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הָיָה שֶׁלּוֹ וְשֶׁל עֲבוֹדָה זָרָה, נִידּוֹן מֶחֱצָה עַל מֶחֱצָה. אֲבָנָיו וְעֵצָיו וַעֲפָרָיו מְטַמְּאִים כְּשֶׁרֶץ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״שַׁקֵּץ תְּשַׁקְּצֶנּוּ וְגוֹ׳״. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר כְּנִדָּה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״תִּזְרֵם כְּמוֹ דָוָה״ — מָה נִדָּה מְטַמְּאָה בְּמַשָּׂא, אַף עֲבוֹדָה זָרָה מְטַמְּאָה בְּמַשָּׂא. אָמַר רַבָּה: ״תִּזְרֵם״ דְּאָמַר קְרָא, נַכְּרִינְהוּ מִינָּךְ כְּזָר. ״צֵא תֹּאמַר לוֹ״ — הִכָּנֵס אַל תֹּאמַר לוֹ.
Si le mur se trouvait sur un terrain qui lui appartenait ainsi qu’à la maison de l’idolâtrie, la surface est calculée pour moitié et moitié en ce qui concerne l’empiètement sur sa propriété avant de reconstruire le mur, et l’on peut construire le mur à quatre coudées du milieu du mur. Ses pierres, son bois et sa poussière provenant de la maison d’idolâtrie transmettent l’impureté comme les animaux rampants, et, par décret rabbinique, celui qui les touche devient impur comme celui qui touche un animal rampant, comme il est dit : « Tu n’introduiras pas d’abomination dans ta maison, de peur de devenir voué à l’interdit comme elle ; tu la détesteras absolument [shaketz teshaketzenu] et tu l’auras absolument en horreur, car c’est un objet voué à l’interdit » (Deutéronome 7:26). Shaketz est un terme employé au sujet des animaux rampants. Rabbi Akiva dit : L’idolâtrie transmet l’impureté comme une femme menstruée, comme il est dit : « Vous les rejetterez comme une femme menstruée [dava] » (Isaïe 30:22). De même qu’une femme menstruée transmet l’impureté communiquée par le port, car celui qui déplace une femme menstruée sans la toucher devient impur, de même, l’idolâtrie transmet l’impureté communiquée par le port. Rabba a dit pour expliquer ce que le verset a dit : « Vous les rejetterez » : Rendez-les étrangers pour vous comme un étranger. La fin du même verset : « Tu lui diras : sors » signifie qu’en aucune circonstance tu ne peux lui dire : entre.
וְאָמַר רַבָּה: בְּמַשָּׂא דְּכוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דִּמְטַמְּאָה, דְּהָא אִתַּקַּשׁ לְנִדָּה. כִּי פְּלִיגִי בְּאֶבֶן מְסָמָא. רַבִּי עֲקִיבָא סָבַר כְּנִדָּה: מָה נִדָּה מְטַמְּאָה בְּאֶבֶן מְסָמָא — אַף עֲבוֹדָה זָרָה מְטַמְּאָה בְּאֶבֶן מְסָמָא. וְרַבָּנַן סָבְרִי כְּשֶׁרֶץ: מָה שֶׁרֶץ לֹא מְטַמֵּא בְּאֶבֶן מְסָמָא — אַף עֲבוֹדָה זָרָה לֹא מְטַמְּאָה בְּאֶבֶן מְסָמָא.
Et quant à l’essence du différend, Rabba a dit : En ce qui concerne l’impureté transmise par le fait de porter, tout le monde convient que l’idolâtrie transmet l’impureté, car elle est mise en parallèle avec une femme menstruée dans le verset. Là où ils divergent, c’est en ce qui concerne la halakha d’une pierre très lourde. Il existe une loi particulière concernant l’impureté rituelle d’un zav et d’une femme menstruée. S’ils s’assoient sur un objet, même si c’est un objet qui ne peut pas devenir rituellement impur, et que sous cet objet se trouve un ustensile, bien que le poids du zav et de la femme menstruée n’ait aucun effet sur l’ustensile, celui-ci devient rituellement impur. Rabbi Akiva soutient que l’impureté de l’idolâtrie est comme l’impureté d’une femme menstruée à tous égards ; de même qu’une femme menstruée transmet l’impureté par l’intermédiaire d’une pierre très lourde, de même l’idolâtrie transmet l’impureté par l’intermédiaire d’une pierre très lourde. Et les Sages soutiennent qu’à cet égard, l’impureté de l’idolâtrie est comme l’impureté d’un animal rampant ; de même qu’un animal rampant ne transmet pas l’impureté par l’intermédiaire d’une pierre très lourde, de même l’idolâtrie ne transmet pas l’impureté par l’intermédiaire d’une pierre très lourde.
וּלְרַבִּי עֲקִיבָא, לְמַאי הִלְכְתָא אִיתַּקַּשׁ לְשֶׁרֶץ? — לִמְשַׁמְּשֶׁיהָ. וּלְרַבָּנַן, לְמַאי הִלְכְתָא אִיתַּקַּשׁ לְנִדָּה? — לְמַשָּׂא. וְלַקְּשֵׁיהּ רַחֲמָנָא לִנְבֵלָה! אִין הָכִי נָמֵי, אֶלָּא: מָה נִדָּה אֵינָהּ לְאֵבָרִין, אַף עֲבוֹדָה זָרָה אֵינָהּ לְאֵבָרִין. וְאֶלָּא הָא דְּבָעֵי רַב חָמָא בַּר גּוּרְיָא: עֲבוֹדָה זָרָה יֶשְׁנָהּ לְאֵבָרִין אוֹ אֵינָהּ לְאֵבָרִין? תִּיפְשׁוֹט לֵיהּ מֵהָא, דִּלְרַבָּנַן אֵינָהּ לְאֵבָרִין! רַב חָמָא בַּר גּוּרְיָא אַלִּיבָּא דְרַבִּי עֲקִיבָא בָּעֵי לַהּ.
La Guemara demande : Et selon Rabbi Akiva, qui soutient que l’impureté de l’idolâtrie est semblable à celle d’une femme menstruée à tous égards, pour quelle halakha a-t-elle été rapprochée d’un animal rampant ? La Guemara explique : Selon son avis, cela n’a pas été dit au sujet de l’idolâtrie elle-même, mais plutôt de ses accessoires, des objets utilisés aux fins de l’idolâtrie. La Guemara demande encore : Et selon les Sages, pour quelle halakha a-t-elle été rapprochée d’une femme menstruée ? Pour enseigner qu’elle transmet l’impureté par portage. Et au lieu de rapprocher l’idolâtrie à la fois d’une femme menstruée et des animaux rampants, que la Torah la rapproche d’une carcasse d’animal, qui transmet l’impureté par portage et ne transmet pas l’impureté par une pierre très lourde, puisque selon les Sages la loi est la même pour l’idolâtrie. La Guemara répond : Oui, il en est bien ainsi. En ce sens, le rapprochement avec une carcasse d’animal suffirait. Cependant, le rapprochement avec une femme menstruée enseigne : De même qu’une femme menstruée ne transmet pas l’impureté par membres, comme si le membre d’une femme menstruée est soutenu par un ustensile, l’ustensile ne devient pas rituellement impur (Ra’avad), de même, l’idolâtrie ne transmet pas l’impureté par membres, car une partie détachée d’une idole ne transmet pas l’impureté. La Guemara s’étonne de cela : Mais ce que Rav Ḥama bar Guria a soulevé comme dilemme : L’idolâtrie a-t-elle la capacité de transmettre l’impureté par membres ou ne l’a-t-elle pas ? Résous le dilemme à partir de cela, puisque selon l’avis des Sages, elle ne transmet pas l’impureté par membres. Et la Guemara répond : Bien qu’il en soit ainsi, Rav Ḥama bar Guria a soulevé le dilemme conformément à l’avis de Rabbi Akiva, et le dilemme demeure sans résolution.
וְרַבִּי אֶלְעָזָר אָמַר: בְּאֶבֶן מְסָמָא דְּכוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דְּלָא מְטַמְּאָה. כִּי פְּלִיגִי בְּמַשָּׂא: רַבִּי עֲקִיבָא סָבַר כְּנִדָּה, מָה נִדָּה מְטַמְּאָה בְּמַשָּׂא — אַף עֲבוֹדָה זָרָה מְטַמְּאָה בְּמַשָּׂא. וְרַבָּנַן סָבְרִי כְּשֶׁרֶץ, מָה שֶׁרֶץ לֹא מְטַמֵּא בְּמַשָּׂא — אַף עֲבוֹדָה זָרָה לֹא מְטַמְּאָה בְּמַשָּׂא. וְרַבִּי עֲקִיבָא, לְמַאי הִלְכְתָא אִיתַּקַּשׁ לְשֶׁרֶץ? לִמְשַׁמְּשֶׁיהָ. וְרַבָּנַן לְמַאי הִלְכְתָא אִיתַּקַּשׁ לְנִדָּה? מָה נִדָּה אֵינָהּ לָאֵבָרִים, אַף עֲבוֹדָה זָרָה אֵינָהּ לְאֵבָרִים.
Et dans une autre approche de ce différend, Rabbi Elazar a dit : En ce qui concerne une pierre très lourde, tout le monde est d’accord pour dire que l’idolâtrie ne transmet pas l’impureté de cette manière. Là où ils sont en désaccord, c’est au sujet de l’impureté transmise par le port. Rabbi Akiva soutient que le statut juridique de l’idolâtrie est comme celui d’une femme menstruée : De même qu’une femme menstruée transmet l’impureté par le port, de même l’idolâtrie transmet l’impureté par le port. Et les Sages soutiennent que le statut juridique de l’idolâtrie est comme celui d’un animal rampant : De même qu’un animal rampant ne transmet pas l’impureté par le port, de même l’idolâtrie ne transmet pas l’impureté par le port. La Guemara demande : Et selon l’opinion de Rabbi Akiva, à propos de quelle halakha l’idolâtrie a-t-elle été rapprochée d’un animal rampant ? La Guemara répond : À propos de la halakha selon laquelle ses accessoires ne transmettent pas l’impureté par le port. La Guemara demande : Et selon les Sages, à propos de quelle halakha l’idolâtrie a-t-elle été rapprochée d’une femme menstruée ? La Guemara répond : De même qu’une femme menstruée ne transmet pas l’impureté par ses membres, de même l’idolâtrie ne transmet pas l’impureté par ses membres.

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