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וְעַכְשָׁיו יֵרְדוּ גְּשָׁמִים?! נִכְנַס לְבֵית הַמֶּרְחָץ בְּשִׂמְחָה. עַד שֶׁהַהֶגְמוֹן נִכְנַס בְּשִׂמְחָתוֹ לְבֵית הַמֶּרְחָץ, נַקְדִּימוֹן נִכְנַס לְבֵית הַמִּקְדָּשׁ כְּשֶׁהוּא עָצוּב. נִתְעַטֵּף, וְעָמַד בִּתְפִלָּה.
et maintenant il va pleuvoir ? Il entra dans les bains en un état de joie, anticipant la grande somme d’argent qu’il était sur le point de recevoir. Alors que le maître entrait dans les bains dans sa joie, Nakdimon entra dans le Temple en un état de tristesse. Il s’enveloppa dans son châle de prière et se tint en prière.
אָמַר לְפָנָיו: רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם! גָּלוּי וְיָדוּעַ לְפָנֶיךָ שֶׁלֹּא לִכְבוֹדִי עָשִׂיתִי, וְלֹא לִכְבוֹד בֵּית אַבָּא עָשִׂיתִי, אֶלָּא לִכְבוֹדְךָ עָשִׂיתִי, שֶׁיְּהוּ מַיִם מְצוּיִין לְעוֹלֵי רְגָלִים. מִיָּד נִתְקַשְּׁרוּ שָׁמַיִם בְּעָבִים, וְיָרְדוּ גְּשָׁמִים עַד שֶׁנִּתְמַלְּאוּ שְׁתֵּים עֶשְׂרֵה מַעֲיָנוֹת מַיִם וְהוֹתִירוּ.
Il dit devant Dieu : Maître de l’Univers, il est révélé et connu devant Toi que je n’ai pas agi pour mon propre honneur, ni pour l’honneur de la maison de mon père. Au contraire, j’ai agi pour Ton honneur, afin qu’il y ait de l’eau pour les pèlerins de la Fête. Immédiatement, le ciel se couvrit et la pluie tomba jusqu’à ce que les douze citernes soient remplies d’eau, et il y eut encore plus d’eau, de sorte qu’elles débordèrent.
עַד שֶׁיָּצָא הֶגְמוֹן מִבֵּית הַמֶּרְחָץ, נַקְדִּימוֹן בֶּן גּוּרְיוֹן יָצָא מִבֵּית הַמִּקְדָּשׁ. כְּשֶׁפָּגְעוּ זֶה בָּזֶה, אָמַר לוֹ: תֵּן לִי דְּמֵי מַיִם יוֹתֵר שֶׁיֵּשׁ לִי בְּיָדְךָ! אָמַר לוֹ: יוֹדֵעַ אֲנִי שֶׁלֹּא הִרְעִישׁ הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא אֶת עוֹלָמוֹ אֶלָּא בִּשְׁבִילְךָ, אֶלָּא עֲדַיִין יֵשׁ לִי פִּתְחוֹן פֶּה עָלֶיךָ, שֶׁאוֹצִיא מִמְּךָ אֶת מְעוֹתַיי, שֶׁכְּבָר שָׁקְעָה חַמָּה, וּגְשָׁמִים — בִּרְשׁוּתִי יָרְדוּ.
Lorsque le maître sortit du bain public, Nakdimon ben Guryon sortit du Temple. Lorsqu’ils se rencontrèrent, Nakdimon lui dit : Donne-moi l’argent que tu me dois pour l’eau supplémentaire que tu as reçue. Le fonctionnaire lui dit : Je sais que le Saint, béni soit-Il, a ébranlé Son monde et fait tomber la pluie uniquement pour toi. Cependant, je maintiens toujours une réclamation contre toi, par laquelle je peux légalement prendre mes pièces auprès de toi, puisque tu ne m’as pas payé à la date convenue, car le soleil s’était déjà couché, et par conséquent la pluie est tombée sur ma propriété.
חָזַר וְנִכְנַס לְבֵית הַמִּקְדָּשׁ, נִתְעַטֵּף וְעָמַד בִּתְפִלָּה, וְאָמַר לְפָנָיו: רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם! הוֹדַע שֶׁיֵּשׁ לְךָ אֲהוּבִים בְּעוֹלָמֶךָ! מִיָּד נִתְפַּזְּרוּ הֶעָבִים וְזָרְחָה הַחַמָּה. בְּאוֹתָהּ שָׁעָה אָמַר לוֹ אוֹתוֹ הֶגְמוֹן: אִילּוּ לֹא נִקְדְּרָה הַחַמָּה, הָיָה לִי פִּתְחוֹן פֶּה עָלֶיךָ שֶׁאוֹצִיא מִמְּךָ מְעוֹתַיי. תָּנָא: לֹא נַקְדִּימוֹן שְׁמוֹ, אֶלָּא בּוּנִי שְׁמוֹ, וְלָמָּה נִקְרָא שְׁמוֹ נַקְדִּימוֹן — שֶׁנִּקְדְּרָה חַמָּה בַּעֲבוּרוֹ.
Nakdimon retourna et entra dans le Temple, s’enveloppa dans son châle de prière, et se tint en prière. Il dit devant Dieu : Maître de l’Univers, qu’il soit connu que Tu as des bien-aimés dans Ton monde. Immédiatement, les nuages se dispersèrent et le soleil brilla. À ce moment-là, le maître lui dit : Si le soleil n’avait pas percé à travers les nuages, j’aurais eu une réclamation contre toi, par laquelle j’aurais pu prendre mes pièces de toi. Un Sage enseigna : Nakdimon n’était pas son vrai nom ; plutôt, son nom était Buni. Et pourquoi fut-il appelé Nakdimon ? Parce que le soleil a percé [nikdera] pour lui.
תָּנוּ רַבָּנַן: שְׁלֹשָׁה נִקְדְּמָה לָהֶם חַמָּה בַּעֲבוּרָן: מֹשֶׁה, וִיהוֹשֻׁעַ, וְנַקְדִּימוֹן בֶּן גּוּרְיוֹן. בִּשְׁלָמָא נַקְדִּימוֹן בֶּן גּוּרְיוֹן — גְּמָרָא. יְהוֹשֻׁעַ — נָמֵי קְרָא, דִּכְתִיב: ״וַיִּדֹּם הַשֶּׁמֶשׁ וְיָרֵחַ עָמָד וְגוֹ׳״. אֶלָּא מֹשֶׁה מְנָלַן?
Les Sages ont enseigné : En ce qui concerne trois personnes, le soleil perça et brilla à un moment inhabituel pour elles : Moïse, Josué et Nakdimon ben Guryon. La Guemara demande : Soit, le cas de Nakdimon ben Guryon est connu par la tradition susmentionnée. Le cas de Josué aussi est dérivé d'un verset, comme il est écrit : « Et le soleil s'arrêta, et la lune s'immobilisa jusqu'à ce que le peuple se soit vengé de ses ennemis » (Josué 10:13). Cependant, d'où déduisons-nous que le soleil brilla de manière surnaturelle pour Moïse ?
אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: אָתְיָא ״אָחֵל״ ״אָחֵל״, כְּתִיב הָכָא: ״אָחֵל תֵּת פַּחְדְּךָ״, וּכְתִיב הָתָם: ״אָחֵל גַּדֶּלְךָ״.
Rabbi Elazar a dit : Cela est dérivé par analogie verbale entre « je commencerai » et « je commencerai ». Ici, au sujet de Moïse, il est écrit : « En ce jour je commencerai à répandre la terreur de toi et la crainte de toi sur les peuples qui sont sous tous les cieux » (Deutéronome 2:25). Et là-bas, au sujet de Josué, il est écrit : « En ce jour je commencerai à t’élever aux yeux de tout Israël, afin qu’ils sachent que, comme j’ai été avec Moïse, ainsi je serai avec toi » (Josué 3:7). L’emploi répété de l’expression « je commencerai » indique que tous les miracles accomplis pour Josué l’ont aussi été pour Moïse.
רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָנִי אָמַר: אָתְיָא ״תֵּת״ ״תֵּת״, כְּתִיב הָכָא: ״אָחֵל תֵּת פַּחְדְּךָ״, וּכְתִיב הָתָם: ״בְּיוֹם תֵּת ה׳ אֶת הָאֱמֹרִי״.
Rabbi Shmuel bar Naḥmani dit : Le fait que le soleil se soit arrêté pour Moïse est dérivé par une autre analogie verbale, entre les termes « mettre » et « mettre ». Ici, au sujet de Moïse, il est écrit : « Je commencerai à mettre ta terreur » (Deutéronome 2:25). Et là-bas, au sujet de Josué, est-il écrit : « Alors Josué parla au Seigneur, le jour où le Seigneur mit les Amoréens devant les enfants d’Israël, et il dit aux yeux d’Israël : Soleil, arrête-toi sur Gabaon, et toi, lune, dans la vallée d’Ayalon » (Josué 10:12).
רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר, אָתְיָא מִגּוּפֵיהּ דִּקְרָא: ״אֲשֶׁר יִשְׁמְעוּן שִׁמְעֲךָ וְרָגְזוּ וְחָלוּ מִפָּנֶיךָ״, אֵימָתַי רָגְזוּ וְחָלוּ מִפָּנֶיךָ — בְּשָׁעָה שֶׁנִּקְדְּמָה לוֹ חַמָּה לְמֹשֶׁה.
Rabbi Yoḥanan a dit : Cette idée est tirée du verset lui-même, comme il est dit au sujet de Moïse : « Aujourd’hui, je commencerai à répandre ta terreur et ta crainte sur les peuples qui sont sous tous les cieux, qui, lorsqu’ils entendront parler de toi, trembleront et seront dans l’angoisse à cause de toi » (Deutéronome 2:25). Quand les nations du monde ont-elles tremblé et quand ont-elles été dans l’angoisse à cause de toi ? Quand le soleil a percé pour Moïse.
וְכֵן עִיר שֶׁלֹּא יָרְדוּ עָלֶיהָ גְּשָׁמִים כּוּ׳. אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: וּשְׁתֵּיהֶן לִקְלָלָה.
§ La michna a enseigné : De même, s’il y a une ville particulière sur laquelle la pluie n’est pas tombée, tandis que la région environnante a bien reçu de la pluie, cela est considéré comme une malédiction divine, comme il est écrit : « Je ferai pleuvoir sur une ville, mais sur une autre ville je ne ferai pas pleuvoir ; une portion sera arrosée par la pluie, et la portion sur laquelle il n’aura pas plu se desséchera » (Amos 4:7). Rav Yehouda a dit que Rav a dit : Et les deux villes sont frappées d’une malédiction, car l’une souffre de sécheresse tandis que l’autre est affligée par des tempêtes destructrices.
״הָיְתָה יְרוּשָׁלִַים לְנִדָּה בֵּינֵיהֶם״, אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: לִבְרָכָה, כְּנִדָּה: מָה נִדָּה יֵשׁ לָהּ הֶיתֵּר — אַף יְרוּשָׁלַיִם יֵשׁ לָהּ תַּקָּנָה.
Cette affirmation inverse le sens simple d’un verset. La Guemara fournit d’autres interprétations que Rav Yehuda attribuait à Rav, qui vont elles aussi à l’encontre du sens simple d’un verset. « Jérusalem parmi eux était comme une femme menstruée » (Lamentations 1:17). Rav Yehuda a dit que Rav a dit : Bien que le sens simple de ce verset soit une malédiction, il peut aussi être compris comme une bénédiction. Jérusalem était comme une femme menstruée : De même qu’une femme menstruée redeviendra permise à son mari après la fin de ses jours d’impureté rituelle, de même Jérusalem sera restaurée de sa destruction.
״הָיְתָה כְּאַלְמָנָה״, אָמַר רַב יְהוּדָה, לִבְרָכָה: כְּאַלְמָנָה — וְלֹא אַלְמָנָה מַמָּשׁ, אֶלָּא כְּאִשָּׁה שֶׁהָלַךְ בַּעְלָהּ לִמְדִינַת הַיָּם, וְדַעְתּוֹ לַחֲזוֹר עָלֶיהָ.
De même, au sujet du verset : « Comment est-elle devenue comme une veuve » (Lamentations 1:1), Rav Yehuda a dit : cela aussi est pour une bénédiction. Le verset déclare que Jérusalem est comme une veuve, mais n’est pas une véritable veuve. Au contraire, Jérusalem est comme une femme dont le mari est parti dans un pays d’outre-mer. Sans son mari à ses côtés, elle est assimilée à une veuve, et pourtant il a l’intention de revenir vers elle.
״וְגַם אֲנִי נָתַתִּי אֶתְכֶם נִבְזִים וּשְׁפָלִים״, אָמַר רַב יְהוּדָה: לִבְרָכָה, דְּלָא מוֹקְמִי מִינַּן לָא רֵישֵׁי נַהֲרֵי וְלָא גְּזִירִיפָּטֵי.
La même manière d’expliquer est donnée pour le verset : « C’est pourquoi moi aussi, je vous ai rendus méprisables et vils » (Malachie 2:9). Rav Yehuda a dit : Cela aussi peut être interprété comme une bénédiction, car cela signifie que les nations nous considèrent comme humbles, mais néanmoins, elles ne nous assignent pas de tâches pénibles. Elles ne nomment parmi nous ni des responsables des fleuves ni des fonctionnaires du gouvernement [geziripatei].
״וְהִכָּה ה׳ אֶת יִשְׂרָאֵל כַּאֲשֶׁר יָנוּד הַקָּנֶה בַּמַּיִם״, אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: לִבְרָכָה. דְּאָמַר רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָנִי אָמַר רַבִּי יוֹנָתָן, מַאי דִּכְתִיב: ״נֶאֱמָנִים פִּצְעֵי אוֹהֵב וְנַעְתָּרוֹת נְשִׁיקוֹת שׂוֹנֵא״ — טוֹבָה קְלָלָה שֶׁקִּילֵּל אֲחִיָּה הַשִּׁילוֹנִי אֶת יִשְׂרָאֵל יוֹתֵר מִבְּרָכָה שֶׁבֵּרְכָן בִּלְעָם הָרָשָׁע.
Le prophète Ahiya de Silo maudit Israël en ces termes : « Car le Seigneur frappera Israël comme un roseau agité dans l’eau » (I Rois 14:15). Rav Yehuda dit que Rav dit : Cela aussi est pour une bénédiction, comme Rabbi Shmuel bar Naḥmani a dit que Rabbi Yonatan a dit : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Fidèles sont les blessures d’un ami, mais les baisers d’un ennemi sont trompeurs » (Proverbes 27:6) ? La malédiction par laquelle Ahiya de Silo a maudit le peuple juif est plus efficace que la bénédiction par laquelle Balaam le méchant les a bénis.
אֲחִיָּה הַשִּׁילוֹנִי קִלְּלָן בְּקָנֶה, אָמַר לָהֶם לְיִשְׂרָאֵל: ״וְהִכָּה ה׳ אֶת יִשְׂרָאֵל כַּאֲשֶׁר יָנוּד הַקָּנֶה״, מָה קָנֶה זֶה עוֹמֵד בִּמְקוֹם מַיִם, וְגִזְעוֹ מַחְלִיף וְשׇׁרָשָׁיו מְרוּבִּין, וַאֲפִילּוּ כׇּל הָרוּחוֹת שֶׁבָּעוֹלָם בָּאוֹת וְנוֹשְׁבוֹת בּוֹ — אֵין מְזִיזוֹת אוֹתוֹ מִמְּקוֹמוֹ, אֶלָּא הוֹלֵךְ וּבָא עִמָּהֶן. דָּמְמוּ הָרוּחוֹת — עָמַד הַקָּנֶה בִּמְקוֹמוֹ.
Rabbi Yoḥanan explique : Ahiya le Shilonite a maudit le peuple juif en le comparant à un roseau : « Car le Seigneur frappera Israël comme un roseau est secoué dans l’eau. » Bien que cela semble être une malédiction, ce verset est en réalité une bénédiction. De même que ce roseau se tient dans un endroit où il y a de l’eau, et que ses pousses se renouvellent lorsqu’on les coupe, et que ses racines sont nombreuses pour une plante de cette taille, et même si tous les vents du monde viennent souffler contre lui, ils ne peuvent pas le déplacer de sa place ; au contraire, il se balance avec eux jusqu’à ce que les vents s’apaisent, et le roseau se tienne toujours à sa place, il en va de même pour le peuple juif. Après toutes les difficultés qu’il endure, il finira par survivre et par rentrer chez lui.
אֲבָל בִּלְעָם הָרָשָׁע בֵּירְכָן בְּאֶרֶז, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כָּאֲרָזִים עֲלֵי מָיִם״, מָה אֶרֶז זֶה אֵינוֹ עוֹמֵד בִּמְקוֹם מַיִם, וְאֵין גִּזְעוֹ מַחְלִיף, וְאֵין שׇׁרָשָׁיו מְרוּבִּין. אֲפִילּוּ כׇּל הָרוּחוֹת שֶׁבָּעוֹלָם נוֹשְׁבוֹת בּוֹ — אֵין מְזִיזוֹת אוֹתוֹ מִמְּקוֹמוֹ. כֵּיוָן שֶׁנָּשְׁבָה בּוֹ רוּחַ דְּרוֹמִית — עוֹקַרְתּוֹ וְהוֹפַכְתּוֹ עַל פָּנָיו. וְלֹא עוֹד אֶלָּא שֶׁזָּכָה קָנֶה לִיטּוֹל הֵימֶנּוּ קוּלְמוֹס לִכְתּוֹב בּוֹ סֵפֶר תּוֹרָה נְבִיאִים וּכְתוּבִים.
Cependant, Balaam le méchant bénit les Juifs en les comparant à un cèdre, comme il est dit : « Comme des cèdres près des eaux » (Nombres 24:6). De même que ce cèdre ne se tient pas dans un lieu d’eau, et que ses pousses ne se renouvellent pas d’elles-mêmes, et que ses racines ne sont pas nombreuses, Balaam souhaitait qu’il en soit de même pour le peuple juif. En outre, bien qu’il soit vrai que même si tous les vents du monde soufflent contre lui, ils ne le déplaceront pas de sa place, dès que le vent du sud souffle contre lui, il déracine le cèdre et le renverse face contre terre. Et non seulement cela, mais le roseau a mérité que l’on prenne de lui une plume [kulmos] pour écrire avec elle un rouleau de Torah, les Prophètes et les Écrits. Il est évident que la malédiction comparant Israël à un roseau est meilleure que la bénédiction le comparant à un cèdre.
תָּנוּ רַבָּנַן: לְעוֹלָם יְהֵא אָדָם רַךְ כְּקָנֶה וְאַל יְהֵא קָשֶׁה כְּאֶרֶז. מַעֲשֶׂה שֶׁבָּא רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן מִמִּגְדַּל גְּדוֹר מִבֵּית רַבּוֹ, וְהָיָה רָכוּב עַל חֲמוֹר וּמְטַיֵּיל עַל שְׂפַת נָהָר, וְשָׂמֵחַ שִׂמְחָה גְּדוֹלָה. וְהָיְתָה דַּעְתּוֹ גַּסָּה עָלָיו מִפְּנֵי שֶׁלָּמַד תּוֹרָה הַרְבֵּה.
Les Sages ont en outre enseigné à la louange du roseau : Une personne devrait toujours être souple comme un roseau, et ne pas être raide comme un cèdre. Un incident se produisit dans lequel Rabbi Elazar, fils de Rabbi Shimon, revenait de Migdal Gedor, de la maison de son maître, et il montait un âne et se promenait sur la rive du fleuve. Et il était très heureux, et sa tête était enflée d’orgueil parce qu’il avait étudié beaucoup de Torah.

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