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אֶלָּא אַחַת בַּשָּׁנָה.
une seule fois par an.
וּלְרַבִּי יִשְׁמָעֵאל דְּאָמַר אֵין בָּהּ יְדִיעָה בַּתְּחִלָּה וְיֵשׁ בָּהּ יְדִיעָה בַּסּוֹף בַּר קׇרְבָּן הוּא, שָׂעִיר הַנַּעֲשֶׂה בַּחוּץ אַמַּאי מְכַפֵּר? עַל שֶׁאֵין בָּהּ יְדִיעָה לֹא בַּתְּחִלָּה וְלֹא בַּסּוֹף.
Selon la michna, le bouc extérieur expie un cas où il n’y avait pas de conscience au début, mais il y en avait à la fin. La Guemara demande : Et selon Rabbi Yishmaël, qui dit : Dans un cas une personne n’avait pas conscience au début mais avait conscience à la fin, cette personne est tenue d’apporter une offrande, pour quoi donc expie le bouc dont la présentation du sang est effectuée à l’extérieur du Sanctuaire ? La Guemara répond : Il expie pour un cas une personne n’avait pas conscience, ni au début ni à la fin.
הַאי שְׂעִירֵי הָרְגָלִים וּשְׂעִירֵי רָאשֵׁי חֳדָשִׁים מְכַפְּרִין! סָבַר לַהּ כְּרַבִּי מֵאִיר, דְּאָמַר: כׇּל הַשְּׂעִירִים כַּפָּרָתָן שָׁוָה – עַל טוּמְאַת מִקְדָּשׁ וְקָדָשָׁיו.
La Guemara conteste cette réponse : Mais pour ce cas, les boucs des Fêtes et les boucs des Nouvelles Lunes expient. La Guemara explique : Il soutient conformément à l’opinion de Rabbi Meïr, qui dit : L’expiation effectuée par tous les boucs offerts dans le cadre des offrandes additionnelles, c’est-à-dire ceux des Nouvelles Lunes, des Fêtes et de Yom Kippour, est la même : tous expient pour divers cas de souillure du Temple ou de ses aliments sacrificiels.
אֶלָּא לְמַאי הִלְכְתָא אִיתַּקַּשׁ חִיצוֹן לִפְנִימִי? מָה פְּנִימִי אֵינוֹ מְכַפֵּר בִּשְׁאָר עֲבֵירוֹת, אַף חִיצוֹן אֵינוֹ מְכַפֵּר בִּשְׁאָר עֲבֵירוֹת.
La Guemara demande : Mais si Rabbi Yishmael soutient que le bouc intérieur expie une situation dans laquelle il n’y a eu aucune conscience, à l’égard de quelle halakha la Torah juxtapose le bouc intérieur au bouc extérieur ? La Guemara explique : la juxtaposition enseigne que de même que le bouc intérieur n’expie pas d’autres transgressions, de même le bouc extérieur n’expie pas d’autres transgressions. Au contraire, ils n’expient tous deux que pour la profanation du Temple ou de ses aliments sacrificiels.
עַל שֶׁאֵין בָּהּ יְדִיעָה בַּתְּחִלָּה וְלֹא בַּסּוֹף, שְׂעִירֵי רְגָלִים וּשְׂעִירֵי רָאשֵׁי חֳדָשִׁים מְכַפְּרִין. דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה.
§ La michna enseigne : Pour l’impureté du Temple ou de ses aliments sacrificiels dans laquelle une personne n’avait pas conscience, ni au début ni à la fin, les boucs apportés comme offrandes expiatoires dans le cadre des offrandes additionnelles des Fêtes et les boucs apportés comme offrandes expiatoires dans le cadre des offrandes additionnelles des Nouvelles Lunes expient. Telle est la déclaration de Rabbi Yehouda.
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי יְהוּדָה? אָמַר קְרָא: ״וּשְׂעִיר עִזִּים אֶחָד לְחַטָּאת לַה׳״ – חֵטְא שֶׁאֵין מַכִּיר בּוֹ אֶלָּא ה׳, יְהֵא שָׂעִיר זֶה מְכַפֵּר.
La Guemara développe : Rav Yehouda dit que Chmouel dit : Quel est le raisonnement de Rabbi Yehouda ? Le verset déclare au sujet des offrandes additionnelles des néoménies : « Et un bouc comme offrande expiatoire pour le Seigneur » (Nombres 28:15). La dernière expression, qui signifie littéralement : un péché pour le Seigneur, fait allusion au fait que ce bouc expie pour un péché dont seul le Seigneur a connaissance, c’est-à-dire lorsqu’il n’y a eu de conscience ni au début ni à la fin.
וְהַאי מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְרֵישׁ לָקִישׁ – דְּאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: מָה נִשְׁתַּנָּה שָׂעִיר שֶׁל רֹאשׁ חֹדֶשׁ שֶׁנֶּאֱמַר בּוֹ ״לַה׳״? אָמַר הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: שָׂעִיר זֶה יְהֵא כַּפָּרָה עַל שֶׁמִּיעַטְתִּי אֶת הַיָּרֵחַ.
La Guemara objecte : Mais cette expression est nécessaire afin de l’interpréter conformément à la déclaration de Reish Lakish, car Reish Lakish dit : Qu’a-t-il de différent, le bouc apporté comme offrande expiatoire de Roch ‘Hodech, pour qu’il soit dit à son sujet : « Pour le Seigneur », une expression qui n’est pas écrite au sujet des autres offrandes expiatoires ? Le Saint, béni soit-Il, dit, pour ainsi dire : Ce bouc sera une expiation pour le fait que J’ai diminué la taille de la lune.
אִם כֵּן, לֵימָא קְרָא ״עַל ה׳״; מַאי ״לַה׳״? לִכְדַאֲמַרַן.
La Guemara résout le problème : Si tel est le cas, c’est-à-dire si l’expression n’était nécessaire que pour cette affirmation, que le verset dise seulement : un sacrifice expiatoire pour le Seigneur. Pour quelle raison dit-il alors : « Pour le Seigneur » ? Afin de l’interpréter conformément à ce que nous avons dit, à savoir qu’il n’expiе que pour un péché dont seul le Seigneur a connaissance.
וְאֵימָא כּוּלֵּיהּ לְהָכִי הוּא דַּאֲתָא! אִם כֵּן, נֵימָא קְרָא: ״חַטָּאת ה׳״; מַאי ״לַה׳״? שָׁמְעַתְּ מִינַּהּ תַּרְתֵּי.
La Guemara demande : Mais pourquoi ne pas dire que l’ensemble de l’expression vient exclusivement pour enseigner cette halakha, et non pour l’interpréter conformément à la déclaration de Reish Lakish ? La Guemara répond : Si tel était le cas, que le verset dise : Une offrande expiatoire du Seigneur. Car pour quelle raison dit-il : « Au Seigneur » ? On peut en tirer deux conclusions .
וּנְכַפַּר נָמֵי אֲפִילּוּ בִּשְׁאָר עֲבֵירוֹת! תָּנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: הוֹאִיל וְזֶה בָּא בִּזְמַן קָבוּעַ וְזֶה בָּא בִּזְמַן קָבוּעַ; מָה זֶה אֵינוֹ מְכַפֵּר אֶלָּא עַל טוּמְאַת מִקְדָּשׁ וְקָדָשָׁיו, אַף זֶה אֵינוֹ מְכַפֵּר אֶלָּא עַל טוּמְאַת מִקְדָּשׁ וְקָדָשָׁיו.
La Guemara demande : Mais que le bouc fasse expiation même pour d’autres transgressions dont une personne n’a jamais eu connaissance. Pourquoi Rabbi Yehouda limite-t-il la portée de son expiation ? Les Sages de l’école de Rabbi Yishmaël ont enseigné : Puisque ce bouc de la Nouvelle Lune est apporté à un moment fixe, et que cet autre bouc de Yom Kippour est apporté à un moment fixe, ils doivent expier des transgressions similaires. De même que cet bouc de Yom Kippour n’expie que pour la souillure du Temple ou de ses aliments sacrificiels, de même, ce bouc de la Nouvelle Lune n’expie que pour la souillure du Temple ou de ses aliments sacrificiels.
אַשְׁכְּחַן שְׂעִירֵי רָאשֵׁי חֳדָשִׁים, שְׂעִירֵי הָרְגָלִים מְנָלַן? וְכִי תֵּימָא הָא נָמֵי כִּדְתָנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל, אִיכָּא לְמִיפְרַךְ: אִי מִדְּרֹאשׁ חֹדֶשׁ – שֶׁכֵּן תָּדִיר, אִי מִדְּיוֹם הַכִּפּוּרִים – שֶׁכֵּן מְרוּבָּה כַּפָּרָתוֹ! וְכִי תֵּימָא
La Guemara dit : Nous avons trouvé une source enseignant que les boucs des Nouvelles Lunes expient la souillure du Temple ou de ses aliments sacrificiels. D’où déduisons-nous que les boucs des Fêtes expient eux aussi de tels cas ? Et si vous dites que cela peut aussi être déduit conformément à ce qu’ont enseigné les Sages de l’école de Rabbi Yishmaël, cette proposition peut être réfutée comme suit : Si vous essayez de le déduire par une comparaison avec les boucs de la Nouvelle Lune, la comparaison est défectueuse, car ces boucs sont plus fréquents que ceux des Fêtes. Et si vous essayez de le déduire par une comparaison avec le bouc de Yom Kippour, cette comparaison est également défectueuse, car ce bouc a une expiation plus étendue, puisqu’il expie tous les péchés. Et si vous dites :

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