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מִשּׁוּם כִּיסּוּפָא. הֲוָה לַהּ הָךְ שִׁיבָבְתָא בִּישְׁתָּא, אֲמַרָה: מִכְּדֵי יָדַעְנָא דְּלֵית לְהוּ וְלָא מִידֵּי, מַאי כּוּלֵּי הַאי? אֲזַלָא וּטְרַפָא אַבָּבָא, אִיכַּסְפָא וַעֲיַילָא לְאִינְדְּרוֹנָא,
par embarras, pour donner l’impression qu’elle faisait cuire du pain, malgré le fait qu’il n’y avait pas de pain dans sa maison. Elle avait une certaine voisine malveillante qui se dit à elle-même : Maintenant, je sais qu’ils n’ont rien. Qu’est-ce donc que toute cette fumée ? Elle alla frapper à la porte pour découvrir ce qu’il y avait dans le four. La femme de Rabbi Ḥanina ben Dosa était embarrassée, et elle monta dans une pièce intérieure [inderona].
אִיתְעֲבִיד לַהּ נִסָּא דְּחָזְיָא לְתַנּוּרָא מְלֵא לַחְמָא וְאַגָּנָא מְלֵא לֵישָׁא, אֲמַרָה לַהּ: פְּלָנִיתָא, פְּלָנִיתָא! אַיְיתַי מָסָא, דְּקָא חֲרִיךְ לַחְמִיךְ. אֲמַרָה לָהּ: אַף אֲנָא לְהָכִי עֲיַילִי. תָּנָא: אַף הִיא לְהָבִיא מַרְדֶּה נִכְנְסָה, מִפְּנֵי שֶׁמְּלוּמֶּדֶת בְּנִסִּים.
Un miracle fut accompli pour la femme de Rabbi Ḥanina ben Dosa, lorsque sa voisine vit le four rempli de pain et la huche remplie de pâte. Elle dit à la femme de Rabbi Ḥanina, en l’appelant par son nom : Unetelle, unetelle, apporte une pelle, car ton pain brûle. Elle dit à sa voisine : Moi aussi, j’étais entrée pour cela même. Un tanna enseigna : Elle aussi était entrée dans la pièce intérieure pour apporter une pelle, parce qu’elle était habituée aux miracles et s’attendait à ce que l’un d’eux se produise pour lui épargner la honte.
אֲמַרָה לֵיהּ דְּבֵיתְהוּ: עַד אֵימַת נֵיזִיל וְנִצְטַעַר כּוּלֵּי הַאי? אֲמַר לַהּ: מַאי נַעֲבֵיד? בְּעִי רַחֲמֵי דְּנִיתְּבוּ לָךְ מִידֵּי. בְּעָא רַחֲמֵי, יָצְתָה כְּמִין פִּיסַּת יָד וִיהַבוּ לֵיהּ חַד כַּרְעָא דְּפָתוּרָא דְּדַהֲבָא. חָזְיָא בְּחֶלְמָא, עֲתִידִי צַדִּיקֵי דְּאָכְלִי אַפָּתוּרָא דְּדַהֲבָא דְּאִית לֵיהּ תְּלָת כַּרְעֵי, וְאִיהוּ — אַפָּתוּרָא דִּתְרֵי כַּרְעֵי.
La Guemara poursuit son récit : la femme de Rabbi Ḥanina lui dit : Jusqu’à quand continuerons-nous à souffrir de cette pauvreté ? Il lui dit : Que pouvons-nous faire ? Elle répondit : Prie pour obtenir miséricorde afin que quelque chose te soit donné du Ciel. Il pria pour obtenir miséricorde et quelque chose comme la paume d’une main apparut et lui donna un pied d’une table en or. Cette nuit-là, sa femme vit en rêve que, dans l’avenir, c’est-à-dire dans le Monde à venir, les justes mangeront à une table en or qui a trois pieds, mais elle mangera à une table qui a deux pieds.
אֲמַר לַהּ: נִיחָא לָךְ דְּמֵיכָל אָכְלִי כּוּלֵּי עָלְמָא אַפָּתוּרָא דְּמַשְׁלַם וַאֲנַן אַפָּתוּרָא דִּמְחַסַּר. אֲמַרָה לֵיהּ: וּמַאי נַעֲבֵיד? בְּעִי רַחֲמֵי דְּנִשְׁקְלִינְהוּ מִינָּךְ. בָּעֵי רַחֲמֵי וְשַׁקְלוּהוּ. תָּנָא: גָּדוֹל הָיָה נֵס אַחֲרוֹן יוֹתֵר מִן הָרִאשׁוֹן. דִּגְמִירִי, דְּמֵיהָב יָהֲבִי מִישְׁקָל לָא שָׁקְלִי.
Quand elle raconta cette histoire à son mari, il lui dit : Es-tu satisfaite que tout le monde mange à une table complète et que nous mangions à une table défectueuse ? Elle lui dit : Mais que pouvons-nous faire ? Prie pour obtenir miséricorde, afin que le pied de la table d’or te soit retiré. Il pria pour obtenir miséricorde, et il fut retiré de lui. Un tanna enseigna dans une baraita : Le dernier miracle fut plus grand que le premier, car l’on apprend comme tradition que le Ciel donne mais ne reprend pas.
חַד בֵּי שִׁמְשֵׁי חַזְיַיהּ לְבַרְתֵּיהּ דַּהֲווֹת עֲצִיבָא, אֲמַר לַהּ: בִּתִּי אַמַּאי עֲצִיבַתְּ? אֲמַרָה לֵיהּ: כְּלִי שֶׁל חוֹמֶץ נִתְחַלֵּף לִי בִּכְלִי שֶׁל שֶׁמֶן וְהִדְלַקְתִּי מִמֶּנּוּ אוּר לְשַׁבָּת. אֲמַר לַהּ: בִּתִּי, מַאי אִכְפַּת לִךְ? מִי שֶׁאָמַר לַשֶּׁמֶן וְיִדְלוֹק, הוּא יֹאמַר לַחוֹמֶץ וְיִדְלוֹק. תָּנָא: הָיָה דּוֹלֵק וְהוֹלֵךְ כׇּל הַיּוֹם כּוּלּוֹ, עַד שֶׁהֵבִיאוּ מִמֶּנּוּ אוּר לְהַבְדָּלָה.
La Guemara rapporte qu’un soir de Chabbat , Rabbi Ḥanina ben Dosa vit que sa fille était triste. Il lui dit : Ma fille, pourquoi es-tu triste ? Elle lui dit : J’ai confondu un récipient de vinaigre avec un récipient d’huile et j’ai allumé la lampe de Chabbat avec du vinaigre. Bientôt la lampe s’éteindra et nous resterons dans l’obscurité. Il lui dit : Ma fille, de quoi t’inquiètes-tu ? Celui qui a dit à l’huile qu’elle devait brûler peut dire au vinaigre qu’il doit brûler. Un tanna a enseigné : Cette lampe brûla continuellement toute la journée, jusqu’à ce qu’on en apporte de la lumière pour la havdala.
רַבִּי חֲנִינָא בֶּן דּוֹסָא הֲווֹ לֵיהּ הָנָךְ עִיזֵּי, אֲמַרוּ לֵיהּ: קָא מַפְסְדָן. אֲמַר: אִי קָא מַפְסְדָן — נֵיכְלִינְהוּ דּוּבֵּי, וְאִי לָא — כֹּל חֲדָא וַחֲדָא תַּיְתֵי לְאוּרְתָּא דּוּבָּא בְּקַרְנַיְיהוּ. לְאוּרְתָּא אַיְיתַי כֹּל חֲדָא וַחֲדָא דּוּבָּא בְּקַרְנַיְיהוּ.
Rabbi Ḥanina ben Dosa avait quelques chèvres. Ses voisins lui dirent : Tes chèvres endommagent notre propriété en mangeant dans nos champs. Il leur dit : Si elles causent des dégâts, qu’elles soient mangées par des ours. Mais si elles ne mangent pas votre propriété, que chacune d’elles, ce soir, apporte un ours empalé entre ses cornes. Ce soir-là, chacune apporta un ours empalé entre ses cornes.
הֲוָה לֵיהּ הָהִיא שִׁיבָבְתָא דְּקָא בָנְיָא בֵּיתָא וְלָא מְטוֹ כְּשׁוּרֵי. אָתְיָא לְקַמֵּיהּ, אֲמַרָה לֵיהּ: בְּנֵיתִי בֵּיתִי וְלָא קָמָטוּ כְּשׁוּרַאי. אֲמַר לַהּ: מָה שְׁמִךְ? אֲמַרָה לֵיהּ: אֵיכוּ. אָמַר: אֵיכוּ נִימְטוֹ כְּשׁוּרִיךְ.
Rabbi Ḥanina ben Dosa avait une voisine qui construisait une maison, mais les poutres du plafond n’étaient pas assez longues pour atteindre d’un mur à l’autre. Elle se présenta devant Rabbi Ḥanina ben Dosa et lui dit : J’ai construit ma maison, mais mes poutres du plafond n’atteignent pas les murs. Il lui dit : Comment t’appelles-tu ? Elle lui dit : Mon nom est Ikku. Il dit : S’il en est ainsi [ikku], que tes poutres atteignent tes murs.
תָּנָא: הִגִּיעוּ עַד שֶׁיָּצְאוּ אַמָּה לְכָאן וְאַמָּה לְכָאן. וְיֵשׁ אוֹמְרִין: סְנִיפִין עֲשָׂאוּם. תַּנְיָא, פְּלֵימוֹ אוֹמֵר: אֲנִי רָאִיתִי אוֹתוֹ הַבַּיִת, וְהָיוּ קוֹרוֹתָיו יוֹצְאוֹת אַמָּה לְכָאן וְאַמָּה לְכָאן, וְאָמְרוּ לִי: בַּיִת זֶה שֶׁקֵּירָה רַבִּי חֲנִינָא בֶּן דּוֹסָא בִּתְפִלָּתוֹ.
Un tanna a enseigné : Les poutres furent allongées à un point tel qu’elles ne faisaient pas seulement atteindre les murs, mais continuaient jusqu’à faire saillie d’une coudée de ce côté et d’une coudée de l’autre côté. Et certains disent qu’elles se prolongeaient au moyen de segments [senifin], ajoutant de nouveaux murs aux deux extrémités des poutres. Il est enseigné dans une baraita que le Sage Palaimo dit : J’ai vu cette maison, et ses poutres faisaient saillie d’une coudée de ce côté et d’une coudée de l’autre côté. Et l’on m’a dit : Cette est la maison que Rabbi Ḥanina ben Dosa a couverte d’un toit au moyen de sa prière.
וְרַבִּי חֲנִינָא בֶּן דּוֹסָא מֵהֵיכָן הֲווֹ לֵיהּ עִזִּים? וְהָא עָנִי הֲוֵי! וְעוֹד, אָמְרוּ חֲכָמִים: אֵין מְגַדְּלִין בְּהֵמָה דַּקָּה בְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל? אָמַר רַב פִּנְחָס: מַעֲשֶׂה וְעָבַר אָדָם אֶחָד עַל פֶּתַח בֵּיתוֹ וְהִנִּיחַ שָׁם תַּרְנְגוֹלִין, וּמְצָאָתַן אִשְׁתּוֹ שֶׁל רַבִּי חֲנִינָא בֶּן דּוֹסָא,
La Guemara pose une question sur l’un des détails de cette histoire. Et Rabbi Ḥanina ben Dosa, d’où avait-il des chèvres ? N’était-il pas pauvre, comme indiqué plus haut ? Et de plus, les Sages ont dit : On ne peut pas élever de petits animaux domestiqués en Eretz Yisrael, car ils détruisent les champs et les biens d’autrui. Comment, alors, Rabbi Ḥanina ben Dosa pouvait-il élever des chèvres ? Rav Pineḥas a dit que voici comment cela s’est passé : Un incident s’est produit au cours duquel un certain homme passa devant l’entrée de la maison de Rabbi Ḥanina et y laissa des poules. Et la femme de Rabbi Ḥanina ben Dosa les trouva et s’en occupa.
וְאָמַר לָהּ: אַל תֹּאכְלִי מִבֵּיצֵיהֶן. וְהִרְבּוּ בֵּיצִים וְתַרְנְגוֹלִין וְהָיוּ מְצַעֲרִין אוֹתָם, וּמְכָרָן וְקָנָה בִּדְמֵיהֶן עִזִּים. פַּעַם אַחַת עָבַר אוֹתוֹ אָדָם שֶׁאָבְדוּ מִמֶּנּוּ הַתַּרְנְגוֹלִין וְאָמַר לַחֲבֵירוֹ: בְּכָאן הִנַּחְתִּי הַתַּרְנְגוֹלִין שֶׁלִּי. שָׁמַע רַבִּי חֲנִינָא, אָמַר לוֹ: יֵשׁ לְךָ בָּהֶן סִימָן? אָמַר לוֹ: הֵן. נָתַן לוֹ סִימָן וְנָטַל אֶת הָעִיזִּין, וְהֵן הֵן עִיזֵּי דְּאַיְיתוֹ דּוּבֵּי בְּקַרְנַיְיהוּ.
Et Rabbi Ḥanina lui dit : Ne mange pas de leurs œufs, car ils ne sont pas à nous. Et les poules pondirent beaucoup d’œufs, et des poules éclorent des œufs. Et comme le bruit et la saleté des poules les affligeaient, ils les vendirent et achetèrent des chèvres avec le produit de la vente. Une fois, ce même homme qui avait perdu les poules passa par là et dit à son compagnon : C’est ici que j’ai laissé mes poules. Rabbi Ḥanina entendit cela et lui dit : As-tu un signe permettant de les identifier ? Il lui dit : Oui. Il lui donna le signe et prit les chèvres. La Guemara conclut : Et ce sont précisément les chèvres qui apportèrent des ours empalés entre leurs cornes.
רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן פְּדָת דְּחִיקָא לֵיהּ מִילְּתָא טוּבָא. עֲבַד מִלְּתָא וְלָא הֲוָה לֵיהּ מִידֵּי לְמִטְעַם, שְׁקַל בְּרָא דְתוּמָא וְשַׁדְיֵיהּ בְּפוּמֵּיהּ, חֲלַשׁ לִבֵּיהּ וְנִים. אֲזוּל רַבָּנַן לְשַׁיּוֹלֵי בֵּיהּ, חַזְיוּהּ דְּקָא בָכֵי וְחָיֵיךְ, וּנְפַק צוּצִיתָא דְנוּרָא מֵאַפּוּתֵיהּ.
§ La Guemara raconte encore d’autres histoires de justes désespérément pauvres. Rabbi Elazar ben Pedat était dans une grande gêne financière. Une fois, on lui pratiqua une saignée, mais il n’avait rien à manger ensuite. Il prit une gousse d’ail et la mit dans sa bouche. Son cœur faiblit et il s’endormit. Les Sages vinrent s’enquérir de son état. Ils le virent pleurer et rire, et un rayon de lumière brillait de son front.
כִּי אִתְּעַר, אֲמַרוּ לֵיהּ: מַאי טַעְמָא קָבָכֵית וְחָיְיכַתְּ? אֲמַר לְהוּ: דַּהֲוָה יָתֵיב עִמִּי הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא, וַאֲמַרִי לֵיהּ: עַד מָתַי אֶצְטַעַר בְּהַאי עָלְמָא? וַאֲמַר לִי: אֶלְעָזָר בְּנִי, נִיחָא לָךְ דְּאֵפְכֵיהּ לְעָלְמָא מֵרֵישָׁא, אֶפְשָׁר דְּמִתְיַלְּדַתְּ בְּשַׁעְתָּא דִמְזוֹנֵי.
Quand il se réveilla, on lui dit : Quelle est la raison pour laquelle tu riais et pleurais ? Il leur dit : La raison est que dans mon rêve le Saint, béni soit-Il, était assis avec moi, et je Lui ai dit : Jusqu’à quand souffrirai-je d’une telle pauvreté dans ce monde ? Et Il me dit : Elazar, Mon fils, est-il plus commode pour toi que Je ramène le monde à son tout commencement ? Peut-être naîtras-tu à une heure de subsistance et ne seras pas pauvre.
אֲמַרִי לְקַמֵּיהּ: כּוּלֵּי הַאי, וְאֶפְשָׁר? אֲמַרִי לֵיהּ: דַּחֲיַי טְפֵי אוֹ דְחָיֵינָא? אֲמַר לִי: דַּחֲיֵית. אֲמַרִי לְקַמֵּיהּ: אִם כֵּן, לָא בָּעֵינָא.
Je Lui ai dit : Tu proposes de faire tout cela, pour ramener le monde à son commencement, et même alors ce n’est qu’une possibilité que les choses soient différentes, non une certitude ? Je Lui ai dit : Les années que j’ai déjà vécues sont-elles plus nombreuses, ou les années que je vivrai sont-elles plus nombreuses ? Il m’a dit : Les années que tu as vécues sont plus grandes. Je Lui ai dit : Si c’est ainsi, je ne veux pas que Tu recrées le monde pour quelques brèves années.
אֲמַר לִי: בְּהַאי אַגְרָא דַּאֲמַרְתְּ ״לָא בָּעֵינָא״ יָהֵיבְנָא לָךְ לְעָלְמָא דְּאָתֵי תְּלֵיסְרֵי נַהְרָווֹתָא דְמִשְׁחָא אֲפַרְסְמוֹן דָּכַיִין כִּפְרָת וְדִיגְלַת, דְּמִעַנְּגַתְּ בְּהוּ. אֲמַרִי לְקַמֵּיהּ: הַאי וְתוּ לָא? אֲמַר לִי: וּלְחַבְרָךְ מַאי יָהֵיבְנָא? אֲמַרִי לֵיהּ: וַאֲנָא מִגַּבְרָא דְּלֵית לֵיהּ בָּעֵינָא? מַחְיַין בְּאִסְקוּטְלָא אַפּוּתַאי, וַאֲמַר לִי: אֶלְעָזָר בְּרִי, גָּרוֹ בָּךְ גִּירַי.
Il me dit : En récompense pour avoir dit : Je ne veux pas, je te donnerai, dans le Monde à Venir, treize fleuves d’huile pure de baume, aussi grands que l’Euphrate et le Tigre, pour que tu en jouisses. Je dis devant Lui : Cela et rien de plus ? Il me dit : Mais si je t’en donne davantage, que donnerai-je à tes collègues ? Je Lui dis : Et est-ce que je demande cela à une personne qui n’a pas assez ? Tu es omnipotent. Il claqua en jouant Son doigt [askutla] sur mon front et me dit : Elazar, mon fils, Mes flèches je lance sur toi, Mes flèches. Ce contact fit rayonner le faisceau de lumière depuis son front.
רַבִּי חָמָא בַּר חֲנִינָא גְּזַר תַּעֲנִיתָא וְלָא אֲתָא מִיטְרָא. אֲמַרוּ לֵיהּ: וְהָא רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי גָּזַר תַּעֲנִיתָא וְאָתֵי מִיטְרָא! אֲמַר לְהוּ: הָא אֲנָא, הָא בַּר לֵיוַאי. אֲמַרוּ לֵיהּ: דְּנֵיתֵי וְנִיכַוֵּין דַּעְתִּין, אֶפְשָׁר דְּתָבְרִי צִיבּוּרָא לִבַּיְיהוּ דְּאָתֵי מִיטְרָא. בְּעוֹן רַחֲמֵי וְלָא אָתֵי מִיטְרָא.
La Guemara revient au sujet du jeûne pour la pluie. Rabbi Ḥama bar Ḥanina décréta un jeûne, mais la pluie ne vint pas. On lui dit : Rabbi Yehoshua ben Levi n’a-t-il pas décrété un jeûne et la pluie est venue ? Il leur dit : C’est moi ; c’est un fils d’un Lévite, c’est-à-dire que nous sommes deux personnes différentes de stature inégale. Ils lui dirent : Venez, concentrons nos esprits. Peut-être que les cœurs des membres de la communauté se briseront et que la pluie viendra. Ils prièrent pour la miséricorde, mais la pluie ne vint pas.
אֲמַר לְהוּ: נִיחָא לְכוּ שֶׁיָּבֹא מָטָר בִּשְׁבִילֵנוּ? אֲמַרוּ לֵיהּ: הֵן. אָמַר: רָקִיעַ רָקִיעַ כַּסֵּי פָּנֶיךָ! לָא אִיכַּסִּי. אֲמַר: כַּמָּה עַזִּין פְּנֵי רָקִיעַ, אִיכַּסִּי וַאֲתָא מִיטְרָא.
Rabbi Ḥama bar Ḥanina leur dit : Êtes-vous satisfaits que la pluie vienne à cause de nous, et par notre mérite ? Ils lui dirent : Oui. Il dit : Cieux, cieux, couvrez votre face de nuages. Le ciel ne se couvrit pas de nuages. Il dit en reproche : Comme la face du ciel est insolente, à m’ignorer. Le ciel se couvrit de nuages et la pluie vint.
לֵוִי גְּזַר תַּעֲנִיתָא וְלָא אֲתָא מִיטְרָא. אָמַר לְפָנָיו: רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם! עָלִיתָ וְיָשַׁבְתָּ בַּמָּרוֹם וְאֵין אַתָּה מְרַחֵם עַל בָּנֶיךָ. אֲתָא מִיטְרָא, וְאִיטְּלַע. אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: לְעוֹלָם אַל יָטִיחַ אָדָם דְּבָרִים כְּלַפֵּי מַעְלָה, שֶׁהֲרֵי אָדָם גָּדוֹל הֵטִיחַ דְּבָרִים כְּלַפֵּי מַעְלָה וְאִיטְּלַע, וּמַנּוּ — לֵוִי.
La Guemara raconte une histoire similaire. Lévi décréta un jeûne, mais la pluie ne vint pas. Il dit devant Dieu : Maître de l’Univers, Tu es monté et T’es assis en haut, et Tu n’as pas pitié de Tes enfants. La pluie vint, mais comme punition pour sa déclaration sévère envers Dieu, Lévi devint boiteux. Par conséquent, Rav Elazar dit : Une personne ne devrait jamais lancer des déclarations sévères contre Dieu en Haut, car une grande personne lança des déclarations contre Dieu en Haut, et il devint boiteux. Et qui était cet individu ? Lévi.
הָא גְּרַמָא לֵיהּ? וְהָא לֵוִי אַחְוִי קִידָּה קַמֵּיהּ דְּרַבִּי, וְאִיטְּלַע! הָא וְהָא גְּרַמָא לֵיהּ.
La Guemara demande : Et est-ce que ce commentaire de Lévi a causé chez lui une claudication ? Mais il est rapporté que Lévi a démontré le kidda, un type particulier de prosternation sur le visage, accompli par le Grand Prêtre, devant Rabbi Yehouda HaNassi, et il est devenu boiteux à la suite de cela (voir Megilla 22b). La Guemara explique : cela et cela ont causé sa claudication. En punition pour avoir agi de manière inappropriée, il a subi une blessure alors qu’il tentait d’accomplir une prouesse physique difficile et qu’il était vulnérable.
רַבִּי חִיָּיא בַּר לוּלְיָינִי שַׁמְעִינְהוּ לְהָנָךְ עֲנָנֵי דְּקָאָמְרִי: נֵיתוֹ וְנִישְׁדֵּי מַיָּא בְּעַמּוֹן וּמוֹאָב. אָמַר לְפָנָיו: רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם! כְּשֶׁנָּתַתָּ תּוֹרָה לְעַמְּךָ יִשְׂרָאֵל חִזַּרְתָּ עַל כׇּל אוּמּוֹת הָעוֹלָם וְלֹא קִיבְּלוּהָ, וְעַכְשָׁיו אַתָּה נוֹתֵן לָהֶם מָטָר? שְׁדוֹ הָכָא. שַׁדְיוּהּ אַדּוּכְתַּיְהוּ.
La Guemara raconte : Rabbi Ḥiyya bar Lulyani entendit ces nuages se dire l’un à l’autre : allons apporter de l’eau à Ammon et à Moab en Transjordanie. Il dit devant Dieu : Maître de l’Univers, lorsque Tu as donné Ta Torah à Ton peuple Israël, Tu t’es adressé à toutes les nations du monde pour voir si elles accepteraient la Torah, et elles ne l’ont pas acceptée. Et pourtant maintenant Tu leur donnes de la pluie. Jette l’eau ici. Les nuages jetèrent la pluie à sa place en Eretz Israël.
דָּרֵשׁ רַבִּי חִיָּיא בַּר לוּלְיָינִי, מַאי דִּכְתִיב: ״צַדִּיק כַּתָּמָר יִפְרָח כְּאֶרֶז בַּלְּבָנוֹן יִשְׂגֶּה״, אִם נֶאֱמַר תָּמָר לָמָּה נֶאֱמַר אֶרֶז, וְאִם נֶאֱמַר אֶרֶז לָמָּה נֶאֱמַר תָּמָר? אִילּוּ נֶאֱמַר תָּמָר וְלֹא נֶאֱמַר אֶרֶז, הָיִיתִי אוֹמֵר: מָה תָּמָר
Puisque la Guemara a mentionné Rabbi Ḥiyya bar Lulyani, elle cite un enseignement en son nom. Rabbi Ḥiyya bar Lulyani a enseigné : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Le juste fleurira comme le palmier ; il grandira comme un cèdre au Liban » (Psaumes 92:13) ? S’il est dit « palmier », pourquoi est-il dit « cèdre », et s’il est dit « cèdre », pourquoi est-il dit « palmier » ? Qu’ajoute cette double comparaison ? Il explique : S’il avait été dit « palmier » et qu’il n’ait pas été dit « cèdre », j’aurais dit que, de même que dans le cas d’un palmier,

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