רֶגֶל בִּפְנֵי עַצְמוֹ לְעִנְיַן פָּזֵ״ר קֶשֶׁ״ב. פַּיִיס בִּפְנֵי עַצְמוֹ. זְמַן בִּפְנֵי עַצְמוֹ. רֶגֶל בִּפְנֵי עַצְמוֹ. קׇרְבָּן בִּפְנֵי עַצְמוֹ. שִׁירָה בִּפְנֵי עַצְמוֹ. בְּרָכָה בִּפְנֵי עַצְמוֹ.
est une Fête en soi en ce qui concerne la question de : Peh, zayin, reish ; kuf, shin, beit. C’est un acronyme pour : un tirage au sort [payis] en soi, c’est-à-dire qu’un nouveau tirage au sort est effectué ce jour-là pour déterminer quels prêtres offriront les sacrifices ce jour-là, et l’ordre établi à Souccot ne se poursuit pas ; la bénédiction du temps [zeman], c’est-à-dire : Celui qui nous a donné la vie, nous a soutenus et nous a fait parvenir à ce moment, en soi, car elle est récitée comme elle l’est au début de chaque Fête ; une Fête [regel] en soi, et il n’y a pas de mitsva de s’asseoir dans la soucca (voir Tosafot) ; une offrande [korban] en soi, car le nombre d’offrandes sacrifiées le Huitième Jour n’est pas la continuation du nombre sacrifié à Souccot, mais relève d’un nouveau calcul ; un chant [shira] en soi, puisque les psaumes récités par les Lévites pendant que les offrandes sont sacrifiées le Huitième Jour ne sont pas la continuation de ceux récités à Souccot ; une bénédiction [berakha] en soi, car l’ajout à la troisième bénédiction du Birkat Hamazon et à la prière de la Amida (voir Tosafot) est formulé d’une manière différente de celle de l’ajout récité à Souccot.
מַתְנִי׳ הַהַלֵּל וְהַשִּׂמְחָה — שְׁמוֹנָה. כֵּיצַד? מְלַמֵּד שֶׁחַיָּיב אָדָם בְּהַלֵּל וּבְשִׂמְחָה וּבִכְבוֹד יוֹם טוֹב הָאַחֲרוֹן שֶׁל חַג כִּשְׁאָר כׇּל יְמוֹת הַחַג.
MICHNA : Cette michna développe la première michna de ce chapitre. L’obligation de réciter le hallel et la mitsva de se réjouir pendant la fête, en offrant des sacrifices et en mangeant la viande des offrandes de paix, est toujours de huit jours. La michna explique : Comment cela ? Cela enseigne qu’une personne est tenue de réciter le hallel, et d’accomplir la mitsva de se réjouir, et de révérer le dernier jour de la fête comme elle l’est pour tous les autres jours de la fête.
גְּמָ׳ מְנָא הָנֵי מִילֵּי — דְּתָנוּ רַבָּנַן: ״וְהָיִיתָ אַךְ שָׂמֵחַ״ — לְרַבּוֹת לֵילֵי יוֹם טוֹב הָאַחֲרוֹן. אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא יוֹם טוֹב הָרִאשׁוֹן? כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר ״אַךְ״ — חִלֵּק.
GUEMARA : La Guemara demande : D’où ces éléments sont-ils dérivés, à savoir que le huitième jour de la Fête, on est tenu de se réjouir ? Cela s’apprend comme les Sages l’ont enseigné au sujet du verset qui dit à propos de Souccot : « Et tu seras uniquement joyeux » (Deutéronome 16:15). Le verset vient inclure les soirs du dernier jour de la Fête, c’est-à-dire que même alors, on est tenu de se réjouir en prenant part à la viande des offrandes de paix sacrifiées le jour précédent. La Guemara demande : Le verset vient-il inclure le soir du huitième jour ? Ou, peut-être, il vient inclure seulement le soir du premier jour de la Fête. La Guemara répond : Lorsque le verset dit : uniquement, cela est exclusif, et il a distingué cette nuit des autres nuits de la Fête.
וּמָה רָאִיתָ לְרַבּוֹת לֵילֵי יוֹם טוֹב הָאַחֲרוֹן וּלְהוֹצִיא לֵילֵי יוֹם טוֹב הָרִאשׁוֹן? מְרַבֶּה אֲנִי לֵילֵי יוֹם טוֹב הָאַחֲרוֹן — שֶׁיֵּשׁ שִׂמְחָה לְפָנָיו, וּמוֹצִיא אֲנִי לֵילֵי יוֹם טוֹב הָרִאשׁוֹן — שֶׁאֵין שִׂמְחָה לְפָנָיו.
La Guemara demande : Qu’as-tu vu qui t’a conduit à inclure les soirs du dernier jour de la Fête dans la mitsva de la réjouissance et à exclure les soirs du premier jour de la Fête ? Pourquoi ne pas exiger qu’une personne offre des sacrifices de paix l’après-midi précédant la Fête afin qu’ils soient consommés la première nuit ? La Guemara répond : J’inclus les soirs du dernier jour de la Fête, avant lesquels il y a un jour de réjouissance, car il est raisonnable que la réjouissance se poursuive, et j’exclus les soirs du premier jour de la Fête, avant lesquels il n’y a pas de jour de réjouissance, car il n’y a pas d’obligation d’offrir des sacrifices l’après-midi précédant la Fête.
מַתְנִי׳ סוּכָּה — שִׁבְעָה. כֵּיצַד? גָּמַר מִלֶּאֱכוֹל — לֹא יַתִּיר אֶת סוּכָּתוֹ. אֲבָל מוֹרִיד אֶת הַכֵּלִים מִן הַמִּנְחָה וּלְמַעְלָה, מִפְּנֵי כְּבוֹד יוֹם טוֹב הָאַחֲרוֹן שֶׁל חַג.
MICHNA : La mitsva de la soucca est de sept jours. Comment s’acquitte-t-on de cette obligation pendant sept jours entiers ? Lorsque quelqu’un a fini de manger le septième jour, il ne doit pas démonter sa soucca immédiatement, car l’obligation se poursuit jusqu’à la fin de la journée. Cependant, il descend les ustensiles de la soucca dans la maison à partir de l’heure de minḥa et au-delà, par égard pour le dernier jour de la Fête, lorsqu’il aura besoin des ustensiles dans la maison.
גְּמָ׳ אֵין לוֹ כֵּלִים לְהוֹרִיד, מַהוּ? אֵין לוֹ כֵּלִים?! אֶלָּא כִּי אִשְׁתַּמַּשׁ בְּמַאי אִשְׁתַּמַּשׁ? אֶלָּא: אֵין לוֹ מָקוֹם לְהוֹרִיד כֵּלָיו, מַהוּ? רַבִּי חִיָּיא בַּר (רַב) אָמַר: פּוֹחֵת בָּהּ אַרְבָּעָה. וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי אָמַר: מַדְלִיק בָּהּ אֶת הַנֵּר.
GUEMARA : La Guemara demande : Si quelqu’un n’a pas d’ustensiles à descendre de la soukka, que doit-il faire ? La Guemara demande : Il n’a pas d’ustensiles ? Mais lorsqu’il a utilisé sa soukka pendant la fête, avec quels ustensiles a-t-il mangé lorsqu’il utilisait la soukka ? Plutôt, telle est la question : s’il n’a pas d’endroit où il puisse descendre ses ustensiles et qu’il doive continuer à manger dans la soukka, quelle est la halakha ? Que peut-il faire pour souligner le fait qu’il mange là non pour accomplir une mitsva, violant ainsi l’interdiction d’ajouter aux mitsvot de la Torah, mais seulement faute d’alternative ? Rabbi Ḥiyya bar Rav a dit : Il réduit la couverture de la soukka de quatre paumes, rendant ainsi la soukka invalide. Et Rabbi Yehoshua ben Levi a dit : Il allume une lampe à l’intérieur de la soukka, ce qui est interdit pendant la fête de Soukkot.
וְלָא פְּלִיגִי: הָא לַן וְהָא לְהוּ.
La Guemara note : Et ils ne sont pas en désaccord au sujet de la halakha. Au contraire, ils proposent des solutions différentes pour des lieux différents. Ceci est pour nous, qui vivons en dehors d’Eretz Yisrael, et ceci est pour eux, qui vivent en Eretz Yisrael. Ceux qui vivent en Eretz Yisrael réduisent la couverture, puisque l’obligation de s’asseoir dans la sukka ne s’applique plus. Cependant, ceux qui vivent en dehors d’Eretz Yisrael, qui sont tenus de s’asseoir dans la sukka le huitième jour, au sujet duquel il existe une incertitude quant au fait qu’il pourrait s’agir du septième jour, doivent trouver une autre manière de distinguer le huitième jour des jours de la fête de Souccot.
הָא תִּינַח סוּכָּה קְטַנָּה, סוּכָּה גְּדוֹלָה מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? דִּמְעַיֵּיל בַּהּ מָאנֵי מֵיכְלָא. דְּאָמַר רָבָא: מָאנֵי מֵיכְלָא — בַּר מִמְּטַלַּלְתָּא. מָאנֵי מִשְׁתְּיָא — בִּמְטַלַּלְתָּא.
La Guemara demande : Cela s’explique bien en ce qui concerne une petite soucca, puisqu’il est interdit d’y allumer une lampe en raison du danger d’incendie, et allumer une lampe soulignera la distinction. Cependant, en ce qui concerne une grande soucca, où il n’y a pas d’interdiction et donc pas de distinction, que peut-on dire ? La Guemara répond : On souligne la distinction en ce qu’il y apporte des ustensiles de repas, par exemple des marmites dans lesquelles la nourriture a été cuite, dans la soucca, comme Rava l’a dit : Les ustensiles de repas sont sortis de la soucca ; les ustensiles de boisson restent dans la soucca. En laissant les marmites et les poêles dans la soucca, il indique que la soucca n’est plus impliquée dans l’accomplissement de la mitsva.
מַתְנִי׳ נִיסּוּךְ הַמַּיִם כֵּיצַד? צְלוֹחִית שֶׁל זָהָב מַחְזֶקֶת שְׁלֹשָׁה לוּגִּים הָיָה מְמַלֵּא מִן הַשִּׁילוֹחַ. הִגִּיעוּ לְשַׁעַר הַמַּיִם, תָּקְעוּ וְהֵרִיעוּ וְתָקְעוּ. עָלָה בַּכֶּבֶשׁ וּפָנָה לִשְׂמֹאלוֹ, שְׁנֵי סְפָלִים שֶׁל כֶּסֶף הָיוּ שָׁם. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: שֶׁל סִיד הָיוּ, אֶלָּא שֶׁהָיוּ מוּשְׁחָרִין פְּנֵיהֶם מִפְּנֵי הַיַּיִן. וּמְנוּקָּבִין
MISHNA: En ce qui concerne le rite de la libation d’eau accompli dans le Temple pendant la fête, comment était-il accompli ? On remplissait une cruche d’or d’une capacité de trois log avec de l’eau de la piscine de Siloé. Lorsque ceux qui étaient allés chercher l’eau arrivaient à la Porte de l’Eau, ainsi appelée parce que l’eau pour la libation était apportée par cette porte menant à la cour du Temple, ils sonnaient une tekia, sonnaient une terua, et sonnaient une autre tekia en signe de joie. Le prêtre montait la rampe de l’autel et se tournait vers sa gauche. Il y avait là deux bassins d’argent dans lesquels il versait l’eau. Rabbi Yehuda dit : Ils étaient en calcaire, mais ils noircissaient à cause du vin et paraissaient donc être en argent. Les deux bassins étaient percés au fond