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אֵין גִּזְעוֹ מַחְלִיף, אַף צַדִּיק חַס וְשָׁלוֹם אֵין גִּזְעוֹ מַחְלִיף — לְכָךְ נֶאֱמַר אֶרֶז. אִילּוּ נֶאֱמַר אֶרֶז וְלֹא נֶאֱמַר תָּמָר, הָיִיתִי אוֹמֵר: מָה אֶרֶז אֵין עוֹשֶׂה פֵּירוֹת אַף צַדִּיק חַס וְשָׁלוֹם אֵין עוֹשֶׂה פֵּירוֹת — לְכָךְ נֶאֱמַר תָּמָר וְנֶאֱמַר אֶרֶז.
ses pousses ne repoussent pas d’elles-mêmes lorsque sa souche est coupée, de même, à Dieu ne plaise, en ce qui concerne une personne juste, ses pousses ne repousseront pas d’elles-mêmes, c’est-à-dire qu’elle ne pourra pas se remettre du malheur. C’est pourquoi il est dit « cèdre » dans le verset. De même que le cèdre fait pousser de nouvelles pousses après que sa souche a été coupée, de même une personne juste refleurira. À l’inverse, s’il était dit « cèdre » et qu’il ne soit pas dit « palmier », je dirais que, de même que dans le cas d’un cèdre, il ne produit pas de fruit, de même, à Dieu ne plaise, un homme juste ne produit pas de fruit, c’est-à-dire qu’il n’aura pas de récompense dans le Monde à venir. C’est pourquoi il est dit « palmier » et il est aussi dit « cèdre ».
וְאֶרֶז גִּזְעוֹ מַחְלִיף? וְהָתַנְיָא: הַלּוֹקֵחַ אִילָן מֵחֲבֵירוֹ לָקוֹץ, מַגְבִּיהוֹ מִן הַקַּרְקַע טֶפַח וְקוֹצֵץ. בְּסַדַּן הַשִּׁקְמָה — שְׁנֵי טְפָחִים. בִּבְתוּלַת הַשִּׁקְמָה — שְׁלֹשָׁה טְפָחִים. בְּקָנִים וּבִגְפָנִים — מִן הַפְּקָק וּלְמַעְלָה. בִּדְקָלִים וּבַאֲרָזִים — חוֹפֵר לְמַטָּה וּמַשְׁרִישׁ, לְפִי שֶׁאֵין גִּזְעוֹ מַחְלִיף.
§ La Guemara demande : Et les pousses d’un cèdre se renouvellent-elles vraiment ? Mais n’est-il pas enseigné dans une baraita : En ce qui concerne quelqu’un qui a acheté à un autre un arbre pour l’abattre comme bois, sans acquérir la pleine propriété de l’arbre, il doit lever sa hache d’un empan et couper là, afin de permettre à l’arbre de repousser ? Cependant, dans le cas où il a acheté un grand sycomore, il doit laisser deux empans. Dans le cas d’un sycomore non émondé, il doit laisser trois empans. Dans une situation où quelqu’un a acheté des roseaux ou des vignes, il ne peut couper qu’à partir du premier nœud et au-dessus. Dans le cas des palmiers ou des cèdres, on peut creuser et le déraciner, car leurs pousses ne se renouvellent pas. Cette baraita indique que les cèdres ne produiront pas de nouvelles pousses après avoir été coupés.
הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן בִּשְׁאָר מִינֵי אֲרָזִים, כִּדְרַבָּה בַּר הוּנָא. דְּאָמַר רַבָּה בַּר הוּנָא: עֲשָׂרָה מִינֵי אֲרָזִים הֵן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אֶתֵּן בַּמִּדְבָּר אֶרֶז שִׁטָּה וַהֲדַס וְגוֹ׳״.
La Guemara répond : De quoi s’agit-il ici ? D’autres espèces de cèdres. Cela est conforme à l’opinion de Rabba bar Huna, car Rabba bar Huna a dit : Il existe dix espèces de cèdres, comme il est dit : « Je planterai dans le désert le cèdre, l’acacia et le myrte ainsi que l’olivier ; je mettrai dans la steppe le cyprès, le platane et le mélèze ensemble » (Isaïe 41:19). Les sept espèces mentionnées dans ce verset sont toutes appelées cèdres, ainsi que trois autres espèces supplémentaires.
תָּנוּ רַבָּנַן: מַעֲשֶׂה בְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר שֶׁגָּזַר שְׁלֹשׁ עֶשְׂרֵה תַּעֲנִיּוֹת עַל הַצִּבּוּר וְלֹא יָרְדוּ גְּשָׁמִים, בָּאַחֲרוֹנָה הִתְחִילוּ הַצִּבּוּר לָצֵאת. אָמַר לָהֶם: תִּקַּנְתֶּם קְבָרִים לְעַצְמְכֶם?! גָּעוּ כׇּל הָעָם בִּבְכִיָּה, וְיָרְדוּ גְּשָׁמִים.
Les Sages ont enseigné : Un incident se produisit concernant Rabbi Eliezer, qui décréta un cycle complet de treize jeûnes pour la communauté, mais la pluie ne tomba pas. À la fin du dernier jeûne, la communauté commença à sortir de la synagogue. Il leur dit : Avez-vous préparé des tombes pour vous-mêmes ? Si la pluie ne tombe pas, nous mourrons tous de faim. Tout le peuple fondit en larmes, et la pluie tomba.
שׁוּב מַעֲשֶׂה בְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר שֶׁיָּרַד לִפְנֵי הַתֵּיבָה, וְאָמַר עֶשְׂרִים וְאַרְבַּע בְּרָכוֹת וְלֹא נַעֲנָה. יָרַד רַבִּי עֲקִיבָא אַחֲרָיו וְאָמַר: ״אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ אֵין לָנוּ מֶלֶךְ אֶלָּא אָתָּה. אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ, לְמַעַנְךָ רַחֵם עָלֵינוּ״, וְיָרְדוּ גְּשָׁמִים. הֲווֹ מְרַנְּנִי רַבָּנַן, יָצְתָה בַּת קוֹל וְאָמְרָה: לֹא מִפְּנֵי שֶׁזֶּה גָּדוֹל מִזֶּה, אֶלָּא שֶׁזֶּה מַעֲבִיר עַל מִידּוֹתָיו, וְזֶה אֵינוֹ מַעֲבִיר עַל מִדּוֹתָיו.
Il y eut un autre incident impliquant le rabbin Eliezer, qui descendit pour officier comme chef de prière devant l’arche un jour de jeûne. Et il récita vingt-quatre bénédictions, mais il ne fut pas exaucé. Le rabbin Akiva descendit devant l’arche après lui et dit : Notre Père, notre Roi, nous n’avons pas d’autre roi que Toi. Notre Père, notre Roi, pour l’amour de Toi, aie pitié de nous. Et la pluie tomba immédiatement. Les Sages chuchotaient entre eux que le rabbin Akiva avait été exaucé alors que son maître, le rabbin Eliezer, ne l’avait pas été. Une Voix divine sortit et dit : Ce n’est pas parce que ce Sage, le rabbin Akiva, est plus grand que l’autre, le rabbin Eliezer, mais parce que celui-ci est indulgent, et que l’autre ne l’est pas. Dieu répondit à la nature indulgente du rabbin Akiva de la même manière en envoyant la pluie.
תָּנוּ רַבָּנַן: עַד מָתַי יְהוּ הַגְּשָׁמִים יוֹרְדִין וְהַצִּבּוּר פּוֹסְקִין מִתַּעֲנִיתָם? כִּמְלֹא בֶּרֶךְ הַמַּחֲרֵישָׁה, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: בַּחֲרֵבָה טֶפַח, בְּבֵינוֹנִית טִפְחַיִים, בַּעֲבוּדָה שְׁלֹשָׁה טְפָחִים.
§ Les Sages ont enseigné dans une baraita : Combien de pluie doit tomber pour que la communauté cesse son jeûne pour la pluie ? Si la pluie pénètre le sol sur toute la profondeur de la lame d’une charrue jusqu’à l’endroit où elle se courbe, ils peuvent cesser de jeûner ; telle est l’opinion de Rabbi Meïr. Et les Sages disent une mesure différente : Si la terre est complètement sèche, le sol doit devenir humide jusqu’à la profondeur d’une palme. Pour une terre moyenne, ils doivent attendre que l’humidité atteigne une profondeur de deux palmes. Si c’est une terre travaillée, c’est-à-dire une terre qui a été labourée, l’humidité doit atteindre une profondeur de trois palmes.
תַּנְיָא, רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר: אֵין לְךָ טֶפַח מִלְּמַעְלָה, שֶׁאֵין תְּהוֹם יוֹצֵא לִקְרָאתוֹ שְׁלֹשָׁה טְפָחִים. וְהָא תַּנְיָא טִפְחַיִים! לָא קַשְׁיָא: כָּאן בַּעֲבוּדָה, כָּאן בְּשֶׁאֵינָהּ עֲבוּדָה.
Il est enseigné dans une baraita que Rabbi Shimon ben Elazar dit : Il n’y a pas un empan de pluie venant d’en haut vers lequel l’eau de l’abîme ne monte pas de trois empans. La Guemara soulève une objection : Mais n’est-il pas enseigné dans une autre baraita que l’eau de l’abîme monte de deux empans ? La Guemara explique : Ce n’est pas difficile. Ici, dans la première baraita, il s’agit d’une terre travaillée, que l’eau pénètre plus rapidement, tandis que là-bas, dans la seconde baraita, il s’agit d’une terre non travaillée, que l’eau ne pénètre pas aussi facilement, et par conséquent l’eau de l’abîme ne monte que de deux empans.
אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: כְּשֶׁמְּנַסְּכִין אֶת הַמַּיִם בֶּחָג, תְּהוֹם אוֹמֵר לַחֲבֵירוֹ: אַבַּע מֵימֶיךָ, קוֹל שְׁנֵי רֵיעִים אֲנִי שׁוֹמֵעַ. שֶׁנֶּאֱמַר: ״תְּהוֹם אֶל תְּהוֹם קוֹרֵא לְקוֹל צִנּוֹרֶיךָ וְגוֹ׳״.
Rabbi Elazar a dit : Lorsque la libation d’eau fut versée pendant la fête de Soukkot, ces eaux de l’abîme se disent l’une à l’autre : Laissez couler vos eaux, car j’entends les voix de deux de nos compagnons, la libation de vin et la libation d’eau, qui sont toutes deux versées sur l’autel. Comme il est dit : « L’abîme appelle l’abîme au bruit de Tes canaux, toutes Tes vagues et tous Tes flots ont passé sur moi » (Psaumes 42:8), c’est-à-dire que les eaux supérieures de l’abîme appellent les eaux inférieures de l’abîme lorsqu’elles entendent le son des libations.
אָמַר רַבָּה: לְדִידִי חֲזֵי לִי הַאי רִידְיָא, דָּמֵי לְעִיגְלָא וּפְרִיטָא שִׂפְווֹתֵיהּ וְקָיְימָא בֵּין תְּהוֹמָא תַּתָּאָה לִתְהוֹמָא עִילָּאָה. לִתְהוֹמָא עִילָּאָה אָמַר לֵיהּ: חֲשׁוֹר מֵימֶיךָ. לִתְהוֹמָא תַּתָּאָה אָמַר לֵיהּ: אַבַּע מֵימֶיךָ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״הַנִּצָּנִים נִרְאוּ בָּאָרֶץ וְגוֹ׳״.
Rabba dit : J’ai vu cet ange chargé de l’eau, Ridya, sous la forme d’un veau aux lèvres entrouvertes, se tenant entre les eaux inférieures de l’abîme et les eaux supérieures de l’abîme. Aux eaux supérieures de l’abîme, il dit : Distillez votre eau et qu’il pleuve. Aux eaux inférieures de l’abîme, il dit : Que votre eau s’écoule d’en bas, comme il est dit : « Les fleurs paraissent sur la terre ; le temps du chant est arrivé, et la voix de la tourterelle [tur] se fait entendre dans notre pays » (Cantique des Cantiques 2:12). L’apparition des fleurs dans ce verset fait allusion aux libations, car tant l’épanouissement des fleurs que le versement de ces libations sont des événements annuels. Le temps du chant renvoie au chant de la fête. Enfin, le terme tur en araméen peut aussi signifier un bœuf ; dans ce contexte, il est interprété comme une référence à l’ange Ridya.
הָיוּ מִתְעַנִּין וְיָרְדוּ גְּשָׁמִים קוֹדֶם הָנֵץ הַחַמָּה כּוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: הָיוּ מִתְעַנִּין וְיָרְדוּ לָהֶם גְּשָׁמִים, קוֹדֶם הָנֵץ הַחַמָּה — לֹא יַשְׁלִימוּ. לְאַחַר הָנֵץ הַחַמָּה — יַשְׁלִימוּ, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: קוֹדֶם חֲצוֹת — לֹא יַשְׁלִימוּ. לְאַחַר חֲצוֹת — יַשְׁלִימוּ.
§ La michna enseigne : Si ils jeûnaient pour la pluie et que la pluie est tombée pour eux avant le lever du soleil, ils n’ont pas besoin d’achever leur jeûne jusqu’au soir. Les Sages ont enseigné : Si ils jeûnaient pour la pluie et que la pluie est tombée pour eux avant le lever du soleil, ils n’ont pas besoin d’achever leur jeûne, car l’obligation de jeûner ne prend effet qu’au lever du soleil. Cependant, si la pluie est tombée après le lever du soleil, ils doivent achever leur jeûne. C’est l’avis de Rabbi Meïr. Rabbi Yehouda dit : Si la pluie est tombée avant midi, ils n’ont pas besoin d’achever leur jeûne ; cependant, s’il pleut après midi, ils doivent achever leur jeûne.
רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: קוֹדֶם תֵּשַׁע שָׁעוֹת — לֹא יַשְׁלִימוּ, לְאַחַר תֵּשַׁע שָׁעוֹת — יַשְׁלִימוּ, שֶׁכֵּן מָצִינוּ בְּאַחְאָב מֶלֶךְ יִשְׂרָאֵל שֶׁהִתְעַנָּה מִתֵּשַׁע שָׁעוֹת וּלְמַעְלָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״הֲרָאִיתָ כִּי נִכְנַע אַחְאָב וְגוֹ׳״.
Rabbi Yossei dit : Si la pluie tombe avant la neuvième heure, soit trois heures après midi, ils n’ont pas besoin d’achever leur jeûne ; s’il pleut après la neuvième heure du jour, ils doivent achever leur jeûne, comme nous le trouvons au sujet d’Achab, roi d’Israël, qui jeûna à partir de la neuvième heure et au-delà, comme il est dit : « Et il arriva, quand Achab entendit ces paroles, qu’il déchira ses vêtements, mit un sac sur sa chair, jeûna, se coucha dans le sac et marcha doucement. Et la parole du Seigneur vint à Élie le Tishbite, disant : Vois-tu comment Achab s’humilie devant Moi ? » (I Rois 21:27–29). Selon la tradition, cela se produisit à la neuvième heure.
רַבִּי יְהוּדָה נְשִׂיאָה גְּזַר תַּעֲנִיתָא וְיָרְדוּ לָהֶם גְּשָׁמִים לְאַחַר הָנֵץ הַחַמָּה. סָבַר לְאַשְׁלוֹמִינְהוּ, אֲמַר לֵיהּ רַבִּי אַמֵּי: קוֹדֶם חֲצוֹת וְאַחַר חֲצוֹת שָׁנִינוּ. שְׁמוּאֵל הַקָּטָן גְּזַר תַּעֲנִיתָא וְיָרְדוּ לָהֶם גְּשָׁמִים קוֹדֶם הָנֵץ הַחַמָּה. כִּסְבוּרִין הָעָם לוֹמַר: שִׁבְחוֹ שֶׁל צִבּוּר הוּא.
Rabbi Yehuda Nesia décréta un jeûne, et la pluie tomba pour eux après le lever du soleil. Il pensa à compléter le jeûne, mais Rabbi Ami lui dit que nous avons appris : Avant midi et après midi, c’est-à-dire que la halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Yehuda. Shmuel HaKatan décréta un jeûne, et la pluie tomba pour eux avant le lever du soleil. Le peuple pensa dire : Cela est un signe du caractère louable de la communauté, puisque nous avons mérité la pluie avant même d’avoir prié.
אָמַר לָהֶם: אֶמְשׁוֹל לָכֶם מָשָׁל, לְמָה הַדָּבָר דּוֹמֶה — לְעֶבֶד שֶׁמְבַקֵּשׁ פְּרָס מֵרַבּוֹ, אָמַר לָהֶם: תְּנוּ לוֹ וְאַל אֶשְׁמַע קוֹלוֹ.
Il leur dit : Je vais vous raconter une parabole. À quoi cette chose est-elle comparable ? À une situation où il y a un esclave qui demande une récompense à son maître, soit de la nourriture soit de quoi vivre, et le maître dit à ses serviteurs : Donnez-lui ce qu’il demande et que je n’entende pas sa voix, car je préférerais ne pas avoir à l’écouter. Ici aussi, manifestement, Dieu ne désire pas entendre nos prières.
שׁוּב, שְׁמוּאֵל הַקָּטָן גְּזַר תַּעֲנִיתָא וְיָרְדוּ לָהֶם גְּשָׁמִים לְאַחַר שְׁקִיעַת הַחַמָּה. כִּסְבוּרִים הָעָם לוֹמַר שִׁבְחוֹ שֶׁל צִבּוּר הוּא, אָמַר לָהֶם שְׁמוּאֵל: לֹא שֶׁבַח שֶׁל צִבּוּר הוּא, אֶלָּא אֶמְשׁוֹל לָכֶם מָשָׁל, לְמָה הַדָּבָר דּוֹמֶה — לְעֶבֶד שֶׁמְבַקֵּשׁ פְּרָס מֵרַבּוֹ, וְאָמַר לָהֶם: הַמְתִּינוּ לוֹ עַד שֶׁיִּתְמַקְמֵק וְיִצְטַעֵר, וְאַחַר כָּךְ תְּנוּ לוֹ.
De nouveau, à une autre occasion, Shmuel HaKatan décréta un jeûne, et la pluie tomba pour eux après le coucher du soleil. Sur la base de sa réponse précédente, le peuple pensa dire : Ceci est un signe du mérite de la communauté, car Dieu a écouté nos prières toute la journée. Shmuel HaKatan leur dit : Ce n’est pas un signe du mérite de la communauté. Au contraire, je vais vous dire une parabole. À quoi cette chose est-elle comparable ? À une situation où il y a un serviteur qui demande une récompense à son maître, et le maître dit à ses serviteurs : Attendez jusqu’à ce qu’il dépérisse et souffre, puis donnez-la lui. Ici aussi, le retard n’est pas au crédit de la communauté.
וְלִשְׁמוּאֵל הַקָּטָן שִׁבְחוֹ שֶׁל צִבּוּר הֵיכִי דָּמֵי? אֲמַר ״מַשִּׁיב הָרוּחַ״ וּנְשַׁב זִיקָא, אֲמַר ״מוֹרִיד הַגֶּשֶׁם״ וַאֲתָא מִיטְרָא.
La Guemara demande : Mais si tel est le cas, selon l’opinion de Shmuel HaKatan, qu’est-ce qui est considéré comme le mérite de la communauté ; quelles sont les circonstances dans lesquelles l’approbation est manifestée depuis le Ciel ? La Guemara explique : Lorsque l’officiant récite : Celui qui fait souffler le vent, et le vent souffle ; et lorsque il récite : Et fait tomber la pluie, et la pluie tombe.
מַעֲשֶׂה וְגָזְרוּ תַּעֲנִית בְּלוֹד כּוּ׳. וְנֵימָא הַלֵּל מֵעִיקָּרָא? אַבָּיֵי וְרָבָא דְּאָמְרִי תַּרְוַויְיהוּ: לְפִי שֶׁאֵין אוֹמְרִים הַלֵּל
La michna enseigne : Un incident s’est produit dans lequel le tribunal a décrété un jeûne à Lod, et lorsque la pluie est tombée ils ont mangé et bu, puis ils ont récité le hallel. La Guemara demande : Et récitons le hallel dès le début, sans délai. Pourquoi sont-ils d’abord rentrés chez eux pour manger ? Abaye et Rava ont tous deux dit : Parce qu’on ne récite pas le hallel

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