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מַתְנִי׳ יוֹם טוֹב הָרִאשׁוֹן שֶׁל חַג הָיוּ שָׁם שְׁלֹשָׁה עָשָׂר פָּרִים, אֵילִים שְׁנַיִם וְשָׂעִיר אֶחָד. נִשְׁתַּיְּירוּ שָׁם אַרְבָּעָה עָשָׂר כְּבָשִׂים לִשְׁמוֹנֶה מִשְׁמָרוֹת. בְּיוֹם רִאשׁוֹן, שִׁשָּׁה מַקְרִיבִין שְׁנַיִם שְׁנַיִם. וְהַשְּׁאָר, אֶחָד אֶחָד.
MICHNA : Le premier jour de la fête de Souccot, il y avait treize taureaux, deux béliers et un bouc. La michna poursuit en examinant la répartition du service des offrandes de la fête entre les vingt-quatre gardes sacerdotales, qui servent toutes au Temple lors des fêtes de pèlerinage. Les seize offrandes mentionnées ci-dessus étaient réparties entre seize gardes sacerdotales, à raison d’une offrande par garde. Il restait quatorze agneaux à répartir entre les huit gardes restantes. Le premier jour de la fête, six des huit gardes restantes sacrifient deux agneaux chacune, pour un total de douze, et les deux gardes restantes sacrifient un agneau chacune.
בַּשֵּׁנִי, חֲמִשָּׁה מַקְרִיבִין שְׁנַיִם שְׁנַיִם. וְהַשְּׁאָר, אֶחָד אֶחָד. בַּשְּׁלִישִׁי, אַרְבָּעָה מַקְרִיבִין שְׁנַיִם שְׁנַיִם. וְהַשְּׁאָר, אֶחָד אֶחָד.
Le deuxième jour de la Fête, c’est-à-dire le premier jour des jours intermédiaires, lorsque douze taureaux étaient sacrifiés, quinze des divisions sacerdotales sacrifient les taureaux, les béliers et le bouc, cinq des divisions restantes sacrifient deux agneaux chacune, et les quatre divisions restantes sacrifient un agneau chacune. Le troisième jour de la Fête, lorsque onze taureaux étaient sacrifiés, quatorze des divisions sacerdotales sacrifient les taureaux, les béliers et le bouc, quatre des divisions restantes sacrifient deux agneaux chacune, et les six divisions restantes sacrifient un agneau chacune.
בָּרְבִיעִי, שְׁלֹשָׁה מַקְרִיבִין שְׁנַיִם שְׁנַיִם. וְהַשְּׁאָר, אֶחָד אֶחָד. בַּחֲמִישִׁי, שְׁנַיִם מַקְרִיבִין שְׁנַיִם שְׁנַיִם. וְהַשְּׁאָר, אֶחָד אֶחָד. בַּשִּׁשִּׁי, אֶחָד מַקְרִיב שְׁנַיִם. וְהַשְּׁאָר, אֶחָד אֶחָד.
Le quatrième jour de la Fête, lorsque dix taureaux étaient sacrifiés, treize classes sacerdotales sacrifient les taureaux, les béliers et le bouc, trois des classes restantes sacrifient deux agneaux chacune, et les huit classes restantes sacrifient un agneau chacune. Le cinquième jour, lorsque neuf taureaux étaient sacrifiés, douze classes sacrifient les taureaux, les béliers et le bouc, deux des douze classes restantes sacrifient deux agneaux chacune, et les dix classes restantes sacrifient un agneau chacune. Le sixième jour, lorsque huit taureaux étaient sacrifiés, onze classes sacrifient les taureaux, les béliers et le bouc, une des classes restantes sacrifie deux agneaux, et les douze classes restantes sacrifient un agneau chacune.
בַּשְּׁבִיעִי, כּוּלָּן שָׁוִין. בַּשְּׁמִינִי, חָזְרוּ לַפַּיִיס כְּבָרְגָלִים. אָמְרוּ: מִי שֶׁהִקְרִיב פָּרִים הַיּוֹם — לֹא יַקְרִיב לְמָחָר, אֶלָּא חוֹזְרִין חֲלִילָה.
Le septième jour, ils sont tous égaux et chacun apporte une offrande. Le huitième jour, lorsqu’il y avait une configuration complètement différente des offrandes, ils sont revenus au système habituel de tirage au sort utilisé pour déterminer laquelle des divisions sacerdotales offrirait les sacrifices, comme ils le faisaient lors des autres Fêtes de pèlerinage, qui n’ont pas autant d’offrandes que Souccot. Ils ont dit au sujet de l’ordre des divisions sacerdotales : Celui qui a sacrifié des taureaux aujourd’hui ne sacrifiera pas de taureaux demain ; plutôt, il sacrifiera l’un des autres types d’offrandes. Ils alternent, afin que chacune des divisions ait l’occasion de sacrifier des taureaux ainsi que d’autres animaux.
גְּמָ׳ נֵימָא מַתְנִיתִין רַבִּי הִיא וְלָא רַבָּנַן? דְּתַנְיָא: פַּר הַבָּא בַּשְּׁמִינִי — בַּתְּחִילָּה מְפַיְּסִין עָלָיו, דִּבְרֵי רַבִּי. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אַחַת מִשְׁתֵּי מִשְׁמָרוֹת דְּלֹא שִׁלְּשׁוּ בְּפָרִים, עוֹשָׂה אוֹתוֹ.
GUEMARA : La Guemara suggère : Disons que la michna qui dit que, le huitième jour, ils revenaient au tirage au sort habituel des autres fêtes de pèlerinage est conforme à Rabbi Yehouda HaNassi et non conforme à les Sages. Comme il est enseigné dans une baraita : Pour déterminer quelle garde sacerdotale sacrifierait le taureau qui vient comme offrande additionnelle au Huitième Jour d’Assemblée, ils tirent au sort à son sujet dès le début ; telle est l’opinion de Rabbi Yehouda HaNassi. Et les Sages disent : L’une des deux gardes qui n’ont pas sacrifié trois taureaux pendant Souccot le sacrifie. Seules deux des vingt-quatre gardes sacrifient deux taureaux au cours de Souccot. Chacune des autres gardes sacrifie trois taureaux. Puisque la michna mentionne qu’un tirage au sort a eu lieu, apparemment la michna est conforme à l’opinion de Rabbi Yehouda HaNassi.
אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבָּנַן, אַטּוּ שְׁתֵּי מִשְׁמָרוֹת לָא אַפּוֹסֵי בָּעֵי?
La Guemara rejette cette suggestion : Même si tu dis que cela est conforme à l’opinion des Sages, cela veut-il dire que les deux gardes sacerdotales restantes ne sont pas tenues de tirer au sort pour déterminer laquelle aura le mérite de sacrifier le taureau ?
כְּמַאן אָזְלָא הָא דְּתַנְיָא: כׇּל הַמִּשְׁמָרוֹת שׁוֹנוֹת וּמְשַׁלְּשׁוֹת, חוּץ מִשְּׁנֵי מִשְׁמָרוֹת שֶׁשּׁוֹנוֹת וְאֵין מְשַׁלְּשׁוֹת? נֵימָא רַבִּי וְלָא רַבָּנַן! אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבָּנַן: מַאי לֹא שִׁלְּשׁוּ — בְּפָרֵי הַחַג.
La Guemara demande : Conformément à l’opinion de qui est ce qui est enseigné dans une baraita : Toutes les gardes sacerdotales sacrifient un taureau deux et trois fois, sauf deux gardes qui sacrifient un taureau deux fois et ne sacrifient pas un taureau trois fois ? Disons que cela est conforme à l’opinion de Rabbi Yehouda HaNassi et non à l’opinion des Sages, car ils soutiennent que l’une de ces gardes sacrifie un troisième taureau le Huitième Jour d’Assemblée. La Guemara rejette cette suggestion : Même si vous dites que cela est conforme à l’opinion des Sages ; quel est le sens de l’expression : Elles n’ont pas sacrifié un taureau trois fois ? Cela signifie que, concernant les taureaux de la fête de Soukkot, elles n’ont pas sacrifié un taureau trois fois.
וּמַאי קָא מַשְׁמַע לַן! הָא קָא מַשְׁמַע לַן: מִי שֶׁהִקְרִיב פָּרִים הַיּוֹם — לֹא יַקְרִיב לְמָחָר, אֶלָּא חוֹזְרִין חֲלִילָה.
La Guemara demande : En ce qui concerne les taureaux sacrifiés à Souccot, qu’est-ce que la baraita nous enseigne ? C’est un calcul simple : soixante-dix taureaux divisés entre vingt-quatre gardes laissent deux gardes qui n’ont sacrifié que deux taureaux. La Guemara répond : Voici ce que la baraita vient nous enseigner : Celui qui a sacrifié des taureaux aujourd’hui n’en sacrifiera pas demain ; au contraire, ils tournent. Par conséquent, chaque garde sacrifie au moins deux taureaux, et la plupart d’entre elles en sacrifient trois.
אָמַר רַבִּי (אֶלְעָזָר): הָנֵי שִׁבְעִים פָּרִים כְּנֶגֶד מִי — כְּנֶגֶד שִׁבְעִים אוּמּוֹת. פַּר יְחִידִי לָמָּה — כְּנֶגֶד אוּמָּה יְחִידָה.
Rabbi Elazar a dit : Ces soixante-dix taureaux qui sont sacrifiés comme offrandes additionnelles au cours des sept jours de Souccot, à quoi correspondent-ils ? Ils correspondent aux soixante-dix nations du monde, et sont apportés pour expier leurs fautes et hâter la paix dans le monde. Pourquoi sacrifie-t-on un seul taureau le Huitième Jour de l’Assemblée ? Il correspond à la nation unique, Israël.
מָשָׁל לְמֶלֶךְ בָּשָׂר וָדָם שֶׁאָמַר לַעֲבָדָיו: עֲשׂוּ לִי סְעוּדָה גְּדוֹלָה. לְיוֹם אַחֲרוֹן אָמַר לְאוֹהֲבוֹ: עֲשֵׂה לִי סְעוּדָה קְטַנָּה כְּדֵי שֶׁאֵהָנֶה מִמְּךָ.
La Guemara cite une parabole au sujet d’un roi de chair et de sang qui dit à ses serviteurs : Préparez-moi un grand festin qui durera plusieurs jours. Lorsque le festin fut terminé, le dernier jour, il dit à son serviteur bien-aimé : Prépare-moi un petit festin afin que je puisse tirer plaisir de toi seul.
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אוֹי לָהֶם לַגּוֹיִים, שֶׁאִבְּדוּ — וְאֵין יוֹדְעִין מַה שֶּׁאִבְּדוּ. בִּזְמַן שֶׁבֵּית הַמִּקְדָּשׁ קַיָּים, מִזְבֵּחַ מְכַפֵּר עֲלֵיהֶן. וְעַכְשָׁיו, מִי מְכַפֵּר עֲלֵיהֶן?!
Rabbi Yoḥanan a dit : Malheur aux nations du monde qui ont perdu quelque chose et ne savent pas ce qu’elles ont perdu. Lorsque le Temple est debout, les soixante-dix taureaux sacrifiés sur l’autel pendant la fête de Soukkot font expiation pour elles. Et maintenant que le Temple est détruit, qui fait expiation pour elles ?
מַתְנִי׳ בִּשְׁלֹשָׁה פְּרָקִים בַּשָּׁנָה הָיוּ כׇּל מִשְׁמָרוֹת שָׁווֹת: בְּאֵימוּרֵי הָרְגָלִים, וּבְחִילּוּק לֶחֶם הַפָּנִים.
MICHNA :À trois moments de l’année, toutes les vingt-quatre gardes sacerdotales ont un statut égal, en ce que toutes reçoivent une part dans le service du Temple indépendamment de l’ordre habituel des gardes, et toutes reçoivent une part dans les dons accompagnant le sacerdoce : Dans les portions des offrandes des Fêtes sacrifiées sur l’autel et dans la distribution du pain de proposition le Chabbat pendant les Fêtes.
בָּעֲצֶרֶת, אוֹמֵר לוֹ: הֵילָךְ מַצָּה, הֵילָךְ חָמֵץ. מִשְׁמָר שֶׁזְּמַנּוֹ קָבוּעַ, הוּא מַקְרִיב תְּמִידִין, נְדָרִים וּנְדָבוֹת, וּשְׁאָר קׇרְבְּנוֹת צִבּוּר — וּמַקְרִיב אֶת הַכֹּל.
À Shavouot qui coïncide avec le Chabbat, lorsque les deux pains offerts à Shavouot étaient distribués avec la distribution du pain de proposition, le prêtre chargé de la distribution dit à chaque prêtre : Voici de la matza du pain de proposition pour toi, et voici du pain levé des deux pains pour toi. Le principe est que la garde sacerdotale dont le temps est fixé pendant la fête sacrifie les offrandes quotidiennes pendant la fête, ainsi que les offrandes votives, les offrandes volontaires et toutes les autres offrandes communautaires. Et cette garde les sacrifie toutes même pendant la fête, lorsque d'autres aspects du service sont partagés par toutes les gardes.
גְּמָ׳ אֵימוּרֵי הָרְגָלִים שֶׁל גָּבוֹהַּ נִינְהוּ! אָמַר רַב חִסְדָּא: מַה שֶּׁאָמוּר בָּרְגָלִים.
GUEMARA : La Guemara s’interroge : Comment les prêtres se partagent-ils ces parts des offrandes de la fête ? Ne reviennent-elles pas à Dieu, et ne doivent-elles pas être placées sur l’autel ? Comment les gardes sacerdotales se partagent-elles ces parts ? Rav Ḥisda a dit : La michna ne fait pas référence aux parts sacrifiées sur l’autel [eimurim], mais à ce qui a été dit [amur] au sujet des fêtes de pèlerinage, à toutes ces parts des offrandes que la Torah a ordonné de sacrifier au Temple, qui ne sont pas brûlées sur l’autel et sont partagées par les prêtres, par exemple les peaux des holocaustes de comparution et la poitrine et la cuisse des offrandes de paix de la fête.
תָּנוּ רַבָּנַן: מִנַּיִן שֶׁכׇּל הַמִּשְׁמָרוֹת שָׁווֹת בְּאֵימוּרֵי הָרְגָלִים, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וּבָא בְּכׇל אַוַּת נַפְשׁוֹ ... וְשֵׁרֵת״. יָכוֹל אַף בִּשְׁאָר יְמוֹת הַשָּׁנָה כֵּן — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״מֵאַחַד שְׁעָרֶיךָ״, לֹא אָמַרְתִּי אֶלָּא בְּשָׁעָה שֶׁכׇּל יִשְׂרָאֵל נִכְנָסִין בְּשַׁעַר אֶחָד.
Les Sages ont enseigné : D’où est-il déduit que toutes les gardes sacerdotales ont un statut égal dans les parts des offrandes de la fête ? Le verset déclare : « Et si un Lévite vient de l’une de tes portes, de tout Israël, où il séjourne, et vient avec tout le désir de son âme au lieu que le Seigneur choisira ; alors il fera le service… comme tous ses frères… Ils auront des parts égales à manger, outre les transactions des maisons de leurs pères » (Deutéronome 18:6–8). Sur la base de ces versets, on aurait pu penser que cela s’applique même au reste des jours de l’année et que les gardes sacerdotales auraient un statut égal. C’est pourquoi le verset déclare : De l’une de tes portes. J’ai dit que tous ont un statut égal seulement lorsque tout Israël entre par une seule porte, c’est-à-dire lors d’une fête de pèlerinage.
וּבְחִילּוּק לֶחֶם הַפָּנִים כּוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: מִנַּיִן שֶׁכׇּל הַמִּשְׁמָרוֹת שָׁווֹת בְּחִילּוּק לֶחֶם הַפָּנִים —
La michna continue : Et dans la distribution du pain de proposition lors des trois Fêtes de pèlerinage, les vingt-quatre gardes sacerdotales ont un statut égal. Les Sages ont enseigné : D’où est-il dérivé que toutes les gardes sacerdotales ont un statut égal dans la distribution du pain de proposition ?

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