נִיתְלֵי לֵיהּ, קָא מַשְׁמַע לַן.
le bouc suspendrait toute punition qu’il mériterait. Par conséquent, le verset nous enseigne que, puisque la transgression est d’un type soumis à une offrande apportée par un individu, le bouc n’effectue aucune expiation pour elle.
אָמַר מָר: מִנַּיִן שֶׁיֵּשׁ בָּהּ יְדִיעָה בַּתְּחִלָּה וְאֵין בָּהּ יְדִיעָה בַּסּוֹף שֶׁשָּׂעִיר זֶה תּוֹלֶה? מִנַּיִן?! מַאי קָא קַשְׁיָא לֵיהּ?
§ La Guemara cite la partie suivante de la baraita : Le Maître a dit : D’où est-il déduit que, si une personne avait conscience au début mais n’avait pas conscience à la fin, ce bouc suspend la punition qu’elle méritait jusqu’à ce qu’elle prenne conscience de sa transgression ? La Guemara objecte : Pourquoi la baraita demande-t-elle : D’où est-ce déduit ? Qu’est-ce qui est jugé difficile ici par la baraita, au point qu’elle cherche une preuve à ce sujet ?
הָכִי קָא קַשְׁיָא לֵיהּ: הַשְׁתָּא דְּאָמְרַתְּ חֲטָאִים דּוּמְיָא דִּפְשָׁעִים – מָה פְּשָׁעִים דְּלָאו בְּנֵי קׇרְבָּן, אַף חַטָּאִים נָמֵי דְּלָאו בְּנֵי קׇרְבָּן; אֵימָא: מָה פְּשָׁעִים דְּלָאו בְּנֵי קׇרְבָּן לְעוֹלָם, אַף חַטָּאִים דְּלָאו בְּנֵי קׇרְבָּן לְעוֹלָם; וּמַאי נִינְהוּ – אִין בָּהּ יְדִיעָה בַּתְּחִלָּה וְיֵשׁ בָּהּ יְדִיעָה בַּסּוֹף; אֲבָל יֵשׁ בָּהּ יְדִיעָה בַּתְּחִלָּה וְאֵין בָּהּ יְדִיעָה בַּסּוֹף, כֵּיוָן דְּכִי מִתְיְדַע לֵיהּ בַּר קׇרְבָּן הוּא – אֵימָא לָא לִיתְלֵי!
La Guemara explique : Voici ce que la baraita trouve difficile : Maintenant que tu as dit que le bouc n’expie que les fautes qui sont semblables à des actes de rébellion, de sorte que, de même que il expie pour des actes de rébellion qui ne sont pas susceptibles d’être expiés au moyen d’une offrande, de même, il n’expie que pour des fautes qui ne sont pas susceptibles d’être expiées au moyen d’une offrande, pourquoi ne pas les comparer de manière plus restrictive et dire : De même que il n’expie que pour des actes de rébellion qui ne sont jamais susceptibles d’être expiés au moyen d’une offrande, de même, il expie, ou suspend la punition, seulement pour des fautes qui ne sont jamais et ne seront jamais susceptibles d’être expiées au moyen d’une offrande ? Et quels types de transgressions sont-ce ? Ce sont les cas où l’on n’avait pas conscience au début mais en avait conscience à la fin. Mais là où il avait conscience au début mais n’avait pas conscience à la fin, puisque lorsqu’il en prendra conscience, il sera assujetti à une offrande, on pourrait dire que le bouc ne fera même pas suspendre sa punition.
וְכִי תֵימָא: אֵין בָּהּ יְדִיעָה בַּתְּחִלָּה וְיֵשׁ בָּהּ יְדִיעָה בַּסּוֹף – שָׂעִיר הַנַּעֲשֶׂה בַּחוּץ וְיוֹם הַכִּפּוּרִים מְכַפֵּר;
Et si tu disais que la comparaison ne doit pas être comprise de cette manière, parce que pour quelqu’un qui n’avait pas conscience au début mais en avait conscience à la fin, le bouc dont la présentation du sang est effectuée à l’extérieur du Sanctuaire et Yom Kippour lui-même font expiation, cela est difficile. Si l’expiation est obtenue par leur intermédiaire, il est inutile que le verset enseigne que l’expiation n’est pas effectuée par le bouc intérieur. Force est donc de comprendre la comparaison comme la baraita la présente. Quelle est donc la difficulté de la baraita ?
סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא נֵיפוֹךְ מֵיפָךְ, אָמַר קְרָא ״לְכׇל חַטֹּאתָם״ – מִכְּלָל דִּבְנֵי חַטָּאוֹת נִינְהוּ.
La Guemara explique : On aurait pu penser qu’il faut inverser nos conclusions quant à l’offrande qui expie quel type de transgression. En d’autres termes, on aurait pu dire que le bouc intérieur expie le péché de celui qui n’avait pas eu conscience au début, et que le bouc extérieur expie le péché de celui qui avait eu conscience au début. Si tel était le cas, la comparaison aurait pu être pleinement étendue, comme la Guemara l’a suggéré, et l’on aurait donc pu penser que le bouc intérieur n’expierait pas pour celui qui avait eu conscience au début. Pour contrer cela, le verset déclare : « Pour tous leurs péchés, » ce qui indique par inférence que le bouc intérieur n’expie que pour ceux qui sont potentiellement tenus d’apporter une offrande expiatoire, c’est-à-dire l’offrande à échelle variable, s’ils prennent conscience de leur péché.
וְנִתְכַּפַּר [וּנְכַפַּר] כַּפָּרָה גְּמוּרָה! אִי כְּתִיב ״מֵחַטֹּאתָם״ – כִּדְקָא אָמְרַתְּ, הַשְׁתָּא דִּכְתִיב ״לְכׇל חַטֹּאתָם״ – לְהָנָךְ דְּאָתוּ לִכְלַל חַטָּאת.
La Guemara objecte : Mais que celui qui n’est pas encore conscient de sa transgression obtienne une expiation complète, de sorte que, même s’il prend conscience plus tard de sa transgression, il n’ait pas à apporter d’offrande. Pourquoi la baraita dit-elle que le bouc ne fait que suspendre la punition ? La Guemara répond : S’il était écrit : De leurs péchés, cela serait interprété comme tu le dis, mais maintenant qu’il est écrit : « Pour tous leurs péchés, » cela indique qu’il s’agit de ces péchés dont la commission peut potentiellement rendre le transgresseur passible de l’obligation d’apporter une offrande expiatoire.
וְכִי מֵאַחַר שֶׁאֵינוֹ מְכַפֵּר, לָמָּה תּוֹלֶה? אָמַר רַבִּי זֵירָא: לוֹמַר שֶׁאִם מֵת – מֵת בְּלֹא עָוֹן. אָמַר לֵיהּ רָבָא: אִם מֵת – מִיתָה מְמָרֶקֶת! אֶלָּא אָמַר רָבָא: לְהָגֵן עָלָיו מִן הַיִּסּוּרִין.
La Guemara demande : Mais une fois qu’il a été établi que le bouc n’apporte pas une expiation complète, à quoi bon suspend-il la punition ? Rabbi Zeira a dit : La baraita veut dire que s’il meurt avant d’apporter son offrande, il meurt sans être passible de péché. Rava lui a dit : S’il meurt, il n’a pas besoin de l’offrande pour expier pour lui, puisque la mort elle-même le purifie de tous ses péchés. Au contraire, Rava a dit qu’il y a une autre explication : La baraita veut dire que le bouc sert à le protéger de la punition par des souffrances avant qu’il n’ait apporté son offrande.
אֵין בָּהּ יְדִיעָה בַּתְּחִלָּה וְיֵשׁ בָּהּ יְדִיעָה בַּסּוֹף – שָׂעִיר הַנַּעֲשֶׂה בַּחוּץ וְיוֹם הַכִּפּוּרִים מְכַפֵּר כּוּ׳.
§ La michna enseigne : Dans les cas où l’on n’avait pas conscience au début mais où l’on en a conscience à la fin, le bouc dont la présentation du sang est effectuée à l’extérieur du Sanctuaire, c’est-à-dire le bouc des offrandes additionnelles de Yom Kippour, et Yom Kippour lui-même, font expiation. Cela est déduit du fait que la Torah juxtapose les boucs intérieur et extérieur pour enseigner qu’ils n’expient tous deux que pour les cas où l’on a eu conscience de sa transgression à un moment donné, bien que chaque offrande expie dans un cas différent.
מִכְּדֵי אִיתַּקּוֹשֵׁי אִיתַּקּוּשׁ לַהֲדָדֵי, וּנְכַפַּר פְּנִימִי אַדִּידֵיהּ וְאַדְּחִיצוֹן – וְנָפְקָא מִינַּהּ לְהֵיכָא דְּלָא עֲבַד חִיצוֹן! אָמַר קְרָא: ״אַחַת״ – כַּפָּרָה אַחַת מְכַפֵּר, וְאֵינוֹ מְכַפֵּר שְׁתֵּי כַּפָּרוֹת.
La Guemara commente : À présent, le verset met en parallèle les deux boucs l’un avec l’autre pour enseigner qu’ils procurent l’expiation pour des cas similaires. Mais alors, que le bouc intérieur fasse expiation à la fois pour lui-même, c’est-à-dire pour les cas pour lesquels il fait normalement expiation, et pour ce pour quoi le bouc extérieur fait normalement expiation, et la différence pratique sera dans un cas où, pour une raison quelconque, le service du bouc extérieur n’a pas été accompli. La Guemara explique : Le verset déclare : « Aaron fera expiation sur ses cornes une fois par an ; avec le sang de l’offrande expiatoire de l’expiation, une fois dans l’année, il fera expiation pour lui à travers vos générations » (Exode 30:10). L’insistance sur le terme répété « une fois » enseigne que le bouc effectue une expiation pour un seul cas mais ne peut pas effectuer deux expiations pour deux cas différents.
וּנְכַפַּר חִיצוֹן אַדִּידֵיהּ, וְאַמַּאי דְּעָבֵיד פְּנִימִי – נָפְקָא מִינַּהּ לְטוּמְאָה דְּאֵירְעָה בֵּין זֶה לְזֶה! אָמַר קְרָא: ״אַחַת בַּשָּׁנָה״ – כַּפָּרָה זוֹ לֹא תְּהֵא
La Guemara objecte : Mais alors que le bouc extérieur expie à la fois pour lui-même, c’est-à-dire pour les cas pour lesquels il expie normalement, et pour ce que le bouc intérieur expie normalement, et la différence pratique sera dans un cas de souillure du Temple ou des aliments sacrificiels survenue entre l’offrande de ce bouc et cet autre bouc. Si cela se produit après la présentation du sang du bouc intérieur, alors le bouc extérieur effectuera l’expiation pour cela. La Guemara explique : Le verset déclare : « Aaron fera expiation sur ses cornes une fois par an » (Exode 30:10). L’accent mis sur l’expression « une fois par an » enseigne que cette expiation, pour le cas spécifique qu’elle expie, doit être