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וְאִיתַּקּוּשׁ שְׂעִירֵי הָרְגָלִים לִשְׂעִירֵי רָאשֵׁי חֳדָשִׁים; מָה שָׂעִיר דְּרֹאשׁ חוֹדֶשׁ בְּמִילְּתָא דְּקוֹדֶשׁ מְכַפְּרִי, אַף שְׂעִירֵי רְגָלִים בְּמִילְּתָא דְּקוֹדֶשׁ מְכַפְּרִי.
Et par ce « et » supplémentaire, les boucs des Fêtes sont mis en parallèle avec les boucs des Nouvelles Lunes, indiquant que, de même que les boucs des Nouvelles Lunes expient un cas impliquant de la nourriture sacrificielle, c’est-à-dire lorsqu’une personne rituellement pure a consommé de la nourriture sacrificielle rituellement impure, de même, les boucs des Fêtes expient un cas similaire impliquant de la nourriture sacrificielle, c’est-à-dire lorsqu’une personne rituellement impure a consommé de la nourriture sacrificielle rituellement pure.
וְכִי תֵּימָא נִיכַפְּרוּ אַדְּרֹאשׁ חֹדֶשׁ – הָא אָמְרִינַן: ״אוֹתָהּ״ – אוֹתָהּ נוֹשֵׂא עָוֹן, וְאֵין אַחֵר נוֹשֵׂא עָוֹן.
Et si vous disiez : que les boucs des Fêtes fassent expiation pour ce pour quoi les boucs de la Nouvelle Lune sont offerts, cela n’est pas possible. N’avons-nous pas dit plus haut que le verset déclare au sujet du bouc de la Nouvelle Lune : « Et Il vous l’a donné cela pour porter la faute de l’assemblée », ce qui indique que lui porte, c’est-à-dire expie, ce péché, mais un autre ne porte pas ce péché ?
וְכִי תֵּימָא נִיכַפְּרוּ אַדְּיוֹם הַכִּפּוּרִים – הָא אָמְרִינַן: ״אַחַת בַּשָּׁנָה״ – כַּפָּרָה זוֹ לֹא תְּהֵא אֶלָּא אַחַת בַּשָּׁנָה.
Et si tu disais : Que les boucs des Fêtes fassent expiation pour ce pour quoi le bouc de Yom Kippour est apporté, cela n’est pas possible. N’avons-nous pas dit plus haut que le verset déclare au sujet du bouc de Yom Kippour : « Aaron fera expiation sur ses cornes une fois par an » (Exode 30:10) ? L’accent mis sur « une fois par an » enseigne que cette expiation pour ce cas ne doit avoir lieu qu’une seule fois par an.
אַמַּאי מְכַפְּרִי?
La Guemara explique : Il doit être que les boucs des Fêtes expient les cas de souillure du Temple ou de ses aliments sacrificiels dans lesquels il n’y a eu aucune conscience, ni au début ni à la fin, car sinon, pour quelle autre question concernant les aliments sacrificiels pourraient-ils expier ?
אִי עַל שֶׁיֵּשׁ בָּהּ יְדִיעָה בַּתְּחִלָּה וְיֵשׁ בָּהּ יְדִיעָה בַּסּוֹף – הַאי בַּר קׇרְבָּן הוּא! אִי עַל שֶׁיֵּשׁ בָּהּ יְדִיעָה בַּתְּחִלָּה וְאֵין בָּהּ יְדִיעָה בַּסּוֹף – הַאי שָׂעִיר הַנַּעֲשֶׂה בִּפְנִים וְיוֹם הַכִּפּוּרִים תּוֹלֶה! אִי עַל שֶׁאֵין בָּהּ יְדִיעָה בַּתְּחִלָּה אֲבָל יֵשׁ בָּהּ יְדִיעָה בַּסּוֹף – הַאי שָׂעִיר הַנַּעֲשֶׂה בַּחוּץ וְיוֹם הַכִּפּוּרִים מְכַפֵּר!
Si tu dis qu’ils expient pour des cas dans lesquels quelqu’un avait conscience au début et avait conscience à la fin, alors on peut objecter qu’il est tenu de apporter une offrande pour expier sa transgression, et par conséquent les boucs des Fêtes n’expieront pas pour lui. Si tu dis qu’ils expient pour des cas dans lesquels quelqu’un avait conscience au début mais n’avait pas conscience à la fin, alors on peut objecter que le bouc dont la présentation du sang est effectuée à l’intérieur du Sanctuaire et Yom Kippour lui-même suspendent toute punition qu’il mérite jusqu’à ce qu’il prenne conscience de sa transgression. Si tu dis qu’ils expient pour des cas dans lesquels quelqu’un n’avait pas conscience au début mais avait conscience à la fin, alors on peut objecter que le bouc dont la présentation du sang est effectuée à l’extérieur du Sanctuaire et Yom Kippour lui-même expient.
עַל כׇּרְחָךְ, אֵינוֹ מְכַפֵּר אֶלָּא עַל שֶׁאֵין בָּהּ יְדִיעָה לֹא בַּתְּחִלָּה וְלֹא בַּסּוֹף.
Forcément, ils font expiation seulement pour les cas dans lesquels une personne n’avait pas conscience, ni au début ni à la fin.
רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: כׇּל הַשְּׂעִירִים כַּפָּרָתָן שָׁוָה כּוּ׳.
§ La michna enseigne que Rabbi Meir dit : L’expiation effectuée par tous les boucs offerts dans le cadre des offrandes additionnelles, c’est-à-dire celles des néoménies, des fêtes et de Yom Kippour, est la même. Tous expient divers cas de souillure du Temple ou de ses aliments sacrificiels.
אָמַר רַבִּי חָמָא בַּר רַבִּי חֲנִינָא: מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי מֵאִיר? אָמַר קְרָא ״שְׂעִיר״–״וּשְׂעִיר״, הוּקְּשׁוּ כׇּל הַשְּׂעִירִים זֶה לָזֶה – וָי״ו מוֹסִיף עַל עִנְיָן רִאשׁוֹן.
Rabbi Ḥama bar Rabbi Ḥanina a dit : Quel est le raisonnement de Rabbi Meir ? En ce qui concerne le bouc des Fêtes (Nombres, chapitres 28–29 de la Torah), le verset aurait pu simplement dire : Un bouc, mais au lieu de cela il dit : « Et un bouc », ce qui enseigne que tous les boucs sont juxtaposés, celui-ci avec celui-là, car l’emploi du terme « et » enseigne que le second sujet s’ajoute au premier sujet, et que tous les boucs accomplissent une expiation semblable à celle du premier mentionné, celui de la Nouvelle Lune.
קָסָלְקָא דַּעְתָּךְ כֹּל חַד וְחַד מֵחַבְרֵיהּ גָּמַר?! וְהָאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כׇּל הַתּוֹרָה כּוּלָּהּ לְמֵידִין לָמֵד מִלָּמֵד, חוּץ מִקֳּדָשִׁים שֶׁאֵין לְמֵידִין לָמֵד מִלָּמֵד!
La Guemara remet en question cette interprétation : Au départ, il vous vient à l’esprit d’expliquer que l’expiation effectuée par chacun et chacun des boucs des Fêtes est dérivée de l’expiation effectuée par le bouc adjacent à lui, c’est-à-dire celui qui est mentionné dans le passage immédiatement précédent : l’expiation effectuée par le bouc de Pessa'h à partir de l’expiation effectuée par le bouc de la Nouvelle Lune, et l’expiation effectuée par le bouc de Shavouot à partir de l’expiation effectuée par le bouc de Pessa'h, et ainsi de suite. Mais cela est difficile, car Rabbi Yoḥanan ne dit-il pas : En ce qui concerne toute la Torah, on dérive une halakha dérivée par juxtaposition d’une halakha dérivée par juxtaposition, sauf pour les halakhot concernant des matières consacrées, l’on ne dérive pas une halakha dérivée par juxtaposition d’une halakha dérivée par juxtaposition ?
הָא לָא קַשְׁיָא, כּוּלְּהוּ מִקַּמָּא גָּמְרִי.
La Guemara répond : Cela n’est pas difficile, car en réalité l’expiation effectuée par tous les boucs est dérivée directement de l’expiation effectuée par le premier bouc, c’est-à-dire le bouc de la Nouvelle Lune.
תִּינַח כֹּל דִּכְתִב בֵּיהּ ״וּשְׂעִיר״, עֲצֶרֶת וְיוֹם הַכִּפּוּרִים דְּלָא כְּתִב בֵּיהּ ״וּשְׂעִיר״ – מְנָלַן?
La Guemara demande : l’explication de Rabbi Ḥama bar Rabbi Ḥanina fonctionne bien pour tous les boucs au sujet desquels il est écrit : « Et un bouc », mais d’où déduisons-nous ce pour quoi expient les boucs de Shavouot et de Yom Kippour, puisqu’à leur sujet il n’est pas écrit : Et un bouc, mais simplement : « Un bouc » ?
אֶלָּא אָמַר רַבִּי יוֹנָה, אָמַר קְרָא: ״אֵלֶּה תַּעֲשׂוּ לַה׳ בְּמוֹעֲדֵיכֶם״ – הוּקְּשׁוּ כׇּל הַמּוֹעֲדִים כּוּלָּן זֶה לָזֶה. וְהָא רֹאשׁ חֹדֶשׁ לָאו מוֹעֵד הוּא!
Au contraire, Rabbi Yona dit : Le verset déclare à la fin du passage détaillant les boucs des Fêtes : « Voici ce que vous offrirez au Seigneur lors de vos Fêtes » (Nombres 29:39) ; par ce verset, tous les boucs des Fêtes sont mis en parallèle, celui-ci avec celui-là, ce qui indique qu’ils expient tous les mêmes fautes. La Guemara objecte : Mais la Nouvelle Lune n’est pas considérée comme une Fête.
אִיבְרָא, רֹאשׁ חֹדֶשׁ נָמֵי אִיקְּרִי מוֹעֵד, כִּדְאָמַר אַבָּיֵי – דְּאָמַר אַבָּיֵי: תַּמּוּז דְּהַהִיא שַׁתָּא מַלּוֹיֵי מַלְּיוּהּוֹ, דִּכְתִיב: ״קָרָא עָלַי מוֹעֵד לִשְׁבֹּר בַּחוּרָי״.
La Guemara réfute cela : en vérité, la Nouvelle Lune est aussi appelée Festival, conformément à ce que dit Abaye au sujet d’une autre question, comme le dit Abaye : En ce qui concerne le mois de Tammouz de cette année-là durant laquelle le peuple juif a fauté en acceptant le rapport calomnieux des explorateurs au sujet d’Eretz Yisrael, le tribunal en fit un mois complet de trente jours, comme il est écrit : « Il a proclamé un festival pour briser mes jeunes hommes » (Lamentations 1:15). Abaye comprend le verset comme signifiant qu’en prolongeant le mois de Tammouz d’un jour supplémentaire, en proclamant que le trentième jour devait être célébré comme Nouvelle Lune en plus du premier jour du mois suivant, il en résulta que l’acceptation du rapport des explorateurs eut lieu le neuf av, et non le huit, définissant ainsi le neuf av comme un jour de mauvais augure pour le peuple juif. De l’explication d’Abaye, il ressort que la Nouvelle Lune est aussi appelée Festival.
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: וּמוֹדֶה רַבִּי מֵאִיר בְּשָׂעִיר הַנַּעֲשֶׂה בִּפְנִים, שֶׁהוּא אֵינוֹ מְכַפֵּר כַּפָּרָתָן, וְהֵן אֵינָן מְכַפְּרִין כַּפָּרָתוֹ.
La Guemara continue d’analyser l’opinion de Rabbi Meir : Rabbi Yoḥanan dit : Et bien qu’il soutienne que tous les boucs offerts dans le cadre des offrandes additionnelles procurent l’expiation pour le même péché, Rabbi Meir concède au sujet du bouc dont la présentation du sang est effectuée à l’intérieur du Sanctuaire à Yom Kippour qu’il n’expie pas leur expiation, c’est-à-dire qu’il n’expie pas les péchés qu’eux expient, et eux n’expient pas son expiation.
הוּא אֵינוֹ מְכַפֵּר כַּפָּרָתָן – כַּפָּרָה אַחַת מְכַפֵּר, וְאֵינוֹ מְכַפֵּר שְׁתֵּי כַּפָּרוֹת. הֵן אֵינָן מְכַפְּרִין כַּפָּרָתוֹ – אָמַר קְרָא ״אַחַת בַּשָּׁנָה״, כַּפָּרָה זוֹ לֹא תְּהֵא אֶלָּא אַחַת בַּשָּׁנָה.
Il explique : Il n’expie pas leur expiation, car, comme la Guemara l’a déduit du verset : « Aaron fera expiation sur ses cornes une fois par an » (Exode 30:10), le bouc intérieur effectue une expiation pour un seul cas mais ne peut pas effectuer deux expiations pour deux cas différents. Et ils n’expient pas son expiation, parce que, comme la Guemara l’a expliqué, le verset déclare : « Aaron fera expiation sur ses cornes une fois par an. » L’accent mis sur l’expression « une fois par an » enseigne que cette expiation pour le cas spécifique qu’elle expie ne doit avoir lieu qu’une seule fois par an.
תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: עַל שֶׁאֵין בָּהּ יְדִיעָה לֹא בַּתְּחִלָּה וְלֹא בַּסּוֹף, וְעַל שֶׁאֵין בָּהּ יְדִיעָה בַּתְּחִלָּה אֲבָל יֵשׁ בָּהּ יְדִיעָה בַּסּוֹף, וְעַל טָהוֹר שֶׁאָכַל אֶת הַטָּמֵא – שְׂעִירֵי הָרְגָלִים וּשְׂעִירֵי רָאשֵׁי חֳדָשִׁים וְשָׂעִיר הַנַּעֲשֶׂה בַּחוּץ מְכַפְּרִין. דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר.
La Guemara ajoute : Cette précision de l’opinion de Rabbi Meir est également indiquée par ce qui est enseigné dans une baraita : Pour les cas de souillure du Temple dans lesquels une personne n’avait pas conscience, ni au début ni à la fin, et pour les cas dans lesquels une personne n’avait pas conscience au début mais en avait conscience à la fin, et pour une personne rituellement pure qui a consommé une nourriture sacrificielle rituellement impure, les boucs des Fêtes et les boucs des Nouvelles Lunes et le bouc dont l’aspersion du sang est effectuée à l’extérieur du Sanctuaire font expiation. Telle est la déclaration de Rabbi Meir.
וְאִילּוּ שָׂעִיר הַנַּעֲשֶׂה בִּפְנִים שַׁיְּירֵהּ, (וכפרתן) [וְכַפָּרָתוֹ] נָמֵי שַׁיְּירַהּ.
La Guemara note : Mais, en délimitant quelles offrandes expient, Rabbi Meïr a omis le bouc dont la présentation du sang est effectuée à l’intérieur du Sanctuaire, et, de plus, en délimitant leur expiation, c’est-à-dire les cas qu’elles expient, il l’a également omis, c’est-à-dire qu’il n’a pas mentionné les cas que le bouc intérieur expie, à savoir les cas où l’on avait conscience au début mais pas à la fin. Il est évident que l’expiation du bouc intérieur est substantiellement différente de l’expiation des autres boucs.
הָיָה רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: שְׂעִירֵי רָאשֵׁי חֳדָשִׁים מְכַפְּרִין עַל טָהוֹר שֶׁאָכַל אֶת הַטָּמֵא כּוּ׳.
§ La michna enseigne : Rabbi Shimon avait coutume de dire : les boucs des Nouvelles Lunes expient pour une personne rituellement pure qui, sans le savoir, a consommé une nourriture sacrificielle rituellement impure. Et pour la profanation du Temple ou de ses aliments sacrificiels, les boucs des Fêtes expient les cas où il n’y avait pas eu de conscience, ni au début ni à la fin, et les boucs des offrandes additionnelles de Yom Kippour expient les cas où il n’y avait pas eu de conscience au début mais où il y en avait à la fin.
בִּשְׁלָמָא דְּרָאשֵׁי חֳדָשִׁים לָא מְכַפְּרִי אַדִּרְגָלִים, דְּאָמַר קְרָא: ״עֲוֹן״ – עָוֹן אֶחָד הוּא נוֹשֵׂא, וְאֵינוֹ נוֹשֵׂא שְׁנֵי עֲוֹנוֹת. אֶלָּא דִּרְגָלִים נִיכַפְּרוּ אַדְּרָאשֵׁי חֳדָשִׁים! אָמַר קְרָא: ״אוֹתָהּ״ – אוֹתָהּ נוֹשֵׂא עָוֹן, וְאֵין אַחֵר נוֹשֵׂא עָוֹן.
La Guemara objecte : Soit, les boucs des Nouvelles Lunes n’expient pas ce qu’expient les boucs des Fêtes, comme le verset l’énonce au sujet du bouc de la Nouvelle Lune : « Et il vous l’a donné pour porter le péché de l’assemblée » (Lévitique 10:17), ce qui indique qu’il porte, c’est-à-dire expie, un seul péché et n’en porte pas deux. Mais, néanmoins, que les boucs des Fêtes expient ce qu’expient les boucs des Nouvelles Lunes. La Guemara répond : Le verset dit : « Il vous a donné cela. » L’accent mis sur « cela » enseigne qu’il porte ce péché, mais qu’aucune autre offrande ne porte ce péché.
בִּשְׁלָמָא דִּרְגָלִים לָא מְכַפְּרִין אַדְּיוֹם הַכִּפּוּרִים, דְּאָמַר קְרָא ״אַחַת בַּשָּׁנָה״ – כַּפָּרָה זוֹ לֹא תְּהֵא אֶלָּא אַחַת בַּשָּׁנָה. אֶלָּא דְּיוֹם הַכִּפּוּרִים נִיכַפְּרוּ אַדִּרְגָלִים! אָמַר קְרָא ״אַחַת״ – כַּפָּרָה אַחַת מְכַפֵּר, וְאֵינוֹ מְכַפֵּר שְׁתֵּי כַּפָּרוֹת.
La Guemara objecte : Soit, les boucs des Fêtes n’expient pas ce qu’expient les boucs de Yom Kippour, comme le verset l’énonce au sujet du bouc de Yom Kippour : « Aaron fera expiation sur ses cornes une fois par an » (Exode 30:10). L’accent mis sur l’expression « une fois par an » enseigne que cette expiation, c’est-à-dire le cas précis pour lequel elle expie, ne doit avoir lieu qu’une seule fois par an. Mais, malgré cela, que les boucs de Yom Kippour expient ce qu’expient les boucs des Fêtes. La Guemara répond : Le verset dit : « Une fois par an », ce qui indique qu’il opère une seule expiation pour un seul cas mais ne peut pas opérer deux expiations pour deux cas différents.
וְהָא כִּי כְּתִיב ״אַחַת״ – בְּשָׂעִיר הַנַּעֲשֶׂה בִּפְנִים הוּא דִּכְתִיב! אָמַר קְרָא: ״מִלְּבַד
La Guemara conteste l’usage de ces dérivations : Mais lorsqu’il est dit « une fois » dans ce verset, c’est au sujet du bouc dont la présentation du sang est effectuée à l’intérieur du Sanctuaire que cela est écrit, de sorte que les dérivations tirées de ce verset ne devraient avoir aucune incidence sur la discussion concernant le bouc extérieur. La Guemara répond : Le verset déclare : « Un bouc pour expiatoire en plus de

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