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כְּשֵׁם שֶׁנִּיסּוּכוֹ בִּקְדוּשָּׁה, כָּךְ שְׂרֵיפָתוֹ בִּקְדוּשָּׁה. מַאי מַשְׁמַע? אָמַר רָבִינָא: אַתְיָא ״קֹדֶשׁ״ ״קֹדֶשׁ״. כְּתִיב הָכָא: ״בַּקֹּדֶשׁ הַסֵּךְ נֶסֶךְ״, וּכְתִיב הָתָם: ״וְשָׂרַפְתָּ אֶת הַנּוֹתָר בָּאֵשׁ לֹא יֵאָכֵל כִּי קֹדֶשׁ הוּא״.
de même que sa libation est en sainteté, ainsi sa combustion doit aussi être en sainteté. D’où peut-on déduire qu’il s’agit ici de combustion ? Ravina a dit : Cela est dérivé au moyen d’une analogie verbale entre le terme sainteté écrit au sujet des libations et sainteté écrit au sujet des restes des offrandes. Il est écrit ici, au sujet des libations : « En sainteté tu verseras une libation » (Nombres 28:7), et il est écrit là-bas, au sujet des restes des offrandes : « Tu brûleras les restes dans le feu ; ils ne doivent pas être mangés, car ils sont sainteté » (Exode 29:34). Par cette analogie verbale, on déduit que les restes des libations doivent eux aussi être brûlés.
כְּמַאן אָזְלָא הָא (דְּתַנְיָא): נְסָכִים, בַּתְּחִילָּה מוֹעֲלִין בָּהֶן. יָרְדוּ לַשִּׁיתִין — אֵין מוֹעֲלִין בָּהֶן. לֵימָא רַבִּי אֶלְעָזָר בַּר צָדוֹק הִיא, דְּאִי רַבָּנַן, הָא נָחֲתוּ לְהוּ לִתְהוֹם!
La Guemara note : Selon l’opinion de qui est-ce qui est enseigné dans cette michna ? En ce qui concerne les libations, au départ, avant qu’elles ne soient versées, on peut faire un usage abusif de biens consacrés avec elles, comme c’est le cas pour tous les objets consacrés. Cependant, une fois qu’elles sont descendues dans les conduites d’évacuation, on ne transgresse pas l’interdiction de mésusage de biens consacrés avec elles, car la mitsva a déjà été accomplie. Disons que la michna est conforme à l’opinion de Rabbi Elazar bar Tzadok, qui soutient que les libations ne descendaient pas dans les profondeurs, mais s’accumulaient entre la rampe et l’autel et étaient recueillies une fois tous les soixante-dix ans. Car, si elle était conforme à l’opinion des Sages, comment pourrait-on faire un mésusage des libations ? N’étaient-elles pas déjà descendues dans les profondeurs par les conduites d’évacuation ?
אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבָּנַן, בִּדְאִיקְּלַט.
La Guemara rejette cela : Même si tu dis que la michna est conforme à l’opinion des Sages, cela pourrait faire référence à un cas une partie du vin est tombée en dehors des conduites d’évacuation et a été recueillie dans l’espace entre la rampe et l’autel.
וְאִיכָּא דְאָמְרִי: לֵימָא רַבָּנַן הִיא, וְלָא רַבִּי אֶלְעָזָר בַּר צָדוֹק? דְּאִי רַבִּי אֶלְעָזָר, אַכַּתִּי בִּקְדוּשְׁתַּיְיהוּ קָיְימִי! אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבִּי אֶלְעָזָר, אֵין לְךָ דָּבָר שֶׁנַּעֲשָׂה מִצְוָתוֹ וּמוֹעֲלִין בּוֹ. אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: בִּזְמַן שֶׁמְּנַסְּכִין יַיִן עַל גַּבֵּי מִזְבֵּחַ, פּוֹקְקִין אֶת הַשִּׁיתִין. לְקַיֵּים מַה שֶּׁנֶּאֱמַר: ״בַּקֹּדֶשׁ הַסֵּךְ נֶסֶךְ שֵׁכָר לַה׳״.
Et certains disent une version différente de cet échange. Disons que la michna est conforme à l’opinion des Sages et non à l’opinion de Rabbi Elazar bar Tzadok. Car, si elle était conforme à l’opinion de Rabbi Elazar, alors le vin qui s’est accumulé entre la rampe et l’autel reste dans sa sainteté, puisqu’il doit être brûlé, et l’interdiction de mésusage continuerait de s’appliquer. La Guemara rejette cela : Même si vous dites que la michna est conforme à l’opinion de Rabbi Elazar, il n’existe aucun objet dont la mitsva a déjà été accomplie avec lequel on puisse transgresser l’interdiction de mésusage d’un bien consacré. Reish Lakish a dit : Lorsqu’ils versent du vin sur l’autel, ils bouchent le haut des conduits d’évacuation afin que le vin ne descende pas dans les profondeurs, pour accomplir ce qui est dit : « En sainteté tu verseras une libation de boisson forte [shekhar] à l’Éternel » (Nombres 28:7).
מַאי מַשְׁמַע? אָמַר רַב פָּפָּא: ״שֵׁכָר״ — לְשׁוֹן שְׁתִיָּה, לְשׁוֹן שְׂבִיעָה, לְשׁוֹן שִׁכְרוּת. אָמַר רַב פָּפָּא: שְׁמַע מִינַּהּ כִּי שָׂבַע אִינִישׁ חַמְרָא — מִגְּרוֹנֵיהּ שָׂבַע. אָמַר רָבָא: צוּרְבָּא מֵרַבָּנַן דְּלָא נְפִישׁא לֵיהּ חַמְרָא, לִיגַמַּע גַּמּוֹעֵי. רָבָא אַכָּסָא דְבִרְכְּתָא אַגְמַע גַּמּוֹעֵי.
La Guemara demande : D’où peut-on déduire qu’il s’agit de boucher les conduites d’évacuation ? Rav Pappa a dit : Shekhar est une expression de boisson, de satiété et d’ivresse. Afin de souligner ces trois aspects des libations, l’espace entre l’autel et la rampe se remplissait de vin. Rav Pappa a dit : Conclus de là que lorsqu’une personne est rassasiée en buvant du vin, c’est par sa gorge remplie de vin qu’elle est rassasiée. Contrairement à la nourriture, le vin ne rassasie pas une personne lorsqu’il remplit son estomac. Rava a dit : Par conséquent, un jeune érudit de la Torah, qui n’a pas beaucoup de vin, devrait avaler son vin à grandes gorgées, en remplissant sa gorge à chaque fois, car il maximisera ainsi son plaisir. Et Rava lui-même, lorsqu’il buvait une coupe de bénédiction, avalait de grandes gorgées afin de boire le vin accompagnant la mitsva de manière optimale.
דָּרֵשׁ רָבָא, מַאי דִּכְתִיב: ״מַה יָּפוּ פְעָמַיִךְ בַּנְּעָלִים בַּת נָדִיב״ — מַה יָּפוּ פַּעֲמוֹתֵיהֶן שֶׁל יִשְׂרָאֵל בְּשָׁעָה שֶׁעוֹלִין לָרֶגֶל. ״בַּת נָדִיב״ — בִּתּוֹ שֶׁל אַבְרָהָם אָבִינוּ שֶׁנִּקְרָא נָדִיב, שֶׁנֶּאֱמַר: ״נְדִיבֵי עַמִּים נֶאֱסָפוּ עַם אֱלֹהֵי אַבְרָהָם״. ״אֱלֹהֵי אַבְרָהָם״, וְלֹא אֱלֹהֵי יִצְחָק וְיַעֲקֹב?! אֶלָּא: ״אֱלֹהֵי אַבְרָהָם״, שֶׁהָיָה תְּחִילָּה לְגֵרִים.
§ À propos des interprétations homilétiques des versets du Cantique des Cantiques concernant les conduits d’évacuation, la Guemara cite des interprétations supplémentaires. Rava a enseigné : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Que tes pas sont beaux dans tes sandales, ô fille de prince » (Cantique des Cantiques 7:2) ? Comme ils sont beaux, les pieds du peuple juif au moment où ils montent à Jérusalem pour la fête. « Ô fille de prince » ; cela fait référence à la fille d’Abraham notre Patriarche, qui fut appelé prince, comme il est dit : « Les princes des peuples se sont rassemblés, le peuple du Dieu d’Abraham » (Psaumes 47:10). Le verset appelle le peuple juif le peuple du Dieu d’Abraham et non du Dieu d’Isaac et de Jacob. Pourquoi le peuple juif est-il associé spécifiquement à Abraham ? Au contraire, au lieu de faire référence aux trois Patriarches, le verset fait référence au Dieu d’Abraham, qui fut le premier des convertis, et il est donc raisonnable que les princes des autres nations se rassemblent autour de lui.
תָּנָא דְּבֵי רַב עָנָן, מַאי דִּכְתִיב: ״חַמּוּקֵי יְרֵכַיִךְ״ — לָמָּה נִמְשְׁלוּ דִּבְרֵי תוֹרָה כְּיָרֵךְ? לוֹמַר לָךְ: מָה יָרֵךְ בַּסֵּתֶר, אַף דִּבְרֵי תוֹרָה בַּסֵּתֶר.
Dans l’école de Rav Anan, on a enseigné : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Les contours de tes cuisses » (Cantique des Cantiques 7:2) ? Pourquoi les paroles de Torah sont-elles comparées à une cuisse ? C’est pour te dire que, de même que la cuisse est toujours dissimulée, couverte par des vêtements, de même, les paroles de Torah sont meilleures lorsqu’elles sont récitées en privé et non en public.
וְהַיְינוּ דְּאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר, מַאי דִּכְתִיב: ״הִגִּיד לְךָ אָדָם מַה טּוֹב וּמָה ה׳ דּוֹרֵשׁ מִמְּךָ כִּי אִם עֲשׂוֹת מִשְׁפָּט וְאַהֲבַת חֶסֶד וְהַצְנֵעַ לֶכֶת עִם אֱלֹהֶיךָ״. ״עֲשׂוֹת מִשְׁפָּט״ — זֶה הַדִּין, ״וְאַהֲבַת חֶסֶד״ — זוֹ גְּמִילוּת חֲסָדִים, ״וְהַצְנֵעַ לֶכֶת עִם אֱלֹהֶיךָ״ — זוֹ הוֹצָאַת הַמֵּת וְהַכְנָסַת כַּלָּה לַחוּפָּה. וַהֲלֹא דְּבָרִים קַל וָחוֹמֶר: וּמָה דְּבָרִים שֶׁדַּרְכָּן לַעֲשׂוֹתָן בְּפַרְהֶסְיָא, אָמְרָה תּוֹרָה ״הַצְנֵעַ לֶכֶת״, דְּבָרִים שֶׁדַּרְכָּן לַעֲשׂוֹתָן בְּצִנְעָא — עַל אַחַת כַּמָּה וְכַמָּה.
Et voici ce que Rabbi Elazar a dit : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Il t’a été dit, ô homme, ce qui est bon, et ce que le Seigneur exige de toi : seulement d’agir avec justice, d’aimer la miséricorde et de marcher humblement avec ton Dieu » (Michée 6:8) ? « Agir avec justice » ; c’est la justice. « Aimer la miséricorde » ; ce sont des actes de bonté. « Marcher humblement avec ton Dieu » ; cela fait référence au fait de porter le mort indigent à l’enterrement et d’accompagner une mariée pauvre jusqu’à son dais nuptial, deux choses qui doivent être accomplies sans ostentation. La Guemara résume : Et ces questions ne sont-elles pas déduites a fortiori ? Si, en ce qui concerne les questions qui tendent à être menées en public, puisque les foules participent aux enterrements et aux mariages, la Torah dit : Marche humblement, alors dans les questions qui tendent à être menées en privé, par exemple donner la charité et étudier la Torah, à plus forte raison doivent-elles être menées en privé.
אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: גָּדוֹל הָעוֹשֶׂה צְדָקָה יוֹתֵר מִכׇּל הַקָּרְבָּנוֹת, שֶׁנֶּאֱמַר: ״עֲשֹׂה צְדָקָה וּמִשְׁפָּט נִבְחָר לַה׳ מִזָּבַח״. וְאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: גְּדוֹלָה גְּמִילוּת חֲסָדִים יוֹתֵר מִן הַצְּדָקָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״זִרְעוּ לָכֶם לִצְדָקָה וְקִצְרוּ לְפִי חֶסֶד״. אִם אָדָם זוֹרֵעַ — סָפֵק אוֹכֵל סָפֵק אֵינוֹ אוֹכֵל, אָדָם קוֹצֵר — וַדַּאי אוֹכֵל.
§ Rabbi Elazar a dit : Celui qui accomplit des actes de charité est plus grand que celui qui offre toutes sortes d’offrandes, comme il est dit : « Pratiquer la charité et la justice est plus agréable au Seigneur qu’une offrande » (Proverbes 21:3), y compris toutes les sortes d’offrandes. Et Rabbi Elazar a dit : Les actes de bonté, aider une personne dans le besoin, sont plus grands que la charité, comme il est dit : « Semez pour vous selon la charité, et moissonnez selon la bonté » (Osée 10:12). Cela signifie : Si une personne sème, il est incertain qu’elle mange ou qu’elle ne mange pas, car beaucoup de choses peuvent mal tourner avant que la semence ne devienne nourriture. Cependant, si une personne moissonne, elle mange certainement. Dans ce verset, la charité est comparée au semis, tandis que les actes de bonté sont comparés à la moisson.
וְאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: אֵין צְדָקָה מִשְׁתַּלֶּמֶת אֶלָּא לְפִי חֶסֶד שֶׁבָּהּ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״זִרְעוּ לָכֶם לִצְדָקָה וְקִצְרוּ לְפִי חֶסֶד״.
Et Rabbi Elazar dit : La récompense de la charité est accordée par le Ciel uniquement selon la bonté et la générosité qu’elle contient en elle, ainsi qu’en fonction de l’effort et de l’attention investis dans le don. Elle ne dépend pas seulement de la somme d’argent, comme il est dit : « Semez pour vous selon la charité, et moissonnez selon la bonté. »
תָּנוּ רַבָּנַן: בִּשְׁלֹשָׁה דְּבָרִים גְּדוֹלָה גְּמִילוּת חֲסָדִים יוֹתֵר מִן הַצְּדָקָה. צְדָקָה — בְּמָמוֹנוֹ; גְּמִילוּת חֲסָדִים — בֵּין בְּגוּפוֹ, בֵּין בְּמָמוֹנוֹ. צְדָקָה — לָעֲנִיִּים; גְּמִילוּת חֲסָדִים — בֵּין לָעֲנִיִּים בֵּין לָעֲשִׁירִים. צְדָקָה — לַחַיִּים; גְּמִילוּת חֲסָדִים — בֵּין לַחַיִּים בֵּין לַמֵּתִים.
Les Sages ont enseigné que les actes de bonté sont supérieurs à la charité à trois égards : la charité ne peut être accomplie qu’avec l’argent d’une personne, tandis que les actes de bonté peuvent être accomplis à la fois avec sa personne et avec son argent. La charité est donnée aux pauvres, tandis que les actes de bonté sont accomplis à la fois pour les pauvres et pour les riches. La charité est donnée aux vivants, tandis que les actes de bonté sont accomplis à la fois pour les vivants et pour les morts.
וְאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: כׇּל הָעוֹשֶׂה צְדָקָה וּמִשְׁפָּט, כְּאִילּוּ מִילֵּא כָּל הָעוֹלָם כּוּלּוֹ חֶסֶד. שֶׁנֶּאֱמַר: ״אוֹהֵב צְדָקָה וּמִשְׁפָּט חֶסֶד ה׳ מָלְאָה הָאָרֶץ״. שֶׁמָּא תֹּאמַר כׇּל הַבָּא לִקְפּוֹץ קוֹפֵץ, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״מַה יָּקָר חַסְדְּךָ אֱלֹהִים (חֶסֶד ה׳ מָלְאָה הָאָרֶץ) וְגוֹ׳״. יָכוֹל אַף יְרֵא שָׁמַיִם כֵּן — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְחֶסֶד ה׳ מֵעוֹלָם וְעַד עוֹלָם עַל יְרֵאָיו״.
Et Rabbi Elazar a dit : Quiconque pratique la charité et la justice est considéré comme s’il avait rempli le monde entier, dans sa totalité, de bonté, comme il est dit : « Il aime la charité et la justice ; la terre est pleine de la bonté du Seigneur » (Psaumes 33:5). De peur que tu ne dises que quiconque vient pour se hâter et accomplir un acte de bonté peut simplement se hâter et le faire sans examen, le verset dit : « Que ta bonté est précieuse, ô Dieu » (Psaumes 36:8). Accomplir correctement un acte de bonté est une chose précieuse et rare. On pourrait penser que même une personne craignant Dieu ne rencontre pas toujours l’occasion d’accomplir des actes de bonté. C’est pourquoi le verset dit : « Mais la bonté du Seigneur est d’éternité en éternité sur ceux qui Le craignent » (Psaumes 103:17).
אָמַר רַבִּי חָמָא בַּר פָּפָּא: כׇּל אָדָם שֶׁיֵּשׁ עָלָיו חֵן, בְּיָדוּעַ שֶׁהוּא יְרֵא שָׁמַיִם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״חֶסֶד ה׳ מֵעוֹלָם וְעַד עוֹלָם עַל יְרֵאָיו״. וְאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר, מַאי דִּכְתִיב: ״פִּיהָ פָּתְחָה בְחָכְמָה וְתוֹרַת חֶסֶד עַל לְשׁוֹנָהּ״, וְכִי יֵשׁ תּוֹרָה שֶׁל חֶסֶד וְיֵשׁ תּוֹרָה שֶׁאֵינָהּ שֶׁל חֶסֶד? אֶלָּא: תּוֹרָה לִשְׁמָהּ — זוֹ הִיא תּוֹרָה שֶׁל חֶסֶד, שֶׁלֹּא לִשְׁמָהּ — זוֹ הִיא תּוֹרָה שֶׁאֵינָהּ שֶׁל חֶסֶד. אִיכָּא דְּאָמְרִי: תּוֹרָה לְלַמְּדָהּ — זוֹ הִיא תּוֹרָה שֶׁל חֶסֶד, שֶׁלֹּא לְלַמְּדָהּ — זוֹ הִיא תּוֹרָה שֶׁאֵינָהּ שֶׁל חֶסֶד.
Rabbi Ḥama bar Pappa a dit : En ce qui concerne toute personne qui a de la grâce sur elle, il est certain qu’elle craint Dieu, comme il est dit : « Mais la bonté du Seigneur est d’éternité en éternité sur ceux qui Le craignent. » Lorsqu’on voit qu’un certain individu est doté de grâce et de bonté, on peut être certain qu’il est une personne craignant Dieu. Et Rabbi Elazar a dit : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Elle ouvre sa bouche avec sagesse, et une Torah de bonté est sur sa langue » (Proverbes 31:26) ? La Guemara demande : Y a-t-il donc une Torah de bonté et une Torah qui n’est pas de bonté ? Plutôt, c’est une Torah étudiée pour elle-même qui est une Torah de bonté, car on l’étudie de tout son cœur ; et c’est une Torah étudiée non pour elle-même mais pour quelque motif ultérieur qui est une Torah qui n’est pas de bonté. Certains disent que c’est une Torah étudiée afin de l’enseigner aux autres qui est une Torah de bonté ; c’est une Torah étudiée avec l’intention de ne pas l’enseigner aux autres qui est une Torah qui n’est pas de bonté.
כְּמַעֲשֵׂהוּ בַּחוֹל כּוּ׳. וְאַמַּאי? נַיְיתֵי בִּמְקוּדֶּשֶׁת! אֲמַר זְעֵירִי: קָסָבַר אֵין שִׁיעוּר לַמַּיִם, וּכְלֵי שָׁרֵת מְקַדְּשִׁין שֶׁלֹּא מִדַּעַת.
§ La mishna continue : De même que son accomplissement pendant la semaine, ainsi est son accomplissement pendant Chabbat, sauf que le Chabbat on ne puisait pas d’eau. Au contraire, la veille de Chabbat, on remplissait un tonneau d’or qui n’était pas consacré et on le plaçait dans la chambre du Temple, et de là on puisait l’eau pendant Chabbat. La Guemara demande : Et pourquoi ferait-on ainsi ? Qu’il apporte l’eau dans un tonneau consacré. Ze’iri a dit : Le tanna de la mishna soutient qu’il n’y a pas de mesure requise pour l’eau versée pour la libation, et par conséquent plus de trois log pouvaient être consacrés ; et que les ustensiles du Temple consacrent leur contenu s’il est apte à être consacré, même sans intention de le consacrer.

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