שֶׁכׇּל מִזְבֵּחַ שֶׁאֵין לוֹ לֹא כֶּבֶשׁ וְלֹא קֶרֶן וְלֹא יְסוֹד וְלֹא רִיבּוּעַ — פָּסוּל לַעֲבוֹדָה. רַבִּי יוֹסֵי בַּר יְהוּדָה אוֹמֵר: אַף הַסּוֹבֵב.
Tout autel auquel il manque une rampe, ou une corne, ou une base, ou la forme d’un carré, soit parce qu’il n’a pas été érigé en carré, soit en raison d’un dommage, est disqualifié pour le service du Temple. Rabbi Yossei bar Yehouda dit : Même la corniche périphérique doit être complète, et s’il lui manque quelque chose, cela disqualifie l’autel.
אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: שִׁיתִין, מִשֵּׁשֶׁת יְמֵי בְּרֵאשִׁית נִבְרְאוּ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״חַמּוּקֵי יְרֵכַיִךְ כְּמוֹ חֲלָאִים מַעֲשֵׂה יְדֵי אׇמָּן״. ״חֲמוּקֵי יְרֵכַיִךְ״ — אֵלּוּ הַשִּׁיתִין. ״כְּמוֹ חֲלָאִים״ — שֶׁמְּחוֹלְלִין וְיוֹרְדִין עַד הַתְּהוֹם. ״מַעֲשֵׂה יְדֵי אׇמָּן״ — זוֹ מַעֲשֵׂה יְדֵי אוּמָּנוּתוֹ שֶׁל הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא. תָּנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: ״בְּרֵאשִׁית״, אַל תִּיקְרֵי ״בְּרֵאשִׁית״, אֶלָּא ״בָּרָא שִׁית״.
§ Rabba bar bar Ḥana a dit que Rabbi Yoḥanan a dit : Les conduits [shittin] construits dans l’autel et s’étendant sous celui-ci furent créés dès les six jours de la Création, comme il est dit : « Les contours cachés de tes cuisses sont comme les maillons d’une chaîne, ouvrage des mains d’un artisan habile » (Cantique des Cantiques 7:2). La Guemara interprète le verset de manière homilétique : « Les contours cachés de tes cuisses » ; ce sont les conduits dissimulés à l’intérieur de l’autel ; « sont comme les maillons d’une chaîne [ḥala’im] » ; ils sont creux [meḥolalin] et descendent jusqu’aux profondeurs ; « ouvrage des mains d’un artisan habile » ; c’est l’ouvrage des mains du Saint, béni soit-Il. Dans le même esprit, il a été enseigné dans l’école de Rabbi Yishmael qu’il est écrit : « Au commencement [bereshit] » (Torah 1:1) ; ne le lis pas comme : Bereshit, mais plutôt comme : Bara shit, ce qui signifie que Dieu créa le conduit descendant de l’autel.
תַּנְיָא, רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: שִׁיתִּין מְחוֹלָלִין וְיוֹרְדִין עַד תְּהוֹם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אָשִׁירָה נָּא לִידִידִי שִׁירַת דּוֹדִי לְכַרְמוֹ כֶּרֶם הָיָה לִידִידִי בְּקֶרֶן בֶּן שָׁמֶן. וַיְעַזְּקֵהוּ וַיְסַקְּלֵהוּ וַיִּטָּעֵהוּ שׂוֹרֵק וַיִּבֶן מִגְדָּל בְּתוֹכוֹ וְגַם יֶקֶב חָצֵב בּוֹ״. ״וַיִּטָּעֵהוּ שׂוֹרֵק״ — זֶה בֵּית הַמִּקְדָּשׁ, ״וַיִּבֶן מִגְדָּל בְּתוֹכוֹ״ — זֶה מִזְבֵּחַ, ״וְגַם יֶקֶב חָצֵב בּוֹ״ — אֵלּוּ הַשִּׁיתִין.
Il a été enseigné dans une baraita que Rabbi Yossei dit : Ces conduits sont creux et descendent jusqu’aux profondeurs, comme il est dit : « Je chanterai pour mon bien-aimé un cantique de mon bien-aimé au sujet de sa vigne. Mon bien-aimé avait une vigne sur une colline très fertile, il la bêcha, en ôta les pierres, y planta le meilleur cep, bâtit une tour au milieu d’elle, et y tailla aussi une cuve » (Isaïe 5:1–2). Rabbi Yossei interprète ces versets de manière homilétique comme se rapportant au Temple. « Il y planta le meilleur cep » ; cela se rapporte au Temple ; « il bâtit une tour au milieu d’elle » ; cela se rapporte à l’autel ; « et y tailla aussi une cuve » ; cela se rapporte aux conduits. Puisque le propriétaire de la vigne est une parabole de Dieu, cela indique que les conduits sont une partie naturelle de la Création.
תַּנְיָא, אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר בַּר צָדוֹק: לוּל קָטָן הָיָה בֵּין כֶּבֶשׁ לַמִּזְבֵּחַ בְּמַעֲרָבוֹ שֶׁל כֶּבֶשׁ, וְאַחַת לְשִׁבְעִים שָׁנָה פִּרְחֵי כְהוּנָּה יוֹרְדִין לְשָׁם, וּמְלַקְּטִין מִשָּׁם יַיִן קָרוּשׁ שֶׁדּוֹמֶה לְעִיגּוּלֵי דְבֵילָה, וּבָאִין וְשׂוֹרְפִין אוֹתוֹ בִּקְדוּשָּׁה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״בַּקֹּדֶשׁ הַסֵּךְ נֶסֶךְ שֵׁכָר לַה׳״ —
Il a été enseigné dans une baraita que Rabbi Elazar bar Tzadok a dit : Il y avait un petit espace entre la rampe et l’autel, à l’ouest de la rampe, et une fois tous les soixante-dix ans, de jeunes prêtres descendaient là et recueillaient de là le vin coagulé restant des libations et durci avec le temps, qui ressemblait à des galettes rondes de figues séchées et pressées. Ensuite, ils venaient et le brûlaient dans la sainteté dans la cour du Temple, comme il est dit : « Dans la sainteté, tu verseras une libation de boisson forte à l’Éternel » (Nombres 28:7);