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לְרַבָּנַן שְׁמוֹנָה חֲסֵרִים עֲבוּד.
et selon les Rabbins, ils ont établi huit mois qui étaient déficients.
תָּא שְׁמַע, דְּתַנְיָא בְּ״סֵדֶר עוֹלָם״: נִיסָן שֶׁבּוֹ יָצְאוּ יִשְׂרָאֵל מִמִּצְרַיִם בְּאַרְבָּעָה עָשָׂר שָׁחֲטוּ פִּסְחֵיהֶן, בַּחֲמִשָּׁה עָשָׂר יָצְאוּ, וְאוֹתוֹ הַיּוֹם עֶרֶב שַׁבָּת הָיָה. וּמִדְּרֵישׁ יַרְחָא דְנִיסָן עֶרֶב שַׁבָּת — רֵישׁ יַרְחָא דְאִיָּיר חַד בְּשַׁבָּא, וְסִיוָן בִּתְרֵי בְּשַׁבָּא, קַשְׁיָא לְרַבִּי יוֹסֵי! אָמַר לָךְ רַבִּי יוֹסֵי: הָא מַנִּי — רַבָּנַן הִיא.
La Guemara cite une autre objection. Viens et entends ce qui a été enseigné dans une baraita de l’anthologie appelée Seder Olam : Au mois de Nissan durant lequel le peuple juif est sorti d’Égypte, le quatorzième ils ont abattu leurs agneaux pascals, le quinzième ils sont sortis d’Égypte, et ce jour-là était une veille de Chabbat. Du fait que la nouvelle lune de Nissan tombait un veille de Chabbat, nous pouvons déduire que la nouvelle lune de Iyar tombait le premier jour de la semaine, et la nouvelle lune de Sivan tombait le deuxième jour de la semaine. Cela est difficile selon l’opinion de Rabbi Yossei, qui soutient que la nouvelle lune de Sivan tombait un dimanche. La Guemara répond que Rabbi Yossei aurait pu te dire : De qui est l’opinion dans cette baraita ? C’est l’opinion des Sages. Par conséquent, cette baraita ne pose aucune difficulté à l’opinion de Rabbi Yossei.
תָּא שְׁמַע, רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: בַּשֵּׁנִי עָלָה מֹשֶׁה וְיָרַד, בַּשְּׁלִישִׁי עָלָה וְיָרַד, בִּרְבִיעִי יָרַד וְשׁוּב לֹא עָלָה. וּמֵאַחַר שֶׁלֹּא עָלָה, מֵהֵיכָן יָרַד? אֶלָּא: בָּרְבִיעִי עָלָה וְיָרַד, בַּחֲמִישִׁי בָּנָה מִזְבֵּחַ וְהִקְרִיב עָלָיו קׇרְבָּן, בַּשִּׁשִּׁי לֹא הָיָה לוֹ פְּנַאי. מַאי לָאו, מִשּׁוּם תּוֹרָה?
La Guemara cite une autre objection : Viens et écoute de ce qui a été enseigné, à savoir que Rabbi Yossei dit : Le deuxième jour de Sivan, Moïse monta au mont Sinaï et descendit. Le troisième jour, il monta et descendit. Le quatrième jour, il descendit et ne remonta pas au mont Sinaï de nouveau jusqu’à ce qu’il en reçoive l’ordre avec tout le peuple juif. Et la Guemara demande : Comment est-il possible qu’il soit descendu le quatrième jour ? Puisqu’il n’est pas monté, d’où est-il descendu ? Plutôt, il faut corriger ainsi : Le quatrième jour, il monta et descendit. Le cinquième jour, il construisit un autel et offrit un sacrifice. Le sixième jour, il n’eut pas le temps. La Guemara demande : N’est-ce pas parce qu’il reçut la Torah le sixième jour du mois ? Apparemment, cette baraita soutient l’opinion des Sages.
לָא, מִשּׁוּם טוֹרַח שַׁבָּת. דְּרַשׁ הַהוּא גָּלִילָאָה עֲלֵיהּ דְּרַב חִסְדָּא: בְּרִיךְ רַחֲמָנָא דִּיהַב אוֹרְיָאן תְּלִיתַאי, לְעַם תְּלִיתַאי, עַל יְדֵי תְּלִיתַאי, בְּיוֹם תְּלִיתַאי, בְּיַרְחָא תְּלִיתַאי. כְּמַאן — כְּרַבָּנַן.
La Guemara rejette cela : Non, il n’avait pas le temps en raison du fardeau de la préparation pour Chabbat. La Guemara ajoute : Un Galiléen enseigna, alors qu’il se tenait au-dessus de Rav Ḥisda : Béni soit le Tout-Miséricordieux, qui a donné la Torah triple : Torah, Prophètes et Écrits, à la nation triple : prêtres, lévites et Israélites, par l’intermédiaire d’un troisième-né : Moïse, qui venait après Aaron et Myriam dans l’ordre des naissances, le troisième jour de la séparation des hommes et des femmes, au troisième mois : Sivan. Sur l’opinion de qui cette homélie est-elle fondée ? Elle est fondée sur l’opinion des Sages, qui soutiennent que la Torah a été donnée le troisième jour de séparation et non le quatrième jour.
״וַיִּתְיַצְּבוּ בְּתַחְתִּית הָהָר״, אָמַר רַב אַבְדִּימִי בַּר חָמָא בַּר חַסָּא: מְלַמֵּד שֶׁכָּפָה הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא עֲלֵיהֶם אֶת הָהָר כְּגִיגִית, וְאָמַר לָהֶם: אִם אַתֶּם מְקַבְּלִים הַתּוֹרָה מוּטָב, וְאִם לָאו — שָׁם תְּהֵא קְבוּרַתְכֶם. אָמַר רַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב: מִכָּאן מוֹדָעָא רַבָּה לְאוֹרָיְיתָא. אָמַר רָבָא: אַף עַל פִּי כֵן הֲדוּר קַבְּלוּהָ בִּימֵי אֲחַשְׁוֵרוֹשׁ, דִּכְתִיב: ״קִיְּמוּ וְקִבְּלוּ הַיְּהוּדִים״ — קִיְּימוּ מַה שֶּׁקִּיבְּלוּ כְּבָר.
La Guemara cite des interprétations homilétiques supplémentaires au sujet de la révélation au Sinaï. La Torah dit : « Moïse fit sortir le peuple du camp à la rencontre de Dieu ; et ils se tinrent à la partie la plus basse de la montagne » (Exode 19:17). Rabbi Avdimi bar Ḥama bar Ḥasa dit : le peuple juif se tenait réellement sous la montagne, et le verset enseigne que le Saint, béni soit-Il, renversa la montagne au-dessus des Juifs comme une cuve, et leur dit : Si vous acceptez la Torah, excellent ; sinon, là sera votre sépulture. Rav Aḥa bar Ya’akov dit : D’ici il y a une réserve substantielle quant à l’obligation d’accomplir la Torah. Le peuple juif peut prétendre qu’il a été contraint d’accepter la Torah et qu’elle n’est donc pas contraignante. Rava dit : Malgré cela, ils l’acceptèrent de nouveau volontairement au temps d’Assuérus, comme il est écrit : « Les Juifs confirmèrent et prirent sur eux, sur leur descendance, et sur tous ceux qui se joignirent à eux » (Esther 9:27), et il enseigna : Les Juifs confirmèrent ce qu’ils avaient déjà pris sur eux sous la contrainte au Sinaï.
אָמַר חִזְקִיָּה, מַאי דִּכְתִיב: ״מִשָּׁמַיִם הִשְׁמַעְתָּ דִּין אֶרֶץ יָרְאָה וְשָׁקָטָה״, אִם יָרְאָה — לָמָּה שָׁקְטָה? וְאִם שָׁקְטָה — לָמָּה יָרְאָה? אֶלָּא בַּתְּחִילָּה יָרְאָה וּלְבַסּוֹף שָׁקְטָה. וְלָמָּה יָרְאָה? כִּדְרֵישׁ לָקִישׁ. דְּאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ, מַאי דִּכְתִיב: ״וַיְהִי עֶרֶב וַיְהִי בֹקֶר יוֹם הַשִּׁשִּׁי״, ה׳ יְתֵירָה לָמָּה לִי? — מְלַמֵּד שֶׁהִתְנָה הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא עִם מַעֲשֵׂה בְרֵאשִׁית וְאָמַר לָהֶם: אִם יִשְׂרָאֵל מְקַבְּלִים הַתּוֹרָה — אַתֶּם מִתְקַיְּימִין, וְאִם לָאו — אֲנִי מַחֲזִיר אֶתְכֶם לְתוֹהוּ וָבוֹהוּ.
Ḥizkiya dit : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Tu as fait entendre le jugement depuis les cieux ; la terre a craint et s’est tue » (Psaumes 76:9) ? Si elle a craint, pourquoi s’est-elle tue ; et si elle s’est tue, pourquoi a-t-elle craint ? Plutôt, le sens est : Au début, elle a craint, et à la fin, elle s’est tue. « Tu as fait entendre le jugement depuis les cieux » fait référence à la révélation au Sinaï. Et pourquoi la terre a-t-elle craint ? Cela est conforme à la déclaration de Reish Lakish, car Reish Lakish a dit : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Il y eut un soir et il y eut un matin, le sixième jour » (Genèse 1:31) ? Pourquoi ai-je besoin de la lettre heh, l’article défini, superflu, qui n’apparaît dans aucun des autres jours ? Cela enseigne que le Saint, béni soit-Il, a établi une condition avec l’acte de la Création, et leur a dit : Si Israël accepte la Torah le sixième jour de Sivan, vous existerez ; et si ils ne l’acceptent pas, Je vous ramènerai à l’état primordial de chaos et de désordre. C’est pourquoi la terre a craint jusqu’à ce que la Torah soit donnée à Israël, de peur qu’elle ne soit ramenée à un état de chaos. Une fois que le peuple juif a accepté la Torah, la terre s’est apaisée.
דָּרַשׁ רַבִּי סִימַאי: בְּשָׁעָה שֶׁהִקְדִּימוּ יִשְׂרָאֵל ״נַעֲשֶׂה״ לְ״נִשְׁמָע״ בָּאוּ שִׁשִּׁים רִיבּוֹא שֶׁל מַלְאֲכֵי הַשָּׁרֵת, לְכׇל אֶחָד וְאֶחָד מִיִּשְׂרָאֵל קָשְׁרוּ לוֹ שְׁנֵי כְתָרִים, אֶחָד כְּנֶגֶד ״נַעֲשֶׂה״ וְאֶחָד כְּנֶגֶד ״נִשְׁמָע״. וְכֵיוָן שֶׁחָטְאוּ יִשְׂרָאֵל, יָרְדוּ מֵאָה וְעֶשְׂרִים רִיבּוֹא מַלְאֲכֵי חַבָּלָה וּפֵירְקוּם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיִּתְנַצְּלוּ בְנֵי יִשְׂרָאֵל אֶת עֶדְיָם מֵהַר חוֹרֵב״. אָמַר רַבִּי חָמָא בְּרַבִּי חֲנִינָא: בְּחוֹרֵב טָעֲנוּ, בְּחוֹרֵב פֵּרְקוּ. בְּחוֹרֵב טָעֲנוּ — כְּדַאֲמַרַן, בְּחוֹרֵב פֵּרְקוּ — דִּכְתִיב: ״וַיִּתְנַצְּלוּ בְנֵי יִשְׂרָאֵל וְגוֹ׳״. אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: וְכוּלָּן זָכָה מֹשֶׁה וּנְטָלָן. דִּסְמִיךְ לֵיהּ: ״וּמֹשֶׁה יִקַּח אֶת הָאֹהֶל״. אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: עָתִיד הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא לְהַחֲזִירָן לָנוּ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּפְדוּיֵי ה׳ יְשֻׁבוּן וּבָאוּ צִיּוֹן בְּרִנָּה וְשִׂמְחַת עוֹלָם עַל רֹאשָׁם״ — שִׂמְחָה שֶׁמֵּעוֹלָם עַל רֹאשָׁם.
Rabbi Simai a enseigné : Lorsque Israël a donné la priorité à la déclaration « Nous ferons » sur la déclaration « Nous entendrons », 600 000 anges serviteurs sont venus et ont attaché deux couronnes à chacun et chacune des membres du peuple juif, l’une correspondant à « Nous ferons » et l’autre correspondant à « Nous entendrons ». Et lorsque le peuple a fauté avec le Veau d’or, 1 200 000 anges de destruction sont descendus et les leur ont retirées, comme il est dit à la suite du péché du Veau d’or : « Et les enfants d’Israël se dépouillèrent de leurs ornements à partir du mont Horeb » (Exode 33:6). Rabbi Ḥama, fils de Rabbi Ḥanina, a dit : À Horeb ils ont mis leurs ornements, et à Horeb ils les ont retirés. La source en est : À Horeb ils les ont mis, comme nous l’avons dit ; à Horeb ils les ont retirés, comme il est écrit : « Et les enfants d’Israël se dépouillèrent de leurs ornements à partir du mont Horeb. » Rabbi Yoḥanan a dit : Et Moïse a mérité toutes ces couronnes et les a prises. Quelle en est la source ? Parce que juxtaposé à ce verset, il est dit : « Et Moïse prenait la tente [ohel] » (Exode 33:7). Le mot ohel est interprété de manière homilétique comme une allusion à une aura ou une illumination [hila]. Reish Lakish a dit : À l’avenir, le Saint, béni soit-Il, nous les rendra, comme il est dit : « Et les rachetés du Seigneur reviendront, et viendront à Sion avec des chants, et une joie éternelle sera sur leurs têtes » (Isaïe 35:10). La joie qu’ils avaient autrefois sera de nouveau sur leurs têtes.
אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: בְּשָׁעָה שֶׁהִקְדִּימוּ יִשְׂרָאֵל ״נַעֲשֶׂה״ לְ״נִשְׁמָע״ יָצְתָה בַּת קוֹל וְאָמְרָה לָהֶן: מִי גִּלָּה לְבָנַי רָז זֶה שֶׁמַּלְאֲכֵי הַשָּׁרֵת מִשְׁתַּמְּשִׁין בּוֹ? דִּכְתִיב: ״בָּרְכוּ ה׳ מַלְאָכָיו גִּבֹּרֵי כֹחַ עֹשֵׂי דְבָרוֹ לִשְׁמֹעַ בְּקוֹל דְּבָרוֹ״ — בְּרֵישָׁא ״עֹשֵׂי״, וַהֲדַר ״לִשְׁמֹעַ״. אָמַר רַבִּי חָמָא בְּרַבִּי חֲנִינָא: מַאי דִּכְתִיב ״כְּתַפּוּחַ בַּעֲצֵי הַיַּעַר וְגוֹ׳״ — לָמָּה נִמְשְׁלוּ יִשְׂרָאֵל לְתַפּוּחַ, לוֹמַר לָךְ: מָה תַּפּוּחַ זֶה פִּרְיוֹ קוֹדֶם לְעָלָיו, אַף יִשְׂרָאֵל הִקְדִּימוּ ״נַעֲשֶׂה״ לְ״נִשְׁמָע״.
Rabbi Elazar a dit : Lorsque le peuple juif a donné la priorité à la déclaration « Nous ferons » sur « Nous entendrons », une Voix divine est sortie et leur a dit : Qui a révélé à Mes enfants ce secret dont se servent les anges serviteurs ? Comme il est écrit : « Bénissez le Seigneur, vous Ses anges, puissants en force, qui accomplissez Sa parole, en écoutant la voix de Sa parole » (Psaumes 103:20). D’abord, les anges accomplissent Sa parole, et ensuite ils écoutent. Rabbi Ḥama, fils de Rabbi Ḥanina, a dit : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Comme le pommier parmi les arbres de la forêt, ainsi est mon bien-aimé parmi les fils. À son ombre j’ai pris plaisir à m’asseoir, et son fruit était doux à mon goût » (Cantique des Cantiques 2:3) ? Pourquoi le peuple juif a-t-il été comparé à un pommier ? C’est pour te dire que, de même que ce pommier, son fruit pousse avant ses feuilles, de même le peuple juif a donné la priorité à « Nous ferons » sur « Nous entendrons ».
הָהוּא מִינָא דְּחַזְיֵיהּ לְרָבָא דְּקָא מְעַיֵּין בִּשְׁמַעְתָּא, וְיָתְבָה אֶצְבְּעָתָא דִידֵיהּ תּוּתֵי כַּרְעָא וְקָא מָיֵיץ בְּהוּ, וְקָא מַבְּעָן אֶצְבְּעָתֵיהּ דְּמָא. אֲמַר לֵיהּ: עַמָּא פְּזִיזָא, דְּקַדְּמִיתוּ פּוּמַּיְיכוּ לְאוּדְנַיְיכוּ, אַכַּתִּי בְּפַחְזוּתַיְיכוּ קָיְימִיתוּ. בְּרֵישָׁא אִיבַּעְיָא לְכוּ לְמִשְׁמַע, אִי מָצִיתוּ — קַבְּלִיתוּ, וְאִי לָא — לָא קַבְּלִיתוּ. אֲמַר לֵיהּ: אֲנַן
La Guemara raconte qu’un hérétique vit que Rava était plongé dans l’étude de la halakha, et ses doigts étaient sous sa jambe, il les pressait, et du sang jaillissait de ses doigts. Rava ne remarqua pas qu’il saignait, car il était absorbé par l’étude. L’hérétique dit à Rava : Vous, nation impulsive, qui avez fait passer vos bouches avant vos oreilles. Vous portez encore votre impulsivité, car vous agissez sans réfléchir. Vous devriez d’abord écouter. Ensuite, si vous êtes capables d’accomplir les commandements, acceptez-les. Et sinon, ne les acceptez pas. Il lui dit : Quant à nous,

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