מֵרֵעֵהוּ חָסֶד״ — שֶׁכֵּן בְּלָשׁוֹן יְוָנִית קוֹרִין לְכֶלֶב ״לַמָּס״. רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק אָמַר: אַף פּוֹרֵק מִמֶּנּוּ יִרְאַת שָׁמַיִם, שֶׁנֶּאֱמַר ״וְיִרְאַת שַׁדַּי יַעֲזוֹב״.
la bonté de son ami et la crainte du Tout-Puissant le quitteront » (Job 6:14), car dans la langue grecque on appelle un chien lamas. Rav Naḥman bar Yitzḥak a dit : Celui qui garde un mauvais chien dans sa maison se prive même de la crainte du Ciel, comme il est dit à la fin de ce verset : « Et la crainte du Tout-Puissant le quittera. »
הַהִיא אִיתְּתָא דַּעֲיַילָא לְהָהוּא בֵּיתָא לְמֵיפָא. נְבַח בָּהּ כַּלְבָּא, אִיתְעֲקַר וַלְדַּהּ. אֲמַר לַהּ מָרֵי דְבֵיתָא לָא תִּידְחֲלִי, דִּשְׁקִילִי נִיבֵיהּ וּשְׁקִילִין טוּפְרֵיהּ. אֲמַרָה לֵיהּ: שְׁקִילָא טֵיבוּתָיךְ וְשַׁדְיָא אַחִיזְרֵי, כְּבָר נָד וָלָד.
La Guemara raconte : une certaine femme enceinte qui entra pour utiliser le four dans une certaine maison pour cuire, le chien de cette maison aboya contre elle, et son fœtus fut déplacé. Le propriétaire de la maison lui dit : N’aie pas peur, car ses dents ont été enlevées et ses griffes ont été enlevées. Elle lui dit : Prends ta bonté et jette-la sur les épines. Ton encouragement est inutile, car le fœtus a déjà été déplacé et mourra certainement.
אָמַר רַב הוּנָא: מַאי דִכְתִיב: ״שְׂמַח בָּחוּר בְּיַלְדוּתֶךָ וִיטִיבְךָ לִבְּךָ בִּימֵי בְחוּרוֹתֶיךָ וְהַלֵּךְ בְּדַרְכֵי לִבְּךָ וּבְמַרְאֵה עֵינֶיךָ וְדָע כִּי עַל כׇּל אֵלֶּה יְבִיאֲךָ הָאֱלֹהִים בַּמִּשְׁפָּט״ — עַד כָּאן דִּבְרֵי יֵצֶר הָרָע, מִכָּאן וְאֵילָךְ דִּבְרֵי יֵצֶר טוֹב.
À ce propos, Rav Houna a dit : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Réjouis-toi, jeune homme, dans ta jeunesse, que ton cœur te rende heureux aux jours de ta jeunesse, et marche dans les voies de ton cœur et selon la vue de tes yeux ; mais sache que pour toutes ces choses Dieu t’amènera en jugement » (Ecclésiaste 11:9) ? Jusqu’ici, « selon la vue de tes yeux », ce sont les paroles du mauvais penchant ; à partir d’ici, « mais sache que, etc. », ce sont les paroles du bon penchant.
רֵישׁ לָקִישׁ אָמַר: עַד כָּאן לְדִבְרֵי תוֹרָה, מִכָּאן וְאֵילָךְ לְמַעֲשִׂים טוֹבִים.
Reish Lakish a dit : Jusqu’ici, le verset se rapporte aux questions de Torah. On donne à la personne l’occasion d’étudier et de s’investir dans la Torah et de se réjouir de ses nouveautés ; à partir d’ici, « mais sache que, etc. », cela se rapporte aux bonnes actions. En fin de compte, la personne sera jugée pour ce qu’elle a étudié sans le mettre en pratique.
בִּירִית טְהוֹרָה. אָמַר רַב יְהוּדָה: בִּירִית זוֹ אֶצְעָדָה.
Nous avons appris dans la michna que une jarretière est pure. Rav Yehouda a dit : Jarretière ; c’est-à-dire un bracelet porté au bras.
מֵתִיב רַב יוֹסֵף: בִּירִית טְהוֹרָה וְיוֹצֵא בָּהּ בְּשַׁבָּת, וְאִילּוּ אֶצְעָדָה טְמֵאָה הִיא!
Rav Yosef souleva une objection : Il est dit ici qu’une jarretière est pure et une femme peut sortir avec elle pendant le Chabbat, tandis qu’un bracelet est rituellement impur. Cela est mentionné explicitement dans le verset qui énumère le butin de la guerre contre les Madianites : « Et nous avons apporté l’offrande du Seigneur, ce que chaque homme a trouvé, des bijoux d’or, des brassards et des bracelets, des bagues à sceau, des boucles d’oreilles et des ceintures, afin de faire expiation pour nos âmes devant le Seigneur » (Nombres 31:50). Plus tôt dans ce chapitre, il est écrit au sujet du butin : « Purifiez-vous le troisième jour et le septième jour, vous et vos captifs » (Nombres 31:19). Apparemment, un bracelet peut devenir rituellement impur.
הָכִי קָאָמַר: בִּירִית תַּחַת אֶצְעָדָה עוֹמֶדֶת.
Au contraire, voici ce que Rav Yehuda dit : Une jarretière sur la jambe tient lieu de bracelet au bras. Elle entoure la jambe pour maintenir un bas en place, tout comme un bracelet entoure le bras. Cependant, contrairement à un bracelet, une jarretière ne peut pas devenir rituellement impure, car ce n’est pas un ornement. Elle sert simplement à maintenir le bas.
יָתֵיב רָבִין וְרַב הוּנָא קַמֵּיהּ דְּרַב יִרְמְיָה, וְיָתֵיב רַב יִרְמְיָה וְקָא מְנַמְנֵם. וְיָתֵיב רָבִין וְקָאָמַר: — בִּירִית בְּאַחַת, כְּבָלִים בִּשְׁתַּיִם.
La Guemara rapporte : Ravin et Rav Houna étaient assis devant Rav Yirmeya. Et Rav Yirmeya était assis et somnolait pendant que les deux élèves conversaient. Et Ravin s’assit et dit : La différence entre une jarretière et des chaînes de cheville est qu’une jarretière est portée sur une jambe, et des chaînes de cheville sont portées sur deux jambes.
אֲמַר לֵיהּ רַב הוּנָא: אֵלּוּ וְאֵלּוּ בִּשְׁתַּיִם, וּמְטִילִין שַׁלְשֶׁלֶת בֵּינֵיהֶן וְנַעֲשׂוּ כְּבָלִים.
Rav Huna lui dit : Ces jarretières et ces chaînes de cheville sont portées sur deux jambes. Et lorsqu’elle porte des jarretières aux deux jambes, on place une chaîne entre elles, et elles deviennent des objets ayant le même statut juridique que les chaînes de cheville.
וְשַׁלְשֶׁלֶת שֶׁבּוֹ מְשַׁוְּיָא לֵיהּ מָנָא?
Et Ravin demanda : Et la chaîne qui y est attachée en fait-elle un ustensile ? Si une jarretière sans chaîne n’est pas considérée comme un ustensile, pourquoi l’ajout d’une chaîne en ferait-il un ustensile susceptible de devenir rituellement impur ?
וְכִי תֵּימָא כְּרַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָנִי, דְּאָמַר רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָנִי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מִנַּיִין לְמַשְׁמִיעַ קוֹל בִּכְלֵי מַתָּכוֹת שֶׁהוּא טָמֵא — שֶׁנֶּאֱמַר: ״כׇּל דָּבָר אֲשֶׁר יָבֹא בָאֵשׁ״ — אֲפִילּוּ דִּיבּוּר בַּמַּשְׁמָע.
Et si tu dis que la raison de cela est conforme à l’opinion de Rabbi Shmuel bar Naḥmani, comme Rabbi Shmuel bar Naḥmani a dit que Rabbi Yoḥanan a dit : D’où est-il dérivé qu’un ustensile en métal qui produit un son est considéré comme un ustensile et peut devenir rituellement impur ? Comme il est écrit : « Tout ce qui passe par le feu, vous le ferez passer par le feu, et il sera pur ; néanmoins, il sera purifié avec l’eau d’aspersion ; et tout ce qui ne passe pas par le feu, vous le ferez passer par l’eau » (Nombres 31:23). Et les Sages interprètent le verset de manière homilétique : Toute chose [davar], même la parole [dibbur] ; en d’autres termes, même un objet qui produit un son doit passer par le feu pour être purifié, parce que c’est un ustensile.
בִּשְׁלָמָא הָתָם — קָא בָעוּ לַהּ לְקָלָא, וְקָעָבֵיד מַעֲשֶׂה, הָכָא מַאי מַעֲשֶׂה קָעָבֵיד?
Cependant, ce cas n’est pas similaire. Certes, là-bas, ils ont besoin du récipient pour le but de son son, et il accomplit une action. Cependant, ici, quelle action la chaîne accomplit-elle ? Bien qu’elle produise un son, la chaîne ne sert à rien.
הָכָא נָמֵי קָא עָבֵיד מַעֲשֶׂה, דְּאָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מִשְׁפָּחָה אַחַת הָיְתָה בִּירוּשָׁלַיִם שֶׁהָיוּ פְּסִיעוֹתֵיהֶן גַּסּוֹת וְהָיוּ בְּתוּלוֹתֵיהֶן נוֹשְׁרוֹת, עָשׂוּ לָהֶן כְּבָלִים וְהֵטִילוּ שַׁלְשֶׁלֶת בֵּינֵיהֶן, שֶׁלֹּא יִהְיוּ פְּסִיעוֹתֵיהֶן גַּסּוֹת וְלֹא הָיוּ בְּתוּלוֹתֵיהֶן נוֹשְׁרוֹת. אִיתְּעַר בְּהוּ רַבִּי יִרְמְיָה, אֲמַר לְהוּ: יִישַׁר, וְכֵן אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן.
Il lui dit : Ici aussi, la chaîne accomplit une action intentionnelle, comme l’a dit Rabba bar bar Ḥana selon qui Rabbi Yoḥanan a dit : Il y avait une famille à Jérusalem dont les filles faisaient de longues enjambées, et par conséquent leur hymen se détachait. Pour résoudre ce problème, on leur fit des chaînes de cheville et on suspendit une chaîne entre elles afin que leurs enjambées ne soient pas aussi grandes et, en effet, leur hymen ne se détachait plus. Pendant ce temps, Rabbi Yirmeya se réveilla à cause de leurs voix et leur dit : Correct, et Rabbi Yoḥanan a dit de même.
כִּי אֲתָא רַב דִּימִי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מִנַּיִין לְאָרִיג כׇּל שֶׁהוּא שֶׁהוּא טָמֵא — מִצִּיץ.
Au sujet de l’impureté rituelle, la Guemara rapporte : Lorsque Rav Dimi arriva d’Eretz Yisrael en Babylonie, il dit que Rabbi Yoḥanan a dit : D’où est-il dérivé qu’un tissu tissé de n’importe quelle taille peut devenir rituellement impur ? Cela est dérivé de la plaque frontale [tzitz] du Grand Prêtre, qui est considérée comme un ustensile malgré sa petite taille.
אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: וְצִיץ אָרִיג הוּא?! וְהָתַנְיָא: צִיץ כְּמִין טַס שֶׁל זָהָב, וְרוֹחַב שְׁתֵּי אֶצְבָּעוֹת, וּמוּקָּף מֵאוֹזֶן לְאוֹזֶן, וְכָתוּב עָלָיו בִּשְׁתֵּי שִׁיטִין: ״יוֹד הֵא״ לְמַעְלָה, וְ״קוֹדֶשׁ לָמֶד״ לְמַטָּה.
Abaye lui dit : Et le diadème frontal est-il un tissu tissé ? N’a-t-on pas enseigné dans une baraita : Le diadème frontal est fait comme une sorte de plaque lisse d’or, et sa largeur est de deux doigts, et il entoure le front d’une oreille à l’autre. Et sur lui il est écrit en deux lignes : yod heh, c’est-à-dire le Tétragramme, au-dessus, et kodesh lamed, c’est-à-dire, sacré à, au-dessous. Ainsi, les mots : Sacré à Dieu, étaient écrits sur le diadème frontal. Par déférence pour le nom de Dieu, il était écrit sur la ligne supérieure, et les mots : Sacré à, sur la ligne inférieure.
וְאָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בְּרַבִּי יוֹסֵי: אֲנִי רְאִיתִיו בְּרוֹמִי וְכָתוּב עָלָיו ״קֹדֶשׁ לַה׳״ בְּשִׁיטָה אַחַת.
Et Rabbi Eliezer, fils de Rabbi Yosei, a dit : Je l’ai vu dans le trésor de César dans la ville de Rome, et Consacré à Dieu était écrit sur une seule ligne. En tout cas, puisque la plaque frontale est une plaque d’or, comment peut-elle servir de source d’impureté rituelle pour les tissus ?
כִּי סְלֵיק רַב דִּימִי לִנְהַרְדְּעָא שְׁלַח לְהוּ: דְּבָרִים שֶׁאָמַרְתִּי לָכֶם טָעוּת הֵם בְּיָדִי, בְּרַם כָּךְ אָמְרוּ מִשּׁוּם רַבִּי יוֹחָנָן: מִנַּיִין לְתַכְשִׁיט כׇּל שֶׁהוּא שֶׁהוּא טָמֵא — מִצִּיץ. וּמִנַּיִין לְאָרִיג כׇּל שֶׁהוּא שֶׁהוּא טָמֵא: — מֵ״אוֹ בֶגֶד״.
Lorsque Rav Dimi monta à Neharde’a, il envoya aux étudiants de la yeshiva : Les déclarations que je vous ai dites concernant le fait que des tissus tissés de toute taille deviennent rituellement impurs quelle que soit leur taille, elles sont mon erreur. Cependant, ceci est ce qu’ils ont dit au nom de Rabbi Yoḥanan : D’où est-il dérivé qu’un ornement de toute taille peut devenir rituellement impur ? Cela est dérivé du pectoral frontal. Et d’où est-il dérivé qu’un tissu tissé de toute taille peut devenir rituellement impur ? Cela est dérivé du verset : « Ou un vêtement ou du cuir ou un sac ; tout ustensile avec lequel un travail quelconque est fait doit être mis dans l’eau et il sera impur jusqu’au soir, puis il sera pur » (Lévitique 11:32). De l’expression superflue « ou un vêtement », il est dérivé que tout vêtement, quelle que soit sa petitesse, entre dans cette catégorie.
תָּנוּ רַבָּנַן: אָרִיג כׇּל שֶׁהוּא — טָמֵא, וְתַכְשִׁיט כׇּל שֶׁהוּא — טָמֵא. אָרִיג וְתַכְשִׁיט כׇּל שֶׁהוּא — טָמֵא. מוּסָף שַׂק עַל הַבֶּגֶד שֶׁטָּמֵא מִשּׁוּם אָרִיג.
De même, les Sages ont enseigné dans une baraita : un tissu tissé de toute taille peut devenir rituellement impur, et un ornement de toute taille peut devenir rituellement impur. Un objet qui est pour moitié tissu tissé et pour moitié ornement de toute taille peut devenir rituellement impur. Et un sac est ajouté à la catégorie de vêtement ; lui aussi est rituellement impur en raison du tissu tissé.
אָמַר רָבָא: אָרִיג כׇּל שֶׁהוּא טָמֵא — מֵ״אוֹ בֶגֶד״. תַּכְשִׁיט כׇּל שֶׁהוּא טָמֵא — מִצִּיץ. אָרִיג וְתַכְשִׁיט כׇּל שֶׁהוּא טָמֵא — מִ״כׇּל כְּלִי מַעֲשֶׂה״.
Rava dit en expliquant la baraita : Un tissu tissé de toute taille est rituellement impur, comme cela est déduit de l’expression « ou un vêtement ». Un ornement de toute taille est rituellement impur, comme cela est déduit des halakhot de la plaque frontale. Un tissu tissé et un ornement de toute taille sont rituellement impurs, comme cela est déduit de ce qui est dit : « Moïse et Éléazar le prêtre prirent d’eux l’or, tous les objets avec lesquels un travail est accompli » (Nombres 31:51). Tout objet qui peut être utilisé pour une quelconque action entre dans la catégorie de : tous les objets avec lesquels un travail est accompli.
אֲמַר לֵיהּ הָהוּא מֵרַבָּנַן לְרָבָא: הָהוּא בְּמִדְיָן כְּתִיב!
L’un des Sages dit à Rava : Ce verset est écrit au sujet de Madian. Là, il se réfère spécifiquement à l’impureté rituelle transmise par un cadavre, et comment est-il possible d’en déduire des halakhot d’impureté rituelle en général ?
אֲמַר לֵיהּ: גָּמַר
Rava lui dit : Il a déduit au moyen d’une analogie verbale