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שֶׁכׇּל הָעוֹלָם כּוּלּוֹ נִזְדַּעְזַע בְּשָׁעָה שֶׁאָמַר הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא בְּסִינַי ״לֹא תִשָּׂא אֶת שֵׁם ה׳ אֱלֹהֶיךָ לַשָּׁוְא״.
que le monde entier trembla lorsque le Saint, béni soit-Il, dit au mont Sinaï : « Tu ne prendras pas le nom du Seigneur, ton Dieu, en vain, car le Seigneur ne tiendra pas pour innocent celui qui prend Son nom en vain » (Exode 20:7).
וְכׇל עֲבֵירוֹת שֶׁבַּתּוֹרָה נֶאֱמַר בָּהֶן ״וְנַקֵּה״, וְכָאן נֶאֱמַר ״לֹא יְנַקֶּה״. וְכׇל עֲבֵירוֹת שֶׁבַּתּוֹרָה נִפְרָעִין מִמֶּנּוּ, וְכָאן מִמֶּנּוּ וּמִמִּשְׁפַּחְתּוֹ; שֶׁנֶּאֱמַר: ״אַל תִּתֵּן אֶת פִּיךָ לַחֲטִיא אֶת בְּשָׂרֶךָ״ – וְאֵין בְּשָׂרוֹ אֶלָּא קְרוֹבוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּמִבְּשָׂרְךָ לֹא תִּתְעַלָּם״.
Et sache que, concernant toutes les autres transgressions dans la Torah, il est dit : « Et… absoudra le coupable [venakkeh] » (Exode 34:7) ; tandis qu’ici, concernant le fait de prêter un faux serment, il est dit : « Ne tiendra pas pour innocent [lo yenakkeh]. » Et sache que, concernant toutes les autres transgressions dans la Torah, le châtiment est infligé seulement au transgresseur, tandis qu’ici, le châtiment est infligé à lui et à sa famille, comme il est dit : « Ne permets pas à ta bouche de rendre ta chair coupable » (Ecclésiaste 5:5). Le verset indique que celui qui pèche avec sa bouche, en prêtant un faux serment, fait que sa chair aussi soit punie ; et la chair d’une personne n’est rien d’autre que son parent, comme il est dit : « Et ne te dérobe pas à ta propre chair » (Isaïe 58:7).
וְכׇל עֲבֵירוֹת שֶׁבַּתּוֹרָה נִפְרָעִין מִמֶּנּוּ, וְכָאן מִמֶּנּוּ וּמִכׇּל הָעוֹלָם כּוּלּוֹ; שֶׁנֶּאֱמַר: ״אָלֹה וְכַחֵשׁ״.
Et sache que, concernant toutes les autres transgressions dans la Torah, le châtiment n’est infligé qu’au transgresseur ; tandis qu’ici, le châtiment est infligé à lui et au monde entier, comme il est dit : « Jurer et mentir, tuer, voler et commettre l’adultère, ils franchissent toutes les limites... C’est pourquoi le pays est en deuil, et tous ceux qui y habitent dépérissent » (Osée 4:2–3).
וְאֵימָא עַד דְּעָבֵיד לְהוּ לְכוּלְּהוּ! לָא סָלְקָא דַּעְתָּךְ; דִּכְתִיב: ״מִפְּנֵי אָלָה אָבְלָה הָאָרֶץ״, וּכְתִיב: ״עַל כֵּן תֶּאֱבַל הָאָרֶץ וְאֻמְלַל כׇּל יוֹשֵׁב בָּהּ״.
La Guemara suggère : Et pourquoi ne pas dire que le châtiment n’est pas infligé au monde entier à moins qu’il ne commette tous les péchés mentionnés dans le verset ? La Guemara répond : Cela ne doit pas vous venir à l’esprit, car il est écrit : « Car à cause du serment, le pays est en deuil » (Jérémie 23:10), ce qui indique qu’un faux serment suffit à faire que le pays soit en deuil. Et il est de même écrit dans le verset d’Osée : « C’est pourquoi le pays est en deuil, et tous ceux qui y habitent dépérissent. » Les deux versets emploient un terme de deuil.
וְכׇל עֲבֵירוֹת שֶׁבַּתּוֹרָה – אִם יֵשׁ לוֹ זְכוּת, תּוֹלִין לוֹ שְׁנַיִם וּשְׁלֹשָׁה דּוֹרוֹת; וְכָאן נִפְרָעִין מִמֶּנּוּ לְאַלְתַּר – שֶׁנֶּאֱמַר: ״הוֹצֵאתִיהָ נְאֻם ה׳ צְבָאוֹת, וּבָאָה אֶל בֵּית הַגַּנָּב וְאֶל בֵּית הַנִּשְׁבָּע בִּשְׁמִי לַשָּׁקֶר, וְלָנֶה בְּתוֹךְ בֵּיתוֹ וְכִלַּתּוּ וְאֶת עֵצָיו וְאֶת אֲבָנָיו״.
La baraita poursuit avec l’avertissement préalable des juges : Et sache qu’en ce qui concerne toutes les autres transgressions dans la Torah, si le transgresseur a du mérite, Dieu suspend sa punition pendant deux ou trois générations, et ce n’est que si ses descendants suivent ses voies qu’ils sont punis. Tandis qu’ici, la punition est exécutée sur-le-champ, comme il est dit : « Voici la malédiction qui se répand sur la face de toute la terre…Je la fais sortir, dit le Seigneur des armées, et elle entrera dans la maison du voleur, et dans la maison de celui qui jure faussement par Mon nom ; et elle demeurera au milieu de sa maison et la consumera, avec son bois et ses pierres » (Zacharie 5:3–4).
״הוֹצֵאתִיהָ״ – לְאַלְתַּר. ״וּבָאָה אֶל בֵּית הַגַּנָּב״ – זֶה הַגּוֹנֵב דַּעַת הַבְּרִיּוֹת; שֶׁאֵין לוֹ מָמוֹן אֵצֶל חֲבֵירוֹ, וְטוֹעֲנוֹ וּמַשְׁבִּיעוֹ. ״וְאֶל בֵּית הַנִּשְׁבָּע בִּשְׁמִי לַשָּׁקֶר״ – כְּמַשְׁמָעוֹ. ״וְלָנֶה בְּתוֹךְ בֵּיתוֹ וְכִלַּתּוּ וְאֶת עֵצָיו וְאֶת אֲבָנָיו״ – הָא לָמַדְתָּ, דְּבָרִים שֶׁאֵין אֵשׁ וּמַיִם מְכַלִּין אוֹתָן, שְׁבוּעַת שֶׁקֶר מְכַלָּה אוֹתָן.
La baraita analyse le verset : « Je la fais sortir » signifie immédiatement. « Et elle entrera dans la maison du voleur » ; cela fait référence à quelqu’un qui trompe les gens, par exemple quelqu’un qui n’a pas d’argent en la possession d’un autre, mais qui réclame de l’argent à celui-ci et lui impose un serment au tribunal, provoquant ainsi un serment prononcé en vain. « Et dans la maison de celui qui jure faussement par Mon nom » est comme cela l’indique, conformément à son sens simple. De la fin du verset : « Et elle demeurera au milieu de sa maison et la consumera, avec son bois et ses pierres », tu as donc appris qu’un faux serment consume des choses que même le feu et l’eau ne consument pas, comme les pierres.
אִם אָמַר: ״אֵינִי נִשְׁבָּע״ – פּוֹטְרִין אוֹתוֹ מִיָּד. וְאִם אָמַר: ״הֲרֵינִי נִשְׁבָּע״ – הָעוֹמְדִין שָׁם אוֹמְרִים זֶה לָזֶה: ״סוּרוּ נָא מֵעַל אׇהֳלֵי הָאֲנָשִׁים הָרְשָׁעִים הָאֵלֶּה וְגוֹ׳״. וּכְשֶׁמַּשְׁבִּיעִין אוֹתוֹ אוֹמְרִים לוֹ: הֱוֵי יוֹדֵעַ, שֶׁלֹּא עַל דַּעְתְּךָ אָנוּ מַשְׁבִּיעִין אוֹתְךָ, אֶלָּא עַל דַּעַת הַמָּקוֹם וְעַל דַּעַת בֵּית דִּין.
La baraita continue : Si le défendeur dit à ce stade : Je ne prêterai pas serment, le tribunal le renvoie immédiatement, et statue qu’il est tenu de payer. Et s’il dit : Je prêterai serment, les personnes présentes se disent les unes aux autres : « Éloignez-vous, je vous prie, des tentes de ces hommes méchants, et ne touchez à rien de ce qui leur appartient, de peur que vous ne soyez emportés dans tous leurs péchés » (Nombres 16:26). Et lorsque les juges lui font prêter serment, ils lui disent : Sache que nous te faisons prêter serment non selon ta compréhension du serment, mais selon la compréhension objective de l’Omniprésent et selon la compréhension du tribunal, c’est-à-dire l’intention des juges.
שֶׁכֵּן מָצִינוּ בְּמֹשֶׁה רַבֵּינוּ, כְּשֶׁהִשְׁבִּיעַ אֶת יִשְׂרָאֵל, אָמַר לָהֶן: דְּעוּ, שֶׁלֹּא עַל דַּעְתְּכֶם אֲנִי מַשְׁבִּיעַ אֶתְכֶם, אֶלָּא עַל דַּעַת הַמָּקוֹם וְעַל דַּעְתִּי; שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְלֹא אִתְּכֶם לְבַדְּכֶם וְגוֹ׳״.
C’est comme nous l’avons trouvé écrit au sujet de Moïse, notre maître. Lorsqu’il fit prêter serment au peuple juif dans les plaines de Moab afin qu’ils acceptent sur eux la Torah, il leur dit : Sachez que ce n’est pas selon votre compréhension que je vous fais prêter serment, mais selon la compréhension de l’Omniprésent et selon ma compréhension. Comme il est dit : « Ce n’est pas avec vous seuls que je conclus cette alliance et ce serment » (Deutéronome 29:13), ce qui est interprété de manière homilétique comme signifiant : Pas seulement selon votre intention.
״כִּי אֶת אֲשֶׁר יֶשְׁנוֹ פֹּה״ – אֵין לִי אֶלָּא אוֹתָן הָעוֹמְדִין עַל הַר סִינַי; דּוֹרוֹת הַבָּאִים וְגֵרִים הָעֲתִידִין לְהִתְגַּיֵּיר – מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְאֵת אֲשֶׁר אֵינֶנּוּ״.
Après avoir cité un verset, la baraita interprète incidemment le verset suivant. De l’expression : « Mais avec celui qui se tient ici avec nous aujourd’hui » (Deutéronome 29:14), j’ai déduit seulement que ceux qui se tenaient au mont Sinaï étaient inclus dans cette alliance. D’où puis-je déduire que les générations suivantes, et les convertis qui se convertiront à l’avenir, étaient également inclus ? Le verset déclare : « Et aussi avec celui qui n’est pas ici avec nous aujourd’hui » (Deutéronome 29:14).
וְאֵין לִי אֶלָּא מִצְוָה שֶׁקִּיבְּלוּ עֲלֵיהֶם מֵהַר סִינַי; מִצְוֹת הָעֲתִידוֹת לְהִתְחַדֵּשׁ, כְּגוֹן מִקְרָא מְגִילָּה – מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״קִיְּמוּ וְקִבְּלוּ״ – קִיְּימוּ מַה שֶּׁקִּבְּלוּ כְּבָר.
Et j’ai déduit seulement que les mitzvot que le peuple juif a acceptées sur lui au mont Sinaï étaient incluses dans le serment. D’où est-il déduit que les mitzvot qui devaient être instituées à l’avenir, par exemple la lecture de la Méguila, le Rouleau d’Esther, à Pourim, étaient elles aussi incluses ? Le verset déclare : « Les Juifs ordonnèrent et prirent sur eux... qu’ils observeraient ces deux jours » (Esther 9:27), ce qui est interprété de manière homilétique comme signifiant : Ils ordonnèrent, à la génération d’Esther, des mitzvot qu’ils avaient déjà acceptées sur eux par serment dans les plaines de Moab.
מַאי ״אַף הִיא בִּלְשׁוֹנָהּ נֶאֶמְרָה״?
§ La Guemara analyse la baraita. Quel est le sens précis de l’affirmation suivante : Un serment imposé par les juges peut aussi être récité dans sa langue ?
כְּדִתְנַן: אֵלּוּ נֶאֱמָרִין בְּכׇל לְשׁוֹן – פָּרָשַׁת סוֹטָה, וִידּוּי מַעֲשֵׂר, קְרִיאַת שְׁמַע, וּתְפִלָּה, וּבִרְכַּת הַמָּזוֹן, וּשְׁבוּעַת הָעֵדוּת, וּשְׁבוּעַת הַפִּקָּדוֹן. וְקָאָמַר נָמֵי: שְׁבוּעַת הַדַּיָּינִין – אַף הִיא בִּלְשׁוֹנָהּ נֶאֶמְרָה.
La Guemara répond : C’est comme nous l’avons appris dans une michna (Sota 32a) : Celles-ci sont récitées dans n’importe quelle langue, et il n’est pas nécessaire qu’elles soient récitées en hébreu : Le passage de l’avertissement et du serment administré par le prêtre à une femme soupçonnée par son mari d’avoir été infidèle [sota] ; la déclaration des dîmes, qui a lieu après la troisième et la sixième année du cycle sabbatique de sept ans, lorsqu’on déclare avoir donné ses dîmes comme il convient ; la récitation du Shema ; et la prière de la Amida ; et le Bénédicité après les repas ; et le serment de témoignage, où l’on jure ne pas avoir de témoignage à fournir sur une question donnée ; et le serment concernant un dépôt, où l’on jure ne pas être en possession du dépôt d’autrui. Tout cela peut être récité dans n’importe quelle langue. Et la baraita déclare également, comme ajout à cette halakha, qu’un serment imposé par les juges peut aussi être récité dans sa langue, c’est-à-dire dans n’importe quelle langue.
אָמַר מָר, אוֹמְרִין לוֹ: הֱוֵי יוֹדֵעַ, שֶׁכׇּל הָעוֹלָם כּוּלּוֹ נִזְדַּעְזַע בְּשָׁעָה שֶׁאָמַר הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: ״לֹא תִשָּׂא אֶת שֵׁם ה׳ אֱלֹהֶיךָ לַשָּׁוְא״. מַאי טַעְמָא? אִילֵּימָא מִשּׁוּם דְּאִתְיְהֵב בְּסִינַי – עֶשֶׂר דִּבְּרוֹת נָמֵי אִתְיְהֵב!
§ Le Maître a dit dans la baraita ci-dessus que les juges lui disent : Sache que le monde entier a tremblé lorsque le Saint, béni soit-Il, a dit : “Tu ne prendras pas le nom du Seigneur, ton Dieu, en vain.” Quelle est la raison pour laquelle le monde entier a tremblé ? Si nous disons que c’était parce que cette interdiction a été donnée au mont Sinaï, cela est difficile, car lorsque le monde entier a tremblé, le reste des Dix Commandements a également été donné au mont Sinaï. Cette qualité n’est pas propre à cette interdiction particulière.
וְאֶלָּא מִשּׁוּם דַּחֲמִירָא – וּמִי חֲמִירָא?! וְהָתְנַן: אֵלּוּ הֵן קַלּוֹת – עֲשֵׂה וְלֹא תַעֲשֶׂה, חוּץ מִ״לֹּא תִשָּׂא״. חֲמוּרוֹת – זוֹ כָּרֵיתוֹת וּמִיתוֹת בֵּית דִּין, וְ״לֹא תִשָּׂא״ עִמָּהֶן!
Et si cela est plutôt dû au fait que cette interdiction est grave, est-elle plus grave que toutes les autres interdictions ? Mais n’avons-nous pas appris dans une baraita : Voici les transgressions mineures : la violation d’une mitzva positive ordinaire et d’une mitzva négative ordinaire, sauf : « Tu ne prendras pas le nom du Seigneur, ton Dieu, en vain. » Et voici les transgressions majeures : celles pour lesquelles on est passible de retranchement du Monde à venir [karet] ou d’une peine de mort infligée par un tribunal ; et « Tu ne prendras pas le nom du Seigneur, ton Dieu, en vain » est aussi parmi elles. Il est donc évident que cette transgression n’est pas plus grave que les transgressions qui entraînent le karet ou la peine de mort.
אֶלָּא כִּדְקָתָנֵי טַעְמָא – וְכׇל עֲבֵירוֹת שֶׁבַּתּוֹרָה נֶאֱמַר בָּהֶן ״וְנַקֵּה״, וְכָאן נֶאֱמַר ״לֹא יְנַקֶּה״.
Au contraire, la raison pour laquelle le monde trembla particulièrement lorsque cette interdiction fut donnée est comme il est enseigné par la suite dans la baraita : Et à l’égard de toutes les autres transgressions dans la Torah, il est dit : « Et… absoudra le coupable », tandis qu’ici, il est dit : « Ne tiendra pas pour innocent. »
וְכׇל עֲבֵירוֹת שֶׁבַּתּוֹרָה לֹא נֶאֱמַר בָּהֶן ״לֹא יְנַקֶּה״?! וְהָכְתִיב: ״וְנַקֵּה לֹא יְנַקֶּה״!
La Guemara demande : N’est-il pas dit au sujet de toutes les autres transgressions dans la Torah que Dieu « ne tiendra pas pour innocent [lo yenakkeh] » celui qui transgresse ? Mais n’est-il pas écrit : « Et Il ne tiendra nullement le coupable pour innocent [venakkeh lo yenakkeh] » (Exode 34:7) ?
הָהוּא מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְרַבִּי אֶלְעָזָר – דְּתַנְיָא, רַבִּי אֶלְעָזָר אוֹמֵר: אִי אֶפְשָׁר לוֹמַר ״וְנַקֵּה״ – שֶׁכְּבָר נֶאֱמַר ״לֹא יְנַקֶּה״; אִי אֶפְשָׁר לוֹמַר ״לֹא יְנַקֶּה״ – שֶׁכְּבָר נֶאֱמַר ״וְנַקֵּה״. הָא כֵּיצַד? מְנַקֶּה הוּא לַשָּׁבִים, וְאֵינוֹ מְנַקֶּה לְשֶׁאֵינָן שָׁבִים.
La Guemara répond : Ce verset est nécessaire pour ce qui est dérivé par l’interprétation homilétique de Rabbi Elazar, comme cela est enseigné dans une baraita : Rabbi Elazar dit : Il n’est pas possible de dire : Et absoudra le coupable [venakkeh], au sujet de toutes les transgressions, puisque : N’absoudra pas le coupable [lo yenakkeh] est déjà énoncé. Et il n’est pas possible de dire : N’absoudra pas le coupable [lo yenakkeh], puisque : Et absoudra le coupable [venakkeh] est déjà énoncé. Comment peut-on réconcilier ces textes ? Le Saint, béni soit Il, absout ceux qui sont coupables et qui se repentent, et n’absout pas ceux qui ne se repentent pas.
כׇּל עֲבֵירוֹת שֶׁבַּתּוֹרָה נִפְרָעִין מִמֶּנּוּ, וְכָאן מִמֶּנּוּ וּמִמִּשְׁפַּחְתּוֹ. וְכׇל עֲבֵירוֹת שֶׁבַּתּוֹרָה מִמִּשְׁפַּחְתּוֹ לָא?!
§ Il est énoncé dans la baraita que, concernant toutes les transgressions dans la Torah, le châtiment n’est infligé qu’au transgresseur, tandis qu’ici, le châtiment est infligé à lui et à sa famille. La Guemara demande : Et le châtiment n’est-il pas infligé à la famille du transgresseur concernant toutes les autres transgressions dans la Torah ?
וְהָכְתִיב: ״וְשַׂמְתִּי אֲנִי אֶת פָּנַי בָּאִישׁ הַהוּא וּבְמִשְׁפַּחְתּוֹ״; וְתַנְיָא, אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן: אִם הוּא חָטָא, מִשְׁפַּחְתּוֹ מָה חָטָאת? לוֹמַר לְךָ: אֵין לְךָ מִשְׁפָּחָה שֶׁיֵּשׁ בָּהּ מוֹכֵס – שֶׁאֵין כּוּלָּהּ מוֹכְסִין; וְשֶׁיֵּשׁ בָּהּ לִסְטִים – שֶׁאֵין כּוּלָּהּ לִסְטִים; מִפְּנֵי שֶׁמְּחַפִּין עָלָיו!
Mais n’est-il pas écrit dans la Torah au sujet de celui qui adore Molekh : « Alors Je tournerai Ma face contre cet homme et contre sa famille, et Je le retrancherai » (Lévitique 20:5) ? Et il est enseigné dans une baraita : Rabbi Shimon a dit : S’il a fauté, comment sa famille a-t-elle fauté ? Pourquoi sont-ils punis ? Cela vient t’apprendre qu’il n’y a pas de famille qui ait parmi elle un percepteur d’impôts non autorisé dans laquelle tous les membres de la famille ne soient pas considérés comme des percepteurs d’impôts non autorisés ; et, de même, il n’y a pas de famille qui ait un bandit [listim] parmi elle dans laquelle tous les membres de la famille ne soient pas considérés comme des bandits. C’est parce qu’ils le couvrent. Il est donc évident que la punition est infligée à la famille du transgresseur pour des transgressions autres que le faux serment.
הָתָם בְּדִינָא אַחֲרִינָא, הָכָא בְּדִינָא דִּידֵיהּ; כִּדְתַנְיָא, רַבִּי אוֹמֵר: ״וְהִכְרַתִּי אוֹתוֹ״ – מָה תַּלְמוּד לוֹמַר? לְפִי שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְשַׂמְתִּי אֲנִי אֶת פָּנַי״ – יָכוֹל כׇּל הַמִּשְׁפָּחָה כּוּלָּהּ בְּהִיכָּרֵת? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אוֹתוֹ״ – אוֹתוֹ בְּהִיכָּרֵת, וְלֹא כׇּל הַמִּשְׁפָּחָה כּוּלָּהּ בְּהִיכָּרֵת.
La Guemara répond : Là-bas, en ce qui concerne les autres transgressions, la famille du transgresseur est punie d’une autre punition, moins sévère que celle que reçoit le transgresseur lui-même, tandis qu’ici, en ce qui concerne un faux serment, la famille du transgresseur est punie de sa punition. Comme cela est enseigné dans une baraita : Rabbi Yehouda HaNassi dit : Pourquoi faut-il que le verset dise au sujet de celui qui adore Molekh : « Et Je le retrancherai » ? Puisqu’il est dit plus haut dans le verset : « Alors Je tournerai Ma face contre cet homme et contre sa famille », on aurait pu penser que la famille entière est passible de la punition de karet. C’est pourquoi le verset dit : « Et Je retrancherai lui », indiquant que seul lui est passible de la punition de karet, tandis que toute sa famille n’est pas passible de la punition de karet.
וְכׇל עֲבֵירוֹת שֶׁבַּתּוֹרָה נִפְרָעִין מִמֶּנּוּ, וְכָאן מִמֶּנּוּ וּמִכׇּל הָעוֹלָם כּוּלּוֹ; שֶׁנֶּאֱמַר: ״אָלֹה וְכַחֵשׁ״, וּכְתִיב: ״עַל כֵּן תֶּאֱבַל הָאָרֶץ״. וְאֵימָא עַד דְּעָבֵיד לְהוּ לְכוּלְּהוּ! לָא סָלְקָא דַּעְתָּךְ, דִּכְתִיב: ״מִפְּנֵי אָלָה אָבְלָה הָאָרֶץ״.
§ La baraita enseigne : Et en ce qui concerne toutes les autres transgressions dans la Torah, le châtiment est infligé seulement à lui, tandis qu’ici, le châtiment est infligé à lui et au monde entier, comme il est dit : « Jurer et mentir, tuer, voler et commettre l’adultère », et il est écrit : « C’est pourquoi le pays est en deuil. » La Guemara suggère : Et pourquoi ne pas dire que le châtiment n’est pas infligé au monde entier à moins qu’il ne commette toutes les fautes mentionnées dans le verset ? La Guemara répond : Cela ne doit pas te venir à l’esprit, car il est écrit : « À cause du serment, le pays est en deuil » (Jérémie 23:10), ce qui indique qu’un faux serment suffit à faire que le pays soit en deuil.
וְכׇל עֲבֵירוֹת שֶׁבַּתּוֹרָה – מִכׇּל הָעוֹלָם לָא?! וְהָכְתִיב: ״וְכָשְׁלוּ אִישׁ בְּאָחִיו״ – אִישׁ בַּעֲוֹן אָחִיו; מְלַמֵּד שֶׁכׇּל יִשְׂרָאֵל עֲרֵבִים זֶה בָּזֶה!
La Guemara demande : Et en ce qui concerne toutes les autres transgressions dans la Torah, le châtiment n’est-il pas infligé au monde entier ? Mais n’est-il pas écrit : « Et ils trébucheront l’un sur l’autre » (Lévitique 26:37) ? Ce verset est interprété de manière homilétique comme signifiant qu’ils trébucheront spirituellement, l’un à cause de l’iniquité de l’autre, ce qui enseigne que tout le peuple juif est considéré comme garant les uns des autres. Apparemment, toute transgression rend le monde entier passible de châtiment.

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