מֵ״חַגָּה״. וּמַאן דְּאָמַר כּוּלּוֹ אָסוּר — מֵ״חׇדְשָׁהּ״, וּמַאן דְּאָמַר כׇּל הַשַּׁבָּת כּוּלָּהּ אָסוּר — מִ״שַּׁבַּתָּהּ״.
déduit de l’expression « sa Fête » que les actes de joie et de réjouissance sont interdits dès la Nouvelle Lune, qui est considérée comme une fête. Et celui qui a dit que ces activités sont interdites pendant tout le mois l’apprend de l’expression « sa Nouvelle Lune ». Et celui qui a dit que les actes de réjouissance sont interdits pendant toute la semaine de Ticha BeAv le déduit de l’expression « son Shabbat », qui signifie aussi une semaine.
אָמַר רָבָא: הֲלָכָה כְּרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל. וְאָמַר רָבָא: הֲלָכָה כְּרַבִּי מֵאִיר. וְתַרְוַיְיהוּ לְקוּלָּא, וּצְרִיכָא. דְּאִי אַשְׁמוֹעִינַן הֲלָכָה כְּרַבִּי מֵאִיר, הֲוָה אָמֵינָא: אֲפִילּוּ מֵרֹאשׁ חֹדֶשׁ, קָמַשְׁמַע לַן הֲלָכָה כְּרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל.
En ce qui concerne la halakha elle-même, Rava a dit : La halakha est conforme à l’opinion de Rabban Shimon ben Gamliel. Et Rava a aussi dit que la halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Meir. La Guemara fait remarquer : Et ces deux décisions visent une indulgence. Et il est nécessaire que Rava énonce les deux décisions, car s’il nous avait enseigné seulement que la halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Meir, j’aurais dit que les pratiques de deuil sont obligatoires dès la nouvelle lune, comme le soutient Rabbi Meir. Par conséquent, Rava nous enseigne que la halakha est conforme à l’opinion de Rabban Shimon ben Gamliel, selon laquelle les restrictions de deuil ne s’appliquent pas avant la semaine du Neuf Av.
וְאִי אַשְׁמוֹעִינַן הֲלָכָה כְּרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל, הֲוָה אָמֵינָא: אֲפִילּוּ לְאַחֲרָיו, קָמַשְׁמַע לַן הֲלָכָה כְּרַבִּי מֵאִיר.
Et s’il nous avait enseigné seulement que la halakha est conforme à l’opinion de Rabban Shimon ben Gamliel, j’aurais dit que les interdictions s’appliquent même après le jeûne, jusqu’à la fin de la semaine. Par conséquent, Rava nous enseigne que la halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Meir. Les interdictions ne s’appliquent que jusqu’au Neuf Av lui-même, et non après.
עֶרֶב תִּשְׁעָה בְּאָב לֹא יֹאכַל אָדָם שְׁנֵי תַבְשִׁילִין כּוּ׳. אָמַר רַב יְהוּדָה: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא מִשֵּׁשׁ שָׁעוֹת וּלְמַעְלָה, אֲבָל מִשֵּׁשׁ שָׁעוֹת וּלְמַטָּה — מוּתָּר. וְאָמַר רַב יְהוּדָה: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא בִּסְעוּדָה הַמַּפְסִיק בָּהּ, אֲבָל בִּסְעוּדָה שֶׁאֵינוֹ מַפְסִיק בָּהּ — מוּתָּר.
§ La michna a enseigné : La veille du Neuf Av, une personne ne peut pas manger deux plats cuits dans un seul repas. Rav Yehouda a dit : Ils ont enseigné qu’on ne peut prendre un repas avec deux plats qu’à partir de six heures du jour et au-delà, mais avant six heures cela est permis. Et Rav Yehouda a aussi dit : Ils ont enseigné qu’il est interdit de manger deux plats seulement lors du repas de clôture avant le début du jeûne. Cependant, lors d’un repas qui n’est pas de clôture, il est permis de manger deux plats cuits.
וְתַרְוַיְיהוּ לְקוּלָּא, וּצְרִיכָא. דְּאִי אַשְׁמְעִינַן בִּסְעוּדָה הַמַּפְסִיק בָּהּ, הֲוָה אָמֵינָא: אֲפִילּוּ מִשֵּׁשׁ שָׁעוֹת וּלְמַטָּה — קָמַשְׁמַע לַן מִשֵּׁשׁ שָׁעוֹת וּלְמַעְלָה. וְאִי אַשְׁמְעִינַן מִשֵּׁשׁ שָׁעוֹת וּלְמַעְלָה, הֲוָה אָמֵינָא: אֲפִילּוּ בִּסְעוּדָה שֶׁאֵינוֹ מַפְסִיק בָּהּ — קָמַשְׁמַע לַן בִּסְעוּדָה הַמַּפְסִיק בָּהּ.
La Guemara commente : Et ces deux décisions sont destinées comme une indulgence. Et il est nécessaire que Rav Yehuda les énonce toutes deux, car s’il nous avait enseigné que cette halakha se rapporte seulement au repas de conclusion, j’aurais dit que cela s’applique même à partir de six heures et plus tôt. Rav Yehuda nous enseigne donc que cela s’applique seulement à partir de six heures et au-delà. Et s’il nous avait enseigné seulement qu’il est interdit de manger deux plats à partir de six heures et au-delà, j’aurais dit que cela s’applique même à un repas auquel il ne met pas fin en mangeant. Rav Yehuda nous enseigne donc que cela s’applique seulement au repas de conclusion.
תַּנְיָא כְּלִישָּׁנָא קַמָּא. תַּנְיָא כְּלִישָּׁנָא בָּתְרָא. תַּנְיָא כְּלִישָּׁנָא בָּתְרָא: הַסּוֹעֵד עֶרֶב תִּשְׁעָה בְּאָב, אִם עָתִיד לִסְעוֹד סְעוּדָה אַחֶרֶת — מוּתָּר לֶאֱכוֹל בָּשָׂר וְלִשְׁתּוֹת יַיִן, וְאִם לָאו — אָסוּר לֶאֱכוֹל בָּשָׂר וְלִשְׁתּוֹת יַיִן.
La Guemara commente : Il est enseigné dans une baraita conformément à la première version, et il est enseigné dans une baraita conformément à la seconde version. La Guemara développe : Il est enseigné dans une baraita conformément à la seconde version, comme suit : En ce qui concerne celui qui prend un repas la veille du Neuf Av, s’il mangera un autre repas, il lui est permis de manger de la viande et de boire du vin pendant ce premier repas. Mais si il n’a pas l’intention de prendre un autre repas, il lui est interdit de manger de la viande et de boire du vin.
תַּנְיָא כְּלִישָּׁנָא קַמָּא: עֶרֶב תִּשְׁעָה בְּאָב לֹא יֹאכַל אָדָם שְׁנֵי תַבְשִׁילִין, לֹא יֹאכַל בָּשָׂר וְלֹא יִשְׁתֶּה יַיִן. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: יְשַׁנֶּה. אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: כֵּיצַד מְשַׁנֶּה? אִם הָיָה רָגִיל לֶאֱכוֹל שְׁנֵי תַבְשִׁילִין — יֹאכַל מִין אֶחָד, וְאִם הָיָה רָגִיל לִסְעוֹד בַּעֲשָׂרָה בְּנֵי אָדָם — סוֹעֵד בַּחֲמִשָּׁה, הָיָה רָגִיל לִשְׁתּוֹת עֲשָׂרָה כּוֹסוֹת — שׁוֹתֶה חֲמִשָּׁה כּוֹסוֹת. בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים מִשֵּׁשׁ שָׁעוֹת וּלְמַעְלָה, אֲבָל מִשֵּׁשׁ שָׁעוֹת וּלְמַטָּה — מוּתָּר.
Il est enseigné dans une baraita conformément à la première version : La veille du Neuf Av, une personne ne peut pas manger deux plats cuits. De plus, on ne peut ni manger de viande ni boire du vin. Rabban Shimon ben Gamliel dit : Il faut réduire et diminuer la quantité que l’on mange. Rabbi Yehouda a dit : Comment doit-on réduire son repas ? S’il a l’habitude de manger deux plats cuits à chaque repas, il doit manger seulement un seul type d’aliment ; et s’il a l’habitude de prendre son repas en compagnie de dix personnes, il doit prendre son repas avec seulement cinq ; et si il a l’habitude de boire dix coupes de vin, il doit boire seulement cinq coupes. Dans quel cas cette déclaration est-elle dite ? À partir de six heures et au-delà ; cependant, à six heures et avant toutes ces pratiques sont permises.
תַּנְיָא אִידַּךְ: עֶרֶב תִּשְׁעָה בְּאָב לֹא יֹאכַל אָדָם שְׁנֵי תַבְשִׁילִין, לֹא יֹאכַל בָּשָׂר וְלֹא יִשְׁתֶּה יַיִן, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: יְשַׁנֶּה. וּמְמַעֵט בַּבָּשָׂר וּבַיַּיִן. כֵּיצַד מְמַעֵט? אִם הָיָה רָגִיל לֶאֱכוֹל לִיטְרָא בָּשָׂר — יֹאכַל חֲצִי לִיטְרָא, הָיָה רָגִיל לִשְׁתּוֹת לוֹג יַיִן — יִשְׁתֶּה חֲצִי לוֹג יַיִן, וְאִם אֵינוֹ רָגִיל כׇּל עִיקָּר — אָסוּר. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: אִם הָיָה רָגִיל לֶאֱכוֹל צְנוֹן אוֹ מָלִיחַ אַחַר סְעוּדָּתוֹ — הָרְשׁוּת בְּיָדוֹ.
Il est enseigné dans une autrebaraita : À la veille du Neuf Av, une personne ne peut pas manger deux plats cuits, et elle ne peut ni manger de viande ni boire de vin ; telle est l’opinion de Rabbi Meir. Et les Sages disent : Il faut ajuster et réduire sa consommation de viande et de vin. Comment réduit-on sa consommation de viande et de vin ? S’il a l’habitude de manger une litra de viande pendant son repas, il doit en manger une demi-litra ; si il a l’habitude de boire un log de vin, il doit boire un demi-log de vin ; et s’il n’a pas l’habitude de manger de la viande ou de boire du vin du tout, il lui est interdit de le faire du tout. Rabban Shimon ben Gamliel dit : S’il a l’habitude de manger un radis ou un plat salé après son repas, il est autorisé à le faire la veille du Neuf Av, car cela n’est pas considéré comme un plat supplémentaire.
תַּנְיָא אִידַּךְ: כֹּל שֶׁהוּא מִשּׁוּם תִּשְׁעָה בְּאָב — אָסוּר לֶאֱכוֹל בָּשָׂר וְאָסוּר לִשְׁתּוֹת יַיִן וְאָסוּר לִרְחוֹץ. כׇּל שֶׁאֵינוֹ מִשּׁוּם תִּשְׁעָה בְּאָב — מוּתָּר לֶאֱכוֹל בָּשָׂר וְלִשְׁתּוֹת יַיִן וְאָסוּר לִרְחוֹץ. רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בְּרַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר מִשּׁוּם אָבִיו: כׇּל שָׁעָה שֶׁמּוּתָּר לֶאֱכוֹל בָּשָׂר — מוּתָּר לִרְחוֹץ.
Il est enseigné dans une autre baraita : Dans tout repas pris en raison du jeûne de Ticha BeAv, il est interdit de manger de la viande ; et il est interdit de boire du vin ; et il est également interdit de se laver en prévision du jeûne. Cependant, dans tout repas qui n’est pas en raison de Ticha BeAv, c’est-à-dire lorsqu’on prend ce repas afin de ne pas avoir faim à Ticha BeAv, il est permis de manger de la viande et de boire du vin, mais il est néanmoins interdit de se laver à ce moment-là. Rabbi Yishmaël, fils de Rabbi Yossei, a dit au nom de son père : Pendant tout le temps où il est permis de manger de la viande, il est également permis de se laver.
תָּנוּ רַבָּנַן: כׇּל מִצְוֹת הַנּוֹהֲגוֹת בְּאָבֵל — נוֹהֲגוֹת בְּתִשְׁעָה בְּאָב; אָסוּר בַּאֲכִילָה וּבִשְׁתִיָּה, וּבְסִיכָה, וּבִנְעִילַת הַסַּנְדָּל, וּבְתַשְׁמִישׁ הַמִּטָּה. וְאָסוּר לִקְרוֹת בַּתּוֹרָה בַּנְּבִיאִים וּבַכְּתוּבִים, וְלִשְׁנוֹת בַּמִּשְׁנָה בַּתַּלְמוּד וּבַמִּדְרָשׁ וּבָהֲלָכוֹת וּבָאַגָּדוֹת.
Les Sages ont enseigné : Toutes les mitzvot observées par une personne en deuil sont également observées le Neuf Av : Il est interdit de se livrer au fait de manger, de boire et de s’oindre d’huile sur le corps, au port de chaussures, et aux relations conjugales. Il est interdit de lire la Torah, les Prophètes et les Écrits, ou d’étudier la Mishna, la Guemara et le midrash, ainsi que des recueils de halakhot, et des recueils de aggadot.
אֲבָל קוֹרֵא הוּא בִּמְקוֹם שֶׁאֵינוֹ רָגִיל לִקְרוֹת, וְשׁוֹנֶה בִּמְקוֹם שֶׁאֵינוֹ רָגִיל לִשְׁנוֹת, וְקוֹרֵא בְּקִינוֹת בְּאִיּוֹב, וּבִדְבָרִים הָרָעִים שֶׁבְּיִרְמְיָה. וְתִינוֹקוֹת שֶׁל בֵּית רַבָּן בְּטֵלִין, מִשּׁוּם שֶׁנֶּאֱמַר: ״פִּקּוּדֵי ה׳ יְשָׁרִים מְשַׂמְּחֵי לֵב״.
Cependant, on peut lire un passage de la Torah auquel on n’est pas habitué, car cela lui sera difficile et il n’en tirera pas de plaisir, et il peut de même étudier un passage du Talmud auquel il n’est pas habitué. Et l’on peut lire dans le livre des Lamentations; dans le livre de Job; ainsi que dans les passages funestes de Jérémie, c’est-à-dire ses prophéties de malheur. Et les écoliers interrompent leurs études ce jour-là car il est dit : « Les préceptes du Seigneur sont droits, ils réjouissent le cœur » (Psaumes 19:9).
רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אַף אֵינוֹ קוֹרֵא בִּמְקוֹם שֶׁאֵינוֹ רָגִיל לִקְרוֹת, וְאֵינוֹ שׁוֹנֶה בִּמְקוֹם שֶׁאֵינוֹ רָגִיל לִשְׁנוֹת. אֲבָל קוֹרֵא הוּא בְּאִיּוֹב וּבְקִינוֹת וּבִדְבָרִים הָרָעִים שֶׁבְּיִרְמְיָהוּ. וְתִינוֹקוֹת שֶׁל בֵּית רַבָּן בְּטֵלִים בּוֹ, מִשּׁוּם שֶׁנֶּאֱמַר: ״פִּקּוּדֵי ה׳ יְשָׁרִים מְשַׂמְּחֵי לֵב״.
Rabbi Yehouda dit : On ne peut même pas lire un passage dans la Torah auquel on n’est pas habitué, ni étudier un passage du Talmud auquel on n’est pas habitué. Cependant, on peut lire Job, les Lamentations, et les passages funestes de Jérémie. Et les écoliers interrompent leurs études ce jour-là car il est dit : « Les préceptes du Seigneur sont droits, ils réjouissent le cœur » (Psaumes 19:9).
לֹא יֹאכַל בָּשָׂר וְלֹא יִשְׁתֶּה יַיִן. תָּנָא: אֲבָל אוֹכֵל הוּא בָּשָׂר מָלִיחַ וְשׁוֹתֶה יַיִן מִגִּתּוֹ. בָּשָׂר מָלִיחַ עַד כַּמָּה? אָמַר רַב חִינָּנָא בַּר כָּהֲנָא מִשְּׁמֵיהּ דִּשְׁמוּאֵל: כׇּל זְמַן שֶׁהוּא כִּשְׁלָמִים.
§ La michna a enseigné qu’on ne peut ni manger de viande ni boire du vin. Un tanna a enseigné dans la Tosefta : Cependant, on peut manger de la viande très salée et boire du vin de son pressoir, c’est-à-dire du vin qui n’a pas encore fini de fermenter. La Guemara demande : En ce qui concerne la viande salée, combien de temps cette viande doit-elle rester dans le sel avant d’être permise ? Rav Ḥinnana bar Kahana a dit au nom de Shmuel : Tant qu’elle est comme les offrandes de paix, qui pouvaient être mangées pendant deux jours et une nuit après avoir été sacrifiées. Une fois ce délai passé, elle n’est plus appelée viande. Par conséquent, si elle a été salée plus longtemps que cela, elle peut être mangée la veille du Neuf Av.
וְיַיִן מִגִּתּוֹ עַד כַּמָּה? כׇּל זְמַן שֶׁהוּא תּוֹסֵס. תָּנָא: יַיִן תּוֹסֵס אֵין בּוֹ מִשּׁוּם גִּילּוּי, וְכַמָּה תְּסִיסָתוֹ — שְׁלֹשָׁה יָמִים.
La Guemara demande : Et en ce qui concerne le vin de son pressoir, jusqu’à quand le vin est-il considéré comme provenant de son pressoir ? Tant qu’il fermente. Un tanna a enseigné dans une baraita : Le vin qui fermente n’a pas de problème en ce qui concerne les liquides découverts, car il n’y a pas lieu de craindre qu’un serpent y laisse son venin. Et combien de temps dure sa fermentation ? Trois jours à partir du moment où les raisins ont été pressés.
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: כָּךְ הָיָה מִנְהָגוֹ שֶׁל רַבִּי יְהוּדָה בְּרַבִּי אִילְעַאי: עֶרֶב תִּשְׁעָה בְּאָב מְבִיאִין לוֹ פַּת חֲרֵבָה בְּמֶלַח, וְיוֹשֵׁב
Rav Yehouda a dit que Rav a dit : Telle était la coutume de Rabbi Yehouda, fils de Rabbi Ilaï. À la veille du Neuf Av, vers le soir, on lui apportait du pain rassis avec du sel, et il s’asseyait