Drashot AI Logo
חֲדָא מִינַּיְיהוּ רַב פָּפָּא אַמְרַהּ.
Rav Pappa a dit l'une de ces déclarations, pas Abaye.
רַבִּי יִשְׁמָעֵאל אוֹמֵר: אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא עַל הֶעָתִיד לָבֹא. תָּנוּ רַבָּנַן: ״לְהָרַע אוֹ לְהֵיטִיב״ – אֵין לִי אֶלָּא דְּבָרִים שֶׁיֵּשׁ בָּהֶן הֲרָעָה וַהֲטָבָה; שֶׁאֵין בָּהֶן הֲרָעָה וַהֲטָבָה מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אוֹ נֶפֶשׁ כִּי תִשָּׁבַע לְבַטֵּא בִשְׂפָתַיִם״.
§ La mishna enseigne que Rabbi Yishmaël dit : On n’est passible que pour un serment d’énonciation prêté au sujet de l’avenir. Les Sages ont enseigné dans une baraita, au sujet d’un serment d’énonciation : Du verset : « Ou si quelqu’un fait un serment, en l’énonçant clairement de ses lèvres pour faire du mal ou pour faire du bien” (Lévitique 5:4), je n’ai déduit que qu’on est passible pour un serment d’énonciation concernant des choses auxquelles faire du mal et faire du bien s’appliquent. D’où déduis-je qu’on est passible pour un serment d’énonciation concernant des choses auxquelles faire du mal et faire du bien ne s’appliquent pas ? Le verset dit : « Ou si quelqu’un fait un serment, en l’énonçant clairement de ses lèvres,” ce qui inclut d’autres sujets.
אֵין לִי אֶלָּא לְהַבָּא, לְשֶׁעָבַר מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״לְכֹל אֲשֶׁר יְבַטֵּא הָאָדָם בִּשְׁבֻעָה״. דִּבְרֵי רַבִּי עֲקִיבָא. רַבִּי יִשְׁמָעֵאל אוֹמֵר: ״לְהָרַע אוֹ לְהֵיטִיב״ – לְהַבָּא.
J’ai déduit seulement que l’on est passible pour des serments se rapportant à l’avenir. D’où puis-je déduire que l’on est passible pour des serments se rapportant au passé ? Le verset déclare ensuite : « Tout ce qu’un homme énoncera clairement avec serment » (Lévitique 5:4) ; c’est l’opinion de Rabbi Akiva. Rabbi Yishmaël dit : Le verset dit : « Faire du mal, ou faire du bien, » se référant exclusivement aux serments concernant l’avenir.
אָמַר לוֹ רַבִּי עֲקִיבָא: אִם כֵּן, אֵין לִי אֶלָּא דְּבָרִים שֶׁיֵּשׁ בָּהֶן הֲטָבָה וְהָרָעָה, דְּבָרִים שֶׁאֵין בָּהֶן הֲרָעָה וַהֲטָבָה מִנַּיִן? אָמַר לוֹ: מֵרִבּוּי הַכָּתוּב. אָמַר לוֹ: אִם רִיבָּה הַכָּתוּב לְכָךְ, רִיבָּה הַכָּתוּב לְכָךְ!
La baraita continue : Rabbi Akiva lui dit : Si tel est le cas, alors je n’ai déduit que l’obligation pour un serment d’expression qu’à l’égard de choses auxquelles faire le mal et faire le bien s’appliquent. D’où puis-je déduire que l’on est passible pour un serment d’expression à l’égard de choses auxquelles faire le mal et faire le bien ne s’appliquent pas ? Rabbi Yishmaël dit à Rabbi Akiva en réponse : Cela est dérivé d’une amplification du sens du verset. Rabbi Akiva lui dit : Si le verset est amplifié pour cela, c’est-à-dire pour étendre la halakha d’un serment d’expression à des choses qui n’impliquent ni faire le mal ni faire le bien, le verset est amplifié pour cela aussi, c’est-à-dire les serments portant sur le passé.
שַׁפִּיר קָא אָמַר לֵיהּ רַבִּי עֲקִיבָא לְרַבִּי יִשְׁמָעֵאל!
La Guemara demande : Rabbi Akiva a bien parlé dans sa critique de l’opinion de Rabbi Yishmael. Pourquoi Rabbi Yishmael n’est-il pas d’accord ?
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: רַבִּי יִשְׁמָעֵאל – שֶׁשִּׁימֵּשׁ אֶת רַבִּי נְחוּנְיָא בֶּן הַקָּנָה, שֶׁהָיָה דּוֹרֵשׁ אֶת כָּל הַתּוֹרָה כּוּלָּהּ בִּכְלָל וּפְרָט – אִיהוּ נָמֵי דּוֹרֵשׁ בִּכְלָל וּפְרָט. רַבִּי עֲקִיבָא – שֶׁשִּׁימֵּשׁ אֶת נַחוּם אִישׁ גַּם זוֹ, שֶׁהָיָה דּוֹרֵשׁ אֶת כָּל הַתּוֹרָה כּוּלָּהּ בְּרִיבָּה וּמִיעֵט – אִיהוּ נָמֵי דּוֹרֵשׁ רִיבָּה וּמִיעֵט.
Rabbi Yoḥanan a dit : C’est parce que Rabbi Yishmael était celui qui a servi comme disciple de Rabbi Neḥunya ben HaKana, qui interprétait toute la Torah au moyen du principe herméneutique de la généralisation et du détail. Par conséquent, Rabbi Yishmael interprète aussi la Torah au moyen de la méthode de la généralisation et du détail. Rabbi Akiva était quelqu’un qui a servi comme disciple de Naḥum de Gam Zo, qui interprétait toute la Torah au moyen du principe herméneutique de l’amplification et de la restriction. Par conséquent, Rabbi Akiva interprète aussi la Torah par amplification et restriction.
מַאי רַבִּי עֲקִיבָא דְּדָרֵישׁ רִיבּוּיֵי וּמִיעוּטֵי? דְּתַנְיָא: ״אוֹ נֶפֶשׁ כִּי תִשָּׁבַע״ – רִיבָּה, ״לְהָרַע אוֹ לְהֵיטִיב״ – מִיעֵט, ״לְכֹל אֲשֶׁר יְבַטֵּא הָאָדָם״ – חָזַר וְרִיבָּה; רִיבָּה וּמִיעֵט וְרִיבָּה – רִיבָּה הַכֹּל.
Quel est le cas précis, dans ce contexte, où l’on trouve que Rabbi Akiva interprète au moyen de généralisations et restrictions ? C’est comme il est enseigné dans une baraita que lorsque le verset déclare : « Ou si quelqu’un fait un serment clairement avec ses lèvres » (Lévitique 5:4), il généralise l’éventail des serments possibles pour lesquels on pourrait être tenu d’apporter une offrande pour un serment d’énonciation. Lorsque le verset poursuit : « pour faire du mal, ou pour faire du bien, » il restreint cet éventail. Lorsqu’il poursuit encore : « Tout ce qu’un homme énoncera clairement avec serment », il généralise alors de nouveau. Selon le principe herméneutique selon lequel, lorsqu’un verset a généralisé, puis restreint, puis généralisé, il a généralisé la catégorie pertinente pour y inclure tout, sauf l’élément précis qui a été exclu par la restriction.
מַאי רִיבָּה? רִיבָּה כֹּל מִילֵּי, וּמַאי מִיעֵט? מִיעֵט דְּבַר מִצְוָה.
Qu’est-ce qui a été inclus lorsque le verset a élargi le champ de la responsabilité ? Il l’a élargi pour inclure toutes les questions au sujet desquelles on pourrait prêter serment. Et de quelle manière l’a-t-il restreint lorsqu’il a poursuivi : « Faire du mal, ou faire du bien » ? Il a restreint le champ de la responsabilité pour un serment d’expression afin d’exclure un serment qui est une affaire impliquant une mitsva, c’est-à-dire un serment de s’abstenir d’accomplir une mitsva.
וְרַבִּי יִשְׁמָעֵאל דָּרֵישׁ כְּלָל וּפְרָט: ״אוֹ נֶפֶשׁ כִּי תִשָּׁבַע לְבַטֵּא בִשְׂפָתַיִם״ – כְּלָל, ״לְהָרַע אוֹ לְהֵיטִיב״ – פְּרָט, ״לְכֹל אֲשֶׁר יְבַטֵּא הָאָדָם״ – חָזַר וְכָלַל; כְּלָל וּפְרָט וּכְלָל – אִי אַתָּה דָן אֶלָּא כְעֵין הַפְּרָט; מָה הַפְּרָט מְפוֹרָשׁ – לְהַבָּא, אַף כֹּל לְהַבָּא.
Et Rabbi Yishmael interprète le verset selon le principe herméneutique de la généralisation et du détail : « Ou si quelqu’un jure clairement de ses lèvres » (Lévitique 5:4), c’est une généralisation ; « pour faire du mal ou pour faire du bien, » c’est un détail ; « quoi que ce soit qu’un homme énonce clairement par serment », le verset ensuite revient à une généralisation. Il existe un principe herméneutique selon lequel, lorsqu’un verset contient une généralisation, et un détail, et une autre généralisation, on peut déduire que le verset se réfère seulement à des éléments semblables au détail. De même que le détail dans le verset est explicitement un serment se rapportant à l’avenir, de même tous les serments pour lesquels on est passible doivent se rapporter à l’avenir.
אַהֲנִי כְּלָלָא, לְאֵתוֹיֵי אֲפִילּוּ דְּבָרִים שֶׁאֵין בָּהֶן הֲרָעָה וַהֲטָבָה לְהַבָּא; אַהֲנִי פְּרָטָא, לְמַעוֹטֵי אֲפִילּוּ דְּבָרִים שֶׁיֵּשׁ בָּהֶן הֲרָעָה וַהֲטָבָה לְשֶׁעָבַר.
La généralisation sert à inclure même les questions qui ne concernent ni le fait de faire le mal ni celui de faire le bien lorsqu’elles se rapportent à l’avenir ; le détail sert à exclure même les questions qui concernent le fait de faire le mal ou de faire le bien lorsqu’elles se rapportent au passé.
אֵיפוֹךְ אֲנָא!
La Guemara objecte : Je vais inverser cela et dire que la généralisation sert à inclure les serments concernant le passé, et le détail sert à exclure les choses qui n’impliquent ni faire le mal ni faire le bien. Pourquoi cela ne constitue-t-il pas une interprétation tout aussi légitime du verset ?
אָמַר רַבִּי יִצְחָק: דּוּמְיָא דִּ״לְהָרַע אוֹ לְהֵיטִיב״ – מִי שֶׁאִיסּוּרוֹ מִשּׁוּם ״בַּל יַחֵל דְּבָרוֹ״; יָצָאתָה זוֹ, שֶׁאֵין אִיסּוּרוֹ מִשּׁוּם ״בַּל יַחֵל דְּבָרוֹ״, אֶלָּא מִשּׁוּם ״בַּל תְּשַׁקְּרוּ״.
Rabbi Yitzḥak a dit que Rabbi Yishmaël comprend que la responsabilité s’étend à celui dont le serment est semblable à un serment « de faire du mal ou de faire du bien » (Lévitique 5:4). Celui dont l’interdiction découle du verset : « Il ne profanera pas sa parole » (Nombres 30:3), est passible, car la responsabilité pour un serment concernant l’avenir implique de rompre sa parole. Est exclu ce serment dont l’interdiction ne découle pas du verset : « Il ne profanera pas sa parole » ; plutôt, elle découle du verset : « Vous ne mentirez pas » (Lévitique 19:11), puisque la responsabilité pour un serment concernant le passé s’applique lorsque le serment lui-même était un mensonge.
רַב יִצְחָק בַּר אָבִין אָמַר, אָמַר קְרָא: ״אוֹ נֶפֶשׁ כִּי תִשָּׁבַע לְבַטֵּא בִשְׂפָתַיִם״ – מִי שֶׁהַשְּׁבוּעָה קוֹדֶמֶת לַבִּיטּוּי, וְלֹא שֶׁהַבִּיטּוּי קוֹדֶמֶת לַשְּׁבוּעָה; יָצָא זֶה ״אָכַלְתִּי״ וְ״לֹא אָכַלְתִּי״, שֶׁהַמַּעֲשֶׂה קוֹדֵם לַשְּׁבוּעָה.
Rav Yitzḥak bar Avin dit qu’il existe une explication différente de l’opinion de Rabbi Yishmael : Le verset déclare : « Ou si quelqu’un fait un serment clairement avec ses lèvres » pour faire le mal ou pour faire le bien, en référence à celui dont le serment précède sa clarification, c’est-à-dire l’action qui le viole, et non à celui qui prête un serment où la clarification, c’est-à-dire l’action interdite par le serment, précède le serment. Est exclu ce serment où quelqu’un a dit, par exemple : J’ai mangé, ou : Je n’ai pas mangé, où l’action précède le serment.
תָּנוּ רַבָּנַן: ״הָאָדָם בִּשְׁבוּעָה״ – פְּרָט לְאָנוּס. ״וְנֶעְלַם״ – פְּרָט לְמֵזִיד.
§ Les Sages ont enseigné dans une baraita : Le verset déclare : « Ou si quelqu’un jure clairement de ses lèvres de faire du mal ou de faire du bien, quoi que ce soit qu’un homme énonce clairement avec un serment, et que cela lui soit caché ; et, lorsqu’il en prend connaissance, il sera coupable dans l’un de ces cas » (Lévitique 5:4). L’expression « un homme…avec un serment » sert à exclure une victime de circonstances indépendantes de sa volonté de l’obligation d’apporter une offrande. Le terme « et que cela lui soit caché » sert à exclure de la responsabilité celui qui a violé son serment intentionnellement, car il ne mérite pas de pouvoir obtenir l’expiation en apportant une offrande.
״מִמֶּנּוּ״ – שֶׁנִּתְעַלְּמָה מִמֶּנּוּ שְׁבוּעָה. יָכוֹל שֶׁנִּתְעַלְּמָה מִמֶּנּוּ חֵפֶץ? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״בִּשְׁבוּעָה וְנֶעְלַם״ – עַל הֶעְלֵם שְׁבוּעָה הוּא חַיָּיב, וְאֵינוֹ חַיָּיב עַל הֶעְלֵם חֵפֶץ.
La baraita continue : Le terme « de lui » enseigne que celui qui n’était pas conscient de son serment, c’est-à-dire l’a oublié, puis l’a enfreint, est tenu d’apporter une offrande. On pourrait penser que celui qui prête serment est également responsable lorsqu’il enfreint un serment parce qu’il n’était pas conscient qu’un objet particulier est interdit en tant qu’objet de son serment ; par conséquent, le verset déclare : « Avec un serment, et cela lui est caché. » Il est responsable du manque de conscience du serment, mais il n’est pas responsable du manque de conscience de l’objet du serment.
אָמַר מָר: ״הָאָדָם בִּשְׁבוּעָה״ – פְּרָט לְאָנוּס. הֵיכִי דָּמֵי?
Le Maître dit ci-dessus dans la baraita : L’expression « un homme… avec un serment » sert à exclure une victime de circonstances indépendantes de sa volonté. La Guemara demande : Quelles sont de telles circonstances ?
כִּדְרַב כָּהֲנָא וְרַב אַסִּי, כִּי הֲווֹ קָיְימִי מִקַּמֵּי דְּרַב, מָר אֲמַר: שְׁבוּעֲתָא דְּהָכִי אֲמַר רַב, וּמָר אָמַר: שְׁבוּעֲתָא דְּהָכִי אֲמַר רַב. כִּי אֲתוֹ לְקַמֵּיהּ דְּרַב, אֲמַר כְּחַד מִינַּיְיהוּ. אֲמַר לֵיהּ אִידַּךְ: וַאֲנָא בְּשִׁיקְרָא אִישְׁתְּבַעִי?!
La Guemara répond : Il en fut comme ce fut avec Rav Kahana et Rav Asi, qui, lorsqu’ils se levaient en présence de Rav, leur maître, à la fin d’une leçon, étaient en désaccord quant à ce qu’il avait exactement dit. Un Sage dit : Par serment, Rav a dit ceci, et l’autre Sage dit : Par serment, Rav a dit cela. Lorsqu’ils vinrent devant Rav pour clarifier ce qu’il avait dit, il énonça son opinion conformément à ce que l’un d’eux avait dit. L’autre dit à Rav : Ai-je donc prêté un faux serment ?
אֲמַר לֵיהּ: לִבָּךְ אֲנָסָךְ.
Rav lui dit : Ton cœur t’a poussé. Cela n’est pas considéré comme un faux serment, puisque au moment où tu as prêté serment, tu étais certain de dire la vérité.
״וְנֶעְלַם מִמֶּנּוּ״ – שֶׁנִּתְעַלֵּם מִמֶּנּוּ שְׁבוּעָה. יָכוֹל שֶׁנִּתְעַלֵּם מִמֶּנּוּ חֵפֶץ? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״בִּשְׁבוּעָה וְנֶעְלַם מִמֶּנּוּ״ – עַל הֶעְלֵם שְׁבוּעָה הוּא חַיָּיב, וְאֵינוֹ חַיָּיב עַל הֶעְלֵם חֵפֶץ.
§ La baraita enseigne : L’expression « et cela lui est caché » enseigne que celui qui n’était pas conscient de son serment, c’est-à-dire l’a oublié, puis l’a transgressé, est tenu d’apporter une offrande. On pourrait penser que celui qui a prêté serment est également responsable lorsqu’il a transgressé le serment parce qu’il ignorait qu’un objet particulier est interdit comme objet de son serment ; c’est pourquoi le verset déclare : « Avec un serment, et cela lui est caché. » Il est responsable du manque de conscience du serment, mais il n’est pas responsable du manque de conscience de l’objet du serment.
מַחֲכוּ עֲלֵיהּ בְּמַעְרְבָא: בִּשְׁלָמָא שְׁבוּעָה – מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ בְּלָא חֵפֶץ, כְּגוֹן דְּאָמַר: ״שְׁבוּעָה שֶׁלֹּא אוֹכַל פַּת חִטִּין״, וּכְסָבוּר ״שֶׁאוֹכַל״ קָאָמַר – דִּשְׁבוּעֲתֵיהּ אִינְּשִׁי, חֶפְצָא דְּכִיר; אֶלָּא חֵפֶץ בְּלֹא שְׁבוּעָה, הֵיכִי דָּמֵי?
On s’en moqua en Occident, Eretz Yisrael, et l’on dit : Soit, on trouve une absence de conscience de son serment sans qu’il y ait absence de conscience de l’objet du serment, comme dans un cas où quelqu’un dit : Par mon serment je ne mangerai pas de pain de blé, et il pensa avoir dit : je mangerai du pain de blé, car dans ce cas son serment est oublié et l’objet de celui-ci est rappelé. Mais dans quelles circonstances y a-t-il un cas d’absence de conscience de l’objet du serment sans absence de conscience du serment lui-même ?
כְּגוֹן דְּאָמַר: ״שְׁבוּעָה שֶׁלֹּא אוֹכַל פַּת חִטִּין״, וּכְסָבוּר ״שֶׁל שְׂעוֹרִים״ קָאָמַר – דִּשְׁבוּעֲתֵיהּ דְּכִיר לֵיהּ, חֶפְצָא אִינְּשִׁי. כֵּיוָן דְּחֶפְצָא אִינְּשִׁי לְהוּ, הַיְינוּ הֶעְלֵם שְׁבוּעָה!
La Guemara suggère : Cela peut se trouver dans un cas où il a dit : Par mon serment, je ne mangerai pas de pain de blé, et il pensait avoir dit : Par mon serment, je ne mangerai pas de pain d’orge, car dans ce cas son serment lui est rappelé et l’objet de celui-ci est oublié. La Guemara rejette cette suggestion : Une fois que l’objet du serment est oublié par lui, cela constitue un cas de manque de conscience de son serment.
אֶלָּא אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: דָּא וְדָא אַחַת הִיא.
Au contraire, Rabbi Elazar a dit : La distinction faite dans la baraita entre l’absence de conscience de son serment et l’absence de conscience de l’objet de son serment n’est pas valable, et l’un et l’autre sont une seule et même chose.
מַתְקֵיף לַהּ רַב יוֹסֵף: אַלְמָא חֵפֶץ בְּלֹא שְׁבוּעָה לָא מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ? וְהָא מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ – כְּגוֹן דְּאָמַר ״שְׁבוּעָה שֶׁלֹּא אוֹכַל פַּת חִטִּין״, וְהוֹשִׁיט יָדוֹ לַסַּל לִיטּוֹל פַּת שְׂעוֹרִין; וְעָלְתָה בְּיָדוֹ שֶׁל חִטִּין, וּכְסָבוּר שְׂעוֹרִים הִיא וַאֲכָלָהּ; דִּשְׁבוּעֲתֵיהּ דְּכִיר לֵיהּ, חֶפְצָא הוּא דְּלָא יָדַע לֵיהּ!
Rav Yosef objecte à cela. Est-ce vraiment le cas que tu ne trouves pas un cas d’absence de conscience de l’objet d’un serment sans absence de conscience du serment ? Pourtant, tu le trouves dans un cas où il a dit : Par ma Torah je ne mangerai pas de pain de blé, et il tendit la main vers le panier pour prendre du pain d’orge, et du pain de blé se retrouva dans sa main, et il pensa que c’était du pain d’orge et il le mangea. C’est un cas où son serment lui est présent à l’esprit, et c’est l’objet du serment dont il n’a pas conscience.
אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: כְּלוּם מְחַיְּיבַתְּ לֵיהּ קׇרְבָּן – אֶלָּא אַמַּאי דִּתְפִיס בִּידֵיהּ; הֶעְלֵם שְׁבוּעָה הוּא!
Abaye lui dit : Ne le considères-tu pas comme responsable d’apporter une offrande pour avoir violé son serment uniquement por ce qu’il tient dans sa main et mange ? Lorsqu’il mange le pain, cela constitue une absence de conscience du serment, car il pense que l’objet dans sa main est permis.
לִישָּׁנָא אַחֲרִינָא – אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי לְרַב יוֹסֵף: סוֹף סוֹף, קׇרְבָּן דְּקָא מַיְיתֵי עֲלַהּ דְּהַאי פַּת מִיהַת, הֶעְלֵם שְׁבוּעָה הוּא!
La Guemara présente une autre formulation de cette déclaration. Abaye dit à Rav Yosef : En fin de compte, l'offrande qu'il apporte pour ce pain est de toute façon due à un manque de conscience du serment, car il pense que l'objet dans sa main est permis.
וְרַב יוֹסֵף אָמַר לָךְ: כֵּיוָן דְּכִי יָדַע לֵיהּ דְּחִטִּין הוּא – פָּרֵישׁ מִינֵּיהּ, הֶעְלֵם חֵפֶץ הוּא.
Et Rav Yosef pourrait te dire : Puisque, s'il savait qu'il s'agit de pain de blé, il s'abstiendrait d'en manger , cela doit être considéré comme un cas de manque de conscience de l'objet.
בְּעָא מִינֵּיהּ רָבָא מֵרַב נַחְמָן: הֶעְלֵם זֶה וְזֶה בְּיָדוֹ, מַהוּ? אֲמַר לֵיהּ: הֲרֵי הֶעְלֵם שְׁבוּעָה בְּיָדוֹ, וְחַיָּיב. אַדְּרַבָּה, הֲרֵי הֶעְלֵם חֵפֶץ בְּיָדוֹ, וּפָטוּר!
Rava demanda à Rav Naḥman : Dans un cas où quelqu’un a un manque de conscience de ceci, du serment, et de cela, de son objet, quelle est la halakha ? Rav Naḥman lui dit : Il enfreint le serment en ayant un manque de conscience du serment et est donc responsable. Rava répondit : Au contraire, il a un manque de conscience de l’objet du serment et devrait donc être exempt.
אָמַר רַב אָשֵׁי: חָזֵינַן; אִי מֵחֲמַת שְׁבוּעָה קָא פָרֵישׁ – הֲרֵי הֶעְלֵם שְׁבוּעָה בְּיָדוֹ, וְחַיָּיב; אִי מֵחֲמַת חֵפֶץ קָא פָרֵישׁ – הֲרֵי הֶעְלֵם חֵפֶץ בְּיָדוֹ, וּפָטוּר.
Rav Ashi a dit : Nous voyons : S'il s'abstient de manger à cause du serment, c'est-à-dire lorsqu'on lui rappelle qu'il a prêté serment, il avait un manque de conscience du serment et il est responsable. S'il s'abstient à cause de l'objet du serment, c'est-à-dire lorsqu'on lui rappelle ce qu'il est sur le point de manger, il avait un manque de conscience à cause de l'objet, et il est exempt.
אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא לְרַב אָשֵׁי: כְּלוּם פָּרֵישׁ מִשְּׁבוּעָה – אֶלָּא מִשּׁוּם חֵפֶץ! כְּלוּם פָּרֵישׁ מֵחֵפֶץ – אֶלָּא מִשּׁוּם שְׁבוּעָה! אֶלָּא לָא שְׁנָא.
Ravina dit à Rav Ashi : Ne s’abstient-il pas de violer le serment en raison de sa reconnaissance de l’objet ? Ne s’abstient-il pas de l’objet uniquement à cause du serment ? Dans tous les cas, il doit se souvenir à la fois du serment et de son objet, et la manière dont on le lui a rappelé n’indique rien. Au contraire, il n’y a aucune différence entre les deux.
בְּעָא מִינֵּיהּ רָבָא מֵרַב נַחְמָן:
Rava demanda à Rav Naḥman :

Les traductions générées par l'IA peuvent ne pas être entièrement précises.

Pour des commentaires ou des corrections, contactez drashot@drashot.ai.

Textes fournis par Sefaria