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וְתַנְיָא, רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: מֵעוֹלָם לֹא יָרְדָה שְׁכִינָה לְמַטָּה, וְלֹא עָלוּ מֹשֶׁה וְאֵלִיָּהוּ לַמָּרוֹם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״הַשָּׁמַיִם שָׁמַיִם לַה׳ וְהָאָרֶץ נָתַן לִבְנֵי אָדָם״.
et il est enseigné dans une baraita que Rabbi Yossei dit : La Présence divine n’est jamais réellement descendue en bas, et Moïse et Élie ne sont jamais réellement montés au ciel dans les hauteurs, comme il est dit : « Les cieux sont les cieux du Seigneur, et la terre, Il l’a donnée aux fils de l’homme » (Psaumes 115:16), ce qui indique qu’il s’agit de deux domaines distincts. Apparemment, à partir de dix palmes et au-dessus, cela est considéré comme un domaine distinct. Par conséquent, toute sukka qui n’a pas au moins dix palmes de hauteur n’est pas considérée comme un domaine indépendant et est invalide.
וְלֹא יָרְדָה שְׁכִינָה לְמַטָּה? וְהָכְתִיב: ״וַיֵּרֶד ה׳ עַל הַר סִינַי״! לְמַעְלָה מֵעֲשָׂרָה טְפָחִים. וְהָכְתִיב: ״וְעָמְדוּ רַגְלָיו בַּיּוֹם הַהוּא עַל הַר הַזֵּיתִים״! לְמַעְלָה מֵעֲשָׂרָה טְפָחִים.
La Guemara demande : Et la Présence divine n’est-elle jamais descendue au-dessous de dix palmes ? Mais n’est-il pas écrit : « Et Dieu descendit sur le mont Sinaï » (Exode 19:20) ?
La Guemara répond : Bien que Dieu soit descendu en dessous, Il est toujours resté à dix palmes au-dessus du sol. Puisqu’à partir de dix palmes et au-dessus il s’agit d’un domaine distinct, en réalité, la Présence divine n’est jamais descendue dans le domaine de ce monde.
La Guemara demande : Mais n’est-il pas écrit : « En ce jour-là, Ses pieds se tiendront sur le mont des Oliviers » (Zacharie 14:4) ? La Guemara répond : Ici aussi, Il restera à dix palmes au-dessus du sol.
וְלֹא עָלוּ מֹשֶׁה וְאֵלִיָּהוּ לַמָּרוֹם? וְהָכְתִיב: ״וּמֹשֶׁה עָלָה אֶל הָאֱלֹהִים״! לְמַטָּה מֵעֲשָׂרָה. וְהָכְתִיב: ״וַיַּעַל אֵלִיָּהוּ בַּסְעָרָה הַשָּׁמָיִם״! לְמַטָּה מֵעֲשָׂרָה. וְהָכְתִיב: ״מְאַחֵז פְּנֵי כִּסֵּא פַּרְשֵׁז עָלָיו עֲנָנוֹ״, וְאָמַר רַבִּי תַּנְחוּם: מְלַמֵּד שֶׁפֵּירַשׂ שַׁדַּי מִזִּיו שְׁכִינָתוֹ וַעֲנָנוֹ עָלָיו! לְמַטָּה מֵעֲשָׂרָה.
La Guemara demande : Moïse et Élie ne sont-ils donc jamais montés aux cieux dans les hauteurs ? Mais n’est-il pas écrit : « Et Moïse monta vers Dieu » (Exode 19:3) ?
La Guemara répond : Néanmoins, il est resté au-dessous de dix palmes, près du sol.
La Guemara demande : Mais n’est-il pas écrit : « Et Élie monta au ciel dans un tourbillon » (II Rois 2:11) ?
La Guemara répond : Ici aussi, c’était au-dessous de dix palmes.
La Guemara demande : Mais n’est-il pas écrit : « Il couvre la face du trône et étend Sa nuée sur lui » (Job 26:9) ? Et Rabbi Tanḥum a dit : Cela enseigne que le Tout-Puissant étendit sur lui l’éclat de Sa Présence divine et de Sa nuée. Apparemment, Moïse était dans la nuée avec Dieu.
La Guemara répond : Ici aussi, c’était au-dessous de dix palmes.
מִכׇּל מָקוֹם ״מְאַחֵז פְּנֵי כִּסֵּא״ כְּתִיב! אִישְׁתַּרְבּוֹבֵי אִישְׁתַּרְבַּב לֵיהּ כִּסֵּא עַד עֲשָׂרָה, וּנְקַט בֵּיהּ.
La Guemara demande : En tout cas : « Il saisit la face du trône », est écrit, ce qui indique que Moïse a saisi le Trône de Gloire. La Guemara rejette cela : Le trône fut abaissé pour lui jusqu’à dix palmes et Moïse le saisit ; cependant, il demeura au-dessous de dix palmes. Et puisque la Présence divine parle à Moïse d’au-dessus du couvercle de l’Arche, à dix palmes au-dessus du sol, il est clair qu’une hauteur de dix palmes constitue un domaine distinct.
בִּשְׁלָמָא אָרוֹן תִּשְׁעָה, דִּכְתִיב: ״וְעָשׂוּ אֲרוֹן עֲצֵי שִׁטִּים אַמָּתַיִם וָחֵצִי אׇרְכּוֹ וְאַמָּה וָחֵצִי רׇחְבּוֹ וְאַמָּה וָחֵצִי קוֹמָתוֹ״. אֶלָּא כַּפּוֹרֶת טֶפַח, מְנָלַן? דְּתָנֵי רַבִּי חֲנִינָא: כׇּל הַכֵּלִים שֶׁעָשָׂה מֹשֶׁה, נָתְנָה בָּהֶן תּוֹרָה מִדַּת אׇרְכָּן וּמִדַּת רׇחְבָּן וּמִדַּת קוֹמָתָן. כַּפּוֹרֶת, מִדַּת אׇרְכָּהּ וּמִדַּת רׇחְבָּהּ — נָתְנָה, מִדַּת קוֹמָתָהּ — לֹא נָתְנָה.
La Guemara s’interroge sur la preuve avancée : Soit, la hauteur de l’Arche était de neuf palmes, comme il est écrit : « Ils feront une Arche en bois d’acacia ; deux coudées et demie sera sa longueur, une coudée et demie sa largeur, et une coudée et demie sa hauteur » (Exode 25:10), et une coudée et demie équivaut à neuf palmes. Cependant, d’où déduisons-nous que l’épaisseur du couvercle de l’Arche était d’une palme ? La Torah n’énonce jamais explicitement ses dimensions, comme l’a enseigné Rabbi Ḥanina : Pour tous les ustensiles que Moïse fabriqua pour le Tabernacle, la Torah a fourni, à leur sujet, la mesure de leur longueur, la mesure de leur largeur et la mesure de leur hauteur. Cependant, pour le couvercle de l’Arche, la Torah a fourni la mesure de sa longueur et la mesure de sa largeur ; mais la Torah n’a pas fourni la mesure de sa hauteur.
צֵא וּלְמַד מִפָּחוּת שֶׁבַּכֵּלִים, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְעָשִׂיתָ לּוֹ מִסְגֶּרֶת טֹפַח סָבִיב״, מָה לְהַלָּן טֶפַח, אַף כָּאן טֶפַח. וְנֵילַף מִכֵּלִים גּוּפַיְיהוּ! תָּפַשְׂתָּ מְרוּבֶּה — לֹא תָּפַשְׂתָּ, תָּפַשְׂתָּ מוּעָט — תָּפַשְׂתָּ.
La Guemara répond : Sors et apprends de la plus petite dimension mentionnée en lien avec l’un des ustensiles du Tabernacle, comme il est dit au sujet de la table des pains de proposition : « Tu lui feras une bordure d’une palme tout autour » (Exode 25:25). De même que là-bas, le cadre mesure une palme, de même ici, l’épaisseur du couvercle de l’Arche mesure une seule palme. La Guemara demande : Et pourquoi ne pas déduire l’épaisseur du couvercle de l’Arche des ustensiles eux-mêmes, dont le plus petit mesure une coudée ? La Guemara répond : Si tu saisis beaucoup, tu n’as rien saisi ; si tu saisis peu, tu as saisi quelque chose. S’il existe deux sources possibles à partir desquelles déduire la dimension du couvercle de l’Arche, alors, sans preuve concluante, on ne peut pas présumer que la Torah entendait enseigner la dimension la plus grande. Au contraire, la présomption est que la Torah enseigne la dimension la plus petite, qui est incluse dans la mesure la plus grande.
וְנֵילַף מִצִּיץ, דְּתַנְיָא: צִיץ דּוֹמֶה כְּמִין טַס שֶׁל זָהָב, וְרָחָב שְׁתֵּי אֶצְבָּעוֹת וּמוּקָּף מֵאֹזֶן לְאֹזֶן, וְכָתוּב עָלָיו שְׁתֵּי שִׁיטִין: ׳יוֹד הֵא׳ מִלְּמַעְלָה, וְ׳קֹדֶשׁ לָמֶד׳ מִלְּמַטָּה. וְאָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בְּרַבִּי יוֹסֵי: אֲנִי רְאִיתִיו בְּרוֹמִי, וְכָתוּב עָלָיו ״קֹדֶשׁ לַה׳״ בְּשִׁיטָה אַחַת!
La Guemara demande : Si tel est le cas, dérivons l’épaisseur du couvercle de l’Arche de la plaque frontale, qui est encore plus petite qu’une paume, comme cela est enseigné dans une baraita : La plaque frontale est un type de plaque faite d’or, large de deux doigts, et s’étendant d’une oreille à l’autre. Et deux lignes y étaient inscrites : Les lettres yod, heh, vav, heh, le nom de Dieu, au-dessus ; et le mot kodesh, épelé kuf, dalet, shin, suivi de la lettre lamed, en dessous. Ensemble, cela formait kodesh laHashem, signifiant : Saint pour le Seigneur, avec yod, heh, vav, heh écrits sur la ligne supérieure par déférence pour le nom de Dieu. Rabbi Eliezer, fils de Rabbi Yosei, a dit : J’ai vu la plaque frontale dans le trésor de l’empereur à Rome, où elle avait été emportée avec les autres ustensiles du Temple lorsque le Temple fut détruit, et il y était écrit : Saint pour le Seigneur, sur une seule ligne. Pourquoi ne pas déduire l’épaisseur du couvercle de l’Arche de la plaque frontale et dire qu’elle n’était que de deux doigts ?
דָּנִין כְּלִי מִכְּלִי, וְאֵין דָּנִין כְּלִי מִתַּכְשִׁיט.
La Guemara répond : On déduit la dimension d’un ustensile à partir de la dimension d’un ustensile, et l’on ne déduit pas la dimension d’un ustensile à partir de la dimension d’un ornement. Le diadème frontal n’est pas l’un des ustensiles du Tabernacle, mais l’un des ornements du Grand Prêtre.
וְנֵילַף מִזֵּר. דְּאָמַר מָר: זֵר מַשֶּׁהוּ! דָּנִין כְּלִי מִכְּלִי, וְאֵין דָּנִין כְּלִי מֵהֶכְשֵׁר כְּלִי. אִי הָכִי, מִסְגֶּרֶת נָמֵי הֶכְשֵׁר כְּלִי הוּא! מִסְגַּרְתּוֹ לְמַטָּה הָיְתָה.
La Guemara suggère : Dérivons l’épaisseur du couvercle de l’Arche de la couronne figurant au sommet de plusieurs ustensiles du Tabernacle, comme le Maître l’a dit : Cette couronne, au sujet de laquelle la Torah n’a pas précisé ses dimensions, pouvait être de n’importe quelle taille. La Guemara répond : On dérive la dimension d’un ustensile à partir de la dimension d’un ustensile, et on ne dérive pas la dimension d’un ustensile à partir de la dimension de la finition d’un ustensile qui sert à des fins décoratives. La Guemara demande : Si c’est ainsi qu’on ne dérive pas les dimensions d’un ustensile des dimensions de la finition d’un ustensile, alors comment peut-on dériver des dimensions de la bordure de la table, qui est aussi la finition d’un ustensile et non une partie intégrante de la table ? La Guemara répond : La bordure de la table était en bas, entre les pieds de la table, et le plateau de la table reposait sur elle. Puisqu’elle soutient la table, elle constitue une partie intégrante de la table et non une simple décoration.
הָנִיחָא לְמַאן דְּאָמַר מִסְגַּרְתּוֹ לְמַטָּה הָיְתָה, אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר מִסְגַּרְתּוֹ לְמַעְלָה הָיְתָה, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? הַאי הֶכְשֵׁר כְּלִי הוּא!
La Guemara demande : Cela s'explique bien selon celui qui a dit que son rebord était au-dessous du plateau de la table ; cependant, selon celui qui a dit que son rebord était au-dessus du plateau de la table, que peut-on dire ? Selon cet avis, ce rebord est en effet la finition d'un ustensile.
אֶלָּא: דָּנִין דָּבָר שֶׁנָּתְנָה בּוֹ תּוֹרָה מִדָּה מִדָּבָר שֶׁנָּתְנָה בּוֹ תּוֹרָה מִדָּה, וְאַל יוֹכִיחוּ צִיץ וְזֵר, שֶׁלֹּא נִתְּנָה בָּהֶן תּוֹרָה מִדָּה כְּלָל.
Au contraire, l’épaisseur du couvercle de l’Arche doit être déduite d’une autre source. On déduit la dimension manquante d’un objet pour lequel la Torah a fourni une partie de sa dimension, par exemple le couvercle de l’Arche, pour lequel la Torah a fourni les dimensions de longueur et de largeur, à partir d’un objet pour lequel la Torah a fourni sa dimension, par exemple la bordure de la table. Et le fronton et la couronne, pour lesquels la Torah n’a fourni aucune dimension du tout, et dont les dimensions ont été déterminées par les Sages, ne prouveront rien. Il est certainement approprié de déduire la dimension de l’épaisseur du couvercle de l’Arche de ce qui a été énoncé clairement dans la Torah.
רַב הוּנָא אָמַר, מֵהָכָא: ״עַל פְּנֵי הַכַּפּוֹרֶת קֵדְמָה״, וְאֵין פָּנִים פָּחוֹת מִטֶּפַח.
Rav Houna a dit que l’épaisseur du couvercle de l’Arche est déduite d’ici : « Sur la face de [penei] le couvercle de l’Arche à l’est » (Lévitique 16:14), et il n’existe pas de visage [panim] d’une personne mesurant moins d’un empan.
וְאֵימָא כְּאַפֵּי
La Guemara demande : Et pourquoi dire que le visage dans le verset est précisément le visage d’une personne ? Dis que le couvercle de l’Arche est comme le visage

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