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נִזְדַּמֵּן לוֹ אָדָם אֶחָד שֶׁהָיָה מְכוֹעָר בְּיוֹתֵר. אָמַר לוֹ: שָׁלוֹם עָלֶיךָ רַבִּי! וְלֹא הֶחְזִיר לוֹ. אָמַר לוֹ: רֵיקָה, כַּמָּה מְכוֹעָר אוֹתוֹ הָאִישׁ! שֶׁמָּא כׇּל בְּנֵי עִירֶךָ מְכוֹעָרִין כְּמוֹתְךָ? אָמַר לוֹ: אֵינִי יוֹדֵעַ, אֶלָּא לֵךְ וֶאֱמוֹר לָאוּמָּן שֶׁעֲשָׂאַנִי: ״כַּמָּה מְכוֹעָר כְּלִי זֶה שֶׁעָשִׂיתָ״. כֵּיוָן שֶׁיָּדַע בְּעַצְמוֹ שֶׁחָטָא, יָרַד מִן הַחֲמוֹר וְנִשְׁתַּטַּח לְפָנָיו, וְאָמַר לוֹ: נַעֲנֵיתִי לְךָ, מְחוֹל לִי! אָמַר לוֹ: אֵינִי מוֹחֵל לְךָ עַד שֶׁתֵּלֵךְ לָאוּמָּן שֶׁעֲשָׂאַנִי וֶאֱמוֹר לוֹ: כַּמָּה מְכוֹעָר כְּלִי זֶה שֶׁעָשִׂיתָ.
Il rencontra une personne extrêmement laide, qui lui dit : Salut à toi, mon rabbin, mais Rabbi Elazar ne rendit pas son salut. Au lieu de cela, Rabbi Elazar lui dit : Vaurien [reika], comme cet homme est laid. Tous les habitants de ta ville sont-ils aussi laids que toi ? L’homme lui dit : Je ne sais pas, mais toi tu devrais aller dire à l’Artisan qui m’a fait : Comme est laid le vase que tu as fait. Lorsque Rabbi Elazar se rendit compte qu’il avait péché et insulté cet homme uniquement à cause de son apparence, il descendit de son âne et se prosterna devant lui, et il dit à l’homme : J’ai péché contre toi ; pardonne-moi. L’homme lui dit : Je ne te pardonnerai pas tant que tu n’iras pas vers l’Artisan qui m’a fait et que tu ne diras pas : Comme est laid le vase que tu as fait.
הָיָה מְטַיֵּיל אַחֲרָיו עַד שֶׁהִגִּיעַ לְעִירוֹ. יָצְאוּ בְּנֵי עִירוֹ לִקְרָאתוֹ, וְהָיוּ אוֹמְרִים לוֹ: שָׁלוֹם עָלֶיךָ רַבִּי רַבִּי, מוֹרִי מוֹרִי! אָמַר לָהֶם: לְמִי אַתֶּם קוֹרִין רַבִּי רַבִּי? אָמְרוּ לוֹ: לְזֶה שֶׁמְּטַיֵּיל אַחֲרֶיךָ. אָמַר לָהֶם: אִם זֶה רַבִּי — אַל יִרְבּוּ כְּמוֹתוֹ בְּיִשְׂרָאֵל. אָמְרוּ לוֹ: מִפְּנֵי מָה? אָמַר לָהֶם: כָּךְ וְכָךְ עָשָׂה לִי. אָמְרוּ לוֹ: אַף עַל פִּי כֵּן, מְחוֹל לוֹ, שֶׁאָדָם גָּדוֹל בְּתוֹרָה הוּא.
Il marcha derrière l’homme, essayant de l’apaiser, jusqu’à ce qu’ils arrivent à la ville de Rabbi Elazar. Les habitants de sa ville sortirent à sa rencontre, lui disant : Salut à toi, mon rabbin, mon rabbin, mon maître, mon maître. L’homme leur dit : Qui appelez-vous mon rabbin, mon rabbin ? Ils lui dirent : Cet homme, qui marche derrière toi. Il leur dit : Si cet homme est un rabbin, qu’il n’y en ait pas beaucoup comme lui parmi le peuple juif. Ils lui demandèrent : Pour quelle raison dis-tu cela ? Il leur dit : Il m’a fait ceci et cela. Ils lui dirent : Malgré cela, pardonne-lui, car c’est un grand érudit de la Torah.
אָמַר לָהֶם: בִּשְׁבִילְכֶם הֲרֵינִי מוֹחֵל לוֹ, וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יְהֵא רָגִיל לַעֲשׂוֹת כֵּן. מִיָּד נִכְנַס רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן, וְדָרַשׁ: לְעוֹלָם יְהֵא אָדָם רַךְ כְּקָנֶה וְאַל יְהֵא קָשֶׁה כְּאֶרֶז. וּלְפִיכָךְ זָכָה קָנֶה לִיטּוֹל הֵימֶנּוּ קוּלְמוֹס לִכְתּוֹב בּוֹ סֵפֶר תּוֹרָה תְּפִילִּין וּמְזוּזוֹת.
Il leur dit : À cause de vous, je lui pardonne, à condition qu'il prenne sur lui de ne pas s'habituer à se comporter ainsi. Immédiatement, Rabbi Elazar, fils de Rabbi Shimon, entra dans la maison d’étude et enseigna : Une personne doit toujours être souple comme un roseau et ne doit pas être raide comme un cèdre, car celui qui est orgueilleux comme un cèdre est susceptible de fauter. Et c’est pourquoi, en raison de ses qualités douces, le roseau a mérité que l’on prenne de lui une plume pour écrire un rouleau de la Torah, des phylactères et des mezuzot.
וְכֵן עִיר שֶׁיֵּשׁ בָּהּ דֶּבֶר אוֹ מַפּוֹלֶת כּוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: מַפּוֹלֶת שֶׁאָמְרוּ, בְּרִיאוֹת וְלֹא רְעוּעוֹת. שֶׁאֵינָן רְאוּיוֹת לִיפּוֹל, וְלֹא הָרְאוּיוֹת לִיפּוֹל.
§ La michna a enseigné : De même, si une ville est frappée par la peste ou par l’effondrement de bâtiments, cette ville jeûne et sonne l’alarme, et toutes les régions alentour jeûnent mais ne sonnent pas l’alarme. Rabbi Akiva dit : Elles sonnent l’alarme mais ne jeûnent pas. Les Sages ont enseigné : Ces effondrements de bâtiments auxquels les Sages se sont référés sont ceux de murs solides et non délabrés ; ce sont des murs qui ne sont pas sur le point de tomber, et non ceux qui sont sur le point de tomber.
הֵי נִיהוּ בְּרִיאוֹת, הֵי נִיהוּ שֶׁאֵינָן רְאוּיוֹת לִיפּוֹל. הֵי נִיהוּ רְעוּעוֹת, הֵי נִיהוּ רְאוּיוֹת לִיפּוֹל! לָא צְרִיכָא, דִּנְפַלוּ מֵחֲמַת גּוּבְהַיְיהוּ. אִי נָמֵי, דְּקָיְימָן אַגּוּדָּא דְנַהֲרָא.
La Guemara exprime sa perplexité quant à la formulation de la baraita : Que sont des murs solides ; que sont des murs qui ne sont pas sur le point de tomber ; que sont des murs délabrés ; que sont ceux qui sont sur le point de tomber ? Les éléments de chaque paire de murs sont apparemment les mêmes, et la baraita est répétitive. La Guemara répond : Non, il est nécessaire de préciser que dans le cas de murs qui sont tombés en raison de leur hauteur, c’est-à-dire qu’ils sont solides mais aussi sur le point de tomber, en raison de leur hauteur excessive. Autrement, la baraita fait référence à un cas les murs étaient placés sur une berge de rivière, car ils sont susceptibles de tomber malgré le fait qu’ils ne soient pas délabrés, puisque la berge elle-même est instable.
כִּי הַהִיא אֲשִׁיתָא רְעִיעֲתָא דַּהֲוַאי בִּנְהַרְדְּעָא דְּלָא הֲוָה חָלֵיף רַב וּשְׁמוּאֵל תּוּתַהּ, אַף עַל גַּב דְּקַיְימָא בְּאַתְרַהּ תְּלֵיסַר שְׁנִין. יוֹמָא חַד אִיקְּלַע רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה לְהָתָם, אֲמַר לֵיהּ שְׁמוּאֵל לְרַב: נֵיתֵי מָר נַקֵּיף! אֲמַר לֵיהּ: לָא צְרִיכְנָא הָאִידָּנָא, דְּאִיכָּא רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה בַּהֲדַן דִּנְפִישָׁ[א] זְכוּתֵיהּ, וְלָא מִסְתְּפֵינָא.
La Guemara rapporte : C’est comme ce mur délabré qui se trouvait à Neharde’a, sous lequel Rav et Shmuel ne passaient pas, bien qu’il fût resté debout treize ans. Un jour, Rav Adda bar Ahava vint justement là-bas et marcha avec eux. Alors qu’ils passaient près du mur, Shmuel dit à Rav : Venez, maître, contournons ce mur, afin de ne pas nous tenir dessous. Rav lui dit : Ce n’est pas nécessaire de faire ainsi aujourd’hui, car Rav Adda bar Ahava est avec nous, dont le mérite est grand, et par conséquent je n’ai pas peur qu’il s’effondre.
רַב הוּנָא הֲוָה לֵיהּ הָהוּא חַמְרָא בְּהָהוּא בֵּיתָא רְעִיעָא, וּבְעָא לְפַנּוֹיֵיהּ. עַיְּילֵיהּ לְרַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה לְהָתָם, מַשְׁכֵיהּ בִּשְׁמַעְתָּא עַד דְּפַנְּיֵיהּ. בָּתַר דִּנְפַק נְפַל בֵּיתָא. אַרְגֵּישׁ רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה, אִיקְּפַד.
La Guemara relate un autre incident. Rav Houna avait une certaine quantité de vin dans une certaine maison délabrée et il voulait l’en retirer, mais il craignait que le bâtiment ne s’effondre en y entrant. Il y amena Rav Adda bar Ahava, dans la maison branlante, et fit durer une discussion avec lui au sujet d’une question de halakha jusqu’à ce qu’ils aient retiré tout le vin. Dès qu’ils sortirent, le bâtiment s’effondra. Rav Adda bar Ahava comprit ce qui s’était passé et se mit en colère.
סָבַר לַהּ כִּי הָא דְּאָמַר רַבִּי יַנַּאי: לְעוֹלָם אַל יַעֲמוֹד אָדָם בְּמָקוֹם סַכָּנָה וְיֹאמַר: עוֹשִׂין לִי נֵס, שֶׁמָּא אֵין עוֹשִׂין לוֹ נֵס. וְאִם תִּימְצֵי לוֹמַר עוֹשִׂין לוֹ נֵס — מְנַכִּין לוֹ מִזְּכִיּוֹתָיו. אָמַר רַב חָנָן: מַאי קְרָא — דִּכְתִיב: ״קָטֹנְתִּי מִכֹּל הַחֲסָדִים וּמִכׇּל הָאֱמֶת״.
La Guemara explique : Rav Adda bar Ahava soutient conformément à cette déclaration, comme l’a dit Rabbi Yannai : Une personne ne devrait jamais se tenir dans un lieu de danger et dire : Un miracle sera accompli pour moi, et j’en réchapperai indemne, de peur qu’un miracle ne soit pas accompli pour elle. Et si vous dites qu’un miracle sera accompli pour elle, on le déduira de ses mérites. Rav Ḥanan a dit : Quel est le verset qui fait allusion à cette idée ? Comme il est écrit : « Je suis devenu petit à cause de toutes les bontés et de toute la vérité que Tu as montrées à Ton serviteur » (Torah 32:11). En d’autres termes, plus une personne reçoit de bienveillance de Dieu, plus son mérite diminue.
מַאי הֲוָה עוֹבָדֵיהּ דְּרַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה? כִּי הָא דְּאִתְּמַר, שָׁאֲלוּ תַּלְמִידָיו לְרַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה: בַּמָּה הֶאֱרַכְתָּ יָמִים? אָמַר לָהֶם: מִיָּמַי לֹא הִקְפַּדְתִּי בְּתוֹךְ בֵּיתִי, וְלֹא צָעַדְתִּי בִּפְנֵי מִי שֶׁגָּדוֹל מִמֶּנִּי,
Après avoir raconté des histoires qui reflètent le grand mérite de Rav Adda bar Ahava, la Guemara demande : Quels furent les actes exceptionnels de Rav Adda bar Ahava ? La Guemara rapporte que c’est comme il est dit : Les élèves de Rabbi Zeira lui demandèrent, et certains disent que les élèves de Rav Adda bar Ahava lui demandèrent : À quoi attribues-tu ta longévité ? Il leur dit : Tous les jours de ma vie, je ne me suis pas mis en colère contre les membres de ma maison, et je n’ai jamais marché devant quelqu’un de plus grand que moi ; au contraire, je lui accordais toujours l’honneur de marcher devant moi.
וְלֹא הִרְהַרְתִּי בִּמְבוֹאוֹת הַמְטוּנָּפוֹת, וְלֹא הָלַכְתִּי אַרְבַּע אַמּוֹת בְּלֹא תּוֹרָה וּבְלֹא תְּפִילִּין, וְלֹא יָשַׁנְתִּי בְּבֵית הַמִּדְרָשׁ לֹא שֵׁינַת קֶבַע וְלֹא שֵׁינַת עֲרַאי, וְלֹא שַׂשְׂתִּי בְּתַקָּלַת חֲבֵרַי, וְלֹא קָרָאתִי לַחֲבֵירִי בַּהֲכִינָתוֹ, וְאָמְרִי לַהּ בַּחֲנִיכָתוֹ.
Rav Adda bar Ahava poursuivit : Et je ne pensais pas à des questions de Torah dans des ruelles sales ; et je ne marchais pas quatre coudées sans m’occuper de la Torah et sans mettre les phylactères ; et je ne m’endormais pas dans la maison d’étude, ni d’un sommeil profond ni d’un bref somme ; et je ne me réjouissais pas du malheur de mon collègue ; et je ne appelais pas mon collègue par son surnom. Et certains disent qu’il a dit : je n’appelais pas mon collègue par son nom de famille péjoratif.
אֲמַר לֵיהּ רָבָא לְרַפְרָם בַּר פָּפָּא: לֵימָא לַן מָר מֵהָנֵי מִילֵּי מְעַלְּיָיתָא דַּהֲוָה עָבֵיד רַב הוּנָא! אֲמַר לֵיהּ: בְּיַנְקוּתֵיהּ לָא דְּכִירְנָא, בְּסֵיבוּתֵיהּ דְּכִירְנָא. דְּכֹל יוֹמָא דְעֵיבָא הֲווֹ מַפְּקִין לֵיהּ בְּגוּהַרְקָא דְּדַהֲבָא, וְסָיַיר לַהּ לְכוּלַּהּ מָתָא. וְכֹל אֲשִׁיתָא דַּהֲווֹת רְעִיעֲתָא, הֲוָה סָתַר לַהּ. אִי אֶפְשָׁר לְמָרַהּ — בָּנֵי לַהּ, וְאִי לָא אֶפְשָׁר — בָּנֵי לַהּ אִיהוּ מִדִּידֵיהּ.
§ La Guemara raconte une autre histoire au sujet des actes vertueux des Sages impliquant un mur délabré. Rava dit à Rafram bar Pappa : Que le Maître nous raconte quelques-unes de ces belles actions qu’accomplissait Rav Houna. Il lui dit : Je ne me souviens pas de ce qu’il faisait dans sa jeunesse, mais les actions de sa vieillesse, je m’en souviens. Car chaque jour nuageux, on le faisait sortir dans un carrosse d’or [guharka], et il inspectait toute la ville. Et il ordonnait que tout mur instable soit démoli, de peur qu’il ne tombe sous la pluie et ne blesse quelqu’un. Si son propriétaire pouvait en construire un autre, Rav Houna lui ordonnait de le reconstruire. Et s’il ne pouvait pas le reconstruire, Rav Houna le reconstruisait lui-même avec son propre argent.
וְכֹל פַּנְיָא דְּמַעֲלֵי שַׁבְּתָא הֲוָה מְשַׁדַּר שְׁלוּחָא לְשׁוּקָא, וְכֹל יַרְקָא דַּהֲוָה פָּיֵישׁ לְהוּ לְגִינָּאֵי, זַבֵּין לֵיהּ וְשָׁדֵי לֵיהּ לְנַהֲרָא. וְלִיתְּבֵיהּ לַעֲנִיִּים! זִמְנִין דְּסָמְכָא דַּעְתַּיְיהוּ וְלָא אָתוּ לְמִיזְבַּן. וְלִשְׁדְּיֵיהּ לִבְהֵמָה! קָסָבַר: מַאֲכַל אָדָם אֵין מַאֲכִילִין לִבְהֵמָה.
Rafram bar Pappa rapporte en outre : Et chaque veille de Chabbat, dans l’après-midi, Rav Houna envoyait un messager au marché, et celui-ci achetait tous les légumes qui restaient chez les jardiniers qui vendaient leur récolte, et les jetait dans la rivière. La Guemara demande : Mais pourquoi jetait-il les légumes ? Qu’il les donne aux pauvres. La Guemara répond : S’il faisait cela, les pauvres compteraient parfois sur le fait que Rav Houna distribuerait des légumes, et ils ne viendraient pas en acheter. Cela ruinerait les moyens de subsistance des jardiniers. La Guemara demande encore : Et qu’il les jette aux animaux. La Guemara répond : Il soutient que la nourriture humaine ne doit pas être donnée aux animaux, car cela constitue une marque de mépris envers la nourriture.
וְלָא לִיזְבְּנֵיהּ כְּלָל! נִמְצֵאתָ מַכְשִׁילָן לֶעָתִיד לָבֹא.
La Guemara objecte : Mais si Rav Houna ne pouvait les utiliser d’aucune manière, il ne devrait pas acheter les légumes du tout. La Guemara répond : Si rien n’est fait, vous auriez été considéré comme ayant causé une pierre d’achoppement pour eux à l’avenir. Si les vendeurs de légumes voient qu’une partie de leur marchandise reste invendue, la semaine suivante ils n’en apporteront pas assez pour Chabbat. Par conséquent, Rav Houna s’est assuré que tous les légumes soient achetés, afin que les vendeurs continuent à les apporter.
כִּי הֲוָה לֵיהּ מִילְּתָא דְאָסוּתָא, הֲוָה מָלֵי כּוּזָא (דְמַיָּא) [מִינֵּיהּ], וְתָלֵי לֵיהּ בְּסִיפָּא דְבֵיתָא, וְאָמַר: כׇּל דְּבָעֵי לֵיתֵי וְלִישְׁקוֹל. וְאִיכָּא דְּאָמְרִי: מִילְּתָא דְשִׁיבְתָּא הֲוָה גְּמִיר, וַהֲוָה מַנַּח כּוּזָא דְמַיָּא וְדָלֵי לֵיהּ, וְאָמַר: כׇּל דִּצְרִיךְ — לֵיתֵי וְלֵיעוּל דְּלָא לִסְתַּכַּן.
Une autre coutume de Rav Huna était que, lorsqu’il avait un remède nouveau, il remplissait une jarre d’eau avec le remède et l’accrochait au montant de la porte de sa maison, en disant : Que tous ceux qui en ont besoin viennent et prennent de ce nouveau remède. Et il y en a qui disent : Il avait un remède contre le démon Shivta qu’il connaissait par tradition, selon laquelle il faut se laver les mains pour se protéger de cet esprit malfaisant. Et à cette fin, il plaçait une jarre d’eau et l’accrochait près de la porte, en disant : Quiconque en a besoin, qu’il vienne à la maison et se lave les mains, afin qu’il ne soit pas en danger.
כִּי הֲוָה כָּרֵךְ רִיפְתָּא, הֲוָה פָּתַח לְבָבֵיהּ, וְאָמַר: כׇּל מַאן דִּצְרִיךְ לֵיתֵי וְלֵיכוֹל. אָמַר רָבָא: כּוּלְּהוּ מָצֵינָא מְקַיַּימְנָא, לְבַר מֵהָא דְּלָא מָצֵינָא לְמִיעְבַּד,
La Guemara rapporte en outre : Lorsque Rav Houna mangeait du pain, il ouvrait les portes de sa maison, en disant : Que quiconque en a besoin entre et mange. Rava dit : Je peux accomplir toutes ces coutumes de Rav Houna, sauf celle-ci, que je ne peux pas faire,

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