הָעוֹשֶׂה לוּלָב לְעַצְמוֹ, אוֹמֵר: ״בָּרוּךְ ... שֶׁהֶחֱיָינוּ וְקִיְּימָנוּ וְהִגִּיעָנוּ לִזְמַן הַזֶּה״. נְטָלוֹ לָצֵאת בּוֹ, אוֹמֵר: ״בָּרוּךְ ... אֲשֶׁר קִדְּשָׁנוּ בְּמִצְוֹתָיו וְצִוָּנוּ עַל נְטִילַת לוּלָב״. וְאַף עַל פִּי שֶׁבֵּירַךְ עָלָיו יוֹם רִאשׁוֹן, חוֹזֵר וּמְבָרֵךְ כׇּל שִׁבְעָה. הָעוֹשֶׂה סוּכָּה לְעַצְמוֹ, אוֹמֵר: ״בָּרוּךְ ... שֶׁהֶחֱיָינוּ וְקִיְּימָנוּ כּוּ׳״, נִכְנַס לֵישֵׁב בָּהּ, אוֹמֵר: ״אֲשֶׁר קִדְּשָׁנוּ בְּמִצְוֹתָיו וְצִוָּנוּ לֵישֵׁב בַּסּוּכָּה״, וְכֵיוָן שֶׁבֵּירַךְ יוֹם רִאשׁוֹן — שׁוּב אֵינוֹ מְבָרֵךְ.
Celui qui prépare pour lui-même un loulav, mais non celui qui en prépare pour d’autres, récite en le préparant la veille de la fête : Béni… Qui nous a donné la vie, nous a soutenus et nous a fait parvenir à ce moment. Lorsqu’il le prend pendant la fête afin de s’acquitter de son obligation, il dit : Béni… Qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné au sujet de la prise d’un loulav. Et bien qu’il ait récité la bénédiction sur le loulav le premier jour de la fête, il répète et récite la bénédiction sur le loulav pendant les sept jours lorsqu’il accomplit la mitsva. Celui qui établit pour lui-même une sukka récite : Béni… Qui nous a donné la vie, nous a soutenus et nous a fait parvenir à ce moment. Lorsqu’il entre pour s’asseoir dans la sukka, il récite : « Béni… Qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné de résider dans la sukka. Et une fois qu’il a récité la bénédiction le premier jour, il ne la récite plus les autres jours, car les sept jours sont considérés comme une seule unité.״
קַשְׁיָא לוּלָב אַלּוּלָב, קַשְׁיָא סוּכָּה אַסּוּכָּה!
Or, la halakha citée dans cette baraita, selon laquelle la bénédiction sur le loulav est récitée pendant les sept jours, est difficile; elle contredit la halakha énoncée par Rabba bar bar Ḥana au nom de Rabbi Yoḥanan, selon laquelle la bénédiction sur le loulav n’est récitée que le premier jour. La halakha citée dans cette baraita, selon laquelle la bénédiction sur la sukka n’est récitée que le premier jour, est également difficile, car elle contredit la halakha que Rabba bar bar Ḥana a dit que Rabbi Yoḥanan a dite, selon laquelle la bénédiction sur la sukka est récitée pendant les sept jours.
בִּשְׁלָמָא לוּלָב אַלּוּלָב לָא קַשְׁיָא: כָּאן בִּזְמַן שֶׁבֵּית הַמִּקְדָּשׁ קַיָּים, כָּאן בִּזְמַן שֶׁאֵין בֵּית הַמִּקְדָּשׁ קַיָּים. אֶלָּא סוּכָּה אַסּוּכָּה קַשְׁיָא!
La Guemara continue : Soit, la contradiction entre la halakha concernant le loulav dans la baraita et la halakha concernant le loulav énoncée au nom de Rabbi Yoḥanan n’est pas difficile. Ici, dans la baraita, où la halakha est de réciter la bénédiction chaque jour, il s’agit d’une époque où le Temple existe, où la mitsva du loulav est accomplie pendant les sept jours. Là-bas, dans le cas de la déclaration de Rabbi Yoḥanan selon laquelle la bénédiction n’est récitée que le premier jour, il s’agit d’une époque où le Temple n’existe pas. Cependant, la contradiction entre une halakha de soucca et l’autre halakha de soucca reste difficile, car la déclaration de Rabbi Yoḥanan indique que la mitsva de soucca pendant la fête est considérée comme sept mitsvot distinctes, tandis que la halakha dans la baraita indique qu’il s’agit d’une seule mitsva continue.
תַּנָּאֵי הִיא. דְּתַנְיָא: תְּפִילִּין, כׇּל זְמַן שֶׁמַּנִּיחָן — מְבָרֵךְ עֲלֵיהֶן, דִּבְרֵי רַבִּי. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵינוֹ מְבָרֵךְ אֶלָּא שַׁחֲרִית בִּלְבַד.
La Guemara répond : Cette question est liée à une controverse générale entre tannaïm, comme cela a été enseigné dans une baraita : En ce qui concerne les phylactères, chaque fois qu’une personne les met, elle récite la bénédiction sur eux ; telle est l’opinion de Rabbi Yehouda HaNassi. Et les Sages disent : On ne récite la bénédiction que le matin. Apparemment, ces tannaïm discuteraient également de la question de la soukka : récite-t-on la bénédiction chaque fois qu’on accomplit la mitsva, ou seulement la première fois qu’on l’accomplit au début de Soukkot ?
אִתְּמַר, אַבָּיֵי אָמַר: הִלְכְתָא כְּרַבִּי, וְרָבָא אָמַר: הִלְכְתָא כְּרַבָּנַן. אָמַר רַב מָרִי בְּרַהּ דְּבַת שְׁמוּאֵל: חֲזֵינָא לֵיהּ לְרָבָא דְּלָא עָבֵיד כִּשְׁמַעְתֵּיהּ, אֶלָּא מַקְדֵּים וְקָאֵי וְעָיֵיל בֵּית הַכִּסֵּא, וְנָפֵיק וּמָשֵׁי יְדֵיהּ וּמַנַּח תְּפִילִּין וּמְבָרֵךְ. וְכִי אִצְטְרִיךְ זִימְנָא אַחֲרִינָא, עָיֵיל לְבֵית הַכִּסֵּא, וְנָפֵיק וּמָשֵׁי יְדֵיהּ וּמַנַּח תְּפִילִּין וּמְבָרֵךְ, וַאֲנַן נָמֵי כְּרַבִּי עָבְדִינַן, וּמְבָרְכִין כׇּל שִׁבְעָה.
À propos des phylactères, il a été déclaré que Abaye a dit : La halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Yehuda HaNasi, et Rava a dit : La halakha est conforme à l’opinion des Sages. Rav Mari, fils de la fille de Shmuel, a dit : J’ai observé Rava, qui n’agissait pas conformément à sa propre halakha et ne récitait la bénédiction sur les phylactères qu’une seule fois. Au contraire, il se lève tôt, entre aux toilettes, sort, se lave les mains, met les phylactères et récite la bénédiction. Et lorsqu’il a besoin d’y aller une autre fois, il entre aux toilettes, sort, se lave les mains et ensuite met les phylactères, et ensuite récite la bénédiction. Et nous aussi, dans le cas de la sukka, agissons conformément à l’opinion de Rabbi Yehuda HaNasi et récitons la bénédiction pendant les sept jours.
אָמַר מָר זוּטְרָא: חֲזֵינָא לֵיהּ לְרַב פַּפֵּי, דְּכׇל אֵימַת דְּמַנַּח תְּפִילִּין מְבָרֵךְ. רַבָּנַן דְּבֵי רַב אָשֵׁי, כׇּל אֵימַת דִּמְ[מַ]שְׁמְשִׁי בְּהוּ מְבָרְכִי.
Mar Zutra a dit : J’ai observé Rav Pappi, qui récitait la bénédiction chaque fois qu’il mettait les phylactères. Les Sages de l’école de Rav Ashi récitaient la bénédiction chaque fois qu’ils touchaient les phylactères qu’ils mettaient.
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: מִצְוַת לוּלָב כׇּל שִׁבְעָה. וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי אָמַר: יוֹם רִאשׁוֹן — מִצְוַת לוּלָב, מִכָּאן וְאֵילָךְ מִצְוַת זְקֵנִים. וְרַבִּי יִצְחָק אָמַר: כָּל יוֹמָא מִצְוַת זְקֵנִים. וַאֲפִילּוּ יוֹם רִאשׁוֹן?! וְהָא קַיְימָא לַן דְּיוֹם רִאשׁוֹן דְּאוֹרָיְיתָא! אֵימָא: בַּר מִיּוֹם רִאשׁוֹן. אִי הָכִי — הַיְינוּ דְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי! אֵימָא: וְכֵן אָמַר רַבִּי יִצְחָק.
§ Rav Yehuda a dit que Shmuel a dit : La bénédiction sur la mitsva du loulav est récitée pendant les sept jours de la fête. Et Rabbi Yehoshua ben Levi a dit : Le premier jour, il y a la mitsva du loulav selon la loi de la Torah, et l’on récite une bénédiction. À partir de ce moment et par la suite, c’est une mitsva des Anciens, une ordonnance rabbinique en souvenir du Temple, et l’on n’est pas tenu de réciter une bénédiction. Rabbi Yitzḥak a dit : À chaque jour de Souccot, c’est une mitsva des Anciens. La Guemara s’interroge : Même le premier jour ? Mais ne soutenons-nous pas que le premier jour la mitsva du loulav est selon la Torah ? La Guemara corrige la citation. Dis que Rabbi Yitzḥak a dit : Chaque jour de Souccot, sauf le premier jour. La Guemara demande : Si c’est le cas, cette opinion est la même que celle de Rabbi Yehoshua ben Levi ; mais il semble qu’ils soient en désaccord. La Guemara répond : Corrige la citation et dis : Et de même, Rabbi Yitzḥak a dit, en accord avec Rabbi Yehoshua ben Levi.
וְאַף רַב סָבַר: כׇּל שִׁבְעָה מִצְוַת לוּלָב. דְּאָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אָשֵׁי אָמַר רַב: הַמַּדְלִיק נֵר שֶׁל חֲנוּכָּה — צָרִיךְ לְבָרֵךְ. רַבִּי יִרְמְיָה אָמַר: הָרוֹאֶה נֵר שֶׁל חֲנוּכָּה — צָרִיךְ לְבָרֵךְ. מַאי מְבָרֵךְ? אָמַר רַב יְהוּדָה: יוֹם רִאשׁוֹן, הַמַּדְלִיק מְבָרֵךְ שָׁלֹשׁ, הָרוֹאֶה מְבָרֵךְ שְׁתַּיִם. מִכָּאן וְאֵילָךְ, מַדְלִיק מְבָרֵךְ שְׁתַּיִם, וְרוֹאֶה מְבָרֵךְ אַחַת.
La Guemara note : Et Rav soutenait également que la bénédiction sur la mitsva du loulav est récitée pendant les sept jours, et l’on récite la bénédiction même durant les six jours où la mitsva relève de la loi rabbinique, comme l’a dit Rabbi Ḥiyya bar Ashi, selon qui Rav a dit : Celui qui allume une lumière de Hanoucca doit réciter une bénédiction. Rabbi Yirmeya a dit : Celui qui voit une lumière de Hanoucca allumée doit réciter une bénédiction. Quelles bénédictions récite-t-on ? Rav Yehouda a dit : Le premier jour de Hanoucca, celui qui allume récite trois bénédictions : allumer la lumière de Hanoucca, Celui qui a accompli des miracles, et la bénédiction du temps. Celui qui voit des lumières allumées récite deux bénédictions. À partir de ce moment et par la suite, à compter du deuxième jour de Hanoucca, celui qui allume récite deux bénédictions, et celui qui voit récite une bénédiction.
וּמַאי מְבָרֵךְ: ״בָּרוּךְ ... אֲשֶׁר קִדְּשָׁנוּ בְּמִצְוֹתָיו וְצִוָּנוּ לְהַדְלִיק נֵר (שֶׁל) חֲנוּכָּה״. וְהֵיכָן צִוָּנוּ? מִ״לֹּא תָּסוּר״. וְרַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק אָמַר: ״שְׁאַל אָבִיךָ וְיַגֵּדְךָ״.
La Guemara demande : Et quelle est la première bénédiction que l’on récite ? Il récite : Béni… qui nous a sanctifiés par Ses mitsvot et nous a ordonné d’allumer la lumière de Hanoucca. La Guemara demande : Et où nous l’a-t-Il ordonné ? La mitsva de Hanoucca n’est pas mentionnée dans la Torah, alors comment peut-on dire qu’elle nous a été ordonnée par Dieu ? La Guemara répond : L’obligation de réciter cette bénédiction est dérivée du verset : « Tu ne t’écarteras pas de la sentence qu’ils te déclareront, ni à droite ni à gauche » (Deutéronome 17:11). De ce verset est dérivée la mitsva incombant à tous les Juifs d’écouter les paroles et les décrets des Sages. Par conséquent, celui qui accomplit leurs directives accomplit une mitsva selon la loi de la Torah. Rav Naḥman bar Yitzḥak a dit que la mitsva d’écouter la voix des Anciens est dérivée du verset : « Interroge ton père, et il te le fera savoir, tes Anciens, et ils te le diront » (Deutéronome 32:7).
(מַאי מְמַעֵט? — זְמַן. אֵימָא מְמַעֵט נֵס? נֵס כֹּל יוֹמָא אִיתֵיהּ). רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק מַתְנֵי לַהּ בְּהֶדְיָא, אָמַר רַב: כׇּל שִׁבְעָה מִצְוַת לוּלָב.
La Guemara demande : Quelle bénédiction omet-il les autres jours de Hanoucca ? La Guemara répond : Il omet la bénédiction du temps : Qui nous a donné la vie, nous a soutenus et nous a fait parvenir à ce moment. La Guemara demande : Et dis qu’il omet la bénédiction du miracle : Qui a accompli des miracles. La Guemara répond : Le miracle est pertinent pour tous les jours, tandis que la bénédiction : Qui nous a donné la vie, n’est pertinente que la première fois où l’on accomplit la mitsva chaque année. En tout état de cause, de la déclaration de Rav, il est clair qu’on récite une bénédiction sur une mitsva rabbinique, et par conséquent on récite la bénédiction sur le loulav pendant les sept jours. Rav Naḥman bar Yitzḥak a enseigné cette halakha au nom de Rav explicitement, et il n’est pas nécessaire de déduire l’opinion de Rav à partir de déclarations dans d’autres domaines de la halakha. Rav a dit : Pendant les sept jours, on récite la bénédiction sur la mitsva du loulav.
תָּנוּ רַבָּנַן: הָעוֹשֶׂה סוּכָּה לְעַצְמוֹ, אוֹמֵר: ״בָּרוּךְ ... שֶׁהֶחֱיָינוּ כּוּ׳״. נִכְנַס לֵישֵׁב בָּהּ, אוֹמֵר: ״בָּרוּךְ ... אֲשֶׁר קִדְּשָׁנוּ כּוּ׳״. הָיְתָה עֲשׂוּיָה וְעוֹמֶדֶת, אִם יָכוֹל לְחַדֵּשׁ בָּהּ דָּבָר — מְבָרֵךְ. אִם לָאו, לִכְשֶׁיִּכָּנֵס לֵישֵׁב בָּהּ — מְבָרֵךְ שְׁתַּיִם. אָמַר רַב אָשֵׁי: חֲזֵינָא לֵיהּ לְרַב כָּהֲנָא דְּקָאָמַר לְהוּ לְכוּלְּהוּ אַכָּסָא דְקִדּוּשָׁא.
§ Les Sages ont enseigné dans une baraita : Celui qui établit une sukka pour lui-même récite : Béni…Qui nous a donné la vie, nous a soutenus et nous a fait parvenir à ce moment. Lorsqu’il entre pour résider dans la sukka, il récite : « Béni…Qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné de résider dans la sukka. Si la sukkaétait déjà établie et debout et n’a pas été construite pour l’accomplissement de la mitsva de sukka, alors s’il peut y introduire un élément nouveau dans la sukka pour l’accomplissement de la mitsva, il récite la bénédiction : Qui nous a donné la vie. Et sinon, alors lorsqu’il entre pour résider dans la sukka pendant la fête, il récite deux bénédictions : Résider dans la sukka, et : Qui nous a donné la vie. Rav Ashi a dit : J’ai observé Rav Kahana, qui récite toutes ces bénédictions sur la coupe sur laquelle il récite le kiddush.
תָּנוּ רַבָּנַן: הָיוּ לְפָנָיו מִצְוֹת הַרְבֵּה, אוֹמֵר: ״בָּרוּךְ ... אֲשֶׁר קִדְּשָׁנוּ בְּמִצְוֹתָיו וְצִוָּנוּ עַל הַמִּצְוֹת״. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: מְבָרֵךְ עַל כׇּל אַחַת וְאַחַת בִּפְנֵי עַצְמָהּ. אָמַר רַבִּי זֵירָא וְאִיתֵּימָא רַבִּי חֲנִינָא בַּר פָּפָּא: הִלְכְתָא כְּרַבִּי יְהוּדָה. וְאָמַר רַבִּי זֵירָא וְאִיתֵּימָא רַבִּי חֲנִינָא בַּר פָּפָּא: מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי יְהוּדָה — דִּכְתִיב: ״בָּרוּךְ ה׳ יוֹם יוֹם״, וְכִי בַּיּוֹם מְבָרְכִין אוֹתוֹ, וּבַלַּיְלָה אֵין מְבָרְכִין אוֹתוֹ? אֶלָּא בָּא לוֹמַר לְךָ: בְּכׇל יוֹם וְיוֹם תֵּן לוֹ מֵעֵין בִּרְכוֹתָיו, הָכָא נָמֵי — בְּכׇל דָּבָר וְדָבָר תֵּן לוֹ מֵעֵין בִּרְכוֹתָיו.
Les Sages ont enseigné : Si quelqu’un avait plusieurs mitzvot devant lui à accomplir, il récite : Béni… qui nous a sanctifiés par Ses mitzvot et nous a ordonné au sujet des mitzvot. Rabbi Yehouda dit : Il récite une bénédiction sur chacune et chacune en elle-même. Rabbi Zeira a dit, et certains disent que c’était Rabbi Ḥanina bar Pappa qui l’a dit : La halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Yehouda. Et Rabbi Zeira a dit, et certains disent que c’était Rabbi Ḥanina bar Pappa qui l’a dit : Quelle est la raison de l’opinion de Rabbi Yehouda ? C’est comme il est écrit : « Béni soit le Seigneur, jour après jour » (Psaumes 68:20). La question se pose : Est-ce donc ainsi qu’on Le bénit le jour et qu’on ne Le bénit pas la nuit ? Au contraire, le verset vient te dire : Chaque jour, donne au Seigneur les bénédictions appropriées à ce jour. Ici aussi, à l’égard de chaque chose et de chaque chose, donne-Lui des bénédictions appropriées à cette chose, et ne regroupe pas les bénédictions ensemble.
וְאָמַר רַבִּי זֵירָא וְאִיתֵּימָא רַבִּי חֲנִינָא בַּר פָּפָּא: בֹּא וּרְאֵה שֶׁלֹּא כְּמִדַּת הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא מִדַּת בָּשָׂר וְדָם. מִדַּת בָּשָׂר וָדָם — כְּלִי רֵיקָן
À propos de la halakha transmise par cette paire d’amora’im, la Guemara poursuit : Rabbi Zeira a dit, et certains disent que c’était Rabbi Ḥanina bar Pappa qui l’a dit : Viens voir que l’attribut de chair et de sang n’est pas comme l’attribut du Saint, béni soit-Il. L’attribut de chair et de sang est qu’un récipient vide