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בֵּין תַּנּוּר לְכִירַיִים וְאוֹכֵל, וְשׁוֹתֶה עָלֶיהָ קִיתוֹן שֶׁל מַיִם, וְדוֹמֶה כְּמִי שֶׁמֵּתוֹ מוּטָּל לְפָנָיו.
entre le four et le poêle, ce qui était considéré comme l’endroit le moins respectable de la maison. Et il mangeait son pain, et buvait avec lui une cruche [kiton] d’eau, et, ce faisant, ressemblait à quelqu’un dont le parent défunt est étendu sans sépulture devant lui.
תְּנַן הָתָם: מָקוֹם שֶׁנָּהֲגוּ לַעֲשׂוֹת מְלָאכָה בְּתִשְׁעָה בְּאָב — עוֹשִׂין, מָקוֹם שֶׁנָּהֲגוּ שֶׁלֹּא לַעֲשׂוֹת — אֵין עוֹשִׂין. וּבְכׇל מָקוֹם, תַּלְמִידֵי חֲכָמִים בְּטֵלִים. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: לְעוֹלָם יַעֲשֶׂה כָּל אָדָם עַצְמוֹ כְּתַלְמִיד חָכָם. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי, רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: לְעוֹלָם יַעֲשֶׂה אָדָם עַצְמוֹ כְּתַלְמִיד חָכָם, כְּדֵי שֶׁיִּתְעַנֶּה.
§ Nous avons appris dans une michna là-bas : Dans un endroit où les gens avaient l’habitude de travailler le Neuf Av, on travaille. Dans un endroit où les gens avaient l’habitude de ne pas travailler, on ne travaille pas. Et en tous lieux, les érudits de la Torah restent inactifs et ne travaillent pas le Neuf Av. Rabban Shimon ben Gamliel dit : En ce qui concerne le Neuf Av, une personne doit toujours se conduire comme un érudit de la Torah et s’abstenir de travailler. Cela est également enseigné dans une baraita : Rabban Shimon ben Gamliel dit : Une personne doit toujours se conduire comme un érudit de la Torah, afin de ressentir la difficulté du jeûne.
תַּנְיָא אִידַּךְ, רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: כׇּל הָאוֹכֵל וְשׁוֹתֶה בְּתִשְׁעָה בְּאָב — כְּאִילּוּ אוֹכֵל וְשׁוֹתֶה בְּיוֹם הַכִּפּוּרִים. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: כׇּל הָעוֹשֶׂה מְלָאכָה בְּתִשְׁעָה בְּאָב — אֵינוֹ רוֹאֶה סִימַן בְּרָכָה לְעוֹלָם.
Il est enseigné dans une autrebaraita que Rabban Shimon ben Gamliel dit : Quiconque mange et boit le Neuf Av, bien que l’interdiction ait été instituée par les Prophètes, c’est comme s’il mangeait et buvait à Yom Kippour. Rabbi Akiva dit : Quiconque accomplit un travail le Neuf Av ne voit jamais de signe de bénédiction de ce travail.
וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: כׇּל הָעוֹשֶׂה מְלָאכָה בְּתִשְׁעָה בְּאָב וְאֵינוֹ מִתְאַבֵּל עַל יְרוּשָׁלַיִם — אֵינוֹ רוֹאֶה בְּשִׂמְחָתָהּ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״שִׂמְחוּ אֶת יְרוּשָׁלִַים וְגִילוּ בָהּ כׇּל אֹהֲבֶיהָ שִׂישׂוּ אִתָּהּ מָשׂוֹשׂ כׇּל הַמִּתְאַבְּלִים עָלֶיהָ״, מִכָּאן אָמְרוּ: כׇּל הַמִּתְאַבֵּל עַל יְרוּשָׁלַיִם — זוֹכֶה וְרוֹאֶה בְּשִׂמְחָתָהּ, וְשֶׁאֵינוֹ מִתְאַבֵּל עַל יְרוּשָׁלַיִם — אֵינוֹ רוֹאֶה בְּשִׂמְחָתָהּ. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: כׇּל הָאוֹכֵל בָּשָׂר וְשׁוֹתֶה יַיִן בְּתִשְׁעָה בְּאָב — עָלָיו הַכָּתוּב אוֹמֵר: ״וַתְּהִי עֲוֹנוֹתָם עַל עַצְמוֹתָם״.
Et les Sages disent : Quiconque accomplit un travail le Neuf av et ne porte pas le deuil de Jérusalem ne verra pas sa future joie, comme il est dit : « Réjouissez-vous avec Jérusalem et soyez dans l’allégresse avec elle, vous tous qui l’aimez ; exultez avec elle de joie, vous tous qui portez son deuil » (Isaïe 66:10). D’ici il est dit : Quiconque porte le deuil de Jérusalem méritera et verra sa future joie, et quiconque ne porte pas le deuil de Jérusalem ne verra pas sa joie future. Cela est également enseigné dans une baraita : Quiconque mange de la viande ou boit du vin lors du repas précédant le Neuf av, à son sujet le verset dit : « Et leurs iniquités sont sur leurs os, car la terreur des puissants était dans la terre des vivants » (Ézéchiel 32:27).
רַבִּי יְהוּדָה מְחַיֵּיב בִּכְפִיַּית הַמִּטָּה, וְלֹא הוֹדוּ לוֹ חֲכָמִים. תַּנְיָא, אָמְרוּ לוֹ לְרַבִּי יְהוּדָה: לִדְבָרֶיךָ, עוּבָּרוֹת וּמְנִיקוֹת מָה תְּהֵא עֲלֵיהֶן? אָמַר לָהֶם: אַף אֲנִי לֹא אָמַרְתִּי אֶלָּא בְּיָכוֹל.
§ La michna a enseigné : Rabbi Yehouda oblige à renverser le lit, mais les Sages n’étaient pas d’accord avec lui. Il est enseigné dans une baraita que les Sages dirent à Rabbi Yehouda : Selon ta déclaration, les femmes enceintes et les femmes qui allaitent, qui ne peuvent pas dormir sur le sol, qu’adviendra-t-il d’elles ? Rabbi Yehouda leur dit : Moi aussi, je n’ai parlé qu’au sujet de ceux qui en sont capables.
תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: מוֹדֶה רַבִּי יְהוּדָה לַחֲכָמִים בְּשֶׁאֵינוֹ יָכוֹל, וּמוֹדִים חֲכָמִים לְרַבִּי יְהוּדָה בְּיָכוֹל. מַאי בֵּינַיְיהוּ? אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ שְׁאָר מִטּוֹת.
Cela est également enseigné dans une autre baraita : Rabbi Yehouda concède aux Sages au sujet de celui qui est incapable de dormir sur le sol, et les Sages concèdent à Rabbi Yehouda au sujet de celui qui est capable de le faire. La Guemara demande : Si tel est le cas, quelle est la différence pratique entre eux ? La Guemara explique : La différence pratique entre eux est le statut des autres lits.
כִּדְתַנְיָא: כְּשֶׁאָמְרוּ לִכְפּוֹת הַמִּטָּה, לֹא מִטָּתוֹ בִּלְבַד הוּא כּוֹפֶה, אֶלָּא כׇּל הַמִּטּוֹת כּוּלָּן הוּא כּוֹפֶה. אָמַר רָבָא: הִלְכְתָא כְּתַנָּא דִּידַן, וְלֹא הוֹדוּ לוֹ חֲכָמִים כׇּל עִיקָּר.
Comme il est enseigné dans une baraita : Lorsque les Sages ont dit qu’un endeuillé est tenu de renverser le lit, ils voulaient dire que non seulement il renverse son propre lit, mais aussi qu’il doit renverser tous les lits de la maison. Rabbi Yehouda soutient que l’on doit de même renverser tous les lits de sa maison le Neuf Av. Rava a dit : La halakha est conforme à l’opinion du tanna de notre michna, et les Sages n’ont aucunement concédé à Rabbi Yehouda du tout, même en ce qui concerne celui qui en est capable. Par conséquent, il n’y a pas d’obligation de renverser son lit le Neuf Av.
אָמַר רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל: לֹא הָיוּ יָמִים טוֹבִים לְיִשְׂרָאֵל כַּחֲמִשָּׁה עָשָׂר בְּאָב וּכְיוֹם הַכִּפּוּרִים. בִּשְׁלָמָא יוֹם הַכִּפּוּרִים — מִשּׁוּם דְּאִית בֵּיהּ סְלִיחָה וּמְחִילָה, יוֹם שֶׁנִּיתְּנוּ בּוֹ לוּחוֹת הָאַחֲרוֹנוֹת.
§ La michna a enseigné que Rabban Shimon ben Gamliel a dit : Il n’y eut pas de jours aussi heureux pour le peuple juif que le quinze Av et Yom Kippour. La Guemara demande : Certes, Yom Kippour est un jour de joie parce qu’il comporte les éléments de pardon et de rémission, et de plus, c’est le jour où les dernières tables ont été données.
אֶלָּא חֲמִשָּׁה עָשָׂר בְּאָב מַאי הִיא? אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: יוֹם שֶׁהוּתְּרוּ שְׁבָטִים לָבוֹא זֶה בָּזֶה.
Cependant, quelle est la joie particulière du quinze Av ? Rav Yehuda a dit que Shmuel a dit : Ce fut le jour où les membres de différentes tribus furent autorisés à se marier entre eux. Au départ, il était interdit de se marier entre tribus, afin de conserver chaque parcelle de terre dans la part de la tribu qui l’avait héritée à l’origine. Cette halakha fut instituée par la Torah à la suite d’une plainte des proches des filles de Tselophehad, qui craignaient que, si ces femmes épousaient des hommes d’autres tribus, l’héritage de Tselophehad soit perdu pour sa tribu (voir Nombres 36:1–12).
מַאי דְּרוּשׁ? ״זֶה הַדָּבָר אֲשֶׁר צִוָּה ה׳ לִבְנוֹת צְלׇפְחָד וְגוֹ׳״ — דָּבָר זֶה לֹא יְהֵא נוֹהֵג אֶלָּא בְּדוֹר זֶה.
Qu'ont-ils exposé, à l'appui de leur conclusion selon laquelle cette halakha n'était plus en vigueur ? Le verset déclare : "Voici ce que le Seigneur a ordonné concernant les filles de Tselofehad, en disant : Qu'elles épousent celui qui leur semblera bon ; seulement, elles épouseront quelqu'un de la famille de la tribu de leur père" (Nombres 36:5). Ils ont déduit du verset que cette règle ne devait être observée que dans cette génération, lorsque Eretz Yisrael fut partagée entre les tribus, mais qu'ensuite les membres de tribus différentes furent autorisés à se marier. Le jour où cette barrière séparant les tribus fut supprimée, les Sages instituèrent un jour permanent de réjouissance.
אָמַר רַב יוֹסֵף אָמַר רַב נַחְמָן: יוֹם שֶׁהוּתַּר שֵׁבֶט בִּנְיָמִין לָבוֹא בַּקָּהָל, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְאִישׁ יִשְׂרָאֵל נִשְׁבַּע בַּמִּצְפָּה לֵאמֹר אִישׁ מִמֶּנּוּ לֹא יִתֵּן בִּתּוֹ לְבִנְיָמִן לְאִשָּׁה״. מַאי דְּרוּשׁ? אָמַר רַב: ״מִמֶּנּוּ״, וְלֹא מִבָּנֵינוּ.
Rav Yossef a dit que Rav Naḥman a dit : Le quinze av était le jour où la tribu de Benjamin fut autorisée à entrer dans la congrégation du peuple juif. Après l’incident tragique de Guivéa, pour lequel la tribu de Benjamin fut tenue pour responsable, les autres tribus les ostracisèrent. Elles prêtèrent serment de s’interdire d’épouser un membre de la tribu de Benjamin, comme il est dit : « Et les hommes d’Israël avaient juré à Mitspa, en disant : Aucun de nous ne donnera sa fille à Benjamin pour femme » (Juges 21:1). La Guemara demande : Qu’ont-ils interprété qui leur permit d’annuler ce serment ? Rav a dit : Ils comprirent le verset littéralement, comme il est dit : « Aucun de nous », et non : Aucun de nos enfants, c’est-à-dire que le serment ne s’appliquait qu’à la génération qui l’avait prêté, et non à ses descendants.
אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: יוֹם שֶׁכָּלוּ בּוֹ מֵתֵי מִדְבָּר. דְּאָמַר מָר: עַד שֶׁלֹּא כָּלוּ מֵתֵי מִדְבָּר לֹא הָיָה דִּבּוּר עִם מֹשֶׁה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיְהִי כַּאֲשֶׁר תַּמּוּ כׇּל אַנְשֵׁי הַמִּלְחָמָה לָמוּת. וַיְדַבֵּר ה׳ אֵלַי״. אֵלַי הָיָה הַדִּבּוּר.
Rabba bar bar Ḥana a dit que Rabbi Yoḥanan a dit : Le quinzième jour de Av fut le jour où les morts des Juifs dans le désert cessèrent. Toute la génération qui était sortie d’Égypte avait déjà disparu, comme le Maître l’a dit : Après la faute des explorateurs, à cause de laquelle les Juifs de cette génération furent condamnés à mourir dans le désert, tant que la mort des Juifs dans le désert n’avait pas cessé, la parole de Dieu ne venait pas à Moïse, comme il est dit : « Et il arriva, lorsque tous les hommes de guerre eurent disparu et furent morts du milieu du peuple, que le Seigneur me parla, disant » (Deutéronome 2:16–17). Cela indique que ce n’est qu’alors, après que le dernier membre de cette génération fut mort, que la parole de Dieu fut adressée à moi, c’est-à-dire à Moïse, et non auparavant. Lorsque les Juifs comprirent que le décret selon lequel Dieu ne parlerait pas à Moïse avait été levé, ils établirent ce jour comme un jour permanent de réjouissance.
עוּלָּא אָמַר: יוֹם שֶׁבִּיטֵּל הוֹשֵׁעַ בֶּן אֵלָה פְּרוֹסְדָיוֹת שֶׁהוֹשִׁיב יָרׇבְעָם בֶּן נְבָט עַל הַדְּרָכִים שֶׁלֹּא יַעֲלוּ יִשְׂרָאֵל לָרֶגֶל, וְאָמַר:
Oulla dit : Le quinze Av fut le jour où le roi Osée, fils d’Éla, supprima les gardes que Jéroboam, fils de Nebath, avait placés sur les routes afin que les Juifs ne montent pas à Jérusalem pour la fête de pèlerinage. Et Osée, fils d’Éla, dit

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