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רָבָא אָמַר: כֵּיוָן שֶׁהִתְחִיל, שׁוּב אֵינוֹ פּוֹסֵק. וְכֵן אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: כֵּיוָן שֶׁהִתְחִיל, שׁוּב אֵינוֹ פּוֹסֵק.
Rava a dit une autre explication : Une fois qu’on a commencé à mentionner la pluie, on ne s’arrête plus, c’est-à-dire qu’on continue à mentionner la pluie de manière constante jusqu’à l’été. Et de même, Rav Sheshet a dit : Une fois qu’on a commencé à mentionner la pluie, on ne s’arrête plus. En d’autres termes, une fois qu’on a commencé à mentionner la pluie dans ses prières, dans la prière additionnelle du Huitième Jour d’Assemblée, on continue à le faire sans interruption, même dans la Diaspora.
וְאַף רַב הֲדַר בֵּיהּ. דְּאָמַר רַב חֲנַנְאֵל אָמַר רַב: מוֹנֶה עֶשְׂרִים וְאֶחָד יוֹם כְּדֶרֶךְ שֶׁמּוֹנֶה עֲשָׂרָה יָמִים מֵרֹאשׁ הַשָּׁנָה עַד יוֹם הַכִּפּוּרִים, וּמַתְחִיל, וְכֵיוָן שֶׁהִתְחִיל — שׁוּב אֵינוֹ פּוֹסֵק. וְהִלְכְתָא: כֵּיוָן שֶׁהִתְחִיל, שׁוּב אֵינוֹ פּוֹסֵק.
La Guemara ajoute : Et même Rav se rétracta de son opinion précédemment énoncée, comme l’a dit Rav Ḥananel, à savoir que Rav a dit : On compte vingt et un jours à partir de Roch Hachana, tout comme on compte dix jours de Roch Hachana jusqu’à Yom Kippour. Et après les vingt et un jours, on commence à mentionner la pluie, et une fois qu’on a commencé, on ne s’arrête plus. La Guemara conclut : Et la halakha est conforme à l’opinion selon laquelle, une fois qu’on a commencé à mentionner la pluie, on ne s’arrête plus.
מַתְנִי׳ עַד מָתַי שׁוֹאֲלִין אֶת הַגְּשָׁמִים? רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: עַד שֶׁיַּעֲבוֹר הַפֶּסַח, רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: עַד שֶׁיֵּצֵא נִיסָן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיּוֹרֶד לָכֶם גֶּשֶׁם מוֹרֶה וּמַלְקוֹשׁ בָּרִאשׁוֹן״.
MICHNA :Jusqu’à quand demande-t-on la pluie ? Rabbi Yehouda dit : On demande la pluie jusqu’à ce que Pessa'h soit passé. Rabbi Meïr dit : Jusqu’à la fin du mois de Nissan, comme il est dit : « Et Il fait descendre pour vous la pluie, la première pluie et la dernière pluie, au premier mois » (Joël 2:23). Puisque le verset dit qu’il pleut en Nissan, le premier mois, cela indique que le mois entier est considéré comme faisant partie de la saison des pluies.
גְּמָ׳ אֲמַר לֵיהּ רַב נַחְמָן לְרַבִּי יִצְחָק: יוֹרֶה בְּנִיסָן? יוֹרֶה בִּמְרַחְשְׁוָן הוּא! דִּתְנַן: יוֹרֶה בִּמְרַחְשְׁוָן וּמַלְקוֹשׁ בְּנִיסָן! אֲמַר לֵיהּ, הָכִי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: בִּימֵי יוֹאֵל בֶּן פְּתוּאֵל נִתְקַיֵּים מִקְרָא זֶה דִּכְתִיב בֵּיהּ ״יֶתֶר הַגָּזָם אָכַל הָאַרְבֶּה וְגוֹ׳״. אוֹתָהּ שָׁנָה יָצָא אֲדָר וְלֹא יָרְדוּ גְּשָׁמִים, יָרְדָה לָהֶם רְבִיעָה רִאשׁוֹנָה בְּאֶחָד בְּנִיסָן.
GUEMARA :Rav Naḥman dit à Rabbi Yitzḥak : La première pluie est-elle en Nissan ? La première pluie est en Marḥeshvan, comme nous l’avons appris dans une baraita : La première pluie est en Marḥeshvan et la dernière pluie est en Nissan. Rabbi Yitzḥak dit à Rav Naḥman que Rabbi Yoḥanan a dit ce qui suit : Ce verset s’est accompli aux jours du prophète Joël, fils de Pethuel, dans une année au sujet de laquelle il est écrit : « Ce que la sauterelle grignoteuse a laissé, la sauterelle l’a mangé ; et ce que la sauterelle a laissé, le hanneton l’a mangé ; et ce que le hanneton a laissé, la chenille l’a mangé » (Joël 1:4), lorsqu’il ne restait plus de récoltes. Cette année-là, le mois d’Adar prit fin et il n’était toujours pas tombé de pluie. La pluie de la première saison des pluies tomba pour eux le premier de Nissan.
אָמַר לָהֶם נָבִיא לְיִשְׂרָאֵל: צְאוּ וְזִרְעוּ! אָמְרוּ לוֹ: מִי שֶׁיֵּשׁ לוֹ קַב חִטִּים אוֹ קַבַּיִּם שְׂעוֹרִין — יֹאכְלֶנּוּ וְיִחְיֶה, אוֹ יִזְרָעֶנּוּ וְיָמוּת? אָמַר לָהֶם: אַף עַל פִּי כֵן צְאוּ וְזִרְעוּ. נַעֲשָׂה לָהֶם נֵס, וְנִתְגַּלָּה לָהֶם מַה שֶּׁבַּכְּתָלִין וּמַה שֶּׁבְּחוֹרֵי נְמָלִים.
Après que la première pluie fut tombée, le prophète dit aux Juifs : Sortez et semez. Ils lui dirent : Celui qui a un kav de blé ou deux kav d’orge restants, doit-il les manger et vivre de cela pendant quelque temps ou les semer et mourir ? Étant donné l’improbabilité que les récoltes poussent dans ces circonstances, il semble gaspilleur de les planter plutôt que de consommer ce qui reste. Le prophète leur dit : Néanmoins, sortez et semez. Un miracle se produisit pour eux et ils découvrirent des graines de blé et d’orge qui étaient cachées dans les murs et qui étaient dissimulées dans des trous de fourmis.
יָצְאוּ וְזָרְעוּ שֵׁנִי וּשְׁלִישִׁי וּרְבִיעִי, וְיָרְדָה לָהֶם רְבִיעָה שְׁנִיָּה בַּחֲמִשָּׁה בְּנִיסָן. הִקְרִיבוּ עוֹמֶר בְּשִׁשָּׁה עָשָׂר בְּנִיסָן, נִמְצֵאת תְּבוּאָה הַגְּדֵילָה בְּשִׁשָּׁה חֳדָשִׁים, גְּדֵילָה בְּאַחַד עָשָׂר יוֹם. נִמְצָא עוֹמֶר הַקָּרֵב מִתְּבוּאָה שֶׁל שִׁשָּׁה חֳדָשִׁים, קָרֵב מִתְּבוּאָה שֶׁל אַחַד עָשָׂר יוֹם.
Ils sortirent et semèrent les deuxième, troisième et quatrième jours de nissan, et la pluie de la deuxième saison des pluies tomba pour eux le cinq nissan. Les récoltes poussèrent si rapidement que ils purent sacrifier l’offrande de l’omer en son temps voulu, le seize nissan. Par conséquent, le grain qui normalement pousse en six mois poussa en onze jours, et par conséquent, l’omer qui est généralement sacrifié à partir de grain qui pousse en six mois fut sacrifié cette année-là à partir de grain qui avait poussé en onze jours.
וְעַל אוֹתוֹ הַדּוֹר הוּא אוֹמֵר: ״הַזֹּרְעִים בְּדִמְעָה בְּרִנָּה יִקְצֹרוּ. הָלוֹךְ יֵלֵךְ וּבָכֹה נֹשֵׂא מֶשֶׁךְ הַזָּרַע וְגוֹ׳״. מַאי ״הָלוֹךְ יֵלֵךְ וּבָכֹה נֹשֵׂא מֶשֶׁךְ וְגוֹ׳״? אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: שׁוֹר, כְּשֶׁהוּא חוֹרֵשׁ — הוֹלֵךְ וּבוֹכֶה, וּבַחֲזִירָתוֹ — אוֹכֵל חָזִיז מִן הַתֶּלֶם. וְזֶהוּ: ״בֹּא יָבֹא בְּרִנָּה״.
Et au sujet de cette génération, le verset dit : « Ceux qui sèment dans les larmes moissonneront avec des chants de joie. Bien qu’il aille en chemin en pleurant, portant la mesure de semence, il rentrera chez lui avec joie, portant ses gerbes » (Psaumes 126:6). La Guemara demande : Quel est le sens de l’expression : « Bien qu’il aille en chemin en pleurant, portant la mesure de semence » ? Rabbi Yehouda a dit : Un bœuf, lorsqu’il labourait à cette époque, allait en chemin en pleurant et en se lamentant sur son labeur ; et pourtant, à son retour, par le même sillon, il pouvait manger les jeunes pousses [ḥaziz] des cultures qui avaient déjà germé du sillon. Et tel est le sens de la phrase : « Il rentrera chez lui avec des chants de joie. »
מַאי ״נֹשֵׂא אֲלֻמֹּתָיו״? אָמַר רַב חִסְדָּא, וְאָמְרִי לַהּ בְּמַתְנִיתָא תָּנָא: קָנֶה זֶרֶת, שִׁיבּוֹלֶת זִרְתַּיִם.
La Guemara demande en outre : Quel est le sens de l’expression : « Portant ses gerbes » ? Rav Ḥisda a dit, et certains disent que cela a été enseigné dans une baraita : La tige de cette récolte mesurait un empan, c’est-à-dire la distance entre le pouce et le petit doigt, tandis que l’épi lui-même mesurait deux empans, c’est-à-dire que les épis étaient deux fois plus longs que la tige, alors que d’ordinaire la tige est trois ou quatre fois plus longue que l’épi.
אֲמַר לֵיהּ רַב נַחְמָן לְרַבִּי יִצְחָק, מַאי דִּכְתִיב: ״כִּי קָרָא ה׳ לָרָעָב וְגַם בָּא אֶל הָאָרֶץ שֶׁבַע שָׁנִים״, בְּהָנָךְ שֶׁבַע שָׁנִים מַאי אֲכוּל?
§ Incidemment à l’interprétation de ces versets, la Guemara cite une série de versets, en commençant par le thème de la famine, qui comportent également des questions que Rav Naḥman a posées à Rabbi Yitzḥak. Rav Naḥman dit à Rabbi Yitzḥak : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Car le Seigneur a appelé une famine, et elle viendra aussi sur le pays pendant sept ans » (II Rois 8:1) ? Plus précisément, durant ces sept années, qu’ont-ils mangé ?
אֲמַר לֵיהּ, הָכִי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: שָׁנָה רִאשׁוֹנָה אָכְלוּ מַה שֶּׁבַּבָּתִּים, שְׁנִיָּה אָכְלוּ מַה שֶּׁבַּשָּׂדוֹת, שְׁלִישִׁית בְּשַׂר בְּהֵמָה טְהוֹרָה, רְבִיעִית בְּשַׂר בְּהֵמָה טְמֵאָה, חֲמִישִׁית בְּשַׂר שְׁקָצִים וּרְמָשִׂים, שִׁשִּׁית בְּשַׂר בְּנֵיהֶם וּבְנוֹתֵיהֶם, שְׁבִיעִית בְּשַׂר זְרוֹעוֹתֵיהֶם, לְקַיֵּים מַה שֶּׁנֶּאֱמַר: ״אִישׁ בְּשַׂר זְרֹעוֹ יֹאכֵלוּ״.
Rabbi Yitzḥak dit à Rabbi Naḥman que Rabbi Yoḥanan a dit ce qui suit : La première année, ils mangèrent ce qui était dans leurs maisons ; la deuxième année, ils mangèrent ce qui était dans leurs champs ; la troisième année, ils mangèrent la chair de leurs animaux casher restants ; la quatrième année, ils mangèrent la chair de leurs animaux non casher restants ; la cinquième année, ils mangèrent la chair de créatures répugnantes et de bestioles rampantes, c’est-à-dire tous les insectes qu’ils trouvaient ; la sixième année, ils mangèrent la chair de leurs fils et de leurs filles ; et la septième année, ils mangèrent la chair de leurs propres bras, pour accomplir ce qui est dit : « Chacun mangera la chair de son propre bras » (Isaïe 9:19).
וַאֲמַר לֵיהּ רַב נַחְמָן לְרַבִּי יִצְחָק, מַאי דִּכְתִיב: ״בְּקִרְבְּךָ קָדוֹשׁ וְלֹא אָבוֹא בְּעִיר״, מִשּׁוּם דִּבְקִרְבְּךָ קָדוֹשׁ לֹא אָבוֹא בְּעִיר? אָמַר לֵיהּ: הָכִי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן, אָמַר הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: לֹא אָבוֹא בִּירוּשָׁלַיִם שֶׁל מַעְלָה עַד שֶׁאָבוֹא לִירוּשָׁלַיִם שֶׁל מַטָּה!
Et Rav Naḥman dit à Rabbi Yitzḥak : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Il est saint au milieu de toi, et Je n’entrerai pas dans la ville » (Osée 11:9) ? Ce verset est déroutant : Parce qu’il est saint au milieu de toi, Dieu n’entrera-t-Il pas dans la ville ? Rabbi Yitzḥak dit à Rav Naḥman que Rabbi Yoḥanan a dit que le verset doit être compris ainsi : Le Saint, béni soit-Il, a dit : Je n’entrerai pas dans la Jérusalem d’en haut, au ciel, jusqu’à ce que J’entre dans Jérusalem sur la terre d’en bas au temps de la rédemption, lorsqu’elle sera sainte au milieu de toi.
וּמִי אִיכָּא יְרוּשָׁלַיִם לְמַעְלָה? אִין, דִּכְתִיב: ״יְרוּשָׁלִַים הַבְּנוּיָה כְּעִיר שֶׁחֻבְּרָה לָּהּ יַחְדָּו״.
La Guemara demande : Et existe-t-il un lieu tel que la Jérusalem d’en haut ? La Guemara répond : Oui, comme il est écrit : « Jérusalem bâtie comme une ville unie ensemble » (Psaumes 122:3). Le terme « unie » indique qu’il existe deux villes de Jérusalem, l’une céleste et l’autre terrestre, qui sont liées l’une à l’autre.
וַאֲמַר לֵיהּ רַבִּי נַחְמָן לְרַבִּי יִצְחָק, מַאי דִּכְתִיב: ״וּבְאַחַת יִבְעֲרוּ וְיִכְסָלוּ מוּסַר הֲבָלִים עֵץ הוּא״? אֲמַר לֵיהּ, הָכִי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אַחַת הִיא שֶׁמְּבַעֶרֶת רְשָׁעִים בְּגֵיהִנָּם, מַאי הִיא — עֲבוֹדָה זָרָה. כְּתִיב הָכָא: ״מוּסַר הֲבָלִים עֵץ הוּא״, וּכְתִיב הָתָם: ״הֶבֶל הֵמָּה מַעֲשֵׂה תַּעְתֻּעִים״.
§ Et Rav Naḥman dit à Rabbi Yitzḥak : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Et par une seule chose ils deviennent stupides et insensés ; l’enseignement de leur vanité est du bois » (Jérémie 10:8) ? Rabbi Yitzḥak dit à Rav Naḥman que Rabbi Yoḥanan a dit ce qui suit : Il y a une transgression qui fait brûler les méchants dans la Géhenne. Quelle est cette transgression ? L’idolâtrie. Cela peut être prouvé par une analogie verbale. Il est écrit ici : « l’enseignement de leur vanité [hevel] est du bois », et il est écrit là-bas, au sujet des idoles : « Elles sont vanité [hevel], œuvre d’illusion » (Jérémie 10:15).
וַאֲמַר לֵיהּ רַב נַחְמָן לְרַבִּי יִצְחָק, מַאי דִּכְתִיב: ״כִּי שְׁתַּיִם רָעוֹת עָשָׂה עַמִּי״, תַּרְתֵּין הוּא דַּהֲווֹ? עֶשְׂרִין וְאַרְבַּע שְׁבִיקָא לְהוּ? אֲמַר לֵיהּ, הָכִי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אַחַת שֶׁהִיא
Et Rav Naḥman dit à Rabbi Yitzḥak : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Car Mon peuple a commis deux maux » (Jérémie 2:13) ? N’y avait-il que deux maux qu’ils ont commis ? Alors, les vingt-quatre transgressions énumérées dans le livre d’Ézéchiel ont-elles été abandonnées, c’est-à-dire pardonnées ? Rabbi Yitzḥak dit à Rav Naḥman que Rabbi Yoḥanan a dit ce qui suit : Ils ont transgressé une faute qui est

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