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יוֹרְדִין לִידֵי טוּמְאָה בְּמַחְשָׁבָה, וְאֵין עוֹלִין מִטּוּמְאָתָן אֶלָּא בְּשִׁינּוּי מַעֲשֶׂה. מַעֲשֶׂה מוֹצִיא מִיַּד מַעֲשֶׂה וּמִיַּד מַחְשָׁבָה. מַחְשָׁבָה אֵינָהּ מוֹצִיאָה לֹא מִיַּד מַעֲשֶׂה וְלֹא מִיַּד מַחְשָׁבָה.
descendent dans leur état d’impureté rituelle au moyen de la pensée ? Bien qu’un ustensile inachevé ne puisse normalement pas devenir rituellement impur, si l’artisan décide de le laisser dans son état inachevé, il acquiert immédiatement le statut juridique d’un ustensile achevé et peut devenir rituellement impur. Cependant, ils remontent de leur état d’impureté rituelle uniquement au moyen d’un changement résultant d’une action. Le simple fait de décider d’achever l’ustensile inachevé ne modifie pas son statut. Il ne perd son statut d’ustensile que lorsqu’il entreprend une action pour l’achever. L’action annule le statut créé par l’action et le statut créé par la pensée ; toutefois, la pensée n’annule ni le statut créé par l’action ni le statut créé par la pensée. Par conséquent, une fois que la paille du grain récolté pour la nourriture est considérée comme une poignée et est susceptible d’impureté rituelle, son statut ne peut pas être annulé par la seule pensée.
וְכִי תֵּימָא הָנֵי מִילֵּי כֵּלִים דַּחֲשִׁיבִי, אֲבָל יָדוֹת, דִּלְצוֹרֶךְ אֲכִילָה נִינְהוּ — בְּמַחְשָׁבָה נַעֲשֶׂה וּבְמַחְשָׁבָה סָלְקָא. וְהָתְנַן: כָּל יְדוֹת הָאוֹכָלִין שֶׁבְּסָסָן בַּגּוֹרֶן — טְהוֹרוֹת (וְרַבִּי יוֹסֵי מְטַמֵּא).
Et si tu dis : Il y a une distinction entre les cas, car ce principe ne s’applique qu’aux ustensiles, qui sont importants, mais en ce qui concerne les poignées qui sont sans importance en elles-mêmes et ne servent qu’au maniement de nourriture, peut-être par la pensée elles deviennent des poignées et par la pensée elles sortent de ce statut ; mais n’avons-nous pas appris dans la michna le contraire ? Toutes les poignées de nourriture que l’on besasan sur l’aire de battage sont rituellement pures, car par ses actes il a indiqué qu’il n’en a pas l’usage et ne les considère pas comme importantes. Et Rabbi Yossei les considère comme susceptibles de devenir rituellement impures.
בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר ״בְּסָסָן״ — הִתִּיר אִגּוּדָן, שַׁפִּיר. אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר מַאי ״בְּסָסָן״ — בְּסָסָן מַמָּשׁ, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?
La Guemara développe : Soit, selon celui qui a dit que besasan signifie que l’on a défait leur lien, cela s’explique bien. Bien qu’aucune action n’ait été effectuée sur les gerbes, néanmoins, puisque leur seul but est de faciliter l’attache des gerbes, il a indiqué en les déliant que les poignées ne conviennent plus à ses besoins. Cependant, selon celui qui a dit : Quel est le sens de besasan ? Cela signifie qu’il les a effectivement piétinées ; que peut-on dire ? Selon cette opinion, seule une action peut annuler le statut des poignées. Quelle est donc la raison de l’opinion des Sages, qui soutiennent que la pensée seule peut annuler leur statut ?
הָכָא נָמֵי, שֶׁבְּסָסָן מַמָּשׁ. אִי הָכִי, מַאי טַעְמַיְיהוּ דַּאֲחֵרִים? דַּאֲמוּר כְּרַבִּי יוֹסֵי. דִּתְנַן: רַבִּי יוֹסֵי מְטַמֵּא.
La Guemara répond : Ici aussi, le différend entre les Sages et Aḥerim concernant l’utilisation du grain pour couvrir la soucca porte sur un cas où on les a effectivement piétinés, et c’est la raison pour laquelle ils ne sont plus susceptibles d’impureté rituelle. La Guemara demande : Si tel est le cas, et qu’un changement a été apporté au grain lui-même, quelle est la raison de l’opinion de Aḥerim, qui en interdisent néanmoins l’usage comme couverture ? La Guemara répond : C’est parce queAḥerimexpriment leur opinion conformément à l’opinion de Rabbi Yossei, comme nous l’avons appris dans la michna citée précédemment : Rabbi Yossei considère qu’ils peuvent devenir rituellement impurs même après avoir été piétinés.
הַאי מַאי?! בִּשְׁלָמָא הָתָם — טַעְמָא דְּרַבִּי יוֹסֵי חַזְיָא לְכִדְרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ. דְּאָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: הוֹאִיל וּרְאוּיוֹת לְהוֹפְכָן בְּעֶתֶר.
La Guemara demande : Quelle est la base de cette comparaison entre les cas ? Certes, là-bas, dans le différend concernant l’impureté rituelle du grain sur l’aire de battage, la logique de l’opinion de Rabbi Yossei, c’est-à-dire que les manches restent susceptibles à l’impureté rituelle, est qu’ils sont adaptés à l’usage. Cela est conforme à la déclaration de Rabbi Shimon ben Lakish, comme Rabbi Shimon ben Lakish l’a dit : Même après que le grain a été piétiné, la paille convient à ses besoins, car la paille est adaptée à faciliter le fait de retourner le grain avec une fourche, car la paille empêche le grain de tomber entre les dents de la fourche.
אֶלָּא הָכָא לְמַאי חַזְיָא? חַזְיָא לְכִי סָתַר לְמִנְקַט לְהוּ בְּגִילַיְיהוּ.
Cependant, ici, où l’on n’a besoin de la paille que pour couvrir la soukka, à quoi les poignées sont-elles adaptées après avoir été piétinées ? Elles ne servent à rien pour manipuler le grain. La Guemara répond : Elles sont adaptées lorsqu’on démonte la couverture, afin de tenir le grain par la paille, de sorte qu’il se disperse. Par conséquent, Aḥerim soutiennent que la paille reste susceptible de contracter l’impureté rituelle.
גּוּפָא, כָּל יְדוֹת הָאוֹכָלִין שֶׁבְּסָסָן בַּגּוֹרֶן — טְהוֹרוֹת, וְרַבִּי יוֹסֵי מְטַמֵּא. מַאי ״בְּסָסָן״? רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: בְּסָסָן מַמָּשׁ. רַבִּי (אֱלִיעֶזֶר) אוֹמֵר: הִתִּיר אַגְדָּן.
À propos du différend entre les Sages et Rabbi Yossei, la Guemara examine la question elle-même : Toutes les poignées des aliments que l’on a besasan sur l’aire de battage sont rituellement pures, et Rabbi Yossei estime qu’elles peuvent devenir rituellement impures. La Guemara demande : Quel est le sens de besasan ? Rabbi Yoḥanan a dit : Cela signifie qu’on les a réellement piétinées aux pieds. Rabbi Elazar dit : Cela signifie qu’il a délié leur lien.
בִּשְׁלָמָא לְרַבִּי (אֱלִיעֶזֶר), דְּאָמַר ״בְּסָסָן״ — הִתִּיר אַגְדָּן, הַיְינוּ דִּמְטַמֵּא רַבִּי יוֹסֵי. אֶלָּא לְרַבִּי יוֹחָנָן דְּאָמַר בְּסָסָן מַמָּשׁ, אַמַּאי מְטַמֵּא רַבִּי יוֹסֵי? אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: הוֹאִיל וּרְאוּיוֹת לְהוֹפְכָן בְּעֶתֶר.
La Guemara note : Soit, selon Rabbi Elazar, qui a dit que besasan signifie qu’il a défait leur lien, c’est la raison pour laquelle Rabbi Yosei considère les poignées comme susceptibles de contracter l’impureté rituelle. Cependant, selon Rabbi Yoḥanan, qui a dit que besasan signifie qu’on les a effectivement piétinées, pourquoi Rabbi Yosei considère-t-il les poignées comme susceptibles de contracter l’impureté rituelle ? Ne les a-t-on pas ainsi rendues insignifiantes ? Rabbi Shimon ben Lakish a dit : Même après que le grain a été piétiné, la paille lui convient encore, car la paille est adaptée à faciliter le retournement du grain avec une fourche.
אָמַר רַבִּי (אֱלִיעֶזֶר): לָמָּה נִמְשְׁלָה תְּפִלָּתָן שֶׁל צַדִּיקִים כְּעֶתֶר — לוֹמַר לָךְ: מָה עֶתֶר זֶה מְהַפֵּךְ אֶת הַתְּבוּאָה בַּגּוֹרֶן מִמָּקוֹם לְמָקוֹם, אַף תְּפִלָּתָן שֶׁל צַדִּיקִים מְהַפֶּכֶת דַּעְתּוֹ שֶׁל הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא מִמִּדַּת אַכְזָרִיּוּת לְמִדַּת רַחֲמָנוּת.
À propos d’une fourche, la Guemara cite un enseignement aggadique connexe : Rabbi Elazar a dit : Pourquoi les prières des justes sont-elles comparées à une fourche [eter] ? Il est écrit : « Et Isaac implora [vayetar] le Seigneur pour sa femme, parce qu’elle était stérile » (Genèse 25:21), pour te dire : De même que cette fourche retourne le grain sur l’aire de battage d’un endroit à l’autre, de même les prières des justes font basculer l’esprit du Saint, béni soit-Il, de l’attribut de cruauté à l’attribut de miséricorde, et Il accepte leurs prières.
מַתְנִי׳ מְסַכְּכִין בִּנְסָרִים, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה, וְרַבִּי מֵאִיר אוֹסֵר. נָתַן עָלֶיהָ נֶסֶר שֶׁהוּא רָחָב אַרְבָּעָה טְפָחִים — כְּשֵׁרָה, וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יִישַׁן תַּחְתָּיו.
MICHNA :On peut couvrir la soukkaavec des planches comme celles utilisées pour le plafond d’une maison ; telle est l’opinion de Rabbi Yehouda. Rabbi Meïr en interdit l’usage. Si quelqu’un a placé une planche de quatre paumes de large sur la soukka, la soukkaest valide. Il s’acquitte de son obligation, à condition de ne pas dormir sous la planche.
גְּמָ׳ אָמַר רַב: מַחְלוֹקֶת בִּנְסָרִין שֶׁיֵּשׁ בָּהֶן אַרְבָּעָה, דְּרַבִּי מֵאִיר אִית לֵיהּ גְּזֵרַת תִּקְרָה, וְרַבִּי יְהוּדָה לֵית לֵיהּ גְּזֵרַת תִּקְרָה. אֲבָל בִּנְסָרִין שֶׁאֵין בָּהֶן אַרְבָּעָה — דִּבְרֵי הַכֹּל כְּשֵׁרָה. וּשְׁמוּאֵל אָמַר: בְּשֶׁאֵין בָּהֶן אַרְבָּעָה מַחֲלוֹקֶת, אֲבָל יֵשׁ בָּהֶן אַרְבָּעָה — דִּבְרֵי הַכֹּל פְּסוּלָה.
GUEMARA :Rav a dit : Le différend porte sur des planches qui ont quatre palmes de largeur, la dimension standard des planches utilisées pour les plafonds des maisons, car Rabbi Meir est d’avis que les Sages ont promulgué le décret du toit. Dans ce cas, couvrir la sukka avec des planches de cette largeur pourrait être confondu avec un plafond. S’il était permis de couvrir la sukka avec une planche de cette taille, on pourrait en venir à dormir sous le plafond de sa propre maison pendant la fête. Et Rabbi Yehuda n’est pas d’avis que les Sages ont promulgué le décret du toit. Cependant, en ce qui concerne des planches qui n’ont pas quatre palmes de largeur, tout le monde convient que la sukkaest valide. Et Shmuel a dit : Le différend porte sur des planches qui n’ont pas quatre palmes de largeur ; cependant, si elles ont quatre palmes de largeur, tout le monde convient qu’elle n’est pas valide.
אֵין בָּהֶן אַרְבָּעָה, וַאֲפִילּוּ פָּחוֹת מִשְּׁלֹשָׁה, הָא קָנִים בְּעָלְמָא נִינְהוּ?
La Guemara demande : Selon Shmuel, le différend porte sur des planches qui n’ont pas quatre paumes de largeur, et apparemment il en irait de même même si leur largeur était inférieure à trois paumes. Dans ce cas, ne sont-elles pas simplement des roseaux ; pourquoi Rabbi Meïr en interdirait-il l’usage ?
אָמַר רַב פָּפָּא, הָכִי קָאָמַר: יֵשׁ בָּהֶן אַרְבָּעָה — דִּבְרֵי הַכֹּל פְּסוּלָה, פָּחוֹת מִשְּׁלֹשָׁה — דִּבְרֵי הַכֹּל כְּשֵׁרָה, מַאי טַעְמָא — קָנִים בְּעָלְמָא נִינְהוּ. כִּי פְּלִיגִי, מִשְּׁלֹשָׁה עַד אַרְבָּעָה. מָר סָבַר: כֵּיוָן דְּלֵיתַנְהוּ שִׁיעוּר מָקוֹם, לָא גָּזְרִינַן. וּמָר סָבַר: כֵּיוָן דְּנָפְקִי לְהוּ מִתּוֹרַת לָבוּד, גָּזְרִינַן.
Rav Pappa a dit que voici ce que Shmuel veut dire : Si elles ont quatre palmes de largeur, tout le monde convient que la sukka est invalide. Si leur largeur est inférieure à trois palmes, tout le monde convient que la sukka est valide. Quelle en est la raison ? C’est parce que ce ne sont que des roseaux. Lorsqu’ils sont en désaccord dans la michna, leur désaccord porte sur un cas où les planches ont de trois à quatre palmes de largeur. Dans ce cas, un Sage, Rabbi Yehouda, soutient que, puisqu’elles n’ont pas la mesure d’un endroit significatif, nous ne décrétons pas l’interdiction de leur usage. Et un Sage, Rabbi Meïr, soutient que, puisqu’elles ont quitté le statut halakhique de lavud, qui ne s’applique qu’aux espaces de moins de trois palmes, nous décrétons l’interdiction de leur usage comme couverture.
תְּנַן: נָתַן עָלֶיהָ נֶסֶר שֶׁהוּא רָחָב אַרְבָּעָה טְפָחִים — כְּשֵׁרָה, וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יִישַׁן תַּחְתָּיו. בִּשְׁלָמָא לִשְׁמוּאֵל דְּאָמַר בְּשֶׁאֵין בָּהֶן אַרְבָּעָה מַחְלוֹקֶת, אֲבָל יֵשׁ בָּהֶן אַרְבָּעָה דִּבְרֵי הַכֹּל פְּסוּלָה, מִשּׁוּם הָכִי לָא יִישַׁן תַּחְתָּיו. אֶלָּא לְרַב דְּאָמַר בְּשֶׁיֵּשׁ בָּהֶן אַרְבָּעָה מַחְלוֹקֶת, אֲבָל אֵין בָּהֶן אַרְבָּעָה דִּבְרֵי הַכֹּל כְּשֵׁרָה, לְרַבִּי יְהוּדָה אַמַּאי לֹא יִישַׁן תַּחְתָּיו?
La Guemara cite une preuve au sujet du différend entre Rav et Shmuel. Nous avons appris dans la michna : Si quelqu’un a placé une planche large de quatre téfaḥim au-dessus de la soukka, la soukka est valide. Il s’acquitte de son obligation, à condition de ne pas dormir sous la planche. Soit, selon Shmuel, qui a dit que le différend porte sur des planches qui n’ont pas quatre téfaḥim de largeur, cependant, si elles ont quatre téfaḥim de largeur, tout le monde convient qu’il s’agit d’une couverture invalide, c’est pour cette raison qu’on ne doit pas dormir sous la planche. Cependant, selon Rav, qui a dit que le différend porte sur des planches qui ont quatre téfaḥim de largeur, cependant, si elles n’ont pas quatre téfaḥim de largeur, tout le monde convient que c’est valide, selon Rabbi Yehouda, pourquoi ne peut-on pas dormir dessous ?
מִי סָבְרַתְּ דִּבְרֵי הַכֹּל הִיא? סֵיפָא אֲתָאן לְרַבִּי מֵאִיר.
La Guemara répond : Penses-tu que cette dernière halakha dans la michna, au sujet de ne pas dormir sous la planche, est une décision avec laquelle tout le monde, y compris Rabbi Yehouda, est d’accord ? Au contraire, dans la dernière clause de la michna, nous en sommes venus à l’opinion de Rabbi Meir. Lui seul, et non Rabbi Yehouda, soutient qu’on ne peut pas dormir sous la planche. Par conséquent, aucune preuve ne peut être tirée de la michna.
תָּא שְׁמַע: שְׁנֵי סְדִינִין מִצְטָרְפִין.
La Guemara cite une preuve supplémentaire. Viens et écoute : Deux feuilles placées sur la toiture de la soucca s'associent pour constituer quatre palmes, la mesure de toiture invalide qui rend une soucca invalide.

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