וְדִין הוּא: וּמָה פַּכִּין קְטַנִּים שֶׁטְּהוֹרִין בְּזָב — טְמֵאִים בְּמֵת, מַפָּץ שֶׁטָּמֵא בְּזָב, אֵינוֹ דִּין שֶׁיְּהֵא טָמֵא בְּמֵת?! וְאַמַּאי, הָא לֵית לֵיהּ טׇהֳרָה בְּמִקְוֶה! אֲמַר לֵיהּ רַבִּי חֲנִינָא: שָׁאנֵי הָתָם הוֹאִיל וְאִיכָּא בְּמִינוֹ.
Et cela est dérivé au moyen d’uneinférence a fortiori : Nous savons que les petits récipients ne deviennent pas rituellement impurs par l’impureté d’un zav, parce qu’ils ne sont pas destinés à s’asseoir dessus et sont trop petits pour que le zav introduise son doigt dans leur espace intérieur. Si de petites cruches en terre cuite restent pures et ne sont pas susceptibles de l’impureté d’un zav, mais qu’elles deviennent rituellement impures au contact d’un cadavre; n’est-il pas logique qu’une natte de roseau, qui contracte l’impureté d’un zav, devienne rituellement impure au contact d’un cadavre ? Et pourquoi la natte de roseau deviendrait-elle impure ? N’est-il pas vrai qu’elle n’a pas la possibilité de purification dans un bain rituel ? Rabbi Ḥanina lui dit : Là, dans le cas de la natte, c’est différent parce qu’il existe une purification pour d’autres récipients de son espèce, c’est-à-dire que d’autres récipients en bois faits de matériaux qui poussent de la terre peuvent être purifiés dans un bain rituel.
אֲמַר לֵיהּ: רַחֲמָנָא לִיצְלַן מֵהַאי דַּעְתָּא: אַדְּרַבָּה, רַחֲמָנָא לִיצְלַן מִדַּעְתָּא דִידָךְ. וְטַעְמָא מַאי — תְּרֵי קְרָאֵי כְּתִיבִי. כְּתִיב: ״וְאִישׁ אֲשֶׁר יִגַּע בְּמִשְׁכָּבוֹ״, וּכְתִיב: ״וְכׇל הַמִּשְׁכָּב אֲשֶׁר יִשְׁכַּב עָלָיו הַזָּב יִטְמָא״. הָא כֵּיצַד? יֵשׁ בְּמִינוֹ, אַף עַל גַּב דְּלֵית לֵיהּ טׇהֳרָה בְּמִקְוֶה. אֵין בְּמִינוֹ, מַקִּישׁ מִשְׁכָּבוֹ לוֹ.
Rabbi Ila dit à Rabbi Ḥanina : Que le Miséricordieux nous sauve de cette opinion. Rabbi Ḥanina répondit : Au contraire, que le Miséricordieux nous sauve de ton opinion. Et quelle est la raison pour laquelle cela est pertinent ? Quelle est la signification du fait que d’autres récipients de la même catégorie puissent être purifiés dans un bain rituel si le récipient lui-même ne peut pas être purifié dans un bain rituel ? C’est parce que deux versets sont écrits. Dans un verset il est écrit : « Quiconque touche son lit lavera ses vêtements, se baignera dans l’eau et sera impur jusqu’au soir » (Lévitique 15:5). Le verset met son lit en parallèle avec lui-même. De même qu’il a la possibilité d’être purifié par immersion dans un bain rituel, de même son lit a la possibilité d’être purifié dans un bain rituel. Cela enseigne que son lit a le même statut juridique que lui ; pour qu’un lit sur lequel un zav s’allonge soit soumis à l’impureté transmise par le fait de s’allonger, il doit pouvoir être immergé dans un bain rituel. Et dans un autre verset il est écrit : « Tout lit sur lequel le zav s’allonge sera impur ; et tout récipient sur lequel il s’assied sera impur » (Lévitique 15:4). Ce verset inclut tous les lits sur lesquels un zav pourrait s’allonger, même un lit qui ne peut pas être purifié dans un bain rituel. Comment ces deux versets peuvent-ils être conciliés ? S’il existe une purification pour d’autres récipients de la même catégorie, bien que celui-ci lui-même n’ait pas de purification dans un bain rituel, il est soumis à l’impureté transmise par le fait de s’allonger. En revanche, s’il n’existe pas de purification pour d’autres récipients de la même catégorie, le verset met son lit en parallèle avec lui-même. Tout récipient qui ne lui ressemble pas en ce sens qu’il ne peut pas être purifié dans un bain rituel n’est pas soumis à l’impureté transmise par le fait de s’allonger.
רָבָא אָמַר: מִדְרַס כְּלִי חֶרֶס טָהוֹר מֵהָכָא: ״וְכֹל כְּלִי פָתוּחַ אֲשֶׁר אֵין צָמִיד פָּתִיל עָלָיו״, הָא יֵשׁ צְמִיד פָּתִיל עָלָיו — טָהוֹר הוּא. מִי לָא עָסְקִינַן דְּיַחֲדִינְהוּ לְאִשְׁתּוֹ נִדָּה, וְקָאָמַר רַחֲמָנָא טָהוֹר!
Rava dit : Le fait que, en ce qui concerne l’impureté transmise par le piétinement, un récipient en terre cuite est rituellement pur est déduit d’ici, comme il est dit : « Et tout récipient ouvert qui n’a pas de couvercle scellé sur lui devient impur » (Nombres 19:15). Par déduction, si un couvercle scellé est sur lui, il est pur. Ne traitons-nous pas même d’un cas où quelqu’un a désigné le récipient pour l’usage de sa femme, lorsqu’elle a le statut d’une femme menstruée ? Et malgré cela, la Torah déclare qu’il est rituellement pur ? Apparemment, un récipient en terre cuite avec un couvercle scellé n’est sujet à aucune impureté, quelle qu’en soit la source.
מַתְנִי׳ מִנַּיִן לַעֲרוּגָה שֶׁהִיא שִׁשָּׁה עַל שִׁשָּׁה טְפָחִים שֶׁזּוֹרְעִין בְּתוֹכָהּ חֲמִשָּׁה זֵרְעוֹנִין, אַרְבָּעָה עַל אַרְבַּע רוּחוֹת הָעֲרוּגָה וְאַחַת בָּאֶמְצַע, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי כָאָרֶץ תּוֹצִיא צִמְחָהּ וּכְגַנָּה זֵרוּעֶיהָ תַצְמִיחַ״ — ״זַרְעָהּ״ לֹא נֶאֱמַר, אֶלָּא ״זֵרוּעֶיהָ״.
MICHNA : La Guemara continue de discuter d’une halakha supplémentaire fondée sur une allusion biblique de la Torah. D’où est-il déduit que dans un parterre de six sur six palmes, on peut planter cinq différents types de graines ? On peut le faire sans enfreindre l’interdiction de semer un mélange d’espèces diverses de graines de la manière suivante. On sème quatre types de plantes sur chacun des quatre côtés du parterre et une au milieu. Il y a une allusion à cela dans le texte, comme il est dit : « Car de même que la terre fait éclore sa pousse, et qu’un jardin fait croître ses semences, ainsi le Seigneur Dieu fera germer la justice et la louange devant toutes les nations » (Isaïe 61:11). Sa semence, au singulier, n’est pas dite ; mais plutôt, ses semences, écrit au pluriel. Apparemment, il est possible de planter plusieurs semences dans un petit jardin.
גְּמָ׳ מַאי מַשְׁמַע? אָמַר רַב יְהוּדָה: ״כִּי כָאָרֶץ תּוֹצִיא צִמְחָהּ״. ״תּוֹצִיא״ — חַד, ״צִמְחָהּ״ — חַד, הֲרֵי תְּרֵי. ״זֵרוּעֶיהָ״ — תְּרֵי, הָא אַרְבְּעָה. ״תַּצְמִיחַ״ — חַד, הָא חַמְשָׁה.
GUEMARA : La Guemara remet en question cette allusion : D’où déduit-on que le verset fait référence à cinq types de semences ? Rav Yehuda a dit que cela se déduit ainsi : « Car comme la terre fait éclore sa pousse » indique cinq types de semences, car « fait éclore » représente un et « sa végétation » représente un, et cela fait deux. « Ses semences, » écrit au pluriel, représente au moins deux, et cela fait quatre. « Faire pousser » en ajoute un. Ce verset comprend des termes évoquant la plantation et les semences dans une seule plate-bande, pour un total de cinq espèces de semences.