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שְׁקוּלָה כִּשְׁתַּיִם, וּמַאי נִיהוּ — עֲבוֹדָה זָרָה, דִּכְתִיב: ״כִּי שְׁתַּיִם רָעוֹת עָשָׂה עַמִּי אֹתִי עָזְבוּ מְקוֹר מַיִם חַיִּים לַחְצֹב לָהֶם בֹּארוֹת בֹּארוֹת נִשְׁבָּרִים״, וּכְתִיב בְּהוּ: ״כִּי עִבְרוּ אִיֵּי כִתִּיִּים וּרְאוּ וְקֵדָר שִׁלְחוּ וְהִתְבּוֹנְנוּ מְאֹד וְגוֹ׳ הַהֵימִיר גּוֹי אֱלֹהִים וְהֵמָּה לֹא אֱלֹהִים וְעַמִּי הֵמִיר כְּבוֹדוֹ בְּלוֹא יוֹעִיל״.
équivalent à deux. Et quel est ce péché ? L’idolâtrie, comme il est écrit : « Car mon peuple a commis deux maux ; ils M’ont abandonné, Moi, la source d’eaux vives, pour se tailler des citernes, des citernes crevassées » (Jérémie 2:13), et il est écrit au sujet du peuple juif : « Car passez aux îles des Kittim et voyez ; envoyez à Kédar et observez attentivement, et voyez s’il y a eu une chose pareille. Une nation a-t-elle changé ses dieux, bien qu’ils ne soient pas des dieux ? Mais Mon peuple a échangé sa gloire contre ce qui ne sert à rien » (Jérémie 2:10–11).
תָּנָא: כּוּתִיִּים עוֹבְדִים לָאֵשׁ, וְקֵדָרִיִּים עוֹבְדִין לַמַּיִם, וְאַף עַל פִּי שֶׁיּוֹדְעִים שֶׁהַמַּיִם מְכַבִּין אֶת הָאֵשׁ — לֹא הֵמִירוּ אֱלֹהֵיהֶם, ״וְעַמִּי הֵמִיר כְּבוֹדוֹ בְּלוֹא יוֹעִיל״.
Il est enseigné dans une baraita au sujet de ce verset : les Kittites, c’est-à-dire le peuple des îles de Kittim, adorent le feu et le peuple de Kédar adore l’eau, et bien qu’ils sachent que l’eau éteint le feu, néanmoins ils n’ont pas échangé leur dieu : « Mais Mon peuple a échangé sa gloire contre ce qui ne profite pas. »
וַאֲמַר לֵיהּ רַב נַחְמָן לְרַבִּי יִצְחָק, מַאי דִּכְתִיב: ״וַיְהִי כַּאֲשֶׁר זָקֵן שְׁמוּאֵל״, וּמִי סִיב שְׁמוּאֵל כּוּלֵּי הַאי? וְהָא בַּר חֲמִישִּׁים וּשְׁתַּיִם הֲוָה, דְּאָמַר מָר: מֵת בַּחֲמִישִּׁים וּשְׁתַּיִם שָׁנָה, זֶהוּ מִיתָתוֹ שֶׁל שְׁמוּאֵל הָרָמָתִי.
Et Rav Naḥman dit à Rabbi Yitzḥak : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Et il arriva que, lorsque Samuel fut vieux » (I Samuel 8:1) ? Et Samuel a-t-il באמת vraiment tant vieilli ? Pourtant, il n’avait que cinquante-deux ans lorsqu’il mourut, comme le Maître l’a dit dans une baraitaqui traite de la punition divine de karet : Celui qui meurt à l’âge de cinquante-deux ans n’est pas considéré comme ayant subi la mort prématurée de karet, car tel est l’âge de la mort de Samuel de Rama. Cela montre que Samuel mourut à l’âge relativement jeune de cinquante-deux ans.
אֲמַר לֵיהּ, הָכִי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: זִקְנָה קָפְצָה עָלָיו, דִּכְתִיב: ״נִחַמְתִּי כִּי הִמְלַכְתִּי אֶת שָׁאוּל״. אָמַר לְפָנָיו: רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם! שְׁקַלְתַּנִי כְּמֹשֶׁה וְאַהֲרֹן, דִּכְתִיב: ״מֹשֶׁה וְאַהֲרֹן בְּכֹהֲנָיו וּשְׁמוּאֵל בְּקֹרְאֵי שְׁמוֹ״, מָה מֹשֶׁה וְאַהֲרֹן לֹא בָּטְלוּ מַעֲשֵׂה יְדֵיהֶם בְּחַיֵּיהֶם, אַף אֲנִי לֹא יִתְבַּטֵּל מַעֲשֵׂה יָדַי בְּחַיַּי.
Rabbi Yitzḥak dit à Rav Naḥman que Rabbi Yoḥanan a dit ce qui suit : La vieillesse s’abattit sur Samuel, ce qui le fit paraître plus âgé que son âge réel, comme il est écrit : « Je regrette d’avoir fait de Saül un roi » (I Samuel 15:11). Samuel dit devant Dieu : Maître de l’Univers, Tu m’as considéré comme l’équivalent de Moïse et d’Aaron, comme il est écrit : « Moïse et Aaron parmi Ses prêtres, et Samuel parmi ceux qui invoquent Son Nom » (Psaumes 99:6). De même que concernant Moïse et Aaron, l’œuvre de leurs mains n’a pas été annulée de leur vivant, de même, que l’œuvre de mes mains ne soit pas annulée de mon vivant. J’ai oint Saül ; s’il Te plaît, n’annule pas son règne.
אָמַר הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: הֵיכִי אֶעֱבֵיד? לֵימוּת שָׁאוּל — לָא קָא שָׁבֵיק שְׁמוּאֵל, לֵימוּת שְׁמוּאֵל אַדְּזוּטַר — מְרַנְּנִי אַבָּתְרֵיהּ. לָא לֵימוּת שָׁאוּל וְלָא לֵימוּת שְׁמוּאֵל — כְּבָר הִגִּיעָה מַלְכוּת דָּוִד, וְאֵין מַלְכוּת נוֹגַעַת בַּחֲבֶרְתָּהּ אֲפִילּוּ כִּמְלֹא נִימָא.
Le Saint, béni soit-Il, dit : Que ferai-Je ? Saül mourra-t-il maintenant ? Samuel ne le permettra pas, car il a prié pour que Saül ne meure pas. Samuel mourra-t-il jeune, et Saül disparaîtra-t-il immédiatement après ? Le peuple murmurera à son sujet, et se demandera quelle transgression Samuel a commise pour causer sa mort prématurée. Ni Saül ni Samuel ne mourront-ils ? Le temps du règne de David est déjà arrivé, et un royaume n’empiète pas sur un autre et ne retranche pas du temps qui lui a été alloué même de l’épaisseur d’un cheveu [nima].
אָמַר הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: אַקְפִּיץ עָלָיו זִקְנָה. הַיְינוּ דִּכְתִיב: ״וְשָׁאוּל יוֹשֵׁב בַּגִּבְעָה תַּחַת הָאֶשֶׁל בָּרָמָה״, וְכִי מָה עִנְיַן גִּבְעָה אֵצֶל רָמָה? אֶלָּא לוֹמַר לְךָ: מִי גָּרַם לְשָׁאוּל שֶׁיָּשַׁב בַּגִּבְעָה שְׁתֵּי שָׁנִים וּמֶחֱצָה — תְּפִלָּתוֹ שֶׁל שְׁמוּאֵל הָרָמָתִי.
Par conséquent, le Saint, béni soit-Il, dit : Je ferai venir sur lui la vieillesse, et tout le monde pensera que Shmuel est âgé. Tel est le sens de ce qui est écrit : « Et Saül demeurait à Guivéa, sous le tamaris à Rama » (I Samuel 22:6). Quel rapport y a-t-il entre Guivéa et Rama ; ce sont deux lieux distincts. Au contraire, le verset vient t’enseigner : Qui a fait que Saül demeura à Guivéa pendant deux ans et demi ? La prière de Samuel de Rama.
וּמִי מִידְּחֵי גַּבְרָא מִקַּמֵּי גַּבְרָא? אִין, דְּאָמַר רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָנִי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מַאי דִּכְתִיב: ״עַל כֵּן חָצַבְתִּי בַּנְּבִיאִים הֲרַגְתִּים בְּאִמְרֵי פִי״ — ״בְּמַעֲשֵׂיהֶם״ לֹא נֶאֱמַר, אֶלָּא ״בְּאִמְרֵי פִי״, אַלְמָא: מִידְּחֵי גַּבְרָא מִקַּמֵּי גַּבְרָא.
La Guemara demande : Et un homme est-il écarté devant un autre homme ? En d’autres termes, la vie de Samuel est-elle écartée simplement parce que le temps du règne de David est arrivé ? La Guemara répond : Oui, comme l’a dit Rabbi Shmuel bar Naḥmani selon qui Rabbi Yoḥanan a dit : Quel est le sens de ce qui est écrit : « C’est pourquoi je les ai taillés par les prophètes, je les ai tués par les paroles de Ma bouche » (Osée 6:5) ? Il n’est pas dit : Par leurs actes, mais plutôt : « par les paroles de Ma bouche », c’est-à-dire que Dieu met parfois fin à la vie d’un individu simplement en vertu de Son décret. Apparemment, un homme est bien écarté devant un autre homme.
רַב נַחְמָן וְרַבִּי יִצְחָק הֲווֹ יָתְבִי בִּסְעוּדְתָּא. אֲמַר לֵיהּ רַב נַחְמָן לְרַבִּי יִצְחָק: לֵימָא מָר מִילְּתָא. אֲמַר לֵיהּ, הָכִי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אֵין מְסִיחִין בִּסְעוּדָה, שֶׁמָּא יַקְדִּים קָנֶה לְוֶשֶׁט וְיָבֹא לִידֵי סַכָּנָה.
§ Dans la continuité des questions de Rav Naḥman à Rabbi Yitzḥak, la Guemara rapporte : Rav Naḥman et Rabbi Yitzḥak étaient assis et mangeaient ensemble au cours d’un repas. Rav Naḥman dit à Rabbi Yitzḥak : Que le Maître dise quelque chose, c’est-à-dire qu’il partage avec moi une idée de Torah. Rabbi Yitzḥak dit à Rav Naḥman que Rabbi Yoḥanan a dit : On ne peut pas parler pendant un repas, de peur que la trachée ne précède l’œsophage. La nourriture est destinée à entrer dans l’œsophage, et lorsqu’une personne parle, sa trachée s’ouvre et la nourriture pourrait y entrer. Et, par conséquent, on ne doit pas parler pendant un repas, car on pourrait en venir à un danger d’étouffement.
בָּתַר דִּסְעוּד אֲמַר לֵיהּ, הָכִי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: יַעֲקֹב אָבִינוּ לֹא מֵת. אֲמַר לֵיהּ: וְכִי בִּכְדִי סְפַדוּ סַפְדָּנַיָּא וַחֲנַטוּ חָנְטַיָּיא וּקְבַרוּ קַבָּרַיָּיא? אֲמַר לֵיהּ: מִקְרָא אֲנִי דּוֹרֵשׁ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְאַתָּה אַל תִּירָא עַבְדִּי יַעֲקֹב נְאֻם ה׳ וְאַל תֵּחַת יִשְׂרָאֵל כִּי הִנְנִי מוֹשִׁיעֲךָ מֵרָחוֹק וְאֶת זַרְעֲךָ מֵאֶרֶץ שִׁבְיָם״, מַקִּישׁ הוּא לְזַרְעוֹ: מָה זַרְעוֹ בַּחַיִּים — אַף הוּא בַּחַיִּים.
Après qu’ils eurent mangé, Rabbi Yitzḥak dit à Rav Naḥman que Rabbi Yoḥanan a dit ce qui suit : Notre patriarche Jacob n’est pas mort. Rav Naḥman lui demanda avec surprise : Était-ce donc en vain que les orateurs funèbres ont fait son éloge, que les embaumeurs l’ont embaumé, et que les fossoyeurs l’ont enterré ? Rabbi Yitzḥak répondit à Rav Naḥman : J’interprète un verset, comme il est dit : « C’est pourquoi ne crains pas, Jacob Mon serviteur, dit le Seigneur, et ne sois pas effrayé, Israël, car Je te sauverai de loin, ainsi que ta descendance du pays de leur captivité » (Jérémie 30:10). Ce verset juxtapose Jacob à sa descendance : De même que sa descendance est vivante lors de la rédemption, de même, Jacob lui-même est vivant.
אָמַר רַבִּי יִצְחָק: כׇּל הָאוֹמֵר ״רָחָב״ ״רָחָב״ מִיָּד נִקְרֵי. אֲמַר לֵיהּ רַב נַחְמָן: אֲנָא אָמֵינָא וְלָא אִיכְפַּת לִי! אֲמַר לֵיהּ: כִּי קָאָמֵינָא, בְּיוֹדְעָהּ וּבְמַכִּירָהּ.
Rabbi Yitzḥak a dit : Quiconque dit : Rahab, Rahab, éprouve immédiatement une émission séminale, en raison de l’éveil du désir causé par la grande beauté de Rahab. Rav Naḥman lui dit : Moi, je dis Rahab et cela ne m’affecte pas. Rabbi Yitzḥak dit à Rav Naḥman : Quand j’ai dit cela, je faisais spécifiquement référence à un homme qui l’avait connue et à quelqu’un qui la reconnaissait. Quant à quiconque avait rencontré Rahab en personne, la simple mention de son nom éveillait sa convoitise.
כִּי הֲווֹ מִיפַּטְרִי מֵהֲדָדֵי, אֲמַר לֵיהּ: לִיבָרְכַן מָר! אֲמַר לֵיהּ: אֶמְשׁוֹל לְךָ מָשָׁל, לְמָה הַדָּבָר דּוֹמֶה? לְאָדָם שֶׁהָיָה הוֹלֵךְ בַּמִּדְבָּר וְהָיָה רָעֵב וְעָיֵף וְצָמֵא, וּמָצָא אִילָן שֶׁפֵּירוֹתָיו מְתוּקִין וְצִלּוֹ נָאֶה וְאַמַּת הַמַּיִם עוֹבֶרֶת תַּחְתָּיו. אָכַל מִפֵּירוֹתָיו, וְשָׁתָה מִמֵּימָיו, וְיָשַׁב בְּצִילּוֹ.
La Guemara raconte : Lorsqu’ils prenaient congé l’un de l’autre, Rav Naḥman dit à Rabbi Yitzḥak : Maître, donne-moi une bénédiction. Rabbi Yitzḥak lui dit : Je vais te raconter une parabole. À quoi cette chose est-elle comparable ? Elle est comparable à quelqu’un qui marchait dans un désert et qui avait faim, était fatigué et avait soif. Et il trouva un arbre dont les fruits étaient doux et dont l’ombre était agréable, et un cours d’eau coulait sous lui. Il mangea des fruits de l’arbre, but de l’eau du cours d’eau, et s’assit à l’ombre de l’arbre.
וּכְשֶׁבִּיקֵּשׁ לֵילֵךְ, אָמַר: אִילָן אִילָן, בַּמָּה אֲבָרֶכְךָ? אִם אוֹמַר לְךָ שֶׁיְּהוּ פֵּירוֹתֶיךָ מְתוּקִין — הֲרֵי פֵּירוֹתֶיךָ מְתוּקִין, שֶׁיְּהֵא צִילְּךָ נָאֶה — הֲרֵי צִילְּךָ נָאֶה, שֶׁתְּהֵא אַמַּת הַמַּיִם עוֹבֶרֶת תַּחְתֶּיךָ — הֲרֵי אַמַּת הַמַּיִם עוֹבֶרֶת תַּחְתֶּיךָ, אֶלָּא: יְהִי רָצוֹן שֶׁכׇּל נְטִיעוֹת שֶׁנּוֹטְעִין מִמְּךָ
Et lorsqu’il voulut partir, il dit : Arbre, arbre, avec quoi te bénirai-je ? Si je te dis que tes fruits soient doux, tes fruits sont déjà doux ; si je dis que ton ombre soit agréable, ton ombre est déjà agréable ; si je dis qu’un courant d’eau coule sous toi, un courant d’eau coule déjà sous toi. Plutôt, je te bénirai ainsi : Que ce soit la volonté de Dieu que tous les jeunes plants qu’ils planteront de toi

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