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בַּצּוּרְתָּא. מְדִינְתָּא אַמְּדִינְתָּא — כַּפְנָא. וְאָמַר רַבִּי חֲנִינָא: סְאָה בְּסֶלַע וּשְׁכִיחָא — בַּצּוּרְתָּא. אַרְבָּעָה וְלָא שְׁכִיחָא — כַּפְנָא.
cela est considéré comme une sécheresse. Si les produits doivent être apportés d’une province à une autre province, cela est considéré comme une famine. Et Rabbi Ḥanina a dit : Si une se’a de grain est vendue pour un sela, mais qu’elle est disponible, cela est considéré comme une sécheresse. Bien que les prix aient augmenté, il y a encore du grain pour ceux qui peuvent se le permettre. Cependant, si quatre se’a de grain sont vendues pour un sela, et qu’il n’est pas disponible, cela est considéré comme une famine.
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא בִּזְמַן שֶׁהַמָּעוֹת בְּזוֹל וּפֵירוֹת בְּיוֹקֶר, אֲבָל מָעוֹת בְּיוֹקֶר וּפֵירוֹת בְּזוֹל — מַתְרִיעִין עָלֶיהָ מִיָּד. דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: נְהִירְנָא כַּד הֲווֹ קָיְימִי אַרְבְּעָה סְאִין בְּסֶלַע, וַהֲווֹ נְפִישִׁי נְפִיחֵי כְפַן בִּטְבֶרְיָא מִדְּלֵית אִיסָּר.
Rabbi Yoḥanan a dit : Ils ont enseigné cela seulement au sujet d’une époque où l’argent est abondant et où tout le monde en a, et où les denrées sont chères. Cependant, lorsque l’argent est rare, c’est-à-dire indisponible, et que les denrées sont bon marché, on crie immédiatement à ce sujet, car cela est considéré comme une famine. Comme l’a dit Rabbi Yoḥanan : Je me souviens d’une époque où quatre se’a de denrées étaient vendues pour un sela, et pourtant il y avait à Tibériade beaucoup de gens gonflés par la faim, car ils n’avaient pas même un seul issar pour acheter de la nourriture.
יָרְדוּ לַצְּמָחִין אֲבָל לֹא לָאִילָן. בִּשְׁלָמָא לַצְּמָחִים וְלֹא לָאִילָן — מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ דַּאֲתָא נִיחָא, וְלָא אֲתָיא רַזְיָא. לָאִילָן וְלֹא לַצְּמָחִין — דַּאֲתָיא רַזְיָא, וְלָא אֲתָיא נִיחָא.
§ La michna a enseigné : S’il est tombé suffisamment de pluie pour la végétation mais pas assez pour les arbres ; si c’était suffisant pour les arbres mais pas pour la végétation ; ou s’il est tombé suffisamment de pluie pour l’une et l’autre, c’est-à-dire pour la végétation et les arbres, mais pas assez pour remplir les citernes, fossés et grottes d’eau pour durer tout l’été, ils poussent immédiatement des cris d’alarme à ce sujet. La Guemara commente : Soit, en ce qui concerne la pluie tombée en quantité suffisante pour la végétation mais pas pour les arbres, ce cas peut se produire, par exemple, s’il est tombé une pluie fine mais qu’une pluie forte n’est pas tombée, cela est insuffisant pour les arbres. En outre, il est possible qu’il tombe assez de pluie pour les arbres mais qu’elle ne soit pas efficace pour la végétation, si une pluie forte est tombée mais qu’une pluie fine n’est pas tombée.
לָזֶה וְלָזֶה אֲבָל לֹא לַבּוֹרוֹת וְלֹא לַשִּׁיחִין וּמְעָרוֹת — מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ דַּאֲתָיא רַזְיָא וְנִיחָא, מִיהוּ טוּבָא לָא אֲתָיא. אֶלָּא הָא דְּתַנְיָא: יָרְדוּ לְבוֹרוֹת לַשִּׁיחִין וְלַמְּעָרוֹת אֲבָל לֹא לָזֶה וְלָזֶה, הֵיכִי מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ? דַּאֲתָיא בִּשְׁפִיכוּתָא.
De même, dans le cas d’une pluie qui profite à l’un comme à l’autre, aux arbres et à la végétation, mais non aux citernes, fossés et grottes, vous pouvez aussi trouver cela, si une pluie forte comme légère est tombée, cependant, elle n’est pas tombée en abondance, et par conséquent l’eau des citernes ne durera pas pendant l’été. Cependant, ce qui est enseigné dans une baraita : Si une pluie suffisante est tombée pour les citernes, fossés et grottes, mais non pour ni l’un ni l’autre, c’est-à-dire les arbres ou les plantes, comment pouvez-vous trouver ces circonstances ? Si la pluie suffit à remplir les citernes, comment pourrait-elle ne pas suffire aux plantes et aux arbres ? La Guemara répond : Là où la pluie vient en une seule averse, elle remplira les citernes mais n’apportera aucun bénéfice aux plantes et aux arbres.
תָּנוּ רַבָּנַן: מַתְרִיעִין עַל הָאִילָנוֹת בִּפְרוֹס הַפֶּסַח, עַל הַבּוֹרוֹת וְשִׁיחִין וּמְעָרוֹת בִּפְרוֹס הַחַג. וְאִם אֵין לָהֶן מַיִם לִשְׁתּוֹת — מַתְרִיעִין עֲלֵיהֶן מִיָּד.
Les Sages ont enseigné : on lance un appel au sujet des arbres qui n’ont pas reçu assez de pluie, jusqu’à l’approche de Pessa'h, car après ce moment, toute pluie ne profitera plus aux arbres. Cependant, on sonne l’alarme au sujet des citernes, des fossés et des grottes qui n’ont pas été remplis jusqu’avant la fête de Souccot. Et à tout moment, s’ils n’ont pas d’eau à boire, on sonne immédiatement l’alarme à leur sujet.
וְאֵיזֶהוּ מִיָּד שֶׁלָּהֶן — שֵׁנִי וַחֲמִישִׁי וְשֵׁנִי. וְעַל כּוּלָּן אֵין מַתְרִיעִין עֲלֵיהֶן אֶלָּא בָּאִפַּרְכִיָּא שֶׁלָּהֶן.
Et que signifie exactement leur emploi à eux de : Immédiatement, dans ces cas ? Lundi, jeudi et lundi de la semaine où le tribunal a pris connaissance de la crise, mais pas nécessairement le jour même où elle est devenue évidente. Et dans tous ces cas de pluie interrompue, ils sonnent l’alarme à leur sujet seulement dans leur district [iparkheya], mais pas dans d’autres régions où la pluie tombe normalement.
וְאַסְכָּרָא, בִּזְמַן שֶׁיֵּשׁ בָּהּ מִיתָה — מַתְרִיעִין עָלֶיהָ. בִּזְמַן שֶׁאֵין בָּהּ מִיתָה — אֵין מַתְרִיעִין עָלֶיהָ. וּמַתְרִיעִין עַל הַגּוֹבַאי בְּכׇל שֶׁהוּא. רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר: אַף עַל הֶחָגָב.
Et en ce qui concerne une épidémie de diphtérie, lorsqu’elle a le potentiel de causer la mort, on sonne l’alarme à son sujet, mais lorsqu’elle n’a pas le potentiel de causer la mort, on ne sonne pas l’alarme à son sujet. Et on sonne l’alarme pour l’arrivée de sauterelles, quelle qu’en soit la quantité, car il est probable que d’autres sauterelles soient en route. Cependant, on ne sonne pas l’alarme pour l’arrivée de criquets. Rabbi Shimon ben Elazar dit : On sonne l’alarme même pour des criquets, car eux aussi peuvent causer de grands dégâts s’ils pullulent en grand nombre.
תָּנוּ רַבָּנַן: מַתְרִיעִין עַל הָאִילָנוֹת בִּשְׁאָר שְׁנֵי שָׁבוּעַ. עַל הַבּוֹרוֹת וְעַל הַשִּׁיחִין וְעַל הַמְּעָרוֹת אֲפִילּוּ בַּשְּׁבִיעִית. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: אַף עַל הָאִילָנוֹת בַּשְּׁבִיעִית, מִפְּנֵי שֶׁיֵּשׁ בָּהֶן פַּרְנָסָה לַעֲנִיִּים.
Les Sages ont enseigné dans une baraita : On sonne l’alarme à cause des arbres pendant les six autres années du cycle sabbatique de sept ans, lorsque la terre est cultivée, mais non pendant l’Année sabbatique, où l’on doit s’abstenir de travailler la terre. Cependant, pour les citernes, les fossés et les grottes, on sonne l’alarme même pendant l’Année sabbatique. Rabban Shimon ben Gamliel dit : Même pour les arbres on sonne l’alarme pendant l’Année sabbatique, parce qu’ils servent de subsistance aux pauvres. Puisque les pauvres dépendent de ces arbres pour leur nourriture pendant l’Année sabbatique, ils perdront leur moyen de subsistance s’il ne pleut pas.
תַּנְיָא אִידַּךְ: מַתְרִיעִין עַל הָאִילָנוֹת בִּשְׁאָר שְׁנֵי שָׁבוּעַ. עַל הַבּוֹרוֹת עַל הַשִּׁיחִין וְעַל הַמְּעָרוֹת אֲפִילּוּ בַּשְּׁבִיעִית. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: אַף עַל הָאִילָנוֹת. מַתְרִיעִין עַל הַסְּפִיחִין בַּשְּׁבִיעִית, מִפְּנֵי שֶׁיֵּשׁ בָּהֶן פַּרְנָסָה לָעֲנִיִּים.
Il est enseigné dans une autre baraita : On sonne l’alarme pour les arbres pendant les autres années du cycle sabbatique, et pour les citernes, fossés et grottes on sonne l’alarme même durant l’Année Sabbatique. Rabban Shimon ben Gamliel dit : Même pour les arbres. En outre, on sonne l’alarme pour les repousses spontanées des cultures qui ont poussé d’elles-mêmes durant l’Année Sabbatique, parce qu’elles servent de subsistance aux pauvres, puisqu’il est permis de manger ces repousses spontanées.
תַּנְיָא, אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן פַּרְטָא: מִיּוֹם שֶׁחָרַב בֵּית הַמִּקְדָּשׁ נַעֲשׂוּ גְּשָׁמִים צִימּוּקִין לָעוֹלָם. יֵשׁ שָׁנָה שֶׁגְּשָׁמֶיהָ מְרוּבִּין, וְיֵשׁ שָׁנָה שֶׁגְּשָׁמֶיהָ מוּעָטִין. יֵשׁ שָׁנָה שֶׁגְּשָׁמֶיהָ יוֹרְדִין בִּזְמַנָּן, וְיֵשׁ שָׁנָה שֶׁאֵין גְּשָׁמֶיהָ יוֹרְדִין בִּזְמַנָּן.
§ Il est enseigné dans une baraita que Rabbi Elazar ben Perata a dit : Depuis le jour où le Temple a été détruit, la pluie a été maigre, c’est-à-dire que, globalement, il n’est pas tombé assez de pluie dans le monde. Il y a des années dont les pluies sont abondantes, et il y a des années dont les pluies sont rares. Il y a des années où les pluies tombent en leur temps approprié, et il y a des années où les pluies ne tombent pas en leur temps approprié.
שָׁנָה שֶׁגְּשָׁמֶיהָ יוֹרְדִין בִּזְמַנָּן לְמָה הוּא דּוֹמֶה — לְעֶבֶד שֶׁנָּתַן לוֹ רַבּוֹ פַּרְנָסָתוֹ בְּאֶחָד בְּשַׁבָּת, נִמְצֵאת עִיסָּה נֶאֱפֵית כְּתִיקְנָהּ, וְנֶאֱכֶלֶת כְּתִיקְנָהּ. שָׁנָה שֶׁאֵין גְּשָׁמֶיהָ יוֹרְדִין בִּזְמַנָּן לְמָה הוּא דּוֹמֶה — לְעֶבֶד שֶׁנָּתַן לוֹ רַבּוֹ פַּרְנָסָתוֹ בְּעֶרֶב שַׁבָּת, נִמְצֵאת עִיסָּה נֶאֱפֵית שֶׁלֹּא כְּתִיקְנָהּ, וְנֶאֱכֶלֶת שֶׁלֹּא כְּתִיקְנָהּ.
En ce qui concerne une année dont les pluies tombent en leur temps, à quoi peut-elle être comparée ? À un serviteur dont le maître lui a donné sa portion hebdomadaire le dimanche. Il se trouve ainsi que sa pâte est cuite correctement tout au long de la semaine, et elle est mangée correctement, car il en a une quantité suffisante. En revanche, en ce qui concerne une année dont les pluies ne tombent pas en leur temps, à quoi peut-elle être comparée ? À un serviteur dont le maître lui a donné sa portion la veille de Shabbat, lorsqu'il n'y a pas assez de temps pour la préparer pleinement. Il se trouve ainsi que sa pâte est cuite incorrectement et elle est mangée incorrectement.
שָׁנָה שֶׁגְּשָׁמֶיהָ מְרוּבִּין לְמָה הוּא דּוֹמֶה — לְעֶבֶד שֶׁנָּתַן לוֹ רַבּוֹ פַּרְנָסָתוֹ בְּבַת אַחַת, נִמְצְאוּ רֵיחַיִם טוֹחֲנוֹת מִן הַכּוֹר מַה שֶּׁטּוֹחֲנוֹת מִן הַקַּב, וְנִמְצֵאת עִיסָּה אוֹכֶלֶת מִן הַכּוֹר כְּמוֹ [שֶׁ]אוֹכֶלֶת מִן הַקַּב.
En ce qui concerne une année dont les pluies sont abondantes, à quoi peut-elle être comparée ? À un serviteur dont le maître lui a donné sa portion pour une longue période, le tout d’un seul coup. Il effectue toute sa mouture en une seule fois, et il se trouve donc que le moulin moud et produit des déchets à partir d’un kor de récolte dans la même mesure qu’il moud et produit des déchets à partir d’un bien plus petit kav de récolte. Lors de chaque processus de mouture, la même quantité de farine est perdue. Par conséquent, moudre une grande quantité de farine en un seul processus de mouture permet d’en préserver. Et, de même, il se trouve que la pâte diminue à partir d’un kor, comme elle diminue à partir d’un kav.
שָׁנָה שֶׁגְּשָׁמֶיהָ מוּעָטִין לְמָה הוּא דּוֹמֶה — לְעֶבֶד שֶׁנָּתַן לוֹ רַבּוֹ פַּרְנָסָתוֹ מְעַט מְעַט, נִמְצְאוּ רֵיחַיִים מַה שֶּׁטּוֹחֲנוֹת מִן הַכּוֹר טוֹחֲנוֹת מִן הַקַּב. נִמְצֵאת עִיסָּה כַּמָּה שֶׁנֶּאֱכֶלֶת מִן הַכּוֹר אוֹכֶלֶת מִן הַקַּב.
En revanche, en ce qui concerne une année dont les pluies sont rares, à quoi peut-elle être comparée ? À un serviteur dont le maître lui donnait sa portion peu à peu. Il en ressort que la quantité que le moulin aurait moulue d’un kor de production est celle qu’en pratique il moud et produit de chaque kav. De même, il en ressort que la pâte qui aurait été diminuée d’un kor est la même quantité qui est diminuée d’un kav. En somme, on conserve moins de pâte lorsqu’on reçoit sa subsistance peu à peu.
דָּבָר אַחֵר: בִּזְמַן שֶׁגְּשָׁמֶיהָ מְרוּבִּין לְמָה הוּא דּוֹמֶה — לְאָדָם שֶׁמְּגַבֵּל אֶת הַטִּיט, אִם יֵשׁ לוֹ מַיִם רַבִּים — מַיִם אֵינָן כָּלִין, וְהַטִּיט מְגוּבָּל יָפֶה. אִם יֵשׁ לוֹ מַיִם מוּעָטִין — מַיִם כָּלִים, וְהַטִּיט אֵינוֹ מִתְגַּבֵּל יָפֶה.
Autrement, lorsque ses pluies sont abondantes, à quoi cette année peut-elle être comparée ? À une personne qui pétrit de l’argile. Si elle a beaucoup d’eau, son eau ne s’épuise pas et l’argile sera bien pétrie. Si elle n’a qu’un peu d’eau, l’eau s’épuisera et l’argile ne sera pas bien pétrie.
תָּנוּ רַבָּנַן: פַּעַם אַחַת עָלוּ כׇּל יִשְׂרָאֵל לָרֶגֶל לִירוּשָׁלַיִם, וְלֹא הָיָה לָהֶם מַיִם לִשְׁתּוֹת. הָלַךְ נַקְדִּימוֹן בֶּן גּוּרְיוֹן אֵצֶל הֶגְמוֹן אֶחָד, אָמַר לוֹ: הַלְוֵינִי שְׁתֵּים עֶשְׂרֵה מַעֲיָינוֹת מַיִם לְעוֹלֵי רְגָלִים, וַאֲנִי אֶתֵּן לָךְ שְׁתֵּים עֶשְׂרֵה עֵינוֹת מַיִם. וְאִם אֵינִי נוֹתֵן לְךָ — הֲרֵינִי נוֹתֵן לָךְ שְׁתֵּים עֶשְׂרֵה כִּכַּר כֶּסֶף, וְקָבַע לוֹ זְמַן.
§ Les Sages ont enseigné : Une fois, tout le peuple juif monta pour la fête de pèlerinage à Jérusalem et il n’y avait pas assez d’eau à boire. Nakdimon ben Guryon, l’un des riches habitants de Jérusalem, alla voir un certain officier païen [hegemon] et lui dit : Prête-moi douze puits d’eau pour les pèlerins, et je te rendrai douze puits d’eau. Et si je ne te les rends pas, je te donnerai douze talents d’argent. Et l’officier lui fixa un délai pour rendre l’eau.
כֵּיוָן שֶׁהִגִּיעַ הַזְּמַן וְלֹא יֵרְדוּ גְּשָׁמִים, בַּשַּׁחֲרִית שָׁלַח לוֹ: שַׁגֵּר לִי אוֹ מַיִם אוֹ מָעוֹת שֶׁיֵּשׁ לִי בְּיָדְךָ. שָׁלַח לוֹ: עֲדַיִין יֵשׁ לִי זְמַן, כׇּל הַיּוֹם כּוּלּוֹ שֶׁלִּי הוּא. בַּצָּהֳרַיִים שָׁלַח לוֹ: שַׁגֵּר לִי אוֹ מַיִם אוֹ מָעוֹת שֶׁיֵּשׁ לִי בְּיָדְךָ. שָׁלַח לוֹ: עֲדַיִין יֵשׁ לִי שְׁהוּת בַּיּוֹם. בַּמִּנְחָה שָׁלַח לוֹ: שַׁגֵּר לִי מַיִם אוֹ מָעוֹת שֶׁיֵּשׁ לִי בְּיָדְךָ. שָׁלַח לוֹ: עֲדַיִין יֵשׁ לִי שְׁהוּת בַּיּוֹם. לִגְלֵג עָלָיו אוֹתוֹ הֶגְמוֹן, אָמַר: כׇּל הַשָּׁנָה כּוּלָּהּ לֹא יָרְדוּ גְּשָׁמִים,
Lorsque le délai fixé arriva et qu’aucune pluie n’était tombée, le matin le fonctionnaire envoya un message à Nakdimon : Envoie-moi soit l’eau, soit les pièces que tu me dois. Nakdimon envoya un message lui disant : J’ai encore du temps, car la journée entière m’appartient. À midi le fonctionnaire envoya de nouveau un message lui disant : Envoie-moi soit l’eau, soit les pièces que tu me dois. Nakdimon envoya un message lui disant : Il me reste encore du temps dans la journée. Dans l’après-midi, il envoya un message lui disant : Envoie-moi soit l’eau, soit les pièces que tu me dois. Nakdimon envoya un message lui disant : Il me reste encore du temps dans la journée. Cet officier se moqua de lui en disant : Pendant toute l’année, la pluie n’est pas tombée,

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