בְּטוּמְאַת מִקְדָּשׁ וְקָדָשָׁיו. בַּמָּה הֵם מִתְכַּפְּרִין? מוּטָב שֶׁיִּתְכַּפְּרוּ בְּפָרוֹ שֶׁל אַהֲרֹן, שֶׁהֲרֵי הוּתַּר מִכְּלָלוֹ אֵצֶל בֵּיתוֹ; וְאַל יִתְכַּפְּרוּ בְּשָׂעִיר הַנַּעֲשֶׂה בִּפְנִים, שֶׁהֲרֵי לֹא הוּתַּר מִכְּלָלוֹ.
pour leur souillure du Temple ou de ses aliments sacrificiels. Par quel moyen, alors, obtiennent-ils l’expiation pour cela ? Est-ce par le bouc intérieur ou par le taureau d’Aaron ? Il vaut mieux dire qu’ils obtiennent l’expiation par le taureau d’Aaron, car, en tout état de cause, une exception à sa règle a été faite concernant sa maison, selon laquelle il n’expie que pour Aaron. Et il ne faut pas dire qu’ils obtiennent l’expiation par le bouc dont la présentation du sang est effectuée à l’intérieur du Sanctuaire, car il n’est pas établi que, concernant la maison d’Aaron, une exception à sa règle ait été faite.
וְאִם נַפְשְׁךָ לוֹמַר – הֲרֵי הוּא אוֹמֵר: ״בֵּית אַהֲרֹן בָּרְכוּ אֶת ה׳ וְגוֹ׳״.
Et si tu veux dire que ce raisonnement peut être réfuté, on peut apporter une autre preuve, comme il est dit : « Maison d’Aaron, bénissez le Seigneur », ce qui se rapporte à tous les prêtres et non seulement à la maison immédiate d’Aaron, et il est donc raisonnable que le taureau d’Aaron fasse expiation pour eux.
וּמַאי ״אִם נַפְשְׁךָ לוֹמַר״? וְכִי תֵּימָא ״בֵּיתוֹ״ כְּתִיב – כּוּלָּן קְרוּיִין ״בֵּיתוֹ״, שֶׁנֶּאֱמַר: ״בֵּית אַהֲרֹן בָּרְכוּ אֶת ה׳, יִרְאֵי ה׳ בָּרְכוּ אֶת ה׳״.
La Guemara clarifie la dernière partie de la baraita : Et quelle réfutation possible la baraita vise-t-elle lorsqu’elle dit : Si tu veux dire que ce raisonnement peut être réfuté ? La Guemara explique : Et si tu disais au sujet de la preuve précédente qu’il est incorrect de suggérer que tous les prêtres obtiennent l’expiation par le taureau d’Aaron, car à son sujet le terme : « sa maison » (Lévitique 16:6), est écrit, ce qui suggère qu’il n’expie que pour sa famille immédiate, alors cela peut être réfuté, car tous les prêtres sont collectivement appelés sa maison, comme cela ressort de ce qui est dit : « Maison d’Aaron, bénissez le Seigneur ; maison de Lévi, bénissez le Seigneur, vous qui craignez le Seigneur, bénissez le Seigneur. »
וְהַאי ״אֲשֶׁר לָעָם״ לְהָכִי הוּא דַּאֲתָא?! הַאי מִיבְּעֵי לֵיהּ דְּקָאָמַר רַחֲמָנָא: מִדְּעַם לֶיהֱוֵי! הָהוּא מִ״וּמֵאֵת עֲדַת בְּנֵי יִשְׂרָאֵל״ נָפְקָא.
La Guemara remet en question certaines des explications de la baraita : Et en ce qui concerne cette expression : « bouc du peuple » (Lévitique 16:15), vient-elle enseigner cela que la baraita enseigne, à savoir que les prêtres n’obtiennent pas l’expiation par son intermédiaire ? Mais cette expression est nécessaire pour enseigner que le Miséricordieux déclare que le bouc doit être acheté avec des fonds recueillis auprès du peuple. La Guemara réfute cela : Cette exigence est dérivée du verset : « Et de l’assemblée des enfants d’Israël il prendra deux boucs » (Lévitique 16:5).
וְהַאי ״אֲשֶׁר לוֹ״ – לְהָכִי הוּא דַּאֲתָא?! הַאי מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְתַנְיָא: מִשֶּׁלּוֹ הוּא מֵבִיא, וְאֵינוֹ מֵבִיא מִשֶּׁל צִבּוּר.
La Guemara demande en outre : Et en ce qui concerne cette expression : « son propre taureau expiatoire » (Lévitique 16:6), vient-elle enseigner cela que la baraita enseigne, à savoir qu’il n’expie que pour les transgressions d’Aaron, et non pour les transgressions des autres ? Mais cette expression est nécessaire pour ce qui est enseigné dans une baraita : Le Grand Prêtre apporte, c’est-à-dire achète, le taureau avec ses propres fonds, mais il ne l’apporte pas à partir de fonds recueillis auprès du public.
יָכוֹל לֹא יָבִיא מִשֶּׁל צִבּוּר, שֶׁאֵין הַצִּבּוּר מִתְכַּפְּרִין בּוֹ; אֲבָל יָבִיא מִשֶּׁל אֶחָיו הַכֹּהֲנִים, שֶׁאֶחָיו הַכֹּהֲנִים מִתְכַּפְּרִין בּוֹ? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אֲשֶׁר לוֹ״. יָכוֹל לֹא יָבִיא, וְאִם הֵבִיא כָּשֵׁר? תַּלְמוּד לוֹמַר שׁוּב ״אֲשֶׁר לוֹ״ – הַכָּתוּב שָׁנָה עָלָיו לְעַכֵּב.
On aurait pu penser que il ne l’apporte pas avec des fonds recueillis auprès du public, parce que le public n’obtient pas l’expiation par son intermédiaire, mais il peut l’apporter avec des fonds appartenant à ses frères les prêtres, parce que ses frères les prêtres obtiennent l’expiation par son intermédiaire. Pour réfuter cela, le verset déclare : « Son propre taureau expiatoire », pour indiquer qu’il doit l’acheter uniquement avec ses propres fonds. On aurait pu penser que il ne devrait pas l’apporter avec les fonds d’autrui, mais, néanmoins, s’il le faisait, cela serait quand même valide. Pour réfuter cela, le verset déclare de nouveau « son propre ». Le verset répète l’expression pour rendre l’exigence essentielle.
תַּנָּא הָכִי קָא קַשְׁיָא לֵיהּ: מַאי שְׁנָא בִּדְעַם – דְּלָא מִכַּפְּרִי, דְּלָא קָא חָסְרִי בֵּיהּ מָמוֹנָא, דִּכְתִיב ״אֲשֶׁר לָעָם״; בִּדְאַהֲרֹן נָמֵי לָא קָא חָסְרִי בֵּיהּ מָמוֹנָא! וְקָאָמַר: כּוּלָּן קְרוּיִין ״בֵּיתוֹ״.
Si les deux mentions de l’expression « le sien propre » sont nécessaires pour enseigner la propriété du taureau, comment la baraita ci-dessus peut-elle suggérer que l’expression indique que le taureau n’expie que les transgressions du Grand Prêtre ? La Guemara explique : Voici ce qui posait difficulté au tanna de la baraita : Qu’a de différent le bouc du peuple qui explique pourquoi il n’expie pas pour les prêtres ? La différence est que les prêtres n’ont versé aucun argent pour son achat . Par conséquent, il n’expie pas pour les prêtres, mais seulement pour les Israélites, comme il est écrit au sujet du bouc intérieur : « Du peuple. » En ce qui concerne le taureau d’Aaron également, les prêtres n’ont versé aucun argent pour son achat , il s’ensuit donc qu’ils ne devraient pas obtenir l’expiation par son intermédiaire. Et c’est pourquoi, pour expliquer pourquoi ils obtiennent malgré tout l’expiation, la baraita déclare que tous les prêtres sont collectivement désignés comme : Sa maison.
בִּשְׁלָמָא לְרַבִּי שִׁמְעוֹן, הַיְינוּ דִּכְתִיב תְּרֵי וִידּוּיִן וְדַם הַפָּר, חַד כְּנֶגֶד שָׂעִיר הַנַּעֲשֶׂה בִּפְנִים, וְחַד כְּנֶגֶד שָׂעִיר הַנַּעֲשֶׂה בַּחוּץ, וְחַד כְּנֶגֶד שָׂעִיר הַמִּשְׁתַּלֵּחַ;
§ La Guemara revient à sa discussion du différend entre Rabbi Yehouda et Rabbi Shimon. La Guemara demande : Soit, selon Rabbi Shimon, qui soutient que les prêtres n’obtiennent pas l’expiation par le bouc émissaire, c’est pourquoi il est écrit dans la Torah que deux confessions doivent être récitées sur le taureau et que le sang du taureau doit être présenté à l’intérieur du Sanctuaire : Parmi ces trois formes d’expiation, l’une correspond à l’expiation procurée par le bouc dont la présentation du sang est effectuée à l’intérieur du Sanctuaire, l’une correspond à l’expiation procurée par le bouc dont la présentation du sang est effectuée à l’extérieur du Sanctuaire, et l’une correspond à l’expiation procurée par le bouc émissaire.
אֶלָּא לְרַבִּי יְהוּדָה, תְּרֵי וִידּוּיִן וְדַם הַפָּר לְמָה לִי? בְּחַד וִידּוּי וְדָמוֹ סַגְיָא!
Mais selon Rabbi Yehouda, qui soutient que les prêtres obtiennent effectivement l’expiation par le bouc émissaire, pourquoi ai-je besoin des deux confessions récitées sur le taureau et que le sang du taureau soit apporté à l’intérieur du Sanctuaire ? Une seule confession sur le taureau et son sang apporté à l’intérieur du Sanctuaire serait suffisante.
אֶחָד לוֹ, וְאֶחָד לְבֵיתוֹ. כִּדְתָנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: כָּךְ הִיא מִדַּת הַדִּין נוֹהֶגֶת: מוּטָב יָבוֹא זַכַּאי וִיכַפֵּר עַל הַחַיָּיב, וְאַל יָבוֹא חַיָּיב וִיכַפֵּר עַל הַחַיָּיב.
La Guemara répond : Deux confessions sont nécessaires, l’une pour le Grand Prêtre lui-même, et l’autre pour sa maison, c’est-à-dire les prêtres, comme l’a enseigné l’école de Rabbi Yishmaël : Le Grand Prêtre doit d’abord confesser ses propres transgressions, et seulement ensuite celles des prêtres, car c’est ainsi que fonctionne l’attribut de justice : Il vaut mieux que l’innocent vienne expier pour le coupable, plutôt que que le coupable vienne expier pour le coupable. Lorsque le Grand Prêtre confesse les transgressions de ceux de sa maison, il vaut mieux qu’il soit déjà considéré comme innocent, après avoir confessé et avoir été absous de ses propres transgressions.
הֲדַרַן עֲלָךְ שְׁבוּעוֹת שְׁתַּיִם
מַתְנִי׳ יְדִיעוֹת הַטּוּמְאָה שְׁתַּיִם שֶׁהֵן אַרְבַּע: נִטְמָא וְיָדַע, וְנֶעֶלְמָה מִמֶּנּוּ הַטּוּמְאָה וְזָכוּר אֶת הַקֹּדֶשׁ;
MICHNA : En ce qui concerne les cas de conscience de la profanation du Temple en y entrant alors qu’on est rituellement impur, ou de profanation de ses aliments sacrificiels en en consommant alors qu’on est rituellement impur, il y a deux types qui sont en réalité quatre. Comment cela ? Si quelqu’un est devenu rituellement impur et était conscient qu’il était impur, mais ensuite son impureté lui a été cachée, bien qu’il se souvînt qu’il consommait une nourriture sacrificielle, ce qui est interdit à quiconque se trouve dans un état d’impureté rituelle ; c’est l’un des quatre types de conscience de l’impureté.
נֶעְלַם מִמֶּנּוּ הַקֹּדֶשׁ וְזָכוּר אֶת הַטּוּמְאָה; נֶעֶלְמוּ מִמֶּנּוּ זֶה וָזֶה; וְאָכַל אֶת הַקֹּדֶשׁ וְלֹא יָדַע, וּמִשֶּׁאָכַל יָדַע – הֲרֵי זֶה בְּעוֹלֶה וְיוֹרֵד.
Si le fait qu’il consommait une nourriture sacrificielle lui était caché, bien qu’il se souvînt de l’impureté rituelle qu’il avait contractée, cela constitue le deuxième des quatre types de conscience de l’impureté. Et la même halakha s’applique si cela et cela lui étaient cachés, à la fois le fait qu’il était impur et le fait qu’il consommait une nourriture sacrificielle. Dans tous ces cas, si il a consommé de la nourriture sacrificielle sans être conscient soit qu’il était impur, soit que la nourriture était une nourriture sacrificielle, soit des deux, et après en avoir consommé il a pris conscience de ce qu’il avait oublié, il est tenu d’apporter une offrande à échelle variable. Dans ce type d’offrande, le pécheur sacrifie un animal, un oiseau ou une offrande de farine, selon sa situation financière.
נִטְמָא וְיָדַע, וְנֶעֶלְמָה מִמֶּנּוּ טוּמְאָה וְזָכוּר אֶת הַמִּקְדָּשׁ; נֶעְלַם מִמֶּנּוּ מִקְדָּשׁ וְזָכוּר אֶת הַטּוּמְאָה; נֶעְלַם מִמֶּנּוּ זֶה וָזֶה; וְנִכְנַס לַמִּקְדָּשׁ וְלֹא יָדַע, וּמִשֶּׁיָּצָא יָדַע – הֲרֵי זֶה בְּעוֹלֶה וְיוֹרֵד.
Et de même en ce qui concerne l’entrée dans le Temple : si quelqu’un est devenu rituellement impur et il savait qu’il était impur, mais ensuite son impureté lui a été cachée, bien qu’il se souvînt qu’il entrait dans le Temple, ce qui est interdit à quiconque se trouve dans un état d’impureté rituelle ; c’est le troisième des quatre types de conscience de l’impureté. Si le fait qu’il entrait dans le Temple lui a été caché, bien qu’il se souvînt de l’impureté rituelle qu’il avait contractée ; c’est le quatrième type de conscience de l’impureté. Et la même halakha s’applique si à la fois ceci et cela lui ont été cachés, à la fois le fait qu’il était impur et le fait qu’il entrait dans le Temple. Dans tous ces cas, si il est entré dans le Temple sans être conscient soit qu’il était impur, soit qu’il entrait dans le Temple, soit des deux, et qu’après être sorti il a pris conscience de ce qui lui avait été caché, il est tenu d’apporter une offrande à échelle variable.
אֶחָד הַנִּכְנָס לָעֲזָרָה וְאֶחָד הַנִּכְנָס לְתוֹסֶפֶת הָעֲזָרָה, שֶׁאֵין מוֹסִיפִין עַל הָעִיר וְעַל הָעֲזָרוֹת אֶלָּא בְּמֶלֶךְ וְנָבִיא וְאוּרִים וְתוּמִּים וְסַנְהֶדְרִין שֶׁל שִׁבְעִים וְאֶחָד, וּבִשְׁתֵּי תּוֹדוֹת וּבְשִׁיר.
Quant aux limites du Temple en ce qui concerne les halakhot d’impureté, la même halakha s’applique à celui qui entre dans la zone qui faisait partie de la cour originelle du Temple et à celui qui entre dans l’extension ultérieure de la cour du Temple, car la section ajoutée est sanctifiée de toute la sainteté de la cour du Temple. La michna note : De même que des ajouts peuvent être faits à la ville de Jérusalem ou aux cours du Temple uniquement par un organisme spécial comprenant le roi, un prophète, les Ourim VeToummim, et le Sanhédrin de soixante et onze juges, et avec deux offrandes de remerciement et avec un chant spécial. Une fois que l’ajout à la cour est effectué par cet organisme et ce processus, il reçoit toute la sainteté de la zone originelle de la cour.
וּבֵית דִּין מְהַלְּכִין, וּשְׁתֵּי תּוֹדוֹת אַחֲרֵיהֶן, וְכׇל יִשְׂרָאֵל אַחֲרֵיהֶם.
La michna fournit certains détails de la cérémonie de consécration. Et le tribunal avançait, et deux offrandes de remerciement étaient apportées derrière eux, et tout le peuple juif suivait derrière eux.