לְאֵיזֶה שֶׁיִּרְצוּ יַעֲלוּ.
afin qu’ils puissent monter où ils le souhaitent, c’est-à-dire qu’ils peuvent aller à Jérusalem, Béthel ou Dan.
רַב מַתְנָה אָמַר: יוֹם שֶׁנִּתְּנוּ הֲרוּגֵי בֵיתֵּר לִקְבוּרָה. וְאָמַר רַב מַתְנָה: אוֹתוֹ יוֹם שֶׁנִּתְּנוּ הֲרוּגֵי בֵיתֵּר לִקְבוּרָה, תִּקְנוּ בְּיַבְנֶה ״הַטּוֹב וְהַמֵּטִיב״, ״הַטּוֹב״ — שֶׁלֹּא הִסְרִיחוּ, ״וְהַמֵּטִיב״ — שֶׁנִּתְּנוּ לִקְבוּרָה.
Rav Mattana dit : Il y eut un salut supplémentaire en ce jour, car c’était le jour où les morts de Beitar furent portés à l’inhumation, plusieurs années après la bataille de Beitar (voir Guittin 57a). Et Rav Mattana dit : Le même jour où les morts de Beitar furent portés à l’inhumation, ils instituèrent la bénédiction : Qui est bon et fait le bien, à Yavne. Qui est bon, remerciant Dieu de ce que les corps ne se décomposèrent pas en attendant l’inhumation, et fait le bien, remerciant Dieu de ce qu’ils furent finalement portés à l’inhumation.
רַבָּה וְרַב יוֹסֵף דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: יוֹם שֶׁפָּסְקוּ מִלִּכְרוֹת עֵצִים לַמַּעֲרָכָה. דְּתַנְיָא, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר הַגָּדוֹל אוֹמֵר: מֵחֲמִשָּׁה עָשָׂר בְּאָב וְאֵילָךְ תָּשַׁשׁ כּוֹחָהּ שֶׁל חַמָּה, וְלֹא הָיוּ כּוֹרְתִין עֵצִים לַמַּעֲרָכָה, לְפִי שֶׁאֵינָן יְבֵשִׁין.
Ce sont Rabba et Rav Yosef qui disent tous deux : Le quinzième jour de Av était le jour où l’on cessa d’abattre des arbres pour l’arrangement du bois qui brûlait sur l’autel, comme cela est enseigné dans une baraita où Rabbi Eliezer le Grand dit : À partir du quinzième de Av, la force du soleil faiblit, et à partir de cette date on ne coupait plus de bois pour l’arrangement, car il ne serait pas correctement sec, et serait donc impropre à l’usage dans le Temple.
אָמַר רַב מְנַשְּׁיָא: וְקָרוּ לֵיהּ יוֹם תְּבַר מַגָּל. מִכָּאן וְאֵילָךְ, דְּמוֹסֵיף — יוֹסֵיף, וּדְלָא מוֹסֵיף — יֵאָסֵף. מַאי ״יֵאָסֵף״? אָמַר רַב יוֹסֵף: תִּקְבְּרֵיהּ אִימֵּיהּ.
Rav Menashya a dit : Et ils appelèrent le quinze av le jour du bris de la faucille, car à partir de cette date on ne coupait plus d’arbres, et c’était donc une célébration pour les arbres. La Guemara ajoute : À partir du quinze av et au-delà, lorsque les jours commencent à raccourcir, celui qui ajoute à son étude nocturne de la Torah ajoutera des années à sa vie, et celui qui n’ajoute pas [mosif] sera recueilli [ye’asef]. La Guemara demande : Quel est le sens de l’expression : Il sera recueilli ? Rav Yosef a dit : Cela signifie que sa mère l’enterrera, car il sera recueilli dans sa tombe (voir Genèse 49:33).
שֶׁבָּהֶן בְּנוֹת יְרוּשָׁלַיִם כּוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: בַּת מֶלֶךְ שׁוֹאֶלֶת מִבַּת כֹּהֵן גָּדוֹל, בַּת כֹּהֵן גָּדוֹל —מִבַּת סְגָן, וּבַת סְגָן — מִבַּת מְשׁוּחַ מִלְחָמָה, וּבַת מְשׁוּחַ מִלְחָמָה — מִבַּת כֹּהֵן הֶדְיוֹט, וְכׇל יִשְׂרָאֵל שׁוֹאֲלִין זֶה מִזֶּה כְּדֵי שֶׁלֹּא (יִתְבַּיֵּישׁ) [לְבַיֵּישׁ] אֶת מִי שֶׁאֵין לוֹ.
§ La michna a enseigné : Ainsi, les filles de Jérusalem sortaient en vêtements blancs, et le quinze av elles sortaient dans les vignes et dansaient. Les Sages ont enseigné cette tradition plus en détail : La fille du roi emprunte des vêtements blancs à la fille du Grand Prêtre ; la fille du Grand Prêtre emprunte à la fille du suppléant du Grand Prêtre ; la fille du suppléant du Grand Prêtre emprunte à la fille du prêtre oint pour la guerre, c’est-à-dire le prêtre qui lisait des versets de la Torah et s’adressait à l’armée lorsqu’ils se préparaient au combat ; la fille du prêtre oint pour la guerre emprunte à la fille d’un prêtre ordinaire ; et tout le peuple juif emprunte les uns aux autres. Pourquoi empruntaient-elles toutes des vêtements ? Elles faisaient cela afin de ne pas embarrasser celle qui n’avait pas ses propres vêtements blancs.
כׇּל הַכֵּלִים טְעוּנִין טְבִילָה. אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: אֲפִילּוּ מְקוּפָּלִין וּמוּנָּחִין בְּקוּפְסָא.
La michna a en outre enseigné : Tous les vêtements que les femmes empruntaient requièrent une immersion, car celles qui les avaient portés auparavant pouvaient avoir été rituellement impures. Rabbi Elazar dit : Même si les vêtements étaient pliés et placés dans une boîte [kufsa], ce qui indique qu’ils n’avaient pas été touchés depuis longtemps, ils requièrent néanmoins une immersion rituelle avant d’être portés.
בְּנוֹת יִשְׂרָאֵל יוֹצְאוֹת וְחוֹלוֹת בַּכְּרָמִים. תָּנָא: מִי שֶׁאֵין לוֹ אִשָּׁה, נִפְנֶה לְשָׁם.
La michna déclarait aussi que les filles du peuple juif sortaient et dansaient dans les vignobles. Un tanna enseigna : Celui qui n’avait pas de femme s’y rendait pour en trouver une.
מְיוּחָסוֹת שֶׁבָּהֶן הָיוּ אוֹמְרוֹת: בָּחוּר וְכוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: יְפֵיפִיּוֹת שֶׁבָּהֶן מָה הָיוּ אוֹמְרוֹת — תְּנוּ עֵינֵיכֶם לַיּוֹפִי, שֶׁאֵין הָאִשָּׁה אֶלָּא לְיוֹפִי. מְיוּחָסוֹת שֶׁבָּהֶן מָה הָיוּ אוֹמְרוֹת — תְּנוּ עֵינֵיכֶם לַמִּשְׁפָּחָה, לְפִי שֶׁאֵין הָאִשָּׁה אֶלָּא לְבָנִים. מְכוֹעָרוֹת שֶׁבָּהֶם מָה הָיוּ אוֹמְרוֹת — קְחוּ מִקַּחֲכֶם לְשׁוּם שָׁמַיִם, וּבִלְבַד שֶׁתְּעַטְּרוּנוּ בִּזְהוּבִים.
Il est enseigné que ces femmes de lignée distinguée parmi elles disaient : Jeune homme, s’il te plaît, lève les yeux et vois ce que tu choisis pour épouse. Les Sages ont enseigné cette pratique plus en détail dans une baraita : Que disaient les belles femmes parmi elles ? Porte tes yeux vers la beauté, car une épouse n’est que pour sa beauté. Que disaient celles de lignée distinguée parmi elles ? Porte tes yeux vers la famille, car une épouse n’est que pour les enfants, et les enfants d’une épouse issue d’une famille distinguée hériteront de sa lignée. Que disaient les moins belles parmi elles ? Fais ton acquisition pour l’amour du Ciel, à condition que tu nous pares de bijoux d’or après notre mariage pour nous embellir.
אָמַר עוּלָּא בִּירָאָה, אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: עָתִיד הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא לַעֲשׂוֹת מָחוֹל לְצַדִּיקִים, וְהוּא יוֹשֵׁב בֵּינֵיהֶם בְּגַן עֵדֶן, וְכׇל אֶחָד וְאֶחָד מַרְאֶה בְּאֶצְבָּעוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וָאֹמַר בַּיּוֹם הַהוּא הִנֵּה אֱלֹהֵינוּ זֶה קִוִּינוּ לוֹ וְיוֹשִׁיעֵנוּ זֶה ה׳ קִוִּינוּ לוֹ נָגִילָה וְנִשְׂמְחָה בִּישׁוּעָתוֹ״.
Le traité se conclut par une déclaration liée au thème de la danse. Ulla de la ville de Bira’a a dit que Rabbi Elazar a dit : À l’avenir, à la fin des temps, le Saint, béni soit-Il, organisera une danse des justes, et Il sera assis parmi eux dans le Jardin d’Éden, et chacun et tous les justes pointeront vers Dieu avec son doigt, comme il est dit : « Et l’on dira en ce jour-là : Voici, c’est notre Dieu, en qui nous avons espéré, afin qu’Il nous sauve. C’est le Seigneur ; en qui nous avons espéré. Réjouissons-nous et exultons dans Son salut » (Isaïe 25:9). Dieu sera révélé, de sorte que chaque juste pourra dire : C’est notre Dieu, comme s’ils Le montraient du doigt.
הֲדַרַן עֲלָךְ בִּשְׁלֹשָׁה פְּרָקִים וּסְלִיקָא לַהּ מַסֶּכֶת תַּעֲנִית
Nous reviendrons à toi, « En trois endroits » - et le traité Taanit est conclu.