פָּחוֹת מֵאַרְבָּעָה — אֵין צָרִיךְ לְהָבִיא קוֹרָה אַחֶרֶת, אַרְבָּעָה — צָרִיךְ לְהָבִיא קוֹרָה אַחֶרֶת.
S'il y a un espace de moins de quatre palmes, il n'est pas nécessaire d'apporter une autre poutre transversale. Cependant, s'il y a un espace de quatre palmes, il faut apporter une autre poutre transversale.
וְכֵן שְׁתֵּי קוֹרוֹת הַמַּתְאִימוֹת, לֹא בָּזוֹ כְּדֵי לְקַבֵּל אָרִיחַ וְלֹא בָּזוֹ כְּדֵי לְקַבֵּל אָרִיחַ, אִם מְקַבְּלוֹת אָרִיחַ לְרׇחְבּוֹ טֶפַח — אֵין צָרִיךְ לְהָבִיא קוֹרָה אַחֶרֶת, וְאִם לָאו — צָרִיךְ לְהָבִיא קוֹרָה אַחֶרֶת,
De même, si deux poutres transversales parallèles, extrêmement étroites, sont placées côte à côte, bien qu’il n’y ait pas une largeur suffisante dans cette poutre pour recevoir et soutenir une petite brique, et qu’il n’y ait pas une largeur suffisante dans cette autre poutre pour recevoir et soutenir une petite brique, si les deux poutres ensemble peuvent recevoir une petite brique sur la largeur d’une paume, il n’est pas nécessaire d’apporter une autre poutre transversale pour rendre l’allée apte à ce qu’on y porte des objets. Mais sinon, il faut apporter une autre poutre transversale.
רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: אִם מְקַבְּלוֹת אָרִיחַ לְאׇרְכּוֹ שְׁלֹשָׁה טְפָחִים — אֵין צָרִיךְ לְהָבִיא קוֹרָה אַחֶרֶת. וְאִם לָאו — צָרִיךְ לְהָבִיא קוֹרָה אַחֶרֶת.
Rabban Shimon ben Gamliel dit : Si les deux poutres transversales peuvent recevoir une petite brique dans le sens de sa longueur, qui est de trois palmes, il n’est pas nécessaire d’apporter une autre poutre transversale, mais sinon, il faut apporter une autre poutre transversale.
הָיוּ אַחַת לְמַעְלָה וְאַחַת לְמַטָּה, רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: רוֹאִין הָעֶלְיוֹנָה כְּאִילּוּ הִיא לְמַטָּה, וְאֶת הַתַּחְתּוֹנָה כְּאִילּוּ הִיא לְמַעְלָה. וּבִלְבַד שֶׁלֹּא תְּהֵא עֶלְיוֹנָה לְמַעְלָה מֵעֶשְׂרִים אַמָּה, וְהַתַּחְתּוֹנָה לְמַטָּה מֵעֲשָׂרָה. הָא זֶה וְזֶה בְּתוֹךְ עֶשְׂרִים — אָמְרִינַן חֲבוֹט רְמִי אַף עַל גַּב דְּלֵית בֵּיהּ טֶפַח!
Rabbi Yossei, fils de Rabbi Yehouda, dit : Si ces deux poutres transversales étroites sont placées à des hauteurs différentes, l’une au-dessus et l’autre au-dessous, on considère la supérieure comme si elle était en dessous, et l’inférieure comme si elle était au-dessus, c’est-à-dire proches l’une de l’autre. Si les deux ensemble sont capables de soutenir une petite brique, elles rendent la ruelle apte au transport en son sein, bien qu’en réalité elles ne soient pas proches l’une de l’autre, à condition que la poutre supérieure ne soit pas à plus de vingt coudées du sol et que l’inférieure ne soit pas au-dessous de dix palmes du sol, entre lesquelles une poutre transversale rend une ruelle apte au transport en son sein. Par déduction, si à la fois cette poutre et cette autre poutre sont dans les vingt coudées, nous disons que le principe : Abaisse et projette la poutre supérieure vers le bas s’applique même s’il n’y a pas la largeur d’une palme dans la poutre supérieure. Cela est difficile selon l’opinion de Rava, car il soutient que le principe : Abaisse et projette, ne s’applique pas lorsque la largeur de la poutre transversale supérieure est inférieure à une palme.
אֲמַר לֵיהּ, תָּרֵיץ וְאֵימָא הָכִי: וּבִלְבַד שֶׁלֹּא תְּהֵא עֶלְיוֹנָה לְמַעְלָה מֵעֶשְׂרִים, אֶלָּא בְּתוֹךְ עֶשְׂרִים, וְהַתַּחְתּוֹנָה סְמוּכָה לָהּ בְּפָחוֹת מִשְּׁלֹשָׁה. אִי נָמֵי: בִּלְבַד שֶׁלֹּא תְּהֵא תַּחְתּוֹנָה לְמַטָּה מֵעֲשָׂרָה, אֶלָּא לְמַעְלָה מֵעֲשָׂרָה, וְעֶלְיוֹנָה סְמוּכָה לָהּ בְּפָחוֹת מִשְּׁלֹשָׁה, אֲבָל שְׁלֹשָׁה, כֵּיוָן דְּלֵית בֵּיהּ טֶפַח — לָא אָמְרִינַן חֲבוֹט רְמִי.
Rav Kahana lui dit : Interprète la baraita et dis comme suit : À condition que la poutre supérieure ne soit pas au-dessus de vingt coudées, mais plutôt dans les vingt coudées, et que l’inférieure lui soit adjacente, à moins de trois palmes d’elle, car dans ce cas elles sont réunies en vertu du principe de lavud et non du principe d’abaisser et projeter. Autrement, interprète la baraita comme suit : À condition que la poutre inférieure ne soit pas au-dessous de dix palmes, mais plutôt au-dessus de dix palmes, et que la supérieure lui soit adjacente, à moins de trois palmes d’elle. Cependant, si la distance entre les poutres est de trois palmes, puisqu’il n’y a pas la largeur d’une palme dans la poutre, nous ne disons pas : Abaisse et projette la poutre supérieure, et chaque poutre est considérée séparément.
וְשֶׁצִּילָּתָהּ מְרוּבָּה מֵחַמָּתָהּ כְּשֵׁרָה. הָא כִּי הֲדָדֵי — פְּסוּלָה. וְהָא תְּנַן בְּאִידַּךְ פִּירְקִין: וְשֶׁחֲמָתָהּ מְרוּבָּה מִצִּילָּתָהּ פְּסוּלָה, הָא כִּי הֲדָדֵי — כְּשֵׁרָה!
§ La michna continue : Une soucca dont l’ombre dépasse la lumière du soleil est valide. De la formulation de la michna, on peut déduire que si son ombre et sa lumière du soleil sont égales, la soucca est invalide. La Guemara demande : Mais n’avons-nous pas appris dans une michna d’un autre chapitre de ce traité : Une soucca dont la lumière du soleil dépasse l’ombre est invalide. De la formulation de cette michna, on peut déduire que si sa lumière du soleil et son ombre sont égales, la souccaest valide. Les déductions des deux michnayot sont contradictoires.
לָא קַשְׁיָא: כָּאן מִלְּמַעְלָה, כָּאן מִלְּמַטָּה. אָמַר רַב פָּפָּא, הַיְינוּ דְּאָמְרִי אִינָשֵׁי: כְּזוּזָא מִלְּעֵיל, כְּאִיסְתְּרָא מִלְּתַחַת.
La Guemara répond : Ce n’est pas difficile. Ici, là où l’inférence était que lorsque la lumière du soleil et l’ombre sont égales, la soucca est invalide, il s’agit du rapport entre l’ombre et la lumière du soleil d’en haut, dans la couverture même de la soucca ; et là-bas, là où l’inférence était que lorsque la lumière du soleil et l’ombre sont égales, la soucca est valide, il s’agit du rapport entre l’ombre et la lumière du soleil d’en bas, sur le sol de la soucca. Les deux inférences ne sont pas contradictoires, car plus on observe la lumière depuis un point bas dans la soucca, plus elle est diffuse. Par conséquent, si l’ombre et la lumière du soleil sont égales sur le sol de la soucca, il est clair que la couverture est suffisamment dense et dépasse les interstices. Rav Pappa dit : Tel est le sens du dicton populaire au sujet de la lumière : Comme une pièce de zouz en haut, comme une pièce d’istera en bas.
מְעוּבָּה כְּמִין בַּיִת. תָּנוּ רַבָּנַן: הַמְעוּבָּה כְּמִין בַּיִת, אַף עַל פִּי שֶׁאֵין הַכּוֹכָבִים נִרְאִין מִתּוֹכָהּ — כְּשֵׁרָה. אֵין כּוֹכְבֵי חַמָּה נִרְאִין מִתּוֹכָהּ — בֵּית שַׁמַּאי פּוֹסְלִין וּבֵית הִלֵּל מַכְשִׁירִין.
La michna continue : Une soukka dont la couverture est épaisse comme un type de maison est valide. Les Sages ont enseigné dans une baraita : En ce qui concerne une soukka dont la couverture est épaisse comme un type de maison, bien qu'elle soit si dense que les étoiles ne soient pas visibles de l'intérieur, la soukkaest valide. Cependant, si elle est si épaisse que les rayons du soleil non plus ne sont pas visibles de l'intérieur, Beit Chammaï considèrent la soukkainvalide et Beit Hillel la considèrent valide.
מַתְנִי׳ הָעוֹשֶׂה סוּכָּתוֹ בְּרֹאשׁ הָעֲגָלָה אוֹ בְּרֹאשׁ הַסְּפִינָה — כְּשֵׁרָה, וְעוֹלִין לָהּ בְּיוֹם טוֹב. בְּרֹאשׁ הָאִילָן אוֹ עַל גַּבֵּי גָּמָל — כְּשֵׁרָה, וְאֵין עוֹלִין לָהּ בְּיוֹם טוֹב.
MISHNA : Dans le cas de celui qui établit sa soucca au sommet de la charrette ou au sommet du bateau, bien qu’elle soit portable, elle est valide, car il suffit qu’une soucca soit une demeure temporaire. Et l’on peut monter et y entrer dans celle-ci même le premier jour de la Fête. Dans le cas de celui qui établit sa souccaau sommet d’un arbre ou sur un chameau, la soucca est valide, mais on ne peut pas y monter et y entrer le premier jour de la Fête, parce que les Sages interdisent de grimper aux arbres ou d’utiliser des animaux pendant la Fête.
שְׁתַּיִם בָּאִילָן וְאַחַת בִּידֵי אָדָם, אוֹ שְׁתַּיִם בִּידֵי אָדָם וְאַחַת בָּאִילָן — כְּשֵׁרָה, וְאֵין עוֹלִין לָהּ בְּיוֹם טוֹב. שָׁלֹשׁ בִּידֵי אָדָם וְאַחַת בָּאִילָן — כְּשֵׁרָה, וְעוֹלִין לָהּ בְּיוֹם טוֹב.
Si deux des parois de la soukka sont dans l’arbre et qu’une est établie sur le sol par une personne, ou si deux sont établies sur le sol par une personne et qu’une est dans l’arbre, la soukkaest valide, mais on ne peut pas monter et y entrer le premier jour de la Fête, car il est interdit d’utiliser l’arbre. Cependant, si trois des parois sont établies sur le sol par une personne et qu’une est dans l’arbre, alors, puisqu’elle contient le nombre minimal de parois requis, elle est valide, et on peut y entrer le premier jour de la Fête.