cieux se corrodent [meshatkhin] comme le cuivre [neḥoshet], ce qui les empêche de faire descendre la rosée et la pluie, cela est dû au manque de ceux qui murmurent des prières silencieuses [loḥashei leḥishot] dans la génération.
מַאי תַּקָּנָתָן — יֵלְכוּ אֵצֶל מִי שֶׁיּוֹדֵעַ לִלְחוֹשׁ, דִּכְתִיב: ״יַגִּיד עָלָיו רֵעוֹ״, ״וְאֵין יתְרוֹן לְבַעַל הַלָּשׁוֹן״. וּמִי שֶׁאֶפְשָׁר לוֹ לִלְחוֹשׁ וְאֵינוֹ לוֹחֵשׁ, מָה הֲנָאָה יֵשׁ לוֹ?
Quel est leur remède ? Ils doivent aller vers quelqu’un qui sait comment murmurer les prières de la manière appropriée, comme il est écrit : « Son bruit l’annonce » (Job 36:33). Quant à l’expression : « Alors le charmeur n’a aucun avantage, » elle fait référence à quelqu’un qui est capable de murmurer ses prières correctement et pourtant ne les murmure pas correctement. Dans ce cas, à quoi lui sert sa capacité de prier ?
וְאִם לָחַשׁ וְלֹא נַעֲנָה, מַאי תַּקַּנְתֵּיהּ? יֵלֵךְ אֵצֶל חָסִיד שֶׁבַּדּוֹר, וְיַרְבֶּה עָלָיו בִּתְפִלָּה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיְצַו עָלֶיהָ בְּמַפְגִּיעַ״, וְאֵין פְּגִיעָה אֶלָּא תְּפִילָּה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְאַתָּה אַל תִּתְפַּלֵּל בְּעַד הָעָם הַזֶּה וְאַל תִּשָּׂא בַעֲדָם רִנָּה וּתְפִלָּה וְאַל תִּפְגַּע בִּי״.
Et s’il a chuchoté ses prières et pourtant n’a pas reçu de réponse, quel est son remède ? Il doit aller vers l’individu le plus pieux de la génération, et cet individu pieux augmentera ses prières en sa faveur, comme il est dit un verset plus tôt : « Et Il l’a ordonné à cause de la supplication » (Job 36:32). Et « supplication » ne signifie rien d’autre que prière, comme il est dit : « C’est pourquoi ne prie pas pour cette nation, n’élève pour eux ni cri ni prière, et ne M’implore pas » (Jérémie 7:16).
וְאִם לָחַשׁ וְעָלְתָה בְּיָדוֹ, וּמֵגִיס דַּעְתּוֹ עָלָיו — מֵבִיא אַף לָעוֹלָם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״מִקְנֶה אַף עַל עוֹלֶה״.
Et s’il a murmuré ses prières pour la pluie, et ses prières ont été couronnées de succès, c’est-à-dire que la pluie est tombée comme il l’avait demandé, et qu’il devient orgueilleux en conséquence, il apporte la colère dans le monde, comme il est dit : « Le bétail [mikne] aussi [af] au sujet de la tempête montante [al oleh] » (Job 36:33). Ce verset peut être lu de manière homilétique ainsi : La colère [af] est acquise [mikne] par celui qui élève [al oleh] son orgueil.
רָבָא אָמַר: שְׁנֵי תַּלְמִידֵי חֲכָמִים שֶׁיּוֹשְׁבִין בְּעִיר אַחַת וְאֵין נוֹחִין זֶה לָזֶה בַּהֲלָכָה — מִתְקַנְּאִין בָּאַף וּמַעֲלִין אוֹתוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״מִקְנֶה אַף עַל עוֹלֶה״.
Suivant la même interprétation de ce verset, Rava dit : S’il y a deux érudits de la Torah qui vivent dans une même ville, et qu’ils ne sont pas courtois l’un envers l’autre dans leurs discussions de halakha, ils suscitent la colère sur le monde et le font se soulever, comme il est dit : « La colère est acquise par celui qui élève son orgueil. »
אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ, מַאי דִּכְתִיב: ״אִם יִשֹּׁךְ הַנָּחָשׁ בְּלוֹא לָחַשׁ וְאֵין יִתְרוֹן לְבַעַל הַלָּשׁוֹן״, לְעָתִיד לָבוֹא מִתְקַבְּצוֹת וּבָאוֹת כׇּל הַחַיּוֹת אֵצֶל הַנָּחָשׁ, וְאוֹמְרִים לוֹ: אֲרִי דּוֹרֵס וְאוֹכֵל, זְאֵב טוֹרֵף וְאוֹכֵל, אַתָּה מָה הֲנָאָה יֵשׁ לְךָ? אֹמֵר לָהֶם: ״וְאֵין יִתְרוֹן לְבַעַל הַלָּשׁוֹן״.
La Guemara cite une autre interprétation du verset susmentionné. Reish Lakish a dit : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Si le serpent mord avant d’être charmé, alors le charmeur n’a aucun avantage » (Ecclésiaste 10:11) ? À l’avenir, tous les animaux se rassembleront, viendront vers le serpent et lui diront : Un lion déchire sa proie et la mange ; un loup met en pièces sa proie et la mange ; mais toi, quel plaisir as-tu lorsque tu mords une personne, puisque tu es incapable de la manger ? Le serpent leur dira : « Le charmeur n’a aucun avantage. » L’expression hébraïque pour charmeur de serpents signifie littéralement le maître de la langue, et par conséquent le serpent dit qu’il a une question plus difficile : Quel plaisir un médisant retire-t-il, puisqu’il inflige davantage de tort sans en tirer aucun plaisir physique ?
אָמַר רַבִּי אַמֵּי: אֵין תְּפִלָּתוֹ שֶׁל אָדָם נִשְׁמַעַת אֶלָּא אִם כֵּן מֵשִׂים נַפְשׁוֹ בְּכַפּוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״נִשָּׂא לְבָבֵנוּ אֶל כַּפָּיִם״, אִינִי?! וְהָא אוֹקֵים שְׁמוּאֵל אָמוֹרָא עֲלֵיהּ וּדְרַשׁ: ״וַיְפַתּוּהוּ בְּפִיהֶם וּבִלְשׁוֹנָם יְכַזְּבוּ לוֹ וְלִבָּם לֹא נָכוֹן עִמּוֹ וְלֹא נֶאֶמְנוּ בִּבְרִיתוֹ״, וְאַף עַל פִּי כֵן — ״וְהוּא רַחוּם יְכַפֵּר עָוֹן וְגוֹ׳״!
Rabbi Ami a dit : La prière d’une personne n’est entendue que si elle place son âme dans la paume de sa main, c’est-à-dire qu’il faut offrir toute son âme avec sincérité dans ses mains tendues pendant la prière, comme il est dit : « Élevons notre cœur avec nos mains » (Lamentations 3:41). La Guemara soulève une objection : Est-ce bien ainsi ? Mais Shmuel a un jour désigné pour lui-même un interprète afin d’enseigner en public, et a interprété de manière homilétique le verset : « Mais ils L’ont trompé par leur bouche et Lui ont menti par leur langue, car leur cœur n’était pas ferme avec Lui, et ils n’étaient pas fidèles à Son alliance » (Psaumes 78:36–37), et néanmoins le psaume continue : « Mais Lui, plein de compassion, pardonne l’iniquité, et ne détruit pas » (Psaumes 78:38). Cela indique que toutes les prières sont acceptées, même si elles manquent de sincérité.
לָא קַשְׁיָא: כָּאן בְּיָחִיד, כָּאן בְּצִבּוּר.
La Guemara répond : Ce n’est pas difficile, car ici Rabbi Ami fait référence à un individu qui prie sans sincérité, et par conséquent sa prière n’est pas entendue, tandis que là-bas Shmuel dit que lorsqu’une personne prie avec la communauté, même si ses prières sont imparfaites, elles sont acceptées par le mérite de la congrégation.
אָמַר רַבִּי אַמֵּי: אֵין גְּשָׁמִים יוֹרְדִין אֶלָּא בִּשְׁבִיל בַּעֲלֵי אֲמָנָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אֱמֶת מֵאֶרֶץ תִּצְמָח וְצֶדֶק מִשָּׁמַיִם נִשְׁקָף״.
Rabbi Ami ajouta et dit : La pluie ne tombe qu’en raison des personnes fidèles, comme il est dit : « La vérité germe de la terre, et la justice a regardé depuis les cieux » (Psaumes 85:12). Lorsque « la vérité germe de la terre », c’est-à-dire si les gens sont fidèles, ils constateront que « la justice », sous la forme de la pluie, « a regardé depuis les cieux ».
וְאָמַר רַבִּי אַמֵּי: בֹּא וּרְאֵה כַּמָּה גְּדוֹלִים בַּעֲלֵי אֲמָנָה, מִנַּיִין — מֵחוּלְדָּה וּבוֹר. וּמָה הַמַּאֲמִין בְּחוּלְדָּה וּבוֹר — כָּךְ, הַמַּאֲמִין בְּהַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא — עַל אַחַת כַּמָּה וְכַמָּה.
Et Rabbi Ami dit : Viens voir combien sont grands les gens fidèles, et comment Dieu les aide. D’où cela est-il dérivé ? De l’histoire de la martre [ḥulda] et de la fosse. Un jour, un jeune homme sauva une jeune femme qui était tombée dans une fosse. Après l’avoir secourue, ils jurèrent de rester fidèles l’un à l’autre, et déclarèrent la fosse et une martre de passage comme leurs témoins. Avec le temps, le jeune homme oublia son vœu et épousa une autre femme. Ils eurent deux enfants, qui moururent tous deux tragiquement, l’un en tombant dans une fosse et l’autre lorsqu’il fut mordu par une martre. Leurs morts inhabituelles amenèrent le jeune homme à reconnaître son erreur, et il retourna vers la première femme. Et si tel est le sort de celui qui croit en des signes venant d’une fosse et d’une martre, à plus forte raison pour celui qui a foi dans le Saint, béni soit-Il.
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כׇּל הַמַּצְדִּיק אֶת עַצְמוֹ מִלְּמַטָּה — מַצְדִּיקִין עָלָיו הַדִּין מִלְּמַעְלָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אֱמֶת מֵאֶרֶץ תִּצְמָח וְצֶדֶק מִשָּׁמַיִם נִשְׁקָף״. רַבִּי חִיָּיא בַּר אָבִין אָמַר רַב הוּנָא, מֵהָכָא: ״וּכְיִרְאָתְךָ עֶבְרָתֶךָ״.
§ Rabbi Yoḥanan a dit : Quiconque est exigeant envers lui-même, en s’efforçant d’agir avec droiture de toute manière sur la terre en bas, il est jugé avec exactitude dans le Ciel en haut, afin de l’améliorer davantage encore, comme il est dit : « La vérité germe de la terre, et la justice se penche depuis les cieux » (Psaumes 85:12). Rabbi Ḥiyya bar Avin a dit que Rav Houna a dit que cette idée est tirée d’ici : « Et Ta colère est à la mesure de la crainte qui T’est due » (Psaumes 90:11). Le degré de la colère de Dieu correspond à la crainte de Dieu chez le fautif.
רֵישׁ לָקִישׁ אָמַר מֵהָכָא: ״פָּגַעְתָּ אֶת שָׂשׂ וְעֹשֵׂה צֶדֶק בִּדְרָכֶיךָ יִזְכְּרוּךָ הֵן אַתָּה קָצַפְתָּ וַנֶּחֱטָא בָּהֶם עוֹלָם וְנִוָּשֵׁעַ״. אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: כׇּל הַשָּׂמֵחַ בְּיִסּוּרִין שֶׁבָּאִין עָלָיו — מֵבִיא יְשׁוּעָה לָעוֹלָם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״בָּהֶם עוֹלָם וְנִוָּשֵׁעַ״.
Reish Lakish a dit que ce principe est dérivé d’ici : « Tu es allé à la rencontre de celui qui accomplissait la justice avec joie, de ceux qui se souvenaient de Toi dans Tes voies ; voici, Tu t’es irrité, et nous avons péché ; en eux nous sommes demeurés depuis longtemps, afin que nous soyons sauvés » (Isaïe 64:4). Ce verset enseigne aussi que Dieu manifeste Sa colère précisément à cause des transgressions de ceux qui ont l’habitude d’agir avec droiture. Rabbi Yehoshua ben Levi a dit au sujet du même verset : Quiconque se réjouit des souffrances qui lui arrivent apporte le salut au monde [olam], comme il est dit : « En eux nous sommes demeurés depuis longtemps [olam], afin que nous soyons sauvés. »
אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ, מַאי דִּכְתִיב: ״וְעָצַר אֶת הַשָּׁמַיִם״, בְּשָׁעָה שֶׁהַשָּׁמַיִם נֶעֱצָרִין מִלְּהוֹרִיד טַל וּמָטָר — דּוֹמֶה לְאִשָּׁה שֶׁמְּחַבֶּלֶת וְאֵינָהּ יוֹלֶדֶת. וְהַיְינוּ דְּאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ מִשּׁוּם בַּר קַפָּרָא: נֶאֶמְרָה עֲצִירָה בִּגְשָׁמִים וְנֶאֶמְרָה עֲצִירָה בְּאִשָּׁה,
§ Revenant au sujet de la pluie, Reish Lakish a dit : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Et Il fermera les cieux » (Deutéronome 11:17) ? Ce verset enseigne que lorsque les cieux sont fermés et empêchent la rosée et la pluie de descendre, cela est semblable à une femme qui éprouve les douleurs de l’accouchement et pourtant n’enfante pas, car les cieux eux-mêmes souffrent de leur incapacité à faire descendre la pluie et la rosée. Et c’est ce que Reish Lakish a dit au nom de bar Kappara : La fermeture est dite au sujet des pluies, et la fermeture est également dite au sujet d’une femme.