Drashot AI Logo
וְאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: לֵידַע שֶׁהוּקְבַּע רֹאשׁ חוֹדֶשׁ בִּזְמַנּוֹ. תְּרֵי הֶיכֵּירָא עָבְדִינַן. דְּחָזֵי הַאי — חָזֵי, וְחָזֵי בְּהַאי — חָזֵי.
Et Rabbi Yoḥanan dit : Pourquoi cela a-t-il été placé de cette manière ? C’était comme un signe pour que le peuple sache que la Nouvelle Lune avait été établie en son temps approprié, après le vingt-neuvième jour du mois précédent. La Guemara répond : Cela n’est pas difficile, car ils ont mis en place deux signes : Celui qui a vu ceci, c’est-à-dire la séquence des chants, l’a vu ; et celui qui a vu cela, c’est-à-dire l’endroit où les graisses ont été placées, l’a vu, et il n’y a pas de contradiction.
מֵיתִיבִי, דְּתָנֵי רָבָא בַּר שְׁמוּאֵל: יָכוֹל כְּשֵׁם שֶׁתּוֹקְעִין עַל שַׁבָּת בִּפְנֵי עַצְמוֹ וְעַל רֹאשׁ חֹדֶשׁ בִּפְנֵי עַצְמוֹ, כָּךְ יִהְיוּ תּוֹקְעִין עַל כׇּל מוּסָף וּמוּסָף — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וּבְרָאשֵׁי חׇדְשֵׁיכֶם״, תְּיוּבְתָּא דְּרַבִּי אַחָא! תְּיוּבְתָּא.
La Guemara soulève une autre objection à l’opinion de Rabbi Aḥa, comme l’a enseigné Rava bar Shmuel dans cette baraita : J’aurais pu penser que, de même que lorsque Chabbat et la Nouvelle Lune ne coïncident pas, on sonne des trompettes pour l’offrande additionnelle de Chabbat en elle-même, et pour l’offrande additionnelle de Nouvelle Lune en elle-même, de même on sonnerait des trompettes pour chacune des offrandes additionnelles lorsque les jours coïncident. C’est pourquoi le verset déclare : « Au jour de votre joie, à vos temps fixés, et à vos néoménies, vous sonnerez des trompettes sur vos holocaustes et sur vos sacrifices de paix, et elles seront pour vous un mémorial devant votre Dieu. Je suis le Seigneur votre Dieu » (Nombres 10:10), indiquant qu’une seule sonnerie est faite pour tous. La Guemara suggère : C’est une réfutation décisive de l’opinion de Rabbi Aḥa. La Guemara conclut : En effet, c’est une réfutation décisive.
מַאי תַּלְמוּדָא? אָמַר אַבָּיֵי, אָמַר קְרָא: ״וּבְרָאשֵׁי חׇדְשֵׁיכֶם״ — הוּקְּשׁוּ כׇּל חֳדָשִׁים כּוּלָּם זֶה לָזֶה. רַב אָשֵׁי אָמַר: כְּתִיב ״חׇדְשְׁכֶם״, וּכְתִיב ״וּבְרָאשֵׁי״ — וְאֵיזֶה חֹדֶשׁ שֶׁיֵּשׁ לוֹ שְׁנֵי רָאשִׁים, הֱוֵי אוֹמֵר: זֶה רֹאשׁ הַשָּׁנָה, וְאָמַר רַחֲמָנָא ״חׇדְשְׁכֶם״, חַד הִיא.
Puisque la baraita a été citée, la Guemara demande : Quelle est la dérivation citée dans cette baraita ? Comment l’expression : Et à vos nouvelles lunes, prouve-t-elle que les trompettes sont sonnées une seule fois pour toutes les offrandes additionnelles ? Abaye a dit : Le verset déclare : « Et à vos nouvelles lunes, » au pluriel, indiquant que tous les mois sont assimilés les uns aux autres, et de même que lors d’une nouvelle lune ordinaire les trompettes sont sonnées une seule fois pour l’offrande additionnelle, de même lorsque le Chabbat et la nouvelle lune coïncident les trompettes sont sonnées une seule fois et pas davantage. Rav Ashi a dit que dans ce verset il est écrit : Votre mois [ḥodshekhem], sans yod, au singulier, et dans le même verset il est écrit : « Et à vos nouveaux [uverashei], » au pluriel. Et quel est le mois qui a deux nouveaux commencements ? Il faut dire que c’est Roch Hachana, qui est le commencement à la fois de la nouvelle année et du nouveau mois. Et pourtant le Miséricordieux dit : Votre mois, au singulier, indiquant que c’est un et que les trompettes sont sonnées une seule fois.
וְעוֹד, תַּנְיָא: בְּחוּלּוֹ שֶׁל מוֹעֵד, בָּרִאשׁוֹן מֶה הָיוּ אוֹמְרִים: ״הָבוּ לַה׳ בְּנֵי אֵלִים״. בַּשֵּׁנִי מֶה הָיוּ אוֹמְרִים: ״וְלָרָשָׁע אָמַר אֱלֹהִים״. בַּשְּׁלִישִׁי מֶה הָיוּ אוֹמְרִים: ״מִי יָקוּם לִי עִם מְרֵעִים״.
Et de plus, contrairement à la déclaration de Rabbi Aḥa, il a été enseigné dans une baraita : Pendant les jours intermédiaires de la fête, le premier jour, que disaient-ils comme chant accompagnant l’offrande de ce jour-là ? « Rendez [havu] au Seigneur, ô fils des puissants » (Psaumes 29:1). Le deuxième jour, que disaient-ils ? Le psaume qui contient le verset : « Mais au méchant [velarasha] Dieu dit : Qu’as-tu à énumérer Mes statuts ? » (Psaumes 50:16). Le troisième jour, que disaient-ils ? Le psaume qui contient le verset : « Qui [mi] se lèvera pour moi contre les malfaiteurs ? » (Psaumes 94:16).
בָּרְבִיעִי מֶה הָיוּ אוֹמְרִים: ״בִּינוּ בּוֹעֲרִים בָּעָם״. בַּחֲמִישִׁי מֶה הָיוּ אוֹמְרִים: ״הֲסִירוֹתִי מִסֵּבֶל שִׁכְמוֹ״. בַּשִּׁשִּׁי מֶה הָיוּ אוֹמְרִים: ״יִמּוֹטוּ כׇּל מוֹסְדֵי אָרֶץ״. וְאִם חָל שַׁבָּת בְּאֶחָד מֵהֶם, ״יִמּוֹטוּ״ יִדָּחֶה.
Le quatrième jour, que disaient-ils ? « Considérez [binu], vous qui êtes stupides parmi le peuple » (Psaumes 94:8). Le cinquième jour, que disaient-ils ? « J’ai ôté [hasiroti] son épaule du fardeau » (Psaumes 81:7). Le sixième jour, que disaient-ils ? « Tous les fondements de la terre sont ébranlés [yimotu] » (Psaumes 82:5). Et si Chabbat tombait pendant l’un des jours intermédiaires de la Fête, puisque Chabbat a son propre chant (Psaumes 92), le dernier des chants des jours intermédiaires, c’est-à-dire : « Tous les fondements de la terre sont ébranlés », est remplacé, et tous les autres chants sont récités dans leur ordre approprié.
רַב סָפְרָא מַנַּח בְּהוּ סִימָנָא: ״הוּמְבָּהֵ״‎י״. רַב פָּפָּא מַנַּח בְּהוּ סִימָנָא: ״הוּמְהָבֵּ״‎י״. וְסִימָנָךְ, ״אַמְבּוּהָא דְסָפְרֵי״.
Rav Safra a établi un moyen mnémotechnique pour la séquence des psaumes récités pendant les jours intermédiaires de la Fête : Heh, vav, mem, beit, heh, yod, les premières lettres du mot translittéré dans les versets cités. Rav Pappa a établi un moyen mnémotechnique différent pour une séquence différente des Psaumes : Heh, vav, mem, heh, beit, yod, car, selon son avis, le psaume contenant : « J’ai retiré » est récité avant le psaume contenant : « Considère ». La Guemara note : Un moyen mnémotechnique pour identifier quel amora a établi quel moyen mnémotechnique est l’expression : Convoi [ambuha] de scribes [desafrei], car l’orthographe de ambuha ressemble au moyen mnémotechnique de Rav Safra.
תְּיוּבְתָּא דְּרַבִּי אַחָא בַּר חֲנִינָא! תְּיוּבְתָּא. וְהָא רַבִּי אַחָא בַּר חֲנִינָא קְרָא וּמַתְנִיתָא קָאָמַר?
La Guemara conclut : Cette baraita constitue une réfutation décisive de l’opinion de Rabbi Aḥa bar Ḥanina, car le Chabbat, le chant du Chabbat était récité seul, sans le chant de la fête, et de même, on ne sonnait pas de sonneries de trompette distinctes pour les diverses offrandes additionnelles. L’opinion de Rabbi Aḥa a été rejetée sur la base de plusieurs sources. La Guemara demande : Mais Rabbi Aḥa n’a-t-il pas cité un verset et une baraita à l’appui de son opinion ? Comment ces citations peuvent-elles être rejetées ?
אָמַר רָבִינָא: לוֹמַר שֶׁמַּאֲרִיכִין בִּתְקִיעוֹת. רַבָּנַן דְּקֵיסָרִי מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי אַחָא אָמְרִי: לוֹמַר שֶׁמַּרְבֶּה בְּתוֹקְעִין.
Ravina a dit : Le verset et la baraita qu’il a cités n’enseignent pas que des sonneries de trompette étaient exécutées pour chaque offrande additionnelle. Au contraire, ils viennent dire que l’on prolonge la durée des sonneries pour honorer les offrandes additionnelles ajoutées, mais l’on ne fait retentir pas même une sonnerie supplémentaire. Les Sages de Césarée, au nom de Rabbi Aḥa, ont dit : Le verset et la baraita cités par Rabbi Aḥa viennent dire que l’on augmente le nombre de trompettistes pour honorer les offrandes additionnelles ajoutées, mais non le nombre de sonneries exécutées.
וַאֲנַן, דְּאִית לַן תְּרֵי יוֹמֵי, הֵיכִי עָבְדִינַן? אַבָּיֵי אָמַר: שֵׁנִי יִדָּחֶה.
À propos des psaumes récités pendant la Fête, la Guemara demande : Et nous, en dehors d’Eretz Yisrael, qui avons deux jours de Fête en raison de l’incertitude, ainsi qu’une incertitude concernant chacun des jours intermédiaires, comment procédons-nous en ce qui concerne la mention des offrandes additionnelles dans la prière additionnelle de la Fête pendant les jours intermédiaires, et en ce qui concerne la lecture de la Torah ces jours-là ? Abaye a dit : La mention du deuxième jour sera omise. Puisque le premier des jours intermédiaires en dehors d’Eretz Yisrael est le troisième jour de la Fête en Eretz Yisrael, seule l’offrande additionnelle du troisième jour est mentionnée, et les offrandes du quatrième jour le quatrième jour, etc. Aucune mention n’est faite du deuxième jour en dehors d’Eretz Yisrael.
רָבָא אָמַר: שְׁבִיעִי יִדָּחֶה. תַּנְיָא כְּוָתֵיהּ דְּרָבָא: אִם חָל שַׁבָּת לִהְיוֹת בְּאֶחָד מֵהֶן, ״יִמּוֹטוּ״ יִדָּחֶה.
Rava dit : La mention du septième jour sera remplacée. Le premier des jours intermédiaires hors d’Eretz Yisrael, le troisième jour de la fête, le passage commençant par « Et le deuxième jour » (Nombres 29:17) est mentionné dans la prière additionnelle de la Amida et lu dans la Torah, et chaque jour suivant, le passage suivant est mentionné et lu. Il n’y a pas de mention du septième jour le huitième jour, car ce n’est plus Souccot mais le Huitième Jour d’Assemblée. La Guemara note : Une baraita a été enseignée conformément à l’opinion de Rava : Et si Chabbat tombe pendant l’un des jours intermédiaires de la fête, le chant du septième jour de Souccot : « Tous les fondements de la terre sont ébranlés » est remplacé.
אַתְקִין אַמֵּימָר בִּנְהַרְדְּעָא, דִּמְדַלְּגִי דַּלּוֹגֵי.
La Guemara cite un troisième avis : Ameimar institua à Néhardéa, sa ville, que pendant les jours intermédiaires, on répète la deuxième des offrandes additionnelles qu’il avait mentionnée la veille et on ajoute les offrandes additionnelles du jour suivant. Le premier des jours intermédiaires dans la Diaspora, on mentionne les offrandes additionnelles des deuxième et troisième jours de Souccot. Le deuxième des jours intermédiaires, on répète les versets du troisième jour de Souccot et on ajoute les versets du quatrième jour.

Les traductions générées par l'IA peuvent ne pas être entièrement précises.

Pour des commentaires ou des corrections, contactez drashot@drashot.ai.

Textes fournis par Sefaria