דְּסָגֵינַן בִּשְׁלִימוּתָא כְּתִיב בַּן: ״תֻּמַּת יְשָׁרִים תַּנְחֵם״, הָנָךְ אִינָשֵׁי דְּסָגַן בַּעֲלִילוּתָא כְּתִיב בְּהוּ: ״וְסֶלֶף בּוֹגְדִים יְשָׁדֵּם״.
ceux qui avancent de tout cœur et avec intégrité, il est écrit : « L’intégrité des hommes droits les guidera » (Proverbes 11:3), tandis que au sujet de ces personnes qui marchent dans la tromperie, il est écrit à la fin du même verset : « Et la perversité des infidèles les détruira. »
אָמַר רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָנִי אָמַר רַבִּי יוֹנָתָן: מַאי דִּכְתִיב ״לִבַּבְתִּנִי אֲחוֹתִי כַלָּה לִבַּבְתִּנִי בְּאַחַת מֵעֵינַיִךְ״ — בַּתְּחִילָּה בְּאַחַת מֵעֵינַיִךְ, לִכְשֶׁתַּעֲשִׂי — בִּשְׁתֵּי עֵינֶיךָ. אָמַר עוּלָּא: עֲלוּבָה כַּלָּה מְזַנָּה בְּתוֹךְ חוּפָּתָהּ. אָמַר רַב מָרִי בְּרַהּ דְּבַת שְׁמוּאֵל, מַאי קְרָא: ״עַד שֶׁהַמֶּלֶךְ בִּמְסִבּוֹ נִרְדִּי וְגוֹ׳״. אָמַר רַב: וַעֲדַיִין חַבִּיבוּתָא הִיא גַּבַּן, דִּכְתִיב ״נָתַן״, וְלָא כְּתִיב ״הִסְרִיחַ״. תָּנוּ רַבָּנַן: עֲלוּבִין וְאֵינָן עוֹלְבִין, שׁוֹמְעִין חֶרְפָּתָן וְאֵינָן מְשִׁיבִין, עוֹשִׂין מֵאַהֲבָה וּשְׂמֵחִין בְּיִסּוּרִין — עֲלֵיהֶן הַכָּתוּב אוֹמֵר: ״וְאֹהֲבָיו כְּצֵאת הַשֶּׁמֶשׁ בִּגְבֻרָתוֹ״.
Rabbi Shmuel bar Naḥamani a dit que Rabbi Yonatan a dit : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Tu as ravi mon cœur, ma sœur, ma fiancée ; tu as ravi mon cœur avec un de tes yeux, avec un des grains de ton collier » (Cantique des Cantiques 4:9) ? Au début, lorsque vous, le peuple juif, avez simplement accepté sur vous la Torah, c’était avec un de tes yeux ; cependant, lorsque vous accomplissez réellement les mitsvot, ce sera avec tes deux yeux. Oulla a dit au sujet du péché du Veau d’or : Impudente est la fiancée qui se prostitue sous son dais nuptial. Rav Mari, fils de la fille de Shmuel, a dit : Quel verset y fait allusion ? « Tandis que le roi était encore à sa table, mon nard a donné son parfum » (Cantique des Cantiques 1:12). Son odeur agréable s’est dissipée, ne laissant qu’une odeur offensante. Rav a dit : Néanmoins, il ressort du verset que l’affection du Saint, béni soit-Il, est encore sur nous, comme il est écrit par euphémisme : « a donné son parfum », et le verset n’a pas écrit : a empesté. Et les Sages ont enseigné : Au sujet de ceux qui sont insultés et n’insultent pas, qui entendent leur honte et ne répondent pas, qui agissent par amour et se réjouissent dans la souffrance, le verset dit : « Et ceux qui L’aiment sont comme le soleil lorsqu’il se lève dans sa puissance » (Juges 5:31).
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מַאי דִּכְתִיב ״ה׳ יִתֶּן אֹמֶר הַמְבַשְּׂרוֹת צָבָא רָב״ — כׇּל דִּיבּוּר וְדִיבּוּר שֶׁיָּצָא מִפִּי הַגְּבוּרָה נֶחֱלַק לְשִׁבְעִים לְשׁוֹנוֹת. תָּנֵי דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: ״וּכְפַטִּישׁ יְפֹצֵץ סָלַע״, מָה פַּטִּישׁ זֶה נֶחֱלָק לְכַמָּה נִיצוֹצוֹת — אַף כׇּל דִּיבּוּר וְדִיבּוּר שֶׁיָּצָא מִפִּי הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא נֶחֱלַק לְשִׁבְעִים לְשׁוֹנוֹת. אָמַר רַב חֲנַנְאֵל בַּר פָּפָּא: מַאי דִּכְתִיב ״שִׁמְעוּ כִּי נְגִידִים אֲדַבֵּר״ — לָמָּה נִמְשְׁלוּ דִּבְרֵי תוֹרָה כְּנָגִיד, לוֹמַר לָךְ: מָה נָגִיד זֶה יֵשׁ בּוֹ לְהָמִית וּלְהַחֲיוֹת, אַף דִּבְרֵי תוֹרָה יֶשׁ בָּם לְהָמִית וּלְהַחֲיוֹת.
En ce qui concerne la révélation au Sinaï, Rabbi Yoḥanan a dit : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Le Seigneur donne la parole ; les femmes qui annoncent la nouvelle sont une grande armée » (Psaumes 68:12) ? Cela signifie que chaque parole qui sortait de la bouche du Tout-Puissant se divisait en soixante-dix langues, une grande armée. Et, de même, l’école de Rabbi Yishmaël a enseigné au sujet du verset : « Voici, Ma parole n’est-elle pas comme le feu, déclare le Seigneur, et comme un marteau qui brise le roc ? » (Jérémie 23:29). De même que ce marteau brise une pierre en plusieurs fragments, de même chaque parole qui sortait de la bouche du Saint, béni soit-Il, se divisait en soixante-dix langues. La Guemara poursuit en faisant l’éloge de la Torah. Rav Ḥananel bar Pappa a dit : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Écoutez, car je dirai des choses royales, et mes lèvres s’ouvriront pour des paroles droites » (Proverbes 8:6) ? Pourquoi les paroles de Torah sont-elles comparées à un roi ? Pour t’enseigner que de même que ce roi a le pouvoir de faire mourir et de donner la vie, de même les paroles de Torah ont le pouvoir de faire mourir et de donner la vie.
הַיְינוּ דְּאָמַר רָבָא: לַמַּיְימִינִין בָּהּ סַמָּא דְחַיֵּי, לְמַשְׂמְאִילִים בָּהּ סַמָּא דְמוֹתָא. דָּבָר אַחֵר: ״נְגִידִים״ — כׇּל דִּיבּוּר וְדִיבּוּר שֶׁיָּצָא מִפִּי הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא קוֹשְׁרִים לוֹ שְׁנֵי כְתָרִים. אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: מַאי דִּכְתִיב: ״צְרוֹר הַמּוֹר דּוֹדִי לִי בֵּין שָׁדַי יָלִין״ — אָמְרָה כְּנֶסֶת יִשְׂרָאֵל לִפְנֵי הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם אַף עַל פִּי שֶׁמֵּיצֵר וּמֵימֵר לִי דּוֹדִי — ״בֵּין שָׁדַי יָלִין״. ״אֶשְׁכֹּל הַכֹּפֶר דּוֹדִי לִי בְּכַרְמֵי עֵין גֶּדִי״ — מִי שֶׁהַכֹּל שֶׁלּוֹ מְכַפֵּר לִי עַל עֲוֹן גְּדִי שֶׁכָּרַמְתִּי לִי. מַאי מַשְׁמַע דְּהַאי ״כַּרְמֵי״ לִישָּׁנָא דְמִכְנַשׁ הוּא? אָמַר מָר זוּטְרָא בְּרֵיהּ דְּרַב נַחְמָן, כְּדִתְנַן: כִּסֵּא שֶׁל כּוֹבֵס שֶׁכּוֹרְמִים עָלָיו אֶת הַכֵּלִים.
Et c’est ce que Rava a dit : Pour ceux qui sont droitiers dans leur approche de la Torah, et qui s’engagent dans son étude avec force, bonne volonté et sainteté, la Torah est un élixir de vie, et pour ceux qui sont gauchers dans leur approche de la Torah, elle est un élixir de mort. Autrement dit, pourquoi les paroles de la Torah sont-elles appelées royales ? Parce que à chaque parole qui est sortie de la bouche du Saint, béni soit-Il, deux couronnes sont attachées. Rabbi Yehoshua ben Levi a dit : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Mon bien-aimé est pour moi comme un sachet de myrrhe qui repose entre mes seins » (Cantique des Cantiques 1:13) ? L’Assemblée d’Israël a dit devant le Saint, béni soit-Il : Maître de l’Univers, bien que mon bien-aimé, Dieu, me cause souffrance et amertume, Il repose encore entre mes seins. Et Rabbi Yehoshua ben Levi a interprété le verset : « Mon bien-aimé est pour moi comme une grappe [eshkol] de henné [hakofer] dans les vignobles de [karmei] Ein Gedi » (Cantique des Cantiques 1:14). Lui, à qui tout [shehakol] appartient, expie [mekhapper] pour moi la faute du chevreau [gedi], c’est-à-dire le veau, que j’ai rassemblé [shekaramti] pour moi-même. La Guemara explique : D’où déduit-on que le mot dans ce verset, karmei, est un terme de rassemblement ? Mar Zutra, fils de Rav Naḥman, a dit que c’est comme nous l’avons appris dans une michna : Un siège de blanchisseur sur lequel on rassemble [koremim] les vêtements.
וְאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי, מַאי דִּכְתִיב: ״לְחָיָו כַּעֲרוּגַת הַבֹּשֶׂם״ — כׇּל דִּיבּוּר וְדִיבּוּר שֶׁיָּצָא מִפִּי הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא נִתְמַלֵּא כָּל הָעוֹלָם כּוּלּוֹ בְּשָׂמִים. וְכֵיוָן שֶׁמִּדִּיבּוּר רִאשׁוֹן נִתְמַלֵּא, דִּיבּוּר שֵׁנִי לְהֵיכָן הָלַךְ? הוֹצִיא הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא הָרוּחַ מֵאוֹצְרוֹתָיו וְהָיָה מַעֲבִיר רִאשׁוֹן רִאשׁוֹן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״שִׂפְתוֹתָיו שׁוֹשַׁנִּים נוֹטְפוֹת מוֹר עֹבֵר״. (אַל תִּקְרֵי ״שׁוֹשַׁנִּים״, אֶלָּא ״שֶׁשּׁוֹנִים״).
Et Rabbi Yehoshua ben Levi dit : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Ses joues sont comme un parterre d’aromates, comme des plates-bandes d’herbes odorantes ; ses lèvres sont des lis distillant une myrrhe fluide » (Cantique des Cantiques 5:13) ? Cela est interprété de manière homilétique : De chaque et toute parole qui sortit de Ses joues, c’est-à-dire de la bouche du Saint, béni soit-Il, le monde entier fut rempli d’aromates parfumés. Et puisque le monde était déjà rempli par la première parole, où y avait-il de la place pour les aromates de la deuxième parole pour aller ? Le Saint, béni soit-Il, fit sortir un vent de Ses trésors et fit passer les aromates un à un, laissant de la place pour les conséquences de la parole suivante. Comme il est dit : « Ses lèvres sont des lis [shoshanim] distillant une myrrhe fluide. » Chaque parole produisit une myrrhe fluide. Ne lis pas le mot du verset comme shoshanim ; mais plutôt, lis-le comme sheshonim, au sens de répéter. Chaque parole répétée produisit son propre parfum.
וְאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: כׇּל דִּיבּוּר וְדִיבּוּר שֶׁיָּצָא מִפִּי הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא יָצְתָה נִשְׁמָתָן שֶׁל יִשְׂרָאֵל, שֶׁנֶּאֱמַר: ״נַפְשִׁי יָצְאָה בְדַבְּרוֹ״. וּמֵאַחַר שֶׁמִּדִּיבּוּר רִאשׁוֹן יָצְתָה נִשְׁמָתָן, דִּיבּוּר שֵׁנִי הֵיאַךְ קִיבְּלוּ? — הוֹרִיד טַל שֶׁעָתִיד לְהַחֲיוֹת בּוֹ מֵתִים וְהֶחְיָה אוֹתָם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״גֶּשֶׁם נְדָבוֹת תָּנִיף אֱלֹהִים נַחֲלָתְךָ וְנִלְאָה אַתָּה כוֹנַנְתָּהּ״. וְאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: כׇּל דִּיבּוּר וְדִיבּוּר שֶׁיָּצָא מִפִּי הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא חָזְרוּ יִשְׂרָאֵל לַאֲחוֹרֵיהֶן שְׁנֵים עָשָׂר מִיל וְהָיוּ מַלְאֲכֵי הַשָּׁרֵת מְדַדִּין אוֹתָן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״מַלְאֲכֵי צְבָאוֹת יִדֹּדוּן יִדֹּדוּן״ — אַל תִּיקְרֵי ״יִדֹּדוּן״, אֶלָּא ״יְדַדּוּן״.
Et Rabbi Yehoshua ben Levi dit : De chaque parole qui sortit de la bouche du Saint, béni soit-Il, les âmes du peuple juif quittèrent leurs corps, comme il est dit : « Mon âme s’en alla quand il parla » (Cantique des Cantiques 5:6). Et puisque leurs âmes quittèrent leurs corps dès la première parole, comment reçurent-ils la deuxième parole ? Au contraire, Dieu fit pleuvoir la rosée sur eux, celle qui, à l’avenir, ressuscitera les morts, et Il les ranima, comme il est dit : « Toi, Dieu, Tu répandis une pluie abondante ; quand Ton héritage était épuisé, Tu l’as affermi » (Psaumes 68:10). Et Rabbi Yehoshua ben Levi dit : À chaque parole qui sortait de la bouche du Saint, béni soit-Il, le peuple juif reculait de peur de douze mil, et les anges de service les reconduisaient vers la montagne, comme il est dit : « Les armées d’anges se disperseront [yidodun] » (Psaumes 68:13). Ne lis pas le mot comme yidodun, au sens de dispersés ; mais plutôt, lis-le comme yedadun, ils les conduisaient.
וְאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: בְּשָׁעָה שֶׁעָלָה מֹשֶׁה לַמָּרוֹם אָמְרוּ מַלְאֲכֵי הַשָּׁרֵת לִפְנֵי הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם, מַה לִּילוּד אִשָּׁה בֵּינֵינוּ? אָמַר לָהֶן: לְקַבֵּל תּוֹרָה בָּא. אָמְרוּ לְפָנָיו: חֶמְדָּה גְּנוּזָה שֶׁגְּנוּזָה לָךְ תְּשַׁע מֵאוֹת וְשִׁבְעִים וְאַרְבָּעָה דּוֹרוֹת קוֹדֶם שֶׁנִּבְרָא הָעוֹלָם, אַתָּה מְבַקֵּשׁ לִיתְּנָהּ לְבָשָׂר וָדָם? ״מָה אֱנוֹשׁ כִּי תִזְכְּרֶנּוּ וּבֶן אָדָם כִּי תִפְקְדֶנּוּ״? ״ה׳ אֲדֹנֵינוּ מָה אַדִּיר שִׁמְךָ בְּכׇל הָאָרֶץ אֲשֶׁר תְּנָה הוֹדְךָ עַל הַשָּׁמָיִם״!
Et Rabbi Yehoshua ben Levi dit : Lorsque Moïse monta en Haut pour recevoir la Torah, les anges de service dirent devant le Saint, béni soit-Il : Maître de l’Univers, que fait ici un être né d’une femme parmi nous ? Le Saint, béni soit-Il, leur dit : Il est venu recevoir la Torah. Les anges dirent devant Lui : La Torah est un trésor caché qui fut dissimulé par Toi 974 générations avant la création du monde, et Tu cherches à la donner à la chair et au sang ? Comme il est dit : « La parole qu’Il a ordonnée pour mille générations » (Psaumes 105:8). Puisque la Torah, la parole de Dieu, fut donnée à la vingt-sixième génération après Adam, le premier homme, les 974 générations restantes ont donc précédé la création du monde. « Qu’est-ce que l’homme pour que Tu te souviennes de lui, et le fils de l’homme pour que Tu penses à lui ? » (Psaumes 8:5). Au contraire, « Seigneur, notre Seigneur, que Ton nom est glorieux sur toute la terre, Toi dont la majesté est placée au-dessus des cieux » (Psaumes 8:2). La place légitime de la majesté de Dieu, la Torah, est dans les cieux.
אָמַר לוֹ הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא לְמֹשֶׁה: הַחְזֵיר לָהֶן תְּשׁוּבָה. אָמַר לְפָנָיו: רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם, מִתְיָירֵא אֲנִי שֶׁמָּא יִשְׂרְפוּנִי בַּהֶבֶל שֶׁבְּפִיהֶם. אָמַר לוֹ: אֱחוֹז בְּכִסֵּא כְבוֹדִי וַחֲזוֹר לָהֶן תְּשׁוּבָה. שֶׁנֶּאֱמַר: ״מְאַחֵז פְּנֵי כִּסֵּא פַּרְשֵׁז עָלָיו עֲנָנוֹ״, וְאָמַר רַבִּי נַחוּם: מְלַמֵּד שֶׁפֵּירַשׂ שַׁדַּי מִזִּיו שְׁכִינָתוֹ וַעֲנָנוֹ עָלָיו. אָמַר לְפָנָיו: רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם, תּוֹרָה שֶׁאַתָּה נוֹתֵן לִי מָה כְּתִיב בָּהּ? ״אָנֹכִי ה׳ אֱלֹהֶיךָ אֲשֶׁר הוֹצֵאתִיךָ מֵאֶרֶץ מִצְרַיִם״. אָמַר לָהֶן: לְמִצְרַיִם יְרַדְתֶּם? לְפַרְעֹה הִשְׁתַּעְבַּדְתֶּם? תּוֹרָה לָמָּה תְּהֵא לָכֶם! שׁוּב: מָה כְּתִיב בָּהּ? ״לֹא יִהְיֶה לְךָ אֱלֹהִים אֲחֵרִים״. בֵּין הַגּוֹיִם אַתֶּם שְׁרוּיִין, שֶׁעוֹבְדִין
Le Saint, béni soit-Il, dit à Moïse : Donne-leur une réponse quant à la raison pour laquelle la Torah doit être donnée au peuple. Moïse dit devant Lui : Maître de l’Univers, je crains qu’ils ne me brûlent par le souffle de leur bouche. Dieu lui dit : Saisis Mon trône de gloire pour recevoir force et protection, et donne-leur une réponse. Et d’où cela est-il dérivé ? Comme il est dit : « Il lui fait saisir l’avant du trône, et étend Son nuage sur lui » (Job 26:9), et Rabbi Naḥum dit : Ce verset enseigne que Dieu étendit l’éclat de Sa présence et Son nuage sur Moïse. Moïse dit devant Lui : Maître de l’Univers, la Torah que Tu me donnes, qu’y a-t-il d’écrit en elle ? Dieu lui dit : « Je suis le Seigneur ton Dieu qui t’ai fait sortir d’Égypte de la maison de servitude » (Exode 20:2). Moïse dit aux anges : Êtes-vous descendus en Égypte ? Avez-vous été asservis à Pharaon ? Pourquoi la Torah devrait-elle être à vous ? De nouveau Moïse demanda : Qu’y a-t-il encore d’écrit en elle ? Dieu lui dit : « Tu n’auras pas d’autres dieux devant Moi » (Exode 20:3). Moïse dit aux anges : Habitez-vous parmi les nations qui adorent