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דְּיָתֵיב בְּאַרְבָּא. אִי נָמֵי, דְּקָאָזֵיל מֵאַוּוֹנָא לְאַוּוֹנָא.
c’est dans un cas où il est assis dans un bateau. Le voyageur doit se préoccuper de sa réserve de nourriture, mais il n’a pas à craindre que les secousses de la route l’obligent à faire un effort, ce qui a tendance à causer des problèmes digestifs. Alternativement, la différence pratique se situe dans un cas où il voyage de station [avna] en station. Ici, l’effort de la route pourrait causer des problèmes digestifs, mais il n’est pas nécessaire de craindre de manquer de nourriture, car il peut se réapprovisionner en chemin.
רַב פָּפָּא — כׇּל פַּרְסָה וּפַרְסָה אָכֵיל חֲדָא רִיפְתָּא. קָסָבַר, מִשּׁוּם מַעְיָינָא.
La Guemara rapporte que lorsque Rav Pappa voyageait, à chaque et toute parasange il mangeait un pain de pain. Rav Pappa agissait ainsi parce qu’il soutenait que l’interdiction était due aux intestins, et, comme il était en bonne santé, il ne craignait pas que le voyage par la route n’irrite sa digestion.
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: כׇּל הַמַּרְעִיב עַצְמוֹ בִּשְׁנֵי רְעָבוֹן, — נִיצָּל מִמִּיתָה מְשׁוּנָּה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״בָּרָעָב פָּדְךָ מִמָּוֶת״. ״מֵרָעָב״ מִיבְּעֵי לֵיהּ, אֶלָּא הָכִי קָאָמַר: בִּשְׂכַר שֶׁמַּרְעִיב עַצְמוֹ בִּשְׁנֵי רְעָבוֹן — נִיצּוֹל מִמִּיתָה מְשׁוּנָּה.
Rav Yehuda a dit que Rav a dit : Quiconque a de la nourriture pour lui-même, mais néanmoins s’affame pendant les années de famine sera sauvé d’une mort inhabituelle, comme il est dit : « Dans la famine, Il te rachètera de la mort » (Job 5:20). Cela est déduit de la formulation précise du verset. Selon son sens simple, au lieu de « dans la famine », il aurait dû dire : De la famine, puisqu’on est délivré de la famine. Au contraire, voici ce que le verset dit : En récompense du fait qu’il s’affame pendant les années de famine, Job sera sauvé d’une mort inhabituelle.
אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: אָסוּר לְאָדָם לְשַׁמֵּשׁ מִטָּתוֹ בִּשְׁנֵי רְעָבוֹן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּלְיוֹסֵף יֻלַּד שְׁנֵי בָנִים בְּטֶרֶם תָּבוֹא שְׁנַת הָרָעָב״. תָּנָא: חֲסוּכֵי בָּנִים מְשַׁמְּשִׁין מִטּוֹתֵיהֶן בִּשְׁנֵי רְעָבוֹן.
De même, Reish Lakish a dit : Il est interdit à une personne d’avoir des relations conjugales pendant les années de famine, afin que des enfants ne naissent pas durant ces années difficiles. Comme il est dit : « Et deux fils naquirent à Joseph avant que vienne l’année de famine » (Genèse 41:50). Il a été enseigné dans une baraita : Néanmoins, ceux qui n’ont pas d’enfants peuvent avoir des relations conjugales pendant les années de famine, car ils doivent s’efforcer d’accomplir la mitsva de croître et de multiplier.
תָּנוּ רַבָּנַן: בִּזְמַן שֶׁיִּשְׂרָאֵל שְׁרוּיִין בְּצַעַר וּפֵירַשׁ אֶחָד מֵהֶן, בָּאִין שְׁנֵי מַלְאֲכֵי הַשָּׁרֵת שֶׁמְּלַוִּין לוֹ לָאָדָם, וּמַנִּיחִין לוֹ יְדֵיהֶן עַל רֹאשׁוֹ, וְאוֹמְרִים: פְּלוֹנִי זֶה שֶׁפֵּירַשׁ מִן הַצִּבּוּר אַל יִרְאֶה בְּנֶחָמַת צִבּוּר.
De même, les Sages ont enseigné dans une baraita : Lorsque le peuple juif est plongé dans la détresse, et que l’un d’eux se sépare de la communauté et ne partage pas leur souffrance, les deux anges serviteurs qui accompagnent une personne viennent et posent leurs mains sur sa tête, comme s’il était une offrande, et disent : Cet homme, untel, qui s’est séparé de la communauté, qu’il ne voie pas la consolation de la communauté.
תַּנְיָא אִידַּךְ: בִּזְמַן שֶׁהַצִּבּוּר שָׁרוּי בְּצַעַר, אַל יֹאמַר אָדָם: אֵלֵךְ לְבֵיתִי, וְאוֹכַל וְאֶשְׁתֶּה, וְשָׁלוֹם עָלַיִךְ נַפְשִׁי. וְאִם עוֹשֶׂה כֵּן — עָלָיו הַכָּתוּב אוֹמֵר: ״וְהִנֵּה שָׂשׂוֹן וְשִׂמְחָה הָרֹג בָּקָר וְשָׁחֹט צֹאן אָכֹל בָּשָׂר וְשָׁתוֹת יָיִן אָכוֹל וְשָׁתוֹ כִּי מָחָר נָמוּת״, מָה כְּתִיב בָּתְרֵיהּ — ״וְנִגְלָה בְאׇזְנָי ה׳ צְבָאוֹת אִם יְכֻפַּר הֶעָוֹן הַזֶּה לָכֶם עַד תְּמֻתוּן״.
Une idée similaire est enseignée dans une autrebaraita : Lorsque la communauté est plongée dans la souffrance, une personne ne peut pas dire : J’irai chez moi, je mangerai et je boirai, et paix sur toi, mon âme. Et si elle agit ainsi, le verset dit à son sujet : « Et voici la joie et l’allégresse, on tue des bœufs et on égorge des brebis, on mange de la viande et on boit du vin ; mangeons et buvons, car demain nous mourrons » (Isaïe 22:13). Et la prophétie continue avec ce qui est écrit ensuite, dans le verset suivant : « Et le Seigneur des armées s’est révélé à mes oreilles : Certainement, cette iniquité ne vous sera pas expiée jusqu’à ce que vous mouriez » (Isaïe 22:14).
עַד כָּאן מִידַּת בֵּינוֹנִים. אֲבָל בְּמִדַּת רְשָׁעִים, מָה כְּתִיב? ״אֵתָיוּ אֶקְחָה יַיִן וְנִסְבְּאָה שֵׁכָר וְהָיָה כָזֶה יוֹם מָחָר״, מָה כְּתִיב בָּתְרֵיהּ: ״הַצַּדִּיק אָבָד וְאֵין אִישׁ שָׂם עַל לֵב כִּי מִפְּנֵי הָרָעָה נֶאֱסַף הַצַּדִּיק״.
La baraita commente : Jusqu’à ce point, c’est l’attribut des gens moyens, qui ne font que s’exclure de la souffrance de la communauté. Cependant, en ce qui concerne l’attribut des méchants, qu’est-il écrit au sujet de ceux qui espèrent davantage de ces jours ? « Venez, j’irai chercher du vin, et nous nous remplirons de boisson forte ; et demain sera comme ce jour, bien plus abondant encore » (Isaïe 56:12). Et qu’est-il écrit ensuite ? « Le juste périt, et nul ne le prend à cœur, et des hommes pieux sont emportés, sans que personne ne comprenne que le juste est retiré à cause du mal à venir » (Isaïe 57:1). Ce verset enseigne que les justes meurent prématurément afin de les empêcher d’être témoins du malheur qui s’abattra sur ces méchants.
אֶלָּא, יְצַעֵר אָדָם עִם הַצִּבּוּר, שֶׁכֵּן מָצִינוּ בְּמֹשֶׁה רַבֵּינוּ שֶׁצִּיעֵר עַצְמוֹ עִם הַצִּבּוּר, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וִידֵי מֹשֶׁה כְּבֵדִים וַיִּקְחוּ אֶבֶן וַיָּשִׂימוּ תַחְתָּיו וַיֵּשֶׁב עָלֶיהָ״, וְכִי לֹא הָיָה לוֹ לְמֹשֶׁה כַּר אֶחָד אוֹ כֶּסֶת אַחַת לֵישֵׁב עָלֶיהָ? אֶלָּא כָּךְ אָמַר מֹשֶׁה: הוֹאִיל וְיִשְׂרָאֵל שְׁרוּיִין בְּצַעַר — אַף אֲנִי אֶהְיֶה עִמָּהֶם בְּצַעַר. וְכׇל הַמְצַעֵר עַצְמוֹ עִם הַצִּבּוּר — זוֹכֶה וְרוֹאֶה בְּנֶחָמַת צִבּוּר.
La baraita continue : Au contraire, une personne doit s’affliger avec la communauté. Comme nous le trouvons chez Moïse, notre maître, qui s’est affligé avec la communauté, comme il est dit pendant la guerre contre Amalek : « Mais les mains de Moïse étaient lourdes ; ils prirent une pierre, la placèrent sous lui, et il s’assit dessus » (Exode 17:12). Mais Moïse n’avait-il pas un oreiller ou un coussin sur lequel s’asseoir ; pourquoi fut-il contraint de s’asseoir sur une pierre ? Au contraire, Moïse dit ceci : Puisque le peuple juif est plongé dans la souffrance, moi aussi je serai avec eux dans la souffrance, autant que je le peux, bien que je ne participe pas au combat. La baraita ajoute : Et quiconque s’afflige avec la communauté méritera de voir la consolation de la communauté.
וְשֶׁמָּא יֹאמַר אָדָם: מִי מֵעִיד בִּי? אַבְנֵי בֵיתוֹ שֶׁל אָדָם וְקוֹרוֹת בֵּיתוֹ שֶׁל אָדָם מְעִידִים בּוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי אֶבֶן מִקִּיר תִּזְעָק וְכָפִיס מֵעֵץ יַעֲנֶנָּה״. דְּבֵי רַבִּי שֵׁילָא אָמְרִי: שְׁנֵי מַלְאֲכֵי הַשָּׁרֵת הַמְלַוִּין לוֹ לָאָדָם, הֵן מְעִידִין עָלָיו, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי מַלְאָכָיו יְצַוֶּה לָּךְ״.
La baraita ajoute encore : De peur qu’une personne ne dise, j’ai agi en secret ; qui témoignera contre moi au Jour du Jugement ? Le tanna explique que les pierres de la maison d’une personne et les poutres de la maison d’une personne témoigneront contre elle, comme il est dit : « Car une pierre criera du mur, et une poutre du bois lui répondra » (Habacuc 2:11). Dans l’école de Rabbi Sheila, on dit : Les deux anges serviteurs qui accompagnent une personne témoigneront contre elle, comme il est dit : « Car Il donnera ordre à Ses anges à ton sujet, pour te garder dans toutes tes voies » (Psaumes 91:11).
רַבִּי חִידְקָא אוֹמֵר: נִשְׁמָתוֹ שֶׁל אָדָם הִיא מְעִידָה עָלָיו, שֶׁנֶּאֱמַר: ״מִשֹּׁכֶבֶת חֵיקֶךָ שְׁמֹר פִּתְחֵי פִיךָ״. וְיֵשׁ אוֹמְרִים: אֵבָרָיו שֶׁל אָדָם מְעִידִים בּוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אַתֶּם עֵדַי נְאֻם ה׳״.
Rabbi Ḥidka a dit : L’âme d’une personne témoignera contre elle, comme il est dit : « Garde les portes de ta bouche loin de celle qui repose dans ton sein » (Michée 7:5). Et certains disent : Les membres d’un homme témoigneront contre lui, comme il est dit : « Vous êtes Mes témoins, dit le Seigneur » (Isaïe 43:10).
״אֵל אֱמוּנָה וְאֵין עָוֶל״. ״אֵל אֱמוּנָה״, כְּשֵׁם שֶׁנִּפְרָעִין מִן הָרְשָׁעִים לָעוֹלָם הַבָּא אֲפִילּוּ עַל עֲבֵירָה קַלָּה שֶׁעוֹשִׂין, כָּךְ נִפְרָעִין מִן הַצַּדִּיקִים בָּעוֹלָם הַזֶּה עַל עֲבֵירָה קַלָּה שֶׁעוֹשִׂין.
La baraita cite un autre verset qui traite du jugement. « Un Dieu de fidélité et sans iniquité, Il est juste et droit » (Deutéronome 32:4). La baraita interprète « un Dieu de fidélité » comme signifiant que de même que le châtiment est infligé aux méchants dans le Monde à venir même pour une légère transgression qu’ils commettent, de même le châtiment est infligé aux justes dans ce monde pour une légère transgression qu’ils commettent. Les justes subissent leur châtiment dans ce monde afin de se purifier, pour pouvoir jouir du Monde à venir.
״וְאֵין עָוֶל״, כְּשֵׁם שֶׁמְּשַׁלְּמִין שָׂכָר לַצַּדִּיקִים לָעוֹלָם הַבָּא אֲפִילּוּ עַל מִצְוָה קַלָּה שֶׁעוֹשִׂין, כָּךְ מְשַׁלְּמִין שָׂכָר לָרְשָׁעִים בָּעוֹלָם הַזֶּה אֲפִילּוּ עַל מִצְוָה קַלָּה שֶׁעוֹשִׂין.
La baraita se tourne vers la seconde partie du verset : « Et sans iniquité. » Cela enseigne que de même que la récompense est accordée aux justes dans le Monde à venir même pour une mitzva mineure qu’ils accomplissent, de même la récompense est accordée aux méchants dans ce monde même pour une mitzva mineure qu’ils accomplissent, afin de donner aux méchants toute la récompense qui leur est due pour l’accomplissement des mitzvot dans ce monde, et de les priver de toute part dans le Monde à venir.
״צַדִּיק וְיָשָׁר הוּא״, אָמְרוּ: בִּשְׁעַת פְּטִירָתוֹ שֶׁל אָדָם לְבֵית עוֹלָמוֹ כׇּל מַעֲשָׂיו נִפְרָטִין לְפָנָיו, וְאוֹמְרִים לוֹ: כָּךְ וְכָךְ עָשִׂיתָ בְּמָקוֹם פְּלוֹנִי בְּיוֹם פְּלוֹנִי, וְהוּא אוֹמֵר: הֵן, וְאוֹמְרִים לוֹ: חֲתוֹם! וְחוֹתֵם. שֶׁנֶּאֱמַר: ״בְּיַד כׇּל אָדָם יַחְתּוֹם״. וְלֹא עוֹד, אֶלָּא שֶׁמַּצְדִּיק עָלָיו אֶת הַדִּין, וְאוֹמֵר לָהֶם: יָפֶה דַּנְתּוּנִי, לְקַיֵּים מַה שֶּׁנֶּאֱמַר ״לְמַעַן תִּצְדַּק בְּדׇבְרֶךָ״.
En ce qui concerne la troisième partie du verset : « Il est juste et droit, » les Sages ont dit : À l’heure du départ d’une personne vers sa demeure éternelle, toutes ses actions sont énumérées devant elle et lui sont rendues visibles une fois encore, et les actions elles-mêmes lui disent : Tu as fait ceci et cela, en tel et tel lieu, en tel et tel jour, et il dit : Oui, c’est exactement ce qui s’est passé. Et elles lui disent : Signe une déclaration attestant que cela est exact, et il la signe, comme il est dit : « Il fait signer la main de tout homme » (Job 37:7). Et non seulement cela, mais après qu’on lui a montré toutes ses actions, il justifie le jugement porté sur lui-même et leur dit : Vous m’avez bien jugé. Cette réponse sert à accomplir ce qui est dit : « Afin que Tu sois justifié quand Tu parles et reconnu juste quand Tu juges » (Psaumes 51:6).
אָמַר שְׁמוּאֵל: כׇּל הַיּוֹשֵׁב בְּתַעֲנִית נִקְרָא חוֹטֵא. סָבַר כִּי הַאי תַּנָּא, דְּתַנְיָא: רַבִּי אֶלְעָזָר הַקַּפָּר בְּרַבִּי אוֹמֵר, מָה תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְכִפֶּר עָלָיו מֵאֲשֶׁר חָטָא עַל הַנָּפֶשׁ״, וְכִי בְּאֵיזֶה נֶפֶשׁ חָטָא זֶה? אֶלָּא שֶׁצִּיעֵר עַצְמוֹ מִן הַיַּיִן.
§ La Guemara revient au sujet principal du traité, la question des jeûnes. Shmuel a dit : Quiconque s’assied dans l’observance d’un jeûne est appelé un pécheur, car il est inapproprié de s’imposer une souffrance inutile. La Guemara commente : Shmuel est d’avis conformément à l’opinion du tanna suivant, comme cela est enseigné dans une baraita : Rabbi Elazar HaKappar le Grand dit : Quel est le sens lorsque le verset déclare, au sujet d’un nazir : « Et il fera expiation pour lui, parce qu’il a péché contre l’âme [nefesh] » (Nombres 6:11). Mais contre quelle âme ce nazir a-t-il péché ? Plutôt, le nazir a péché par la souffrance qu’il s’est causée lorsqu’il s’est abstenu de vin, conformément aux termes de son vœu.
וַהֲלֹא דְּבָרִים קַל וְחוֹמֶר: וּמָה זֶה, שֶׁלֹּא צִיעֵר עַצְמוֹ אֶלָּא מִן הַיַּיִן — נִקְרָא חוֹטֵא, הַמְצַעֵר עַצְמוֹ מִכׇּל דָּבָר וְדָבָר — עַל אַחַת כַּמָּה וְכַמָּה.
Et ces questions ne sont-elles pas déduites a fortiori ? Et si ce nazir, qui s’est affligé en s’abstenant seulement de vin, est néanmoins appelé pécheur et requiert une expiation, alors, en ce qui concerne celui qui s’afflige en s’abstenant de chaque chose de nourriture et de boisson lorsqu’il jeûne, à plus forte raison doit-il être considéré comme un pécheur.
רַבִּי אֶלְעָזָר אוֹמֵר: נִקְרָא קָדוֹשׁ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״קָדוֹשׁ יִהְיֶה גַּדֵּל פֶּרַע שְׂעַר רֹאשׁוֹ״. וּמָה זֶה, שֶׁלֹּא צִיעֵר עַצְמוֹ אֶלָּא מִדָּבָר אֶחָד — נִקְרָא קָדוֹשׁ, הַמְצַעֵר עַצְמוֹ מִכׇּל דָּבָר — עַל אַחַת כַּמָּה וְכַמָּה.
À l’inverse, Rabbi Elazar dit : Celui qui accepte sur lui-même un jeûne est appelé sacré, comme il est dit au sujet du nazir : « Il sera sacré, il laissera croître librement les cheveux de sa tête » (Nombres 6:5). Ici aussi, on peut appliquer un raisonnement a fortiori : Et si ce nazir, qui s’est infligé une privation en s’abstenant d’une seule chose, le vin, est néanmoins appelé sacré, alors, en ce qui concerne celui qui s’inflige une privation en s’abstenant de toute chose, à plus forte raison doit-il être considéré comme sacré.
וְלִשְׁמוּאֵל, הָא אִיקְּרִי קָדוֹשׁ! הָהוּא, אַגִּידּוּל פֶּרַע קָאֵי. וּלְרַבִּי אֶלְעָזָר, הָא נִקְרָא חוֹטֵא! הָהוּא דְּסַאֵיב נַפְשֵׁיהּ.
La Guemara demande : Et selon l’opinion de Shmuel, le nazir est en effet appelé saint, comme l’a dit Rabbi Elazar. La Guemara répond : Ce verset fait référence à la sainteté de la pousse des cheveux, car les cheveux du nazir possèdent bien un élément de sainteté, mais cela ne se rapporte pas au nazir lui-même. La Guemara inverse la question : Et selon l’opinion de Rabbi Elazar, le nazir est appelé pécheur. La Guemara répond : Ce verset se réfère spécifiquement à un nazir qui s’est rendu rituellement impur en entrant en contact avec un cadavre, un acte qui lui est interdit. Ce nazir en particulier doit apporter une offrande pour expier « d’avoir péché contre l’âme ».
וּמִי אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר הָכִי? וְהָאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: לְעוֹלָם יָמוֹד אָדָם עַצְמוֹ
La Guemara demande : Et Rabbi Elazar a-t-il vraiment dit cela, que le jeûne est un acte vertueux ? Mais Rabbi Elazar n’a-t-il pas dit : Une personne doit toujours se considérer

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