אֶלָּא עַל נֶפֶשׁ שְׂבֵעָה וְכָרֵס מְלֵאָה. אִינִי? וְהָא רַב פָּפָּא אִיקְּלַע לְבֵי כְּנִישְׁתָּא דַּאֲבִי גוֹבָר וּגְזַר תַּעֲנִית, וְיָרְדוּ לָהֶם גְּשָׁמִים עַד חֲצוֹת, וְאָמַר [לָהֶם: אִמְרוּ] הַלֵּל וְאַחַר כָּךְ אִכְלוּ וּשְׁתוּ! שָׁאנֵי בְּנֵי מָחוֹזָא, דִּשְׁכִיחִי בְּהוּ שִׁכְרוּת.
seulement avec une âme satisfaite et l’estomac plein. Par conséquent, il est préférable de rentrer chez soi pour manger et boire, afin de réciter le hallel dans l’état d’esprit approprié. La Guemara demande : Est-ce bien ainsi ? Pourtant, Rav Pappa se trouva à venir à la synagogue d’Avi Govar à Meḥoza, et il décréta un jeûne, et la pluie tomba pour eux avant midi, et pourtant il récita le hallel immédiatement, et ce n’est qu’ensuite qu’ils mangèrent et burent. La Guemara explique : Les habitants de la ville de Meḥoza sont différents, car l’ivresse est courante chez eux. Si Rav Pappa leur avait dit de rentrer chez eux pour manger et boire, ils se seraient enivrés et n’auraient pas pu prier.
הֲדַרַן עֲלָךְ סֵדֶר תַּעֲנִיּוֹת אֵלּוּ
בִּשְׁלֹשָׁה פְּרָקִים בְּשָׁנָה כֹּהֲנִים נוֹשְׂאִין אֶת כַּפֵּיהֶן אַרְבַּע פְּעָמִים בַּיּוֹם; בַּשַּׁחֲרִית, בַּמּוּסָף, בַּמִּנְחָה, וּבִנְעִילַת שְׁעָרִים: בְּתַעֲנִיּוֹת, וּבְמַעֲמָדוֹת, וּבְיוֹם הַכִּפּוּרִים.
MICHNA :À trois moments de l’année, les prêtres lèvent les mains pour réciter la Bénédiction sacerdotale quatre fois dans une seule journée : à la prière du matin, à la prière additionnelle, à la prière de l’après-midi et le soir, à la fermeture des portes, c’est-à-dire la prière de ne’ila. Et voici ces trois moments : Pendant les jeûnes communautaires observés en raison du manque de pluie, au cours desquels la prière de clôture est récitée ; et pendant les gardes non sacerdotales [ma’amadot], lorsque les membres israélites de la garde parallèle à la garde sacerdotale viennent lire le récit de la Création dans la Torah, comme expliqué ci-dessous ; et à Yom Kippour.
אֵלּוּ הֵן מַעֲמָדוֹת. לְפִי שֶׁנֶּאֱמַר: ״צַו אֶת בְּנֵי יִשְׂרָאֵל אֶת קׇרְבָּנִי לַחְמִי״, וְכִי הֵיאַךְ קׇרְבָּנוֹ שֶׁל אָדָם קָרֵב וְהוּא אֵינוֹ עוֹמֵד עַל גַּבָּיו?
Voici les gardes non sacerdotales : Puisqu’il est dit : « Ordonne aux enfants d’Israël et dis-leur : Mon offrande de nourriture, présentée pour Moi par le feu, en odeur agréable pour Moi, vous veillerez à Me l’offrir en son temps fixé » (Nombres 28:2), ce verset enseigne que l’offrande quotidienne était une obligation communautaire qui s’appliquait à chaque membre du peuple juif. La michna demande : Mais comment l’offrande d’une personne peut-elle être sacrifiée lorsqu’elle ne se tient pas à côté d’elle ?
הִתְקִינוּ נְבִיאִים הָרִאשׁוֹנִים עֶשְׂרִים וְאַרְבָּעָה מִשְׁמָרוֹת, עַל כָּל מִשְׁמָר וּמִשְׁמָר הָיָה מַעֲמָד בִּירוּשָׁלַיִם שֶׁל כֹּהֲנִים שֶׁל לְוִיִּם וְשֶׁל יִשְׂרְאֵלִים.
La michna explique : Puisqu’il est impossible que toute la nation soit présente à Jérusalem lorsque l’offrande quotidienne est apportée, les premiers prophètes, Samuel et David, instituèrent la division des prêtres en vingt-quatre gardes sacerdotales, chacune servant pendant environ une semaine, deux fois par an. Pour chacune et chaque garde sacerdotale, il y avait une garde non sacerdotale correspondante à Jérusalem composée de prêtres, de lévites et d’Israélites qui se tenaient auprès des offrandes communautaires de ce jour-là afin de représenter la communauté.
הִגִּיעַ זְמַן הַמִּשְׁמָר לַעֲלוֹת, כֹּהֲנִים וּלְוִיִּם עוֹלִים לִירוּשָׁלַיִם, וְיִשְׂרָאֵל שֶׁבְּאוֹתוֹ מִשְׁמָר מִתְכַּנְּסִין לְעָרֵיהֶן, וְקוֹרְאִין בְּמַעֲשֵׂה בְרֵאשִׁית. וְאַנְשֵׁי הַמַּעֲמָד הָיוּ מִתְעַנִּין אַרְבָּעָה יָמִים בַּשָּׁבוּעַ מִיּוֹם שֵׁנִי וְעַד יוֹם חֲמִישִׁי. וְלֹא הָיוּ מִתְעַנִּין עֶרֶב שַׁבָּת — מִפְּנֵי כְּבוֹד הַשַּׁבָּת, וְלֹא בְּאֶחָד בְּשַׁבָּת — כְּדֵי שֶׁלֹּא יֵצְאוּ מִמְּנוּחָה וְעוֹנֶג לִיגִיעָה וְתַעֲנִית וְיָמוּתוּ.
Lorsque le moment arrivait pour les membres d’une certaine garde sacerdotale de monter, les prêtres et les Lévites de cette garde montaient à Jérusalem pour accomplir le service du Temple. Et, quant aux Israélites affectés à cette garde sacerdotale, certains d’entre eux montaient à Jérusalem, tandis que les autres se rassemblaient dans leurs villes et lisaient le récit de la Création. Et les membres de la garde non sacerdotale, qui représentaient l’ensemble de la communauté cette semaine-là, jeûnaient quatre jours par semaine, du lundi au jeudi. Et ils ne jeûnaient pas la veille de Shabbat, par égard pour le Shabbat, car ils ne souhaitaient pas commencer le Shabbat en jeûnant. Et ils ne jeûnaient pas le dimanche, afin de ne pas passer du repos et du plaisir immédiatement à l’effort et au jeûne, et de risquer de mourir à cause de ce changement brusque.
בַּיּוֹם הָרִאשׁוֹן: בְּרֵאשִׁית, וִיהִי רָקִיעַ. בַּשֵּׁנִי: יְהִי רָקִיעַ, וְיִקָּווּ הַמַּיִם. בַּשְּׁלִישִׁי: יִקָּווּ הַמַּיִם, וִיהִי מְאֹרֹת. בָּרְבִיעִי: יְהִי מְאֹרֹת, וְיִשְׁרְצוּ הַמַּיִם. בַּחֲמִישִׁי: יִשְׁרְצוּ הַמַּיִם, וְתוֹצֵא הָאָרֶץ. בַּשִּׁשִּׁי: תּוֹצֵא הָאָרֶץ, וַיְכֻלּוּ הַשָּׁמַיִם.
Quelles portions de la Torah les membres de la garde non sacerdotale lisaient-ils chaque jour ? Le dimanche, ils lisaient les passages commençant par : « Au commencement » et « Qu’il y ait une étendue » (Genèse 1:1–8). Le lundi, ils lisaient : « Qu’il y ait une étendue » et « Que les eaux se rassemblent » (Genèse 1:9–13). Le mardi, ils lisaient : « Que les eaux se rassemblent » et « Qu’il y ait des luminaires » (Genèse 1:14–19). Le mercredi : « Qu’il y ait des luminaires » et « Que les eaux foisonnent » (Genèse 1:20–23). Le jeudi : « Que les eaux foisonnent » et « Que la terre produise » (Genèse 1:24–31). Le vendredi : « Que la terre produise » et « Ainsi furent achevés les cieux et la terre » (Genèse 2:1–3).
פָּרָשָׁה גְּדוֹלָה קוֹרִין אוֹתָהּ בִּשְׁנַיִם, וְהַקְּטַנָּה בְּיָחִיד. בַּשַּׁחֲרִית וּבַמּוּסָף. וּבַמִּנְחָה נִכְנָסִין וְקוֹרִין עַל פִּיהֶן, כְּקוֹרִין אֶת שְׁמַע. עֶרֶב שַׁבָּת בַּמִּנְחָה לֹא הָיוּ נִכְנָסִין — מִפְּנֵי כְּבוֹד הַשַּׁבָּת.
Un long passage, composé de six versets ou plus, est lu par deux personnes, et un court passage est lu par une seule, car on ne peut pas lire moins de trois versets de la Torah à la fois. On lit la Torah à la prière du matin et à la prière additionnelle. À la prière de l’après-midi, les membres de la garde non sacerdotale entrent dans la synagogue et lisent la portion quotidienne par cœur, tout comme on récite le Shema chaque jour. La veille de Shabbat, à la prière de l’après-midi, ils n’entraient pas dans la synagogue pour les lectures publiques de la Torah, par déférence pour le Shabbat.
כׇּל יוֹם שֶׁיֵּשׁ בּוֹ הַלֵּל — אֵין מַעֲמָד בַּשַּׁחֲרִית, קׇרְבַּן מוּסַף — אֵין בַּנְּעִילָה, קׇרְבַּן עֵצִים — אֵין בַּמִּנְחָה. דִּבְרֵי רַבִּי עֲקִיבָא.
La michna énonce un principe : Tout jour où il y a la récitation du hallel, mais où l’offrande additionnelle n’a pas été sacrifiée, par exemple Hanoucca, il n’y a pas de lecture de la Torah par la garde non sacerdotale lors de la prière du matin. Les jours où il y a à la fois le hallel et une offrande additionnelle, comme les Fêtes, la garde non sacerdotale ne lisait également pas dans la Torah lors de la prière de clôture. Lorsqu’une offrande de bois était apportée, comme expliqué ci-dessous, il n’y avait pas de garde non sacerdotale lors de la prière de l’après-midi. Telle est la déclaration de Rabbi Akiva.
אָמַר לוֹ בֶּן עַזַּאי, כָּךְ הָיָה רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ שׁוֹנֶה: קׇרְבַּן מוּסַף — אֵין בַּמִּנְחָה, קׇרְבַּן עֵצִים — אֵין בַּנְּעִילָה. חָזַר רַבִּי עֲקִיבָא לִהְיוֹת שׁוֹנֶה כְּבֶן עַזַּאי.
Ben Azzai dit à Rabbi Akiva que c’est ainsi que Rabbi Yehoshua enseignait cette halakha : Les jours où une offrande supplémentaire était sacrifiée, il n’y avait pas de garde non sacerdotale dans la prière de l’après-midi. Lorsqu’une offrande de bois était apportée, il n’y avait pas de garde non sacerdotale dans la prière de clôture. En entendant cela, Rabbi Akiva se rétracta de sa décision et commença à enseigner conformément à l’opinion de Ben Azzai.
זְמַן עֲצֵי כֹהֲנִים וְהָעָם, תִּשְׁעָה: בְּאֶחָד בְּנִיסָן בְּנֵי אָרַח בֶּן יְהוּדָה, בְּעֶשְׂרִים בְּתַמּוּז בְּנֵי דָוִד בֶּן יְהוּדָה, בַּחֲמִשָּׁה בְּאָב בְּנֵי פַרְעוֹשׁ בֶּן יְהוּדָה, בְּשִׁבְעָה בּוֹ בְּנֵי יוֹנָדָב בֶּן רֵכָב, בַּעֲשָׂרָה בּוֹ בְּנֵי סְנָאָה בֶּן בִּנְיָמִין, בַּחֲמִשָּׁה עָשָׂר בּוֹ בְּנֵי זַתּוּא בֶּן יְהוּדָה.
La michna détaille les dates de l’offrande de bois des prêtres et du peuple. Il s’agissait de fêtes privées propres à certaines familles, au cours desquelles leurs membres apportaient volontairement une offrande de bois pour l’autel. Il y avait neuf de ces jours et familles : Le premier de Nisan, les descendants de Araḥ ben Yehuda ; le vingtième de Tammouz, les descendants de David ben Yehuda ; le cinq de Av, les descendants de Parosh ben Yehuda ; le sept de Av, les descendants de Jonadab ben Rechab ; le dix de Av, les descendants de Sena’a ben Binyamin ; le quinze de Av, les descendants de Zattu ben Yehuda.
וְעִמָּהֶם כֹּהֲנִים וּלְוִיִּם, וְכׇל מִי שֶׁטָּעָה בְּשִׁבְטוֹ, וּבְנֵי גּוֹנְבֵי עֱלִי וּבְנֵי קוֹצְעֵי קְצִיעוֹת.
Et inclus avec ce groupe de descendants de Zattu ben Yehouda se trouvaient aussi d’autres prêtres; et Lévites; et quiconque se trompait au sujet de sa tribu, c’est-à-dire des Israélites qui ne savaient pas de quelle tribu ils étaient issus, et les descendants de ceux qui trompaient les autorités avec un pilon; et les descendants de ceux qui emballaient des figues sèches. Ces derniers groupes et leurs descriptions sont expliqués dans la Guemara.
בְּעֶשְׂרִים בּוֹ בְּנֵי פַּחַת מוֹאָב בֶּן יְהוּדָה, בְּעֶשְׂרִים בֶּאֱלוּל בְּנֵי עָדִין בֶּן יְהוּדָה, בְּאֶחָד בְּטֵבֵת שָׁבוּ בְּנֵי פַרְעוֹשׁ שְׁנִיָּה. בְּאֶחָד בְּטֵבֵת לֹא הָיָה בּוֹ מַעֲמָד, שֶׁהָיָה בּוֹ הַלֵּל וְקׇרְבַּן מוּסַף וְקׇרְבַּן עֵצִים.
La michna reprend sa liste. Le vingt de Av, les descendants de Paḥat Moav ben Yehouda ; le vingt de Eloul, les descendants de Adin ben Yehouda ; le premier de Tévet, les descendants de Parosh revinrent pour apporter du bois une seconde fois ; de même, le premier de Tévet, il n’y avait pas de garde non sacerdotale, car c’est Hanoucca, durant laquelle le hallel est récité, et c’est la nouvelle lune, durant laquelle une offrande additionnelle est sacrifiée, et il y avait aussi une offrande de bois.
חֲמִשָּׁה דְּבָרִים אֵירְעוּ אֶת אֲבוֹתֵינוּ בְּשִׁבְעָה עָשָׂר בְּתַמּוּז, וַחֲמִשָּׁה בְּתִשְׁעָה בְּאָב. בְּשִׁבְעָה עָשָׂר בְּתַמּוּז
La michna traite des cinq principaux jeûnes communautaires. Cinq événements calamiteux arrivèrent à nos ancêtres le dix-sept de Tammouz, et cinq autres désastres se produisirent le Neuf Av. Le dix-sept de Tammouz