Drashot AI Logo
מַאי לָאו, זְמַן? לֹא, בִּרְכַּת הַמָּזוֹן וּתְפִלָּה.
Quoi, n’est-ce pas que la bénédiction mentionnée est la bénédiction du temps, à l’appui de l’opinion de Rabbi Yoḥanan ? La Guemara rejette cette possibilité : Non, la bénédiction ici est le Birkat Hamazon et la prière de la Amida, où l’on mentionne Chemini Atséret et non Souccot. Par conséquent, cela ne soutient pas l’opinion de Rabbi Yoḥanan selon laquelle on récite la bénédiction du temps à Chemini Atséret.
הָכִי נָמֵי מִסְתַּבְּרָא, דְּאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ זְמַן — זְמַן כׇּל שִׁבְעָה מִי אִיכָּא? הָא לָא קַשְׁיָא: דְּאִי לָא בָּרֵיךְ הָאִידָּנָא — מְבָרֵךְ לִמְחַר, אוֹ לְיוֹמָא אַחֲרִינָא.
La Guemara dit : De même, il est raisonnable que ce soit la bonne compréhension de la baraita, car si l’on devait penser que la baraita fait référence à la bénédiction du temps, y a-t-il une bénédiction du temps pendant les sept jours de Souccot ? On ne récite la bénédiction que le premier jour. La Guemara répond : Cela n’est pas difficile, et ce n’est pas une preuve que la baraita ne fait pas référence à la bénédiction du temps, car la baraita pourrait vouloir dire que si l’on n’a pas récité la bénédiction aujourd’hui, le premier jour, on récite la bénédiction le lendemain ou un autre jour de la fête. Dans ces circonstances, la bénédiction du temps peut être récitée n’importe lequel des sept jours.
מִכׇּל מָקוֹם כּוֹס בָּעֵינַן! לֵימָא מְסַיַּיע לֵיהּ לְרַב נַחְמָן, דְּאָמַר רַב נַחְמָן: זְמַן אוֹמְרוֹ אֲפִילּוּ בַּשּׁוּק. דְּאִי אָמְרַתְּ בָּעֵינַן כּוֹס — כּוֹס כֹּל יוֹמָא מִי אִיכָּא? דִּלְמָא דְּאִיקְּלַע לֵיהּ כּוֹס.
La Guemara demande : Comment pouvait-on réciter la bénédiction du temps chacun des jours de Souccot, si dans tous les cas nous exigeons que la bénédiction soit récitée sur une coupe de vin, et que tout le monde n’a pas accès au vin pendant les jours intermédiaires de la fête ? Du fait que la Guemara ne tient pas compte de ce facteur, disons que cette baraita appuie l’opinion de Rav Naḥman, car Rav Naḥman a dit : On récite la bénédiction du temps même au marché, sans vin, car, si tu dis que nous exigeons une coupe de vin pour réciter la bénédiction du temps, y a-t-il une coupe de vin disponible chaque jour qui permettrait à quelqu’un de réciter la bénédiction pendant les jours intermédiaires de la fête ? La Guemara rejette cette preuve : Peut-être que la baraita parle d’un cas où une coupe de vin est par hasard devenue disponible pour lui. La baraita ne décrit pas la méthode préférable pour réciter la bénédiction, mais seulement une possibilité.
וְסָבַר רַבִּי יְהוּדָה שְׁמִינִי טָעוּן לִינָה? וְהָא תַּנְיָא, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: מִנַּיִן לְפֶסַח שֵׁנִי שֶׁאֵינוֹ טָעוּן לִינָה — שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּפָנִיתָ בַבֹּקֶר וְהָלַכְתָּ לְאֹהָלֶיךָ״, וּכְתִיב: ״שֵׁשֶׁת יָמִים תֹּאכַל מַצּוֹת״. אֶת שֶׁטָּעוּן שִׁשָּׁה — טָעוּן לִינָה, אֶת שֶׁאֵינוֹ טָעוּן שִׁשָּׁה — אֵינוֹ טָעוּן לִינָה. לְמַעוֹטֵי מַאי? לָאו לְמַעוֹטֵי נָמֵי שְׁמִינִי שֶׁל חַג?
La Guemara demande : Rabbi Yehouda soutient-il vraiment que le Huitième Jour d’Assemblée exige que l’on reste passer la nuit à son issue ? Mais n’a-t-il pas été enseigné dans une baraita que Rabbi Yehouda dit : D’où déduit-on que le second Pesaḥ, lorsque l’agneau pascal est offert par ceux qui étaient impurs et n’ont pas pu l’offrir lors du premier Pesaḥ, ne requiert pas de passer la nuit à son issue ? Comme il est dit au sujet du premier Pesaḥ : « Et tu te tourneras le matin et tu iras vers tes tentes » (Deutéronome 16:7), et immédiatement après il est écrit : « Pendant six jours tu mangeras des matzot » (Deutéronome 16:8). De la juxtaposition de ces deux versets, Rabbi Yehouda déduit ce qui suit : Ce qui requiert l’observance des six jours suivants requiert de passer la nuit ; ce qui ne requiert pas l’observance des six jours suivants ne requiert pas de passer la nuit. Qu’est-ce que cette juxtaposition vient exclure ? N’est-ce pas pour exclure le huitième jour de la Fête, puisqu’il n’est pas suivi de l’observance de six jours ?
לָא, לְמַעוֹטֵי פֶּסַח שֵׁנִי דִּכְווֹתֵיהּ. הָכִי נָמֵי מִסְתַּבְּרָא, דִּתְנַן: הַבִּיכּוּרִים טְעוּנִין קׇרְבָּן וְשִׁיר וּתְנוּפָה וְלִינָה. מַאן שָׁמְעַתְּ לֵיהּ דְּאָמַר תְּנוּפָה — רַבִּי יְהוּדָה, וְקָאָמַר: טָעוּן לִינָה.
La Guemara rejette cela : Non, cela vient exclure le second Pessaḥ, qui est semblable au premier Pessaḥ en ce qui concerne son offrande, et cela enseigne que, puisqu’il n’est pas suivi par l’observance de six jours, il n’y a pas d’obligation de passer la nuit sur place. La Guemara dit : De même, il est raisonnable de dire que Rabbi Yehouda exclut le second Pessaḥ, comme nous l’avons appris dans une michna : Les prémices nécessitent une offrande de paix apportée avec elles, un chant propre à l’occasion, chanté par les Lévites, balancement rituel, et passer la nuit sur place. Qui as-tu entendu dire que les prémices nécessitent un balancement rituel ? C’est Rabbi Yehouda, et la michna dit que les prémices nécessitent de passer la nuit sur place. Apparemment, Rabbi Yehouda n’exclut que le second Pessaḥ de l’obligation de passer la nuit sur place.
דְּתַנְיָא, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: ״וְהִנַּחְתּוֹ״ — זוֹ תְּנוּפָה. אַתָּה אוֹמֵר זוֹ תְּנוּפָה, אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא הַנָּחָה מַמָּשׁ. כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר ״וְהִנִּיחוֹ״, הֲרֵי הַנָּחָה אָמוּר. הָא מָה אֲנִי מְקַיֵּים ״וְהִנַּחְתּוֹ״ — זוֹ תְּנוּפָה.
Rabbi Yehouda soutient que les prémices requièrent un balancement rituel, comme cela a été enseigné dans une baraita : Rabbi Yehouda dit qu’il est dit au sujet des prémices : « Et tu le déposeras » devant le Seigneur ton Dieu, (Deutéronome 26:10), et cela fait référence au balancement rituel devant l’autel du panier contenant les prémices. Dis-tu que cela fait référence au balancement rituel, ou peut-être cela fait-il référence seulement au fait de le déposer réellement à côté de l’autel ? Lorsque la Torah dit : « Et le prêtre prendra le panier de ta main et le déposera devant l’autel du Seigneur ton Dieu » (Deutéronome 26:4), le dépôt a déjà été énoncé. Comment, alors, dois-je établir le sens du verset : « Et tu le déposeras » ? Cela fait référence au balancement rituel.
וְדִלְמָא רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב הִיא, דְּתַנְיָא: ״וְלָקַח הַכֹּהֵן הַטֶּנֶא מִיָּדֶךָ״ — לִימֵּד עַל הַבִּיכּוּרִים שֶׁטְּעוּנִין תְּנוּפָה, דִּבְרֵי רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב.
La Guemara demande : Et peut-être la baraita qui exige que l’on passe la nuit à Jérusalem lorsqu’on apporte les prémices n’est pas conforme à l’opinion de Rabbi Yehouda. Au contraire, elle est conforme à l’opinion de Rabbi Eliezer ben Ya’akov, qui soutient lui aussi que les prémices nécessitent le balancement rituel. Comme il a été enseigné dans une baraita, il est écrit : « Et le prêtre prendra la corbeille de ta main » (Deutéronome 26:4), ce qui enseigne au sujet des prémices qu’elles nécessitent le balancement rituel. Telle est la déclaration de Rabbi Eliezer ben Ya’akov.
מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב? אָתְיָא ״יָד״ ״יָד״ מִשְּׁלָמִים, כְּתִיב הָכָא: ״וְלָקַח הַכֹּהֵן הַטֶּנֶא מִיָּדֶךָ״, וּכְתִיב הָתָם: ״יָדָיו תְּבִיאֶינָה אֵת אִשֵּׁי ה׳״.
La Guemara demande : Quelle est la raison de l’opinion de Rabbi Eliezer ben Ya’akov ? Comment déduit-il de ce verset le balancement des prémices ? La Guemara répond : Cela est dérivé au moyen d’une analogie verbale entre le terme « main » écrit au sujet des prémices et le terme « main » écrit au sujet d’un sacrifice de paix. Il est écrit ici, au sujet des prémices : « Et le prêtre prendra la corbeille de ta main », et il est écrit là-bas, au sujet d’un sacrifice de paix : « Ses propres mains apporteront les offrandes du Seigneur consumées par le feu ; il apportera la graisse avec la poitrine, afin que la poitrine soit balancée devant le Seigneur » (Lévitique 7:30).
מָה כָּאן — כֹּהֵן, אַף לְהַלָּן — כֹּהֵן. וּמָה לְהַלָּן — בְּעָלִים, אַף כָּאן — בְּעָלִים. הָא כֵּיצַד? כֹּהֵן מַנִּיחַ יָדוֹ תַּחַת יָד בְּעָלִים וּמֵנִיף.
De plus, on peut déduire au moyen de l’analogie verbale que de même qu’ici, en ce qui concerne les prémices, un prêtre effectue le balancement rituel, de même aussi, en ce qui concerne une offrande de paix, un prêtre effectue le balancement rituel. Et de même que là-bas, en ce qui concerne une offrande de paix, le propriétaire effectue le balancement rituel, de même ici, en ce qui concerne les prémices, le propriétaire effectue le balancement rituel. Comment cela? Comment le prêtre et le propriétaire peuvent-ils tous deux effectuer le balancement rituel ? Le propriétaire place ses mains sous l’offrande de paix ou sous les prémices, et le prêtre place sa main sous la main du propriétaire et l’agite avec lui. En tout état de cause, Rabbi Eliezer ben Ya’akov exige le balancement rituel des prémices. Il est donc possible que la baraita soit énoncée conformément à l’opinion de Rabbi Eliezer ben Ya’akov, et aucune preuve concluante ne peut être citée concernant l’opinion de Rabbi Yehuda.
מַאי הָוֵי עֲלַהּ? רַב נַחְמָן אָמַר: אוֹמְרִים זְמַן בִּשְׁמִינִי שֶׁל חַג, וְרַב שֵׁשֶׁת אָמַר: אֵין אוֹמְרִים זְמַן בִּשְׁמִינִי שֶׁל חַג. וְהִלְכְתָא: אוֹמְרִים זְמַן בִּשְׁמִינִי שֶׁל חַג.
Quelle conclusion halakhique a été retenue concernant la bénédiction du temps ? Rav Naḥman a dit : On récite la bénédiction du temps le huitième jour de la fête de Soukkot. Et Rav Sheshet a dit : On ne récite pas la bénédiction du temps le huitième jour de la Fête. La Guemara conclut : Et la halakha est que l’on récite la bénédiction du temps le huitième jour de la Fête.
תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַב נַחְמָן: שְׁמִינִי
La Guemara note : Il a été enseigné dans une baraitaconformément à l’opinion de Rav Naḥman : le huitième jour

Les traductions générées par l'IA peuvent ne pas être entièrement précises.

Pour des commentaires ou des corrections, contactez drashot@drashot.ai.

Textes fournis par Sefaria