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בִּנְזִיקִין הֲוָה, וַאֲנַן קָא מַתְנֵינַן בְּשִׁיתָּא סִדְרִין. וְכִי הֲוָה מָטֵי רַב יְהוּדָה בְּעוּקְצִין ״הָאִשָּׁה שֶׁכּוֹבֶשֶׁת יָרָק בִּקְדֵירָה״, וְאָמְרִי לַהּ: ״זֵיתִים שֶׁכְּבָשָׁן בְּטַרְפֵיהֶן טְהוֹרִין״, אֲמַר: הֲוָייוֹת דְּרַב וּשְׁמוּאֵל קָא חָזֵינָא הָכָא,
était lié à l’ordre de Nezikin, tandis qu’ils connaissaient très peu le reste de la Mishna, et nous étudions les six ordres de la Mishna. Et lorsque Rav Yehuda arriva au traité Uktzin, qui traite de la mesure dans laquelle divers fruits et légumes sont considérés comme faisant partie intégrante du produit en ce qui concerne le fait de devenir rituellement impurs, ce qui constitue la base de la halakha selon laquelle une femme qui fait mariner un légume dans une marmite, etc. (Teharot 2:1), et certains disent que lorsqu’il arriva à la halakha selon laquelle des olives marinées avec leurs feuilles sont rituellement pures, etc., puisqu’elles ne sont plus considérées comme faisant partie du fruit (Uktzin 2:1), il disait : Ce sont là les débats entre Rav et Shmuel que nous voyons ici. Il estimait qu’il s’agissait d’un passage extrêmement difficile, aussi difficile que les arguments les plus complexes entre Rav et Shmuel.
וַאֲנַן קָא מַתְנֵינַן בְּעוּקְצִין תְּלֵיסַר מְתִיבָתָא. וְאִילּוּ רַב יְהוּדָה, כִּי הֲוָה שָׁלֵיף חַד מְסָאנָא — אָתֵי מִיטְרָא, וַאֲנַן קָא צָוְוחִינַן כּוּלֵּי יוֹמָא וְלֵיכָּא דְּאַשְׁגַּח בַּן. אִי מִשּׁוּם עוֹבָדָא, אִי אִיכָּא דַּחֲזָא מִידֵּי — לֵימָא, אֲבָל מָה יַעֲשׂוּ גְּדוֹלֵי הַדּוֹר שֶׁאֵין דּוֹרָן דּוֹמֶה יָפֶה.
Et nous, en revanche, étudions le traité Uktzin dans treize yeshivot, tandis que, en ce qui concerne les miracles, après avoir décrété un jeûne pour prier afin que la sécheresse prenne fin, lorsque Rav Yehuda retirait une de ses chaussures en signe de détresse, la pluie venait immédiatement, avant qu’il puisse retirer sa seconde chaussure. Et pourtant nous crions toute la journée et personne ne nous remarque. Rabba poursuivit : Si la différence entre les générations est due à des actes inappropriés, s’il y a quelqu’un qui m’a vu faire quoi que ce soit d’impropre, qu’il le dise. Je ne suis pas en faute, mais que peuvent faire les grands dirigeants de la génération lorsque leur génération n’est pas digne, et que la pluie est retenue à cause des transgressions du peuple ?
רַב יְהוּדָה חֲזָא הָנְהוּ בֵּי תְרֵי דַּהֲווֹ קָא פָּרְצִי בְּרִיפְתָּא, אֲמַר: שְׁמַע מִינַּהּ אִיכָּא שִׂבְעָא בְּעָלְמָא, יְהֵיב עֵינֵיהּ — הֲוָה כַּפְנָא. אֲמַרוּ לֵיהּ רַבָּנַן לְרַב כָּהֲנָא בְּרֵיהּ דְּרַב נְחוּנְיָא שַׁמָּעֵיהּ: מָר דִּשְׁכִיחַ קַמֵּיהּ, נִיעַשְּׂיֵיהּ דְּלִיפּוֹק בְּפִתְחָא דְּסָמוּךְ לְשׁוּקָא. עַשְּׂיֵיהּ וּנְפַק לְשׁוּקָא, חֲזָא כִּנּוּפְיָא,
La Guemara explique la référence à la chaussure de Rav Yehuda. Rav Yehuda vit deux personnes gaspiller du pain, se le lançant d’avant en arrière. Il dit : Je peux apprendre de ce fait que les gens agissent ainsi qu’il y a abondance dans le monde. Il porta son regard avec colère sur le monde, et il y eut une famine. Les Sages dirent à Rav Kahana, fils de Rav Neḥunya, le serviteur de Rav Yehuda : Le Maître, qui est fréquemment présent devant Rav Yehuda, devrait le persuader de sortir par la porte la plus proche du marché, afin qu’il voie les terribles effets de la famine. Rav Kahana persuada Rav Yehuda, et il sortit au marché,il vit une foule.
אֲמַר לְהוּ: מַאי הַאי? אֲמַרוּ לֵיהּ: אַכּוּסְפָּא דְתַמְרֵי קָיְימִי דְּקָא מִזְדַּבַּן. אֲמַר: שְׁמַע מִינַּהּ כַּפְנָא בְּעָלְמָא, אֲמַר לֵיהּ לְשַׁמָּעֵיהּ: שְׁלוֹף לִי מְסָאנַיי. שְׁלַף לֵיהּ חַד מְסָאנָא וַאֲתָא מִיטְרָא. כִּי מְטָא לְמִישְׁלַף אַחֲרִינָא, אֲתָא אֵלִיָּהוּ וַאֲמַר לֵיהּ: אֲמַר הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: אִי שָׁלְפַתְּ אַחֲרִינָא — מַחְרֵיבְנָא לְעָלְמָא.
Il leur dit : Qu’est-ce que ce rassemblement ? Ils lui dirent : Nous nous tenons près d’un récipient [kuspa] de dattes qui est à vendre. Il dit : Si tant de gens se pressent pour acheter un seul récipient de dattes, je peux apprendre de cela qu’il y a une famine dans le monde. Il dit à son serviteur : Je veux jeûner à cause de cela ; enlève mes chaussures en signe de détresse. Il enleva une de ses chaussures et la pluie vint. Lorsqu’il commença à enlever l’autre chaussure, Élie vint et lui dit : Le Saint, béni soit-Il, a dit : Si tu enlèves ton autre chaussure, je détruirai le monde entier afin que tu ne sois plus davantage affligé.
אֲמַר רַב מָרִי בְּרַהּ דְּבַת שְׁמוּאֵל: אֲנָא הֲוָה קָאֵימְנָא אַגּוּדָּא דִּנְהַר פָּפָּא, חֲזַאי לְמַלְאֲכֵי דְּאִידְּמוֹ לְמַלָּחֵי דְּקָא מַיְיתִי חָלָא וּמְלוֹנְהוּ לְאַרְבֵּי, וַהֲוָה קִמְחָא דִּסְמִידָא. אֲתוֹ כּוּלֵּי עָלְמָא לְמִיזְבַּן, אָמֵינָא לְהוּ: מֵהָא לָא תִּיזְבְּנוּן דְּמַעֲשֵׂה נִסִּים הוּא, לִמְחַר אָתְיָין אַרְבֵי דְּחִיטֵּי דְּפַרְזִינָא.
Rav Mari, fils de la fille de Shmuel, dit : À ce moment-là, je me tenais sur la rive de la rivière Pappa. J’ai vu des anges qui semblaient être des marins apportant du sable et remplissant des bateaux avec celui-ci, et il devint de la farine fine. Tout le monde vint acheter cette farine, mais je leur dis : N’achetez pas cette farine, car elle est le produit de miracles. Demain, des bateaux remplis de blé viendront de Parzina, et vous pourrez acheter cette récolte.
רָבָא אִיקְּלַע לְהַגְרוֹנְיָא, גְּזַר תַּעֲנִיתָא וְלָא אֲתָא מִיטְרָא. אֲמַר לְהוּ: בִּיתוּ כּוּלֵּי עָלְמָא בְּתַעֲנִיתַיְיכוּ. לִמְחַר אֲמַר לְהוּ: מִי אִיכָּא דַּחֲזָא חֶילְמָא — לֵימָא. אֲמַר לְהוּ רַבִּי אֶלְעָזָר מֵהַגְרוֹנְיָא, לְדִידִי אַקְרְיוּן בְּחֶלְמַי: שְׁלָם טָב לְרַב טָב מֵרִיבּוֹן טָב, דְּמִטּוּבֵיהּ מֵטֵיב לְעַמֵּיהּ. אֲמַר: שְׁמַע מִינַּהּ עֵת רָצוֹן הִיא (מִבְעֵי רַחֲמֵי). בְּעוֹ רַחֲמֵי וְאָתֵי מִיטְרָא.
§ La Guemara raconte une autre histoire. Il arriva à Rava de venir à la ville de Hagrunya. Il décréta un jeûne, mais la pluie ne vint pas. Il dit aux habitants du lieu : Que tous poursuivent votre jeûne et ne mangez pas cette nuit. Le lendemain matin, il leur dit : Que celui qui a fait un rêve la nuit dernière le raconte. Rabbi Elazar de Hagronya leur dit : Ce qui suit m’a été récité dans mon rêve. Bonnes salutations à un bon maître de la part d’un bon Seigneur, Qui dans Sa bonté fait du bien à Son peuple. Rava dit : Je peux apprendre de cela que c’est un moment favorable pour prier pour la miséricorde. Il pria pour la miséricorde et la pluie vint.
הָהוּא גַּבְרָא דְּאִיחַיַּיב נְגָדָא בְּבֵי דִינָא דְּרָבָא מִשּׁוּם דִּבְעַל נׇכְרִית. נַגְּדֵיהּ רָבָא וּמִית. אִשְׁתְּמַע מִילְּתָא בֵּי שַׁבּוּר מַלְכָּא, בְּעָא לְצַעוֹרֵי לְרָבָא. אֲמַרָה לֵיהּ אִיפְרָא הוֹרְמִיז אִימֵּיהּ דְּשַׁבּוּר מַלְכָּא לִבְרַהּ: לָא לֶיהֱוֵי לָךְ עֵסֶק דְּבָרִים בַּהֲדֵי יְהוּדָאֵי, דְּכֹל מָאן דְּבָעַיִין מִמָּרַיְיהוּ יָהֵיב לְהוּ.
La Guemara raconte une autre histoire qui traite de la prière pour la pluie. Il y avait un certain homme qui fut condamné à être flagellé par le tribunal de Rava parce qu’il avait eu des relations avec une femme non-juive. Rava fit flageller l’homme, et il mourut en conséquence. Lorsque cette affaire fut entendue dans la maison du roi perse Shapur, il voulut punir Rava pour avoir infligé la peine de mort, pensait-il, sans la permission du roi. Ifra Hormiz, mère du roi Shapur, dit à son fils : N’interfère pas et ne te querelle pas avec les Juifs, car tout ce qu’ils demandent à Dieu, leur Maître, Il le leur donne.
אֲמַר לַהּ: מַאי הִיא? בָּעַיִן רַחֲמֵי וְאָתֵי מִיטְרָא. אֲמַר לַהּ: הַהוּא מִשּׁוּם דְּזִימְנָא דְּמִיטְרָא הוּא. אֶלָּא לִבְעוֹ רַחֲמֵי הָאִידָּנָא בִּתְקוּפַת תַּמּוּז, וְלֵיתֵי מִיטְרָא. שְׁלַחָה לֵיהּ לְרָבָא: כַּוֵּין דַּעְתָּךְ וּבְעִי רַחֲמֵי דְּלֵיתֵי מִיטְרָא. בָּעֵי רַחֲמֵי וְלָא אָתֵי מִיטְרָא.
Il lui dit : Qu’est-ce que cela qu’Il leur accorde ? Elle répondit : Ils prient pour obtenir miséricorde et la pluie vient. Il lui dit : Cela ne prouve pas que Dieu entend leurs prières, car cela arrive simplement parce que c’est la saison des pluies, et il se trouve simplement que la pluie tombe après qu’ils ont prié. Au contraire, si tu veux prouver que Dieu répond aux prières des Juifs, qu’ils prient pour obtenir miséricorde maintenant, en la saison estivale de Tammouz, et que la pluie vienne. Ifra Hormiz envoya un message à Rava : Porte ton attention et prie pour obtenir miséricorde afin que la pluie vienne. Il pria pour obtenir miséricorde, mais la pluie ne vint pas.
אָמַר לְפָנָיו: רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם! ״אֱלֹהִים בְּאׇזְנֵינוּ שָׁמַעְנוּ אֲבוֹתֵינוּ סִפְּרוּ לָנוּ פֹּעַל פָּעַלְתָּ בִימֵיהֶם בִּימֵי קֶדֶם״, וְאָנוּ בְּעֵינֵינוּ לֹא רָאִינוּ! אֲתָא מִיטְרָא עַד דִּשְׁפוּךְ מַרְזְבֵי דְמָחוֹזָא לְדִיגְלַת. אֲתָא אֲבוּהּ אִיתְחֲזִי לֵיהּ בְּחֶלְמֵיהּ וַאֲמַר לֵיהּ: מִי אִיכָּא דְּמַיטְרַח קַמֵּי שְׁמַיָּא כּוּלֵּי הַאי? אֲמַר לֵיהּ: שַׁנִּי דּוּכְתָּיךְ. שַׁנִּי דּוּכְתֵּיהּ, לִמְחַר אַשְׁכְּחֵיהּ דְּמִרְשַׁם פּוּרְיֵיהּ בְּסַכִּינֵי.
Il dit devant Dieu : Maître de l’Univers, il est écrit : « Ô Dieu, nous avons entendu de nos oreilles, nos pères nous ont raconté quelle œuvre Tu as accomplie en leurs jours, aux jours d’autrefois » (Psaumes 44:2), mais nous ne l’avons pas vue de nos propres yeux. Dès qu’il eut dit cela, la pluie tomba jusqu’à ce que les gouttières de Meḥoza débordent et se déversent dans le Tigre. Le père de Rava vint et lui apparut en rêve et lui dit : Y a-t-il quelqu’un qui importune tellement le Ciel au point de demander de la pluie hors de sa saison ? Dans son rêve, son père lui dit encore : Change de place pour ton repos nocturne. Il changea de place, et le lendemain il constata que son lit avait été tailladé par des couteaux.
רַב פָּפָּא גְּזַר תַּעֲנִיתָא וְלָא אֲתָא מִיטְרָא. חֲלַשׁ לִיבֵּיהּ, שְׂרַף פִּינְכָּא דְּדַיְיסָא וּבָעֵי רַחֲמֵי וְלָא אֲתָא מִיטְרָא. אֲמַר לֵיהּ רַב נַחְמָן בַּר אוּשְׁפַּזְתִּי: אִי שָׂרֵיף מָר פִּינְכָּא אַחֲרִיתִי דְּדַיְיסָא אָתֵי מִיטְרָא. אִיכְּסִיף, וַחֲלַשׁ דַּעְתֵּיהּ, וַאֲתָא מִיטְרָא.
La Guemara raconte : Rav Pappa décréta un jeûne, mais la pluie ne vint pas. Son cœur s’affaiblit à cause de la faim, alors il avala [seraf] un bol [pinka] de bouillie, et pria pour obtenir miséricorde, mais la pluie ne vint toujours pas. Rav Naḥman bar Ushpazti lui dit : Si le Maître avale encore un bol de bouillie, la pluie viendra. Il se moquait de Rav Pappa parce qu’il mangeait alors que tous les autres jeûnaient. Rav Pappa fut embarrassé et bouleversé, et la pluie vint.
רַבִּי חֲנִינָא בֶּן דּוֹסָא הֲוָה קָא אָזֵיל בְּאוֹרְחָא, אֲתָא מִיטְרָא. אָמַר לְפָנָיו: רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם, כׇּל הָעוֹלָם כּוּלּוֹ בְּנַחַת, וַחֲנִינָא בְּצַעַר! פְּסַק מִיטְרָא. כִּי מְטָא לְבֵיתֵיהּ, אָמַר לְפָנָיו: רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם, כׇּל הָעוֹלָם כּוּלּוֹ בְּצַעַר וַחֲנִינָא בְּנַחַת? אֲתָא מִיטְרָא.
La Guemara raconte une autre histoire au sujet de la prière pour la pluie. Rabbi Ḥanina ben Dosa voyageait sur une route lorsque la pluie a commencé à tomber. Il dit devant Dieu : Maître de l’Univers, le monde entier est à l’aise, parce qu’ils avaient besoin de pluie, mais Ḥanina souffre, car il est en train d’être mouillé. La pluie cessa. Lorsqu’il arriva chez lui, il dit devant Dieu : Maître de l’Univers, le monde entier souffre parce que la pluie s’est arrêtée, et Ḥanina est à l’aise ? La pluie recommença à tomber.
אָמַר רַב יוֹסֵף: מַאי אַהְנְיָא לֵיהּ צְלוֹתָא דְּכֹהֵן גָּדוֹל לְגַבֵּי רַבִּי חֲנִינָא בֶּן דּוֹסָא. דִּתְנַן: הָיָה מִתְפַּלֵּל תְּפִלָּה קְצָרָה בַּבַּיִת הַחִיצוֹן. מַאי מְצַלֵּי? רָבִין בַּר אַדָּא וְרָבָא בַּר אַדָּא דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב יְהוּדָה: יְהִי רָצוֹן מִלְּפָנֶיךָ ה׳ אֱלֹהֵינוּ שֶׁתְּהֵא הַשָּׁנָה הַזּוֹ גְּשׁוּמָה וּשְׁחוּנָה. שְׁחוּנָה מְעַלַּיְיתָא הִיא? אַדְּרַבָּה, גְּרִיעוּתָא הִיא!
Rav Yosef dit, en réaction à cette histoire : Quel effet la prière du Grand Prêtre a-t-elle face à celle de Rabbi Ḥanina ben Dosa ? Comme nous l’avons appris dans une michna : Après être sorti du Saint des Saints à Yom Kippour, le Grand Prêtre récitait une brève prière dans la chambre extérieure. La Guemara demande : Que priait-il ? Ravin bar Adda et Rava bar Adda disent tous deux au nom de Rav Yehouda que telle était sa prière : Puisse-t-il être Ta volonté, Seigneur notre Dieu, que cette année soit pluvieuse et chaude. La Guemara exprime sa surprise devant cette demande : La chaleur est-elle une bonne chose ? Au contraire, elle est défavorable. Pourquoi demanderait-il que l’année soit chaude ?
אֶלָּא: אִם שְׁחוּנָה — תְּהֵא גְּשׁוּמָה וּטְלוּלָה. וְאַל יִכָּנֵס לְפָנֶיךָ תְּפִילַּת עוֹבְרֵי דְּרָכִים. רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרָבָא מְסַיֵּים מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב יְהוּדָה: לָא יִעְדֵּי עָבֵיד שׁוּלְטָן מִדְּבֵית יְהוּדָה, וְאַל יְהוּ עַמְּךָ יִשְׂרָאֵל צְרִיכִין לְהִתְפַּרְנֵס זֶה מִזֶּה, וְלֹא לְעַם אַחֵר.
Au contraire, dis qu’il a récité ce qui suit : Si l’année à venir est chaude, qu’elle soit aussi pluvieuse et humide de rosée, de peur que la chaleur ne nuise aux récoltes. Le Grand Prêtre priait aussi : Et que la prière des voyageurs n’entre pas en Ta présence. Rav Aḥa, fils de Rava, au nom de Rav Yehuda, conclut la formulation de cette prière : Que le règne de la puissance ne s’éloigne pas de la maison de Juda. Et que Ton peuple Israël ne dépende pas les uns des autres pour sa subsistance, ni d’une autre nation. Au contraire, qu’ils soient nourris par le produit de leur propre terre. Il est donc évident que la prière du Grand Prêtre demandant à Dieu de ne pas écouter la prière de voyageurs individuels fut écartée dans le cas de Rabbi Ḥanina ben Dosa.
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: בְּכׇל יוֹם וְיוֹם בַּת קוֹל יוֹצֵאת וְאוֹמֶרֶת: כָּל הָעוֹלָם כּוּלּוֹ נִיזּוֹן בִּשְׁבִיל חֲנִינָא בְּנִי, וַחֲנִינָא בְּנִי דַּיּוֹ בְּקַב חָרוּבִים מֵעֶרֶב שַׁבָּת לְעֶרֶב שַׁבָּת. הֲוָה רְגִילָא דְּבֵיתְהוּ לְמֵיחֲמָא תַּנּוּרָא כׇּל מַעֲלֵי דְשַׁבְּתָא וְשָׁדְיָיא אַקְטַרְתָּא
§ La Guemara continue de discuter du juste Rabbi Ḥanina ben Dosa et des merveilles qu’il accomplissait. Rav Yehouda a dit que Rav a dit : Chaque jour, une Voix divine émane du mont Horeb et dit : Le monde entier est soutenu par le mérite de Mon fils Ḥanina ben Dosa, et pourtant, pour Ḥanina, Mon fils, un kav de caroubes, une très petite quantité de nourriture médiocre, suffit à le nourrir pendant une semaine entière, d’une veille de Chabbat à la suivante veille de Chabbat. La Guemara raconte : l’épouse de Rabbi Ḥanina ben Dosa chauffait le four chaque veille de Chabbat et produisait une grande quantité de fumée,

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