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״וְהֶעֱמִיד הַכֹּהֵן אֶת הָאִשָּׁה לִפְנֵי ה׳ ... וְנָתַן עַל כַּפֶּיהָ״ — כָּךְ הוּא — אִם הָיָה חִיגֵּר אוֹ גִידֵּם, לֹא הָיָה מַשְׁקָהּ. מָר בַּר רַב אָשֵׁי אָמַר: כְּשֵׁם שֶׁאִילֶּמֶת לֹא הָיְתָה שׁוֹתָה, דִּכְתִיב: ״וְאָמְרָה הָאִשָּׁה אָמֵן אָמֵן״, כָּךְ הוּא — אִם הָיָה אִילֵּם, לֹא הָיָה מַשְׁקָהּ.
« Et le prêtre fera se tenir la femme devant le Seigneur… et placera l’offrande mémorielle de farine dans ses mains » (Nombres 5:18), indiquant que si elle est incapable de se tenir droite ou si elle n’a pas de mains pour recevoir l’offrande, alors elle ne boit pas ; de même, si le mari était boiteux ou sans mains, il ne ferait pas boire sa femme . Mar Bar Rav Ashi dit : De même qu’une femme muette ne boirait pas, comme il est écrit : « Et la femme dira : Amen, Amen » (Nombres 5:22), indiquant qu’elle doit être capable de parler ; de même, si le mari était muet, il ne ferait pas boire sa femme .


הֲדַרַן עֲלָךְ אֲרוּסָה

כְּשֵׁם שֶׁהַמַּיִם בּוֹדְקִין אוֹתָהּ, כָּךְ הַמַּיִם בּוֹדְקִין אוֹתוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּבָאוּ״ ״וּבָאוּ״.
MICHNA :De même que l’eau évalue sa fidélité, de même l’eau évalue aussi le sien, c’est-à-dire l’implication de son prétendu amant dans la faute, comme il est dit : « Et l’eau qui apporte la malédiction entrera en elle » (Nombres 5:24), et il est dit de nouveau : « Et l’eau qui apporte la malédiction entrera en elle et deviendra amère » (Nombres 5:27). De la double mention de l’expression « et…entrera », on déduit que la femme comme son amant sont évalués par l’eau.
כְּשֵׁם שֶׁאֲסוּרָה לַבַּעַל — כָּךְ אֲסוּרָה לַבּוֹעֵל, שֶׁנֶּאֱמַר: ״נִטְמָאָה״ ״וְנִטְמָאָה״, דִּבְרֵי רַבִּי עֲקִיבָא.
De plus, avant qu’elle ne boive l’eau, de même qu’elle est interdite à son mari, de même est-elle aussi interdite à son amant, car contrairement au verset qui déclare : « Est souillée [nitma’a] » (Nombres 5:14), un préfixe conjonctif vav superflu est ajouté dans un verset ultérieur, donnant la formule : « Et est souillée [venitma’a] » (Nombres 5:29). Cet ajout indique une autre interdiction, celle de la femme à son amant. Telle est la déclaration de Rabbi Akiva.
אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ: כָּךְ הָיָה דּוֹרֵשׁ זְכַרְיָה בֶּן הַקַּצָּב, רַבִּי אוֹמֵר: שְׁנֵי פְּעָמִים הָאֲמוּרִים בַּפָּרָשָׁה ״נִטְמָאָה״ ״וְנִטְמָאָה״ — אֶחָד לַבַּעַל וְאֶחָד לַבּוֹעֵל.
Rabbi Yehoshua a dit : C’est ainsi que Zekharya ben HaKatzav interprétait cela, c’est-à-dire qu’il déduisait lui aussi du vav superflu que la femme est interdite à son amant. Rabbi Yehuda HaNasi dit une source alternative : Les deux fois où l’impureté de l’épouse est énoncée dans le passage, à savoir : « Et il avertit sa femme, et elle est souillée » (Nombres 5:14), et le verset ultérieur : « Lorsqu’une femme, étant sous son mari, s’égare et est souillée » (Nombres 5:29), indiquent que son impureté entraîne deux interdictions. L’une est qu’elle est interdite à son mari et l’autre est qu’elle est interdite à son amant.
בּוֹ בַּיּוֹם דָּרַשׁ רַבִּי עֲקִיבָא: ״וּכְלִי חֶרֶשׂ אֲשֶׁר יִפֹּל מֵהֶם אֶל תּוֹכוֹ כֹּל אֲשֶׁר בְּתוֹכוֹ יִטְמָא״, אֵינוֹ אוֹמֵר ״טָמֵא״ אֶלָּא ״יִטְמָא״, לְטַמֵּא אֲחֵרִים. לִמֵּד עַל כִּכָּר שֵׁנִי שֶׁמְּטַמֵּא אֶת הַשְּׁלִישִׁי.
§ En ce même jour où Rabbi Elazar ben Azarya fut nommé à la tête du Sanhédrin, Rabbi Akiva interpréta le verset : « Et tout vase de terre dans lequel tombe l’un d’eux, tout ce qui s’y trouve deviendra impur [yitma], et vous le briserez » (Torah 11:33), comme suit : Le verset ne dit pas : Est impur [tamei], mais plutôt : « Deviendra impur », afin de montrer que non seulement le vase lui-même devient rituellement impur, mais qu’il peut désormais aussi rendre d’autres objets rituellement impurs. Cela enseigne au sujet d’un pain qui a un statut d’impureté rituelle de deuxième degré parce qu’il a été placé dans un vase de terre qui avait une impureté de premier degré, qu’il peut rendre un autre aliment avec lequel il entre en contact impur avec un statut d’impureté de troisième degré.
אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ: מִי יְגַלֶּה עָפָר מֵעֵינֶיךָ רַבָּן יוֹחָנָן בֶּן זַכַּאי, שֶׁהָיִיתָ אוֹמֵר: עָתִיד דּוֹר אַחֵר לְטַהֵר כִּכָּר שְׁלִישִׁי, שֶׁאֵין לוֹ מִקְרָא מִן הַתּוֹרָה שֶׁהוּא טָמֵא, וַהֲלֹא רַבִּי עֲקִיבָא תַּלְמִידְךָ מֵבִיא לוֹ מִקְרָא מִן הַתּוֹרָה שֶׁהוּא טָמֵא, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כׇּל אֲשֶׁר בְּתוֹכוֹ יִטְמָא״.
Après avoir entendu la déclaration de Rabbi Akiva, Rabbi Yehoshua dit : Qui enlèvera la poussière de tes yeux, Rabban Yoḥanan ben Zakkai, afin que tu puisses vivre et voir cela ? Comme tu avais l’habitude de dire : À l’avenir, une autre génération sera destinée à considérer comme pur un pain qui a contracté une impureté du troisième degré, car il n’y a pas de verset explicite de la Torah disant qu’il est impur. Mais maintenant Rabbi Akiva, ton disciple, apporte un verset de la Torah indiquant qu’il est impur, comme il est dit : « Tout ce qui est en lui sera impur. »
בּוֹ בַּיּוֹם דָּרַשׁ רַבִּי עֲקִיבָא: ״וּמַדֹּתֶם מִחוּץ לָעִיר אֶת פְּאַת קֵדְמָה אַלְפַּיִם בָּאַמָּה וְגוֹ׳״, וּמִקְרָא אַחֵר אֹמֵר: ״מִקִּיר הָעִיר וָחוּצָה אֶלֶף אַמָּה סָבִיב״.
De plus, ce même jour, Rabbi Akiva interpréta les versets concernant les villes des Lévites comme suit : Un verset déclare : « Vous mesurerez à l’extérieur de la ville, du côté est, deux mille coudées…cela sera pour eux l’espace découvert autour des villes » (Nombres 35:5), et un autre verset déclare : « Et l’espace découvert autour des villes, que vous donnerez aux Lévites, sera depuis le mur de la ville vers l’extérieur, mille coudées tout autour » (Nombres 35:4).
אִי אֶפְשָׁר לוֹמַר אֶלֶף אַמָּה, שֶׁכְּבָר נֶאֱמַר אַלְפַּיִם אַמָּה. וְאִי אֶפְשָׁר לוֹמַר אַלְפַּיִם אַמָּה, שֶׁכְּבָר נֶאֱמַר אֶלֶף אַמָּה. הָא כֵּיצַד? אֶלֶף אַמָּה מִגְרָשׁ, וְאַלְפַּיִם אַמָּה תְּחוּם הַשַּׁבָּת.
Il est impossible de dire que la zone autour des villes données aux Lévites n’était que de mille coudées, puisqu’il est déjà dit : « Deux mille coudées. » Et il est impossible de dire que deux mille coudées leur furent laissées, puisqu’il est déjà dit : « Mille coudées. » Comment peut-on concilier ces textes ? Mille coudées doivent être mises à part comme une bande de terrain découvert entourant la ville, et les deux mille coudées sont mentionnées non pour être données aux Lévites, mais pour indiquer la limite du Shabbat, au-delà de laquelle il est interdit de se déplacer pendant le Shabbat. Ce verset sert ainsi de source à la limite de deux mille coudées du Shabbat.
רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בְּנוֹ שֶׁל רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי אוֹמֵר: אֶלֶף אַמָּה מִגְרָשׁ, וְאַלְפַּיִם אַמָּה שָׂדוֹת וּכְרָמִים.
Rabbi Eliezer, fils de Rabbi Yossei HaGelili, dit autrement : mille coudées furent données aux Lévites comme une zone ouverte de terre, sur laquelle on ne pouvait ni planter ni construire, et deux mille coudées supplémentaires de terre furent données aux Lévites pour y planter des champs et des vignobles.
בּוֹ בַּיּוֹם דָּרַשׁ רַבִּי עֲקִיבָא: ״אָז יָשִׁיר מֹשֶׁה וּבְנֵי יִשְׂרָאֵל אֶת הַשִּׁירָה הַזֹּאת לַה׳ וַיֹּאמְרוּ לֵאמֹר״, שֶׁאֵין תַּלְמוּד לוֹמַר ״לֵאמֹר״, וּמָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״לֵאמֹר״? מְלַמֵּד שֶׁהָיוּ יִשְׂרָאֵל עוֹנִין שִׁירָה אַחֲרָיו שֶׁל מֹשֶׁה עַל כׇּל דָּבָר וְדָבָר כְּקוֹרְאִין אֶת [הַ]הַלֵּל: (״אָשִׁירָה לַה׳ כִּי גָאֹה גָּאָה״.) לְכָךְ נֶאֱמַר ״לֵאמֹר״.
De plus, ce même jour, Rabbi Akiva interpréta le verset : « Alors Moïse et les enfants d’Israël chantèrent ce cantique au Seigneur, et dirent, disant » (Exode 15:1), comme suit : Puisqu’il n’est pas nécessaire que le verset énonce le mot « disant », puisqu’il énonce immédiatement auparavant le mot « dirent », pourquoi faut-il que le verset énonce le mot « disant » ? Cela enseigne que le peuple juif répétait en chant après Moïse chaque déclaration qu’il prononçait, comme on le fait lors de la récitation du hallel. Après que Moïse récitait un verset, ils disaient en refrain : « Je chanterai au Seigneur, car Il est hautement exalté » (Exode 15:1). C’est pour cette raison que le mot « disant » est énoncé, en plus du mot « dirent ».
רַבִּי נְחֶמְיָה אוֹמֵר: כְּקוֹרִין אֶת שְׁמַע, וְלֹא כְּקוֹרִין אֶת [הַ]הַלֵּל.
Rabbi Neḥemya dit : Le peuple chanta le cantique avec Moïse comme on le fait lors de la récitation du Shema, qui est récité à l’unisson après que l’officiant commence, et non comme on le fait lors de la récitation du hallel.
בּוֹ בַּיּוֹם דָּרַשׁ רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן הוּרְקָנוֹס: לֹא עָבַד אִיּוֹב אֶת הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא אֶלָּא מֵאַהֲבָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״הֵן יִקְטְלֵנִי לוֹ אֲיַחֵל״. וַעֲדַיִין הַדָּבָר שָׁקוּל: לוֹ אֲנִי מְצַפֶּה, אוֹ אֵינִי מְצַפֶּה — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״עַד אֶגְוָע לֹא אָסִיר תֻּמָּתִי מִמֶּנִּי״, מְלַמֵּד שֶׁמֵּאַהֲבָה עָשָׂה.
Ce même jour, Rabbi Yehoshua ben Hyrcanus enseigna : Job servit le Saint, béni soit-Il, uniquement par amour, comme il est dit : « Même s’Il me tue, j’aurai encore confiance en Lui » (Job 13:15). Et pourtant, la question reste en suspens, c’est-à-dire que le verset est ambigu, car il admet deux interprétations possibles. Job disait-il : Je L’attendrai, exprimant ainsi son aspiration vers Dieu ; ou faut-il interpréter le verset comme disant Je ne L’attendrai pas ? Puisque le mot « lo » peut signifier soit « à lui », soit « ne… pas », il n’est pas clair quel sens est visé ici. Ce dilemme est résolu ailleurs, où le verset énonce plus clairement l’intention de Job : « Jusqu’à ma mort, je ne me départirai pas de mon intégrité » (Job 27:5). Cela enseigne qu’il a agi par amour.
אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ: מִי יְגַלֶּה עָפָר מֵעֵינֶיךָ רַבָּן יוֹחָנָן בֶּן זַכַּאי, שֶׁהָיִיתָ דּוֹרֵשׁ כׇּל יָמֶיךָ שֶׁלֹּא עָבַד אִיּוֹב אֶת הַמָּקוֹם אֶלָּא מִיִּרְאָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אִישׁ תָּם וְיָשָׁר יְרֵא אֱלֹהִים וְסָר מֵרָע״, וַהֲלֹא יְהוֹשֻׁעַ תַּלְמִיד תַּלְמִידְךָ לִמֵּד שֶׁמֵּאַהֲבָה עָשָׂה.
Rabbi Yehoshua a dit : Qui enlèvera la poussière de tes yeux, Rabban Yoḥanan ben Zakkai, afin que tu puisses vivre et voir cela ? Car toute ta vie, tu as enseigné que Job adorait l’Omniprésent uniquement par crainte, comme il est dit : « Et cet homme était intègre et droit, craignant Dieu et se détournant du mal » (Job 1:1) ; mais maintenant Yehoshua ben Hyrcanus, le disciple de ton disciple, a enseigné que Job a agi par amour.
גְּמָ׳ ״אוֹתוֹ״ לְמַאן? אִילֵימָא לְבַעַל — בַּעַל מַאי עָבֵיד? וְכִי תֵּימָא
GUEMARA : Il est énoncé dans la michna que, de même que l’eau vérifie si la femme a été infidèle, de même l’eau vérifie si lui a commis ce péché. La Guemara demande : De qui cela parle-t-il ? Si nous disons que cela fait référence au mari, qu’a fait le mari pour qu’il doive être vérifié ? Et si tu dis

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