עַל פִּי נָבִיא נֶאֱכֶלֶת וְעַל פִּי נָבִיא נִשְׂרֶפֶת.
Sur la base de la décision d’un prophète, les pains d’une offrande de remerciement furent mangés, et sur la base de la décision d’un prophète, les pains de l’autre offrande de remerciement furent brûlés. Les prophètes Aggée, Zacharie et Malachie, qui vivaient à l’époque de la reconsécration de Jérusalem par Esdras et Néhémie, instruisirent le peuple sur la manière dont la cérémonie devait être menée, sans fournir de raisons pour ces procédures.
כֹּל שֶׁלֹּא נַעֲשֵׂית בְּכׇל אֵלּוּ כּוּ׳. אִיתְּמַר, רַב הוּנָא אָמַר: ״בְּכׇל אֵלּוּ״ תְּנַן, רַב נַחְמָן אָמַר: ״בְּאַחַת מִכׇּל אֵלּוּ״ תְּנַן.
§ La michna enseigne : Et en ce qui concerne tout ajout au Temple qui n’a pas été fait avec toutes ces procédures cérémonielles, celui qui y entre alors qu’il est rituellement impur n’est pas passible de responsabilité. Il a été déclaré que les amora’im étaient en désaccord au sujet du texte de la michna. Rav Houna dit : Nous avons appris dans la michna : Avec toutes celles-ci, ce qui signifie que toutes ces procédures sont indispensables, et s’il en manque ne serait-ce qu’une, la consécration ne prend pas effet. Rav Naḥman dit : Nous avons appris dans la michna : Avec une de toutes celles-ci ; c’est-à-dire que n’importe laquelle de ces procédures suffit pour que la consécration prenne effet.
רַב הוּנָא אָמַר ״בְּכׇל אֵלּוּ״ תְּנַן – קָסָבַר קְדוּשָּׁה רִאשׁוֹנָה קִידְּשָׁה לִשְׁעָתָהּ וְקִידְּשָׁה לֶעָתִיד לָבֹא, וְעֶזְרָא זֵכֶר בְּעָלְמָא הוּא דַּעֲבַד.
La Guemara clarifie davantage ce désaccord. Rav Houna dit : Nous avons appris dans la michna : Avec tous ceux-ci. La Guemara explique : Il soutient que la consécration initiale du Temple aux jours de David et de Salomon a sanctifié ce lieu pour son temps et l’a sanctifié pour toujours. Par conséquent, l’emplacement du Temple a conservé sa sainteté originelle même à l’époque du Second Temple. Et Ezra, qui a reconsacré la zone, l’a fait simplement comme une commémoration de la consécration initiale. En conséquence, même s’il n’y avait ni roi ni Ourim VeToumim, toute la zone a été pleinement consacrée. En revanche, pour consacrer une zone qui n’avait pas fait partie de la consécration initiale, toutes ces procédures sont nécessaires et aucune ne peut être omise.
רַב נַחְמָן אָמַר ״בְּאַחַת מִכׇּל אֵלּוּ״ תְּנַן – קָסָבַר: קְדוּשָּׁה רִאשׁוֹנָה קִידְּשָׁה לִשְׁעָתָהּ וְלֹא קִידְּשָׁה לֶעָתִיד לָבֹא, וְעֶזְרָא קַדּוֹשֵׁי קַדֵּישׁ אַף עַל גַּב דְּלָא הֲווֹ אוּרִים וְתוּמִּים.
Rav Naḥman dit : Nous avons appris dans la michna : Avec l’une de toutes celles-ci. La Guemara explique : Il soutient que la consécration initiale du Temple a sanctifié celui-ci pour son temps בלבד, et ne l’a pas sanctifié pour toujours. Et Ezra a consacré le Temple et ses cours, bien qu’il n’y eût ni roi ni Ourim VeToummim. Par conséquent, il s’ensuit qu’il n’est pas nécessaire d’accomplir toutes ces procédures pour que la consécration prenne effet.
אֵיתִיבֵיהּ רָבָא לְרַב נַחְמָן: ״כֹּל שֶׁלֹּא נַעֲשֵׂית בְּכׇל אֵלּוּ״! תָּנֵי: ״בְּאַחַת מִכׇּל אֵלּוּ״.
Rava souleva une objection à Rav Naḥman : La michna déclare explicitement : Toute addition qui n’a pas été faite avec toutes ces procédures. Rav Naḥman lui dit : Corrige la michna et enseigne-la ainsi : Avec l’une de toutes ces procédures.
תָּא שְׁמַע, אַבָּא שָׁאוּל אוֹמֵר: שְׁנֵי בִּיצְעִין הָיוּ בְּהַר הַמִּשְׁחָה, תַּחְתּוֹנָה וְעֶלְיוֹנָה. תַּחְתּוֹנָה – נִתְקַדְּשָׁה בְּכׇל אֵלּוּ; עֶלְיוֹנָה – לֹא נִתְקַדְּשָׁה בְּכׇל אֵלּוּ, אֶלָּא בְּעוֹלֵי גוֹלָה; שֶׁלֹּא בְּמֶלֶךְ וְשֶׁלֹּא בְּאוּרִים וְתוּמִּים.
La Guemara cite une preuve contre l’opinion de Rav Naḥman : Viens et écoute une baraita : Abba Shaul dit : Il y avait deux bassins [bitzin] sur le mont des Oliviers [Har HaMishḥa], un inférieur et un supérieur. Le bassin inférieur fut consacré à l’époque du Premier Temple avec toutes les procédures mentionnées dans la michna, et il possède la sainteté de Jérusalem à tous égards. En revanche, le bassin supérieur ne fut pas consacré avec toutes ces procédures, mais il fut consacré par ceux qui revinrent de l’exil en Babylonie, sans roi et sans les Ourim VeToummim.
תַּחְתּוֹנָה שֶׁהָיְתָה קְדוּשָּׁתָהּ גְּמוּרָה – עַמֵּי הָאָרֶץ נִכְנָסִין לְשָׁם, וְאוֹכְלִין שָׁם קָדָשִׁים קַלִּים אֲבָל לֹא מַעֲשֵׂר שֵׁנִי; וַחֲבֵרִים אוֹכְלִים שָׁם קָדָשִׁים קַלִּים וּמַעֲשֵׂר שֵׁנִי.
La baraita continue : En ce qui concerne l’étang inférieur, dont la consécration était complète, les amei ha’aretz, des personnes peu instruites qui n’étaient pas scrupuleuses dans leur observance des mitzvot relatives aux dîmes et à la pureté rituelle, entraient là et mangeaient là des offrandes de moindre sainteté qui peuvent être consommées dans tout Jérusalem, mais ils ne mangeaient pas là la seconde dîme, car ils se montraient rigoureux sur ce point. Et les ḥaverim, qui étaient méticuleux dans leur observance de ces mitzvot, mangeaient là à la fois des offrandes de moindre sainteté et la seconde dîme.
עֶלְיוֹנָה שֶׁלֹּא הָיְתָה קְדוּשָּׁתָהּ גְּמוּרָה – עַמֵּי הָאָרֶץ הָיוּ נִכְנָסִין שָׁם, וְאוֹכְלִין שָׁם קָדָשִׁים קַלִּים אֲבָל לֹא מַעֲשֵׂר שֵׁנִי; וַחֲבֵרִים אֵין אוֹכְלִין שָׁם לֹא קָדָשִׁים קַלִּים וְלֹא מַעֲשֵׂר שֵׁנִי. וּמִפְּנֵי מָה לֹא קִידְּשׁוּהָ? שֶׁאֵין מוֹסִיפִין עַל הָעִיר וְעַל הָעֲזָרוֹת אֶלָּא בְּמֶלֶךְ וְנָבִיא וְאוּרִים וְתוּמִּים, וּבְסַנְהֶדְרִין שֶׁל שִׁבְעִים וְאֶחָד, וּבִשְׁתֵּי תּוֹדוֹת וּבְשִׁיר.
La baraita continue : Quant à l’étang supérieur, dont la consécration était incomplète, les amei ha’aretz y entraient et y consommaient des offrandes de moindre sainteté, mais ils n’y consommaient pas la seconde dîme. Et les ḥaverim n’y consommaient ni des offrandes de moindre sainteté ni la seconde dîme. Et pour quelle raison ne consacrèrent-ils pas l’étang supérieur ? C’était parce que des ajouts à la ville de Jérusalem ou aux cours du Temple ne peuvent être faits que par un corps spécial comprenant le roi, un prophète, les Ourim VeToummim, et le Sanhédrin de soixante et onze, et avec deux offrandes de remerciement et avec un chant spécial.
וְלָמָּה קִידְּשׁוּהָ? לָמָּה קִידְּשׁוּהָ?! הָא אָמְרַתְּ לֹא קִידְּשׁוּהָ! אֶלָּא לָמָה הִכְנִיסוּהָ? מִפְּנֵי שֶׁתּוֹרְפָּהּ שֶׁל יְרוּשָׁלַיִם הָיְתָה, וְנוֹחָה הִיא לִיכָּבֵשׁ מִשָּׁם.
La Guemara demande : Mais pourquoi ont-ils consacré le bassin supérieur s’ils ne pouvaient pas le faire correctement ? La Guemara répond : Pourquoi l’ont-ils consacré ? N’as-tu pas dit qu’ils ne l’ont pas consacré ? Plutôt, la question doit être posée ainsi : étant donné qu’ils ne pouvaient pas consacrer le bassin supérieur, pourquoi l’ont-ils fait entrer à l’intérieur des murailles de la ville ? La Guemara répond : Parce que c’était un point faible [turpa] de Jérusalem et qu’il aurait été facile de conquérir la ville à partir de là, il est devenu nécessaire de l’inclure à l’intérieur de la muraille. Cette baraita semble apporter une preuve explicite contre l’opinion de Rav Naḥman, qui soutient qu’il n’est pas nécessaire d’accomplir toutes les procédures énumérées dans la michna pour que la consécration soit complète.
תַּנָּאֵי הִיא; דְּתַנְיָא, אָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר: שָׁמַעְתִּי כְּשֶׁהָיוּ בּוֹנִין בַּהֵיכָל, עָשׂוּ קְלָעִים לַהֵיכָל וּקְלָעִים לָעֲזָרוֹת. אֶלָּא שֶׁבַּהֵיכָל בּוֹנִין מִבַּחוּץ, וּבָעֲזָרוֹת בּוֹנִין מִבִּפְנִים.
La Guemara rejette cette preuve : Il s’agit bien d’un différend entre tannaïm quant à savoir si la consécration initiale de Jérusalem et du Temple les a sanctifiés seulement pour leur époque ou pour toujours. Abba Shaul soutient que la consécration initiale a expiré, et que, par conséquent, la reconsécration a nécessité toutes les procédures mentionnées dans la michna. Où ce différend est-il enseigné ? Comme cela est enseigné dans une michna (Eduyyot 8:6) : Rabbi Eliezer dit : J’ai entendu que, lorsqu’ils construisaient le Sanctuaire dans le Second Temple, ils fabriquèrent des rideaux temporaires pour le Sanctuaire et des rideaux temporaires pour les cours afin de servir de cloisons jusqu’à ce que la construction des murs de pierre soit achevée. La différence était seulement que, dans le Sanctuaire, les ouvriers construisaient les murs à l’extérieur des rideaux, sans entrer, et dans les cours, les ouvriers construisaient les murs à l’intérieur des rideaux.
אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ: שָׁמַעְתִּי שֶׁמַּקְרִיבִין אַף עַל פִּי שֶׁאֵין בַּיִת, אוֹכְלִין קׇדְשֵׁי קָדָשִׁים אַף עַל פִּי שֶׁאֵין קְלָעִים, קָדָשִׁים קַלִּים וּמַעֲשֵׂר שֵׁנִי אַף עַל פִּי שֶׁאֵין חוֹמָה; מִפְּנֵי שֶׁקְּדוּשָּׁה רִאשׁוֹנָה קִידְּשָׁה לִשְׁעָתָהּ וְקִידְּשָׁה לֶעָתִיד לָבֹא. לָאו מִכְּלָל דְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר סָבַר: לֹא קִידְּשָׁה לֶעָתִיד לָבֹא?
La michna continue : Rabbi Yehoshua dit : J’ai entendu dire que l’on offre des sacrifices sur l’autel même s’il n’y a pas de Temple, et que l’on consomme des offrandes du degré de sainteté le plus élevé dans la cour du Temple même s’il n’y a pas de tentures, et que l’on consomme des offrandes de moindre sainteté et le second dîme à Jérusalem même s’il n’y a pas de mur autour de la ville. Cela est dû au fait que la consécration initiale a sanctifié le Temple et Jérusalem pour leur époque et les a aussi sanctifiés pour toujours. La Guemara conclut : Du fait que Rabbi Yehoshua a fondé son opinion sur le principe selon lequel la consécration initiale a sanctifié le Temple et Jérusalem pour toujours, ne peut-on pas déduire que Rabbi Eliezer soutient qu’elle ne les a pas sanctifiés pour toujours ? Apparemment, cette question fait l’objet d’un débat entre les tannaïm.
אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא לְרַב אָשֵׁי: מִמַּאי? דִּלְמָא דְּכוּלֵּי עָלְמָא קְדוּשָּׁה רִאשׁוֹנָה קִידְּשָׁה לִשְׁעָתָהּ וְקִידְּשָׁה לֶעָתִיד לָבֹא, וּמָר מַאי דִּשְׁמִיעַ לֵיהּ קָאָמַר, וּמָר מַאי דִּשְׁמִיעַ לֵיהּ קָאָמַר. וְכִי תֵּימָא: קְלָעִים לְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר לְמָה לִי? לִצְנִיעוּתָא בְּעָלְמָא.
Ravina dit à Rav Ashi : D’où tires-tu cette déduction ? Peut-être que tous soutiennent que la consécration initiale a sanctifié le Temple et Jérusalem pour leur temps et a aussi sanctifié ceux-ci pour toujours. Et un Sage, Rabbi Eliezer, a énoncé cette tradition, qu’il a entendue de ses maîtres, et un Sage, Rabbi Yehoshua, a énoncé cette tradition, qu’il a entendue de ses maîtres, et il n’y a pas de désaccord entre eux. Et si tu disais : Pourquoi ai-je besoin de rideaux בכלל selon Rabbi Eliezer ? La sainteté originelle est demeurée lorsque Jérusalem n’était pas entourée de murailles, et de même, la présence ou l’absence de rideaux est sans pertinence pour la sainteté de l’enceinte du Temple. La Guemara répond : Les rideaux ont été établis uniquement pour l’isolement, car il aurait été inconvenant que l’activité dans ce lieu très saint soit visible de tous.
אֶלָּא הָנֵי תַּנָּאֵי – דְּתַנְיָא, אָמַר רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בְּרַבִּי יוֹסֵי: לָמָּה מָנוּ חֲכָמִים אֶת אֵלּוּ? שֶׁכְּשֶׁעָלוּ בְּנֵי הַגּוֹלָה, מָצְאוּ אֵלּוּ וְקִידְּשׁוּם. אֲבָל רִאשׁוֹנוֹת בָּטְלוּ מִשֶּׁבָּטְלָה הָאָרֶץ. אַלְמָא קָסָבַר: קְדוּשָּׁה רִאשׁוֹנָה קִידְּשָׁה לִשְׁעָתָהּ וְלֹא קִידְּשָׁה לֶעָתִיד לָבֹא.
Au contraire, cette question fait l’objet d’un différend entre ces tanna’im, comme il est enseigné dans une baraita au sujet des villes fortifiées énumérées dans la michna du traité Arakhin (32a) : Rabbi Yishmael, fils de Rabbi Yosei, a dit : Pourquoi les Sages ont-ils énuméré précisément ces neuf villes comme des villes fortifiées depuis les jours de Josué, fils de Noun ? En réalité, il y en avait beaucoup plus. La raison est que lorsque les exilés sont montés en Eretz Yisrael depuis Babylone à l’époque d’Ezra, ils ont trouvé ces villes et les ont consacrées comme villes fortifiées ; mais la sainteté des villes fortifiées initiales, énumérées dans le livre de Josué, a été annulée lorsque l’implantation en Eretz Yisrael a cessé et que le peuple juif a été exilé. La Guemara commente : Apparemment, Rabbi Yishmael, fils de Rabbi Yosei, soutient : La consécration initiale a sanctifié le Temple et Jérusalem pour leur temps seulement et ne les a pas sanctifiés pour toujours.
ורְמִינְהִי, אָמַר רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בְּרַבִּי יוֹסֵי: וְכִי אֵלּוּ בִּלְבַד הָיוּ?! וַהֲלֹא כְּבָר נֶאֱמַר: ״שִׁשִּׁים עִיר כׇּל חֶבֶל אַרְגֹּב מַמְלֶכֶת עוֹג בַּבָּשָׁן, כׇּל אֵלֶּה עָרִים בְּצֻרוֹת חוֹמָה גְבֹהָה״! אֶלָּא לָמָּה מָנוּ חֲכָמִים אֶת אֵלּוּ – שֶׁכְּשֶׁעָלוּ בְּנֵי הַגּוֹלָה מָצְאוּ אֵלּוּ וְקִידְּשׁוּם.
Et la Guemara soulève une contradiction à partir d’une autre baraita : Rabbi Yishmaël, fils de Rabbi Yossei, dit : Ces villes énumérées dans le traité Arakhinétaient-elles les seules villes fortifiées? Mais n’est-il pas déjà dit : « Soixante villes, toute la région d’Argob, le royaume d’Og, roi du Bashan, toutes celles-ci étaient des villes fortifiées avec de hautes murailles, des portes et des barres » (Torah 3:4–5), ce qui indique qu’il y avait de nombreuses villes fortifiées à l’époque de Josué? Alors, pourquoi les Sages ont-ils énuméré précisément celles-ci ? Cela est dû au fait que lorsque les exilés sont montés de Babylonie, ils ont trouvé celles-ci et les ont consacrées comme villes fortifiées.
קִידְּשׁוּם הַשְׁתָּא?! הָא אָמְרִינַן לְקַמַּן דְּלָא צְרִיכָא לְקַדּוֹשֵׁי! אֶלָּא מָצְאוּ אֵלּוּ וּמְנָאוּם.
La Guemara demande : Les ont-ils consacrés ? Si leur sainteté demeurait, il n’aurait pas dû être nécessaire de les consacrer. Or, ne disons-nous pas plus loin dans la même baraita qu’il n’est pas nécessaire de consacrer ceux-ci ? La Guemara clarifie : Plutôt, voici ce que la baraita veut dire : Lorsque les exilés montèrent de Babylonie, ils trouvèrent ceux-ci et les dénombrèrent.
וְלֹא אֵלּוּ בִּלְבַד, אֶלָּא כׇּל שֶׁתַּעֲלֶה בְּיָדְךָ מָסוֹרֶת מֵאֲבוֹתֶיךָ שֶׁמּוּקֶּפֶת חוֹמָה מִימוֹת יְהוֹשֻׁעַ בִּן נוּן – כׇּל מִצְוֹת אֵלּוּ נוֹהֲגוֹת בָּהּ, מִפְּנֵי שֶׁקְּדוּשָּׁה רִאשׁוֹנָה קִידְּשָׁה לִשְׁעָתָהּ וְקִידְּשָׁה לֶעָתִיד לָבֹא. קַשְׁיָא דְּרַבִּי יִשְׁמָעֵאל בַּר יוֹסֵי אַדְּרַבִּי יִשְׁמָעֵאל בַּר יוֹסֵי!
La baraita continue : Et non seulement celles-ci, mais dans toute ville au sujet de laquelle vous recevez une tradition de vos ancêtres selon laquelle elle était entourée d’une muraille depuis les jours de Josué, fils de Noun, toutes ces mitsvot relatives aux villes fortifiées y sont observées, du fait que la consécration initiale a sanctifié le Temple et Jérusalem pour leur temps et a sanctifié ceux-ci pour toujours. La Guemara commente : Cela est difficile, car il y a une contradiction entre une déclaration de Rabbi Yishmaël bar Yossei et une autre déclaration de Rabbi Yishmaël bar Yossei.
אִיבָּעֵית אֵימָא: תְּרֵי תַּנָּאֵי אַלִּיבָּא דְּרַבִּי יִשְׁמָעֵאל בַּר יוֹסֵי; אִיבָּעֵית אֵימָא: חֲדָא מִינַּיְיהוּ רַבִּי אֶלְעָזָר בַּר יוֹסֵי אַמְרַהּ. דְּתַנְיָא, רַבִּי אֶלְעָזָר בַּר יוֹסֵי אוֹמֵר: ״אֲשֶׁר לוֹא חֹמָה״ – אַף עַל פִּי שֶׁאֵין לוֹ עַכְשָׁיו וְהָיָה לוֹ קוֹדֶם לָכֵן.
La Guemara répond : Si tu veux, dis qu’il y a deux tanna’im qui sont en désaccord au sujet de l’opinion de Rabbi Yishmael bar Yosei. Chacun a transmis l’opinion de Rabbi Yishmael d’une manière différente. Et si tu veux, dis plutôt que l’une des traditions est erronée, car l’une desbaraitota été énoncée par Rabbi Elazar bar Yosei, et non par son frère, Rabbi Yishmael. Comme il est enseigné dans une baraita : Rabbi Elazar bar Yosei dit que le verset au sujet des villes entourées de murailles déclare : « Qui a [lo] une muraille » (Lévitique 25:30). Le mot lo est écrit avec un alef, signifiant non, et, en conséquence, le verset semblerait dire le contraire, à savoir que la ville n’a pas de muraille ; toutefois, sa vocalisation est comprise au sens de son homonyme, lo avec un vav, signifiant qu’elle a une muraille. Cela indique que même si elle n’a pas actuellement de muraille mais qu’elle en avait une auparavant, elle conserve son statut de ville entourée de murailles. C’est Rabbi Elazar bar Yosei qui soutient que la première consécration a sanctifié le Temple et Jérusalem pour toujours.