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שׁוֹטְחָן בַּחַמָּה, אֲבָל לֹא כְּנֶגֶד הָעָם. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר וְרַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹסְרִין.
Celui dont les vêtements sont tombés dans l’eau pendant une fête ne peut pas les sécher de la manière habituelle ; cependant, il peut les étendre au soleil, mais pas devant les gens, qui pourraient soupçonner qu’il a lavé ses vêtements pendant Shabbat. Rabbi Eliezer et Rabbi Shimon interdisent de le faire même dans un endroit caché à la vue. Apparemment, les Sages sont en désaccord sur la question de savoir si une action interdite en raison de l’apparence d’interdiction est interdite partout ou non.
וּבְמוֹךְ שֶׁבְּאׇזְנָהּ. תָּנֵי רָמֵי בַּר יְחֶזְקֵאל: וְהוּא שֶׁקָּשׁוּר בְּאׇזְנָהּ.
Nous avons appris dans la michna qu’une femme peut sortir pendant Chabbat avec un morceau de tissu qui est dans son oreille. Rami bar Yeḥezkel a enseigné : Et cela vaut précisément dans un cas le tissu est attaché à son oreille et elle n’en viendra pas à le porter.
וּבְמוֹךְ שֶׁבְּסַנְדָּלָהּ. תָּנֵי רָמֵי בַּר יְחֶזְקֵאל: וְהוּא שֶׁקָּשׁוּר לָהּ בְּסַנְדָּלָהּ.
La michna continue : Une femme peut sortir avec un tissu qui se trouve dans sa sandale. Rami bar Yeḥezkel a enseigné : Et cela s'applique spécifiquement au cas le tissu est attaché à sa sandale.
וּבְמוֹךְ שֶׁהִתְקִינָה לָהּ לְנִדָּתָהּ. סָבַר רָמֵי בַּר חָמָא לְמֵימַר, וְהוּא שֶׁקָּשׁוּר לָהּ בֵּין יְרֵיכוֹתֶיהָ. אָמַר רָבָא: אַף עַל פִּי שֶׁאֵינוֹ קָשׁוּר לָהּ, כֵּיוָן דִּמְאִיס לָא אָתְיָא לְאֵיתוֹיֵי.
Nous avons appris dans la mishna : Une femme peut sortir avec un tissu qu’elle a placé en raison de son flux menstruel. Rami bar Ḥama envisageait de dire que cela est permis spécifiquement dans un cas où il est attaché entre ses cuisses. Rava a dit : Cela est permis même s’il n’est pas attaché à elle ; puisque c’est répugnant, elle n’en viendra pas à le porter même s’il tombe.
בְּעָא מִינֵּיהּ רַבִּי יִרְמְיָה מֵרַבִּי אַבָּא: עָשְׂתָה לָהּ בֵּית יָד, מַהוּ? אֲמַר לֵיהּ: מוּתָּר. אִיתְּמַר [נָמֵי], אָמַר רַב נַחְמָן בַּר אוֹשַׁעְיָא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: עָשְׂתָה לָהּ בֵּית יָד — מוּתָּר.
Rabbi Yirmeya souleva un dilemme devant Rabbi Abba : si elle s’est fait une poignée grâce à laquelle elle pourrait tenir le tissu, quelle est la halakha ? Puisqu’elle n’a pas besoin de toucher le tissu à main nue, y a-t-il lieu de craindre qu’elle en vienne à le porter, ou non ? Il lui dit : C’est permis. Il a également été déclaré que Rav Naḥman bar Oshaya a dit que Rabbi Yoḥanan a dit : si elle s’est fait une poignée, c’est permis.
רַבִּי יוֹחָנָן נָפֵיק בְּהוּ לְבֵי מִדְרְשָׁא, וַחֲלוּקִין עָלָיו חֲבֵרָיו. רַבִּי יַנַּאי נָפֵיק בְּהוּ לְכַרְמְלִית, וַחֲלוּקִין עָלָיו כׇּל דּוֹרוֹ. וְהָתָנֵי רָמֵי בַּר יְחֶזְקֵאל: וְהוּא שֶׁקָּשׁוּר לָהּ בְּאׇזְנָהּ! לָא קַשְׁיָא: הָא דְּמִיהַדַּק, הָא דְּלָא מִיהַדַּק.
Rabbi Yoḥanan sortit avec un morceau de tissu dans l’oreille vers la maison d’étude pendant Chabbat, et ses collègues sont en désaccord avec lui et statuent qu’il est interdit d’agir ainsi parce qu’il n’était pas attaché à son oreille. Rabbi Yannai sortit avec, un morceau de tissu dans l’oreille, vers un karmelit, un domaine intermédiaire, ni public ni privé. Et tous les Sages de sa génération sont en désaccord avec lui. La Guemara demande : Rami bar Yeḥezkel n’a-t-il pas enseigné : Et cela est précisément dans un cas le morceau de tissu est attaché à son oreille ? Comment ces Sages ont-ils pu ignorer cette halakha ? La Guemara répond : Ce n’est pas difficile ; ceci, là où il a été enseigné que certains Sages sortirent avec un morceau de tissu, concerne un cas où il était enfoncé fermement dans leurs oreilles. Par conséquent, cela était permis même s’il n’était pas attaché. Cela, là où Rami bar Yeḥezkel a dit que sortir avec un morceau de tissu n’est permis que lorsqu’il est attaché, concerne un cas où il n’était pas enfoncé fermement dans son oreille.
בַּפִּלְפֵּל וּבְגַלְגַּל מֶלַח. פִּלְפֵּל לְרֵיחַ הַפֶּה, גַּלְגַּל מֶלַח לְדוּרְשִׁינֵּי. וְכׇל דָּבָר שֶׁנּוֹתֶנֶת לְתוֹךְ פִּיהָ. זַנְגְּבִילָא, אִי נָמֵי דָּרְצוּנָא.
Nous avons appris dans la michna : Une femme peut sortir avec du poivre et avec un grain de sel dans la bouche. La Guemara explique : Elle met du poivre dans sa bouche pour prévenir la mauvaise haleine et un grain de sel pour traiter un mal de dents. En ce qui concerne ce que nous avons appris dans la michna : Une femme peut sortir pendant Chabbat avec toute chose qu’elle met dans sa bouche : Cela fait référence au gingembre ou, alternativement, à la cannelle [dartzona].
שֵׁן תּוֹתֶבֶת שֵׁן שֶׁל זָהָב, רַבִּי מַתִּיר וַחֲכָמִים אוֹסְרִין. אָמַר רַבִּי זֵירָא לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁל זָהָב, אֲבָל בְּשֶׁל כֶּסֶף דִּבְרֵי הַכֹּל מוּתָּר. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: בְּשֶׁל כֶּסֶף דִּבְרֵי הַכֹּל מוּתָּר. שֶׁל זָהָב, רַבִּי מַתִּיר וַחֲכָמִים אוֹסְרִין.
Nous avons appris dans la michna que les Sages sont en désaccord sur la question de savoir si une femme peut sortir pendant Chabbat avec une fausse dent et une dent en or ; Rabbi Yehouda HaNassi permet de le faire, et les Sages l’interdisent. Rabbi Zeira a dit : Ils n’ont enseigné cette divergence qu’au sujet d’une dent en or. Puisqu’elle est précieuse, elle pourrait l’enlever de sa bouche pour la montrer à ses amies et en venir à la porter. Cependant, en ce qui concerne une dent en argent, qui est moins précieuse, il n’y a pas lieu de craindre qu’elle l’enlève de sa bouche. Tout le monde est d’accord pour dire que c’est permis. Cet avis a également été enseigné dans une baraita : En ce qui concerne une dent faite d’argent, tout le monde est d’accord pour dire que c’est permis. En ce qui concerne une dent en or, Rabbi Yehouda HaNassi permet de sortir avec elle, et les Sages l’interdisent.
אָמַר אַבָּיֵי: רַבִּי וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר וְרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר כּוּלְּהוּ סְבִירָא לְהוּ דְּכֹל מִידֵּי דְּמִיגַּנְּיָא בֵּיהּ לָא אָתְיָא לְאַחְוֹיֵי.
Abaye a dit : Rabbi Yehuda HaNasi, et Rabbi Eliezer, et Rabbi Shimon ben Elazar soutiennent tous que tout ce qui la rend peu attirante lorsqu'on l'enlève, elle n'en viendra pas à l'enlever et à le montrer aux autres. Par conséquent, il lui est permis de sortir avec cela.
רַבִּי — הָא דַּאֲמַרַן. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר — דְּתַנְיָא: רַבִּי אֱלִיעֶזֶר פּוֹטֵר בְּכוֹבֶלֶת וּבִצְלוֹחִית שֶׁל פִּלְיָיטוֹן.
La Guemara développe : l’opinion de Rabbi Yehouda HaNassi est celle que nous venons juste d’énoncer. L’opinion de Rabbi Eliezer est comme cela a été enseigné dans une baraita : Rabbi Eliezer exempte une femme qui est sortie avec un bouquet d’herbes parfumées et avec un flacon d’huile de baume, car une femme dont l’odeur est mauvaise n’enlève pas le bouquet pour le montrer aux autres.
רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר — דְּתַנְיָא, כְּלָל אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר: כׇּל שֶׁהוּא לְמַטָּה מִן הַסְּבָכָה יוֹצְאָה בּוֹ, לְמַעְלָה מִן הַסְּבָכָה — אֵינָהּ יוֹצְאָה בּוֹ.
L’opinion de Rabbi Shimon ben Elazar est telle qu’elle a été enseignée dans une baraita. Rabbi Shimon ben Elazar a énoncé un principe : Tout ce qui est porté sous le filet, une femme peut sortir avec cela dans le domaine public , car une femme ne découvrira pas ses cheveux dans le domaine public, même pour montrer un ornement. Tout ce qui est porté sur le filet, par exemple un chapeau ornemental, une femme ne peut pas sortir avec cela, car on craint qu’elle ne l’enlève et ne le porte.
מַתְנִי׳ יוֹצְאָה בְּסֶלַע שֶׁעַל הַצִּינִּית. הַבָּנוֹת קְטַנּוֹת יוֹצְאוֹת בְּחוּטִין, וַאֲפִילּוּ בְּקֵיסָמִין שֶׁבְּאׇזְנֵיהֶם. עַרְבִיּוֹת יוֹצְאוֹת רְעוּלוֹת וּמָדִיּוֹת פְּרוּפוֹת, וְכׇל אָדָם — אֶלָּא שֶׁדִּבְּרוּ חֲכָמִים בַּהֹוֶה. פּוֹרֶפֶת עַל הָאֶבֶן וְעַל הָאֱגוֹז וְעַל הַמַּטְבֵּעַ, וּבִלְבַד שֶׁלֹּא תִּפְרוֹף לְכַתְּחִלָּה בְּשַׁבָּת.
MICHNA : Une femme peut sortir avec une pièce de sela qu’elle attache sur une blessure à son pied. Les petites filles peuvent sortir avec des fils, et même avec des éclats de bois qui se trouvent dans les trous de leurs oreilles afin que les trous ne se referment pas. On perçait les oreilles des petites filles, mais on ne leur mettait pas de boucles d’oreilles avant qu’elles ne soient plus âgées. Les femmes juives dans les pays arabes peuvent sortir voilées, avec un foulard couvrant leur visage, et les femmes juives en Médie peuvent sortir avec des manteaux attachés avec des pierres. Et toute personne en tout lieu est autorisée à sortir pendant Chabbat vêtue de cette manière ; cependant, les Sages parlaient du présent, en évoquant des situations courantes. Une femme peut attacher son manteau sur une pierre en insérant une petite pierre et en enroulant son manteau autour, comme elle le ferait avec un bouton. Et, de même, elle peut le faire avec une noix ou avec une pièce, à condition de ne pas attacher son manteau avec eux pendant Chabbat ab initio.
גְּמָ׳ מַאי צִינִּית? בַּת אַרְעָא.
GUEMARA : La Guemara demande : Qu’est-ce que la tzinit au sujet de laquelle la michna a enseigné qu’une femme peut sortir pendant Chabbat avec une pièce attachée à elle ? La Guemara explique : C’est une plaie sur la plante de son pied.
וּמַאי שְׁנָא סֶלַע? אִילֵּימָא כֹּל מִידֵּי דַּאֲקוֹשָׁא מְעַלֵּי לַהּ, לֶיעְבַּד לַהּ חַסְפָּא! אֶלָּא מִשּׁוּם שׁוּכְתָּא — לֶיעְבַּד לָהּ טַסָּא! אֶלָּא מִשּׁוּם צוּרְתָּא, לֶיעְבַּד לָהּ פּוּלְסָא! אָמַר אַבָּיֵי: שְׁמַע מִינַּהּ כּוּלְּהוּ מְעַלּוּ לָהּ.
La Guemara demande : Qu’a de différent un sela ? Pourquoi place-t-on précisément une pièce sur la plaie ? Si tu dis que tout objet dur lui est bénéfique, fais-lui à la place un tesson de poterie. Plutôt, cela est bénéfique à cause de la rouille sur la pièce. Si c’est le cas, fais-lui une petite plaque d’argent . Pourquoi précisément une pièce ? Plutôt, cela est bénéfique à cause de l’image gravée sur la pièce. Si c’est le cas, fais-lui une pièce non frappée et grave-y une image. Abaye a dit : Apprends-en que tous ces facteurs ensemble lui sont bénéfiques.
הַבָּנוֹת יוֹצְאוֹת בְּחוּטִין. אֲבוּהּ דִּשְׁמוּאֵל לָא שָׁבֵיק לְהוּ לִבְנָתֵיהּ דְּנָפְקָן בְּחוּטִין, וְלָא שָׁבֵיק לְהוּ גָּנְיָאן גַּבֵּי הֲדָדֵי, וְעָבֵיד לְהוּ מִקְוָאוֹת בְּיוֹמֵי נִיסָן וּמַפָּצֵי בְּיוֹמֵי תִשְׁרֵי.
La michna a enseigné que les jeunes filles peuvent sortir avec des fils. La Guemara rapporte que le père de Shmuel ne permettait pas à ses filles de sortir avec des fils, ne leur permettait pas de s’allonger l’une à côté de l’autre, et il leur préparait des bains rituels aux jours de Nissan et des nattes dans l’Euphrate aux jours de Tishrei. Comme l’eau était peu profonde et que le lit du fleuve était boueux, il plaça des nattes sur le lit du fleuve afin qu’elles puissent s’immerger sans se salir.
לָא שָׁבֵיק לְהוּ יוֹצְאוֹת בְּחוּטִין, וְהָאֲנַן תְּנַן: הַבָּנוֹת יוֹצְאוֹת בְּחוּטִין! בְּנָתֵיהּ דַּאֲבוּהּ דִּשְׁמוּאֵל דְּצִבְעוֹנִין הֲווֹ.
La Guemara analyse la conduite du père de Shmuel : Il ne leur permettait pas de sortir avec des fils. Mais n’avons-nous pas appris dans la michna que les filles peuvent sortir avec des fils ? La Guemara répond : Les fils avec lesquels les filles du père de Shmuel sortaient étaient colorés, et il craignait que, parce que ces fils étaient beaux, elles n’en viennent à les enlever pour les montrer à d’autres et à les porter.
לָא שָׁבֵיק לְהוּ גָּנְיָאן גַּבֵּי הֲדָדֵי, לֵימָא מְסַיַּיע לֵיהּ לְרַב הוּנָא. דְּאָמַר רַב הוּנָא: נָשִׁים הַמְסוֹלְלוֹת זוֹ בָּזוֹ
Il ne leur permitait pas de s’allonger l’une à côté de l’autre. Disons que cela appuie l’opinion de Rav Huna, car Rav Huna a dit : Des femmes qui se frottent l’une contre l’autre poussées par le désir sexuel

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