בְּיַיִן חַרְדָּלִי? בְּמֵסַב רָחָב, אוֹ בְּמֵסַב קָצָר? בְּחָבֵר טוֹב, אוֹ בְּחָבֵר רָע? אָמַר רַב חִסְדָּא: וְכוּלָּן לִזְנוּת.
sur du vin noir ? Assis sur un divan large ou sur un divan étroit ? Avec un bon ami ou avec un mauvais ami ? Et Rav Ḥisda a dit : Et toutes ces choses font allusion à la promiscuité. Toutes ces expressions sont des euphémismes pour différents types de femmes. Le pain bien pétri renvoie à une femme qui n’est pas vierge ; le vin blanc renvoie à une femme au teint clair ; un divan large renvoie à une femme corpulente ; un bon ami renvoie à une belle femme.
אָמַר רַחֲבָה אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: עֲצֵי יְרוּשָׁלַיִם שֶׁל קִינָּמוֹן הָיוּ, וּבְשָׁעָה שֶׁהָיוּ מַסִּיקִין מֵהֶן, רֵיחָן נוֹדֵף בְּכָל אֶרֶץ יִשְׂרָאֵל. וּמִשֶּׁחָרְבָה יְרוּשָׁלַיִם נִגְנְזוּ, וְלֹא נִשְׁתַּיֵּיר אֶלָּא כִּשְׂעוֹרָה, וּמִשְׁתְּכַח בֵּי גַזָּא דְּצִימְצְמַאי מַלְכְּתָא.
Au sujet de Jérusalem, Raḥava a dit que Rabbi Yehuda a dit : Les bûches de Jérusalem utilisées comme combustible provenaient du cannelier, et lorsqu’on les allumait, leur parfum se répandait dans tout Eretz Yisrael. Et depuis que Jérusalem a été détruite, ces bûches parfumées ont été enterrées, et seul un éclat de la taille d’un grain d’orge subsiste, et il se trouve dans le trésor de [gazzai] Tzimtzemai la reine.
מַתְנִי׳ לֹא יֵצֵא הָאִישׁ לֹא בְּסַיִיף וְלֹא בְּקֶשֶׁת וְלֹא בִּתְרִיס וְלֹא בְּאַלָּה וְלֹא בְּרוֹמַח. וְאִם יָצָא — חַיָּיב חַטָּאת.
MICHNA : De même qu’il est interdit à une femme de porter dans le domaine public certains objets propres à une femme, les Sages ont dit qu’un homme ne peut pas non plus sortir pendant Chabbat avec une épée, ni avec un arc, ni avec un bouclier [teris], ni avec une alla, ni avec une lance. Et s’il est sorti par inadvertance avec l’une de ces armes dans le domaine public, il est tenu d’apporter une offrande expiatoire.
רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: תַּכְשִׁיטִין הֵן לוֹ.
Rabbi Eliezer dit : Ces armes sont des ornements pour lui ; de même qu’il est permis à un homme de sortir dans le domaine public avec d’autres ornements, il lui est permis de sortir avec des armes.
וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵינָן אֶלָּא לִגְנַאי, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְכִתְּתוּ חַרְבוֹתָם לְאִתִּים וַחֲנִיתוֹתֵיהֶם לְמַזְמֵרוֹת וְלֹא יִשָּׂא גוֹי אֶל גּוֹי חֶרֶב וְלֹא יִלְמְדוּ עוֹד מִלְחָמָה״.
Et les rabbins disent : Ce ne sont rien d’autre que quelque chose de répréhensible et à l’avenir ils seront éliminés, comme il est écrit : « Ils forgeront leurs épées en socs de charrue et leurs lances en serpes ; une nation ne lèvera pas l’épée contre une autre nation, et ils n’apprendront plus la guerre » (Isaïe 2:4).
בִּירִית — טְהוֹרָה וְיוֹצְאִין בָּהּ בְּשַׁבָּת.
Concernant les parures des femmes, ils ont ajouté qu’une jarretière placée sur sa jambe pour tenir les bas est pure et ne peut pas devenir rituellement impure en tant qu’ustensile, et elle peut même sortir avec pendant le Shabbat.
כְּבָלִים — טְמֵאִים וְאֵין יוֹצְאִין בָּהֶן בְּשַׁבָּת.
Cependant, les chaînes de cheville, qui étaient aussi des parures féminines, peuvent devenir rituellement impures, et elle ne peut pas sortir avec elles pendant le Shabbat.
גְּמָ׳ מַאי בְּ׳אַלָּה׳ — קוּלְפָא.
GUEMARA : La Guemara demande : Quelle est la signification du terme alla ? Il signifie massue [kulpa].
רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר תַּכְשִׁיטִין הֵן לוֹ. תַּנְיָא: אָמְרוּ לוֹ לְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר: וְכִי מֵאַחַר דְּתַכְשִׁיטִין הֵן לוֹ, מִפְּנֵי מָה הֵן בְּטֵלִין לִימוֹת הַמָּשִׁיחַ? אָמַר לָהֶן: לְפִי שֶׁאֵינָן צְרִיכִין, שֶׁנֶּאֱמַר: ״לֹא יִשָּׂא גוֹי אֶל גּוֹי חֶרֶב״. וְתֶהֱוֵי לְנוֹי בְּעָלְמָא! אָמַר אַבָּיֵי: מִידֵּי דְּהָוֵה אַשְּׁרָגָא בְּטִיהֲרָא.
Nous avons appris dans la michna que Rabbi Eliezer dit : Ces armes sont des ornements pour lui. Il a été enseigné dans une baraita qui développe ce sujet : Les Sages dirent à Rabbi Eliezer : Et puisque, selon ton avis, elles sont des ornements pour lui, pourquoi doivent-elles être éliminées à l’ère messianique ? Il leur dit : Elles ne seront plus nécessaires, comme il est dit : « Nation ne lèvera pas l’épée contre nation » (Isaïe 2:4). La Guemara demande : Et que les armes soient simplement à des fins ornementales, même si elles ne seront pas nécessaires pour la guerre. Abaye dit : C’est comme dans le cas d’une bougie l’après-midi. Puisque sa lumière n’est pas nécessaire, elle ne sert à aucune fin ornementale. Les armes aussi ; lorsqu’elles ne sont pas nécessaires pour la guerre, elles ne servent pas non plus à une fin ornementale.
וּפְלִיגָא דִּשְׁמוּאֵל. דְּאָמַר שְׁמוּאֵל: אֵין בֵּין הָעוֹלָם הַזֶּה לִימוֹת הַמָּשִׁיחַ אֶלָּא שִׁיעְבּוּד גָּלֻיוֹת בִּלְבַד, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי לֹא יֶחְדַּל אֶבְיוֹן מִקֶּרֶב הָאָרֶץ״.
Et cette baraita est en désaccord avec l’opinion de Shmuel, car Shmuel a dit : La seule différence entre ce monde-ci et l’ère messianique est l’assujettissement des exilés à d’autres royaumes, dont le peuple juif sera libéré. Cependant, à tous les autres égards, le monde restera tel qu’il est, comme il est écrit : « Car les pauvres ne cesseront pas d’être au milieu du pays » (Deutéronome 15:11). La société ne changera pas, et les guerres continueront d’être menées.
מְסַיַּיע לֵיהּ לְרַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא. דְּאָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא: כׇּל הַנְּבִיאִים לֹא נִתְנַבְּאוּ אֶלָּא לִימוֹת הַמָּשִׁיחַ, אֲבָל לְעוֹלָם הַבָּא: ״עַיִן לֹא רָאָתָה אֱלֹהִים זוּלָתְךָ״.
Cependant, cettebaraitasoutient l’opinion de Rabbi Ḥiyya bar Abba, qui était en désaccord avec Shmuel. Comme l’a dit Rabbi Ḥiyya bar Abba : Tous les prophètes n’ont prophétisé qu’au sujet de l’ère messianique ; cependant, en ce qui concerne le Monde à venir, il a été dit : « Aucun œil ne voit, ô Dieu, si ce n’est Toi, ce qu’Il fera pour celui qui L’attend » (Isaïe 64:3). Ce qui sera dans le Monde à venir ne peut être dépeint, même au moyen de la prophétie.
וְאִיכָּא דְאָמְרִי: אָמְרוּ לוֹ לְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר: וְכִי מֵאַחַר דְּתַכְשִׁיטִין הֵן לוֹ, מִפְּנֵי מָה הֵן בְּטֵלִין לִימוֹת הַמָּשִׁיחַ? אָמַר לָהֶן: אַף לִימוֹת הַמָּשִׁיחַ אֵינָן בְּטֵלִין. הַיְינוּ דִּשְׁמוּאֵל, וּפְלִיגָא דְּרַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא.
Et certains disent que le désaccord entre Rabbi Eliezer et les Sages était différent. Ils dirent à Rabbi Eliezer : Puisque, selon ton avis, ce sont des ornements pour lui, pourquoi seront-ils supprimés à l’ère messianique ? Il leur dit : Même à l’ère messianique, ils ne seront pas supprimés. Et cela est conforme à ce que Shmuel a dit, à savoir que le monde restera fondamentalement le même, et il est en désaccord avec Rabbi Ḥiyya bar Abba.
אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי לְרַב דִּימִי, וְאָמְרִי לַהּ לְרַב אַוְיָא, וְאָמְרִי לַהּ רַב יוֹסֵף לְרַב דִּימִי, וְאָמְרִי לַהּ לְרַב אַוְיָא, וְאָמְרִי לַהּ אַבָּיֵי לְרַב יוֹסֵף: מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר דְּאָמַר תַּכְשִׁיטִין הֵן לוֹ — דִּכְתִיב: ״חֲגוֹר חַרְבְּךָ עַל יָרֵךְ גִּבּוֹר הוֹדְךָ וַהֲדָרֶךָ״.
Abaye dit à Rav Dimi, et certains disent que c’était à Rav Avya, et certains disent que Rav Yosef dit à Rav Dimi, et certains disent que c’était à Rav Avya, et certains disent qu’Abaye dit à Rav Yosef : Quelle est la raison de l’opinion de Rabbi Eliezer, qui a dit : Ces armes sont pour lui des ornements ? Comme il est écrit : “Ceins ton épée sur ta cuisse, ô vaillant, avec ta gloire et ta splendeur” (Psaumes 45:4), indiquant qu’une épée est considérée comme un ornement.
אֲמַר לֵיהּ רַב כָּהֲנָא לְמָר בְּרֵיהּ דְּרַב הוּנָא: הַאי בְּדִבְרֵי תוֹרָה כְּתִיב! אֲמַר לֵיהּ: אֵין מִקְרָא יוֹצֵא מִידֵי פְּשׁוּטוֹ.
La Guemara rapporte qu’un certain temps plus tard Rav Kahana dit à Mar, fils de Rav Huna : Est-ce vraiment une preuve ? Ce verset est écrit au sujet de questions de Torah et doit être interprété comme une métaphore. Il lui dit : Néanmoins, un verset ne s’écarte pas de son sens littéral, bien qu’il puisse y avoir des interprétations homilétiques supplémentaires.
אָמַר רַב כָּהֲנָא: כַּד הֲוֵינָא בַּר תַּמְנֵי סְרֵי שְׁנִין וַהֲוָה גְּמִירְנָא לֵיהּ לְכוּלֵּיהּ תַּלְמוּדָא, וְלָא הֲוָה יָדַעְנָא דְּאֵין מִקְרָא יוֹצֵא מִידֵּי פְּשׁוּטוֹ עַד הַשְׁתָּא. מַאי קָא מַשְׁמַע לַן? דְּלִיגְמַר אִינִישׁ וַהֲדַר לִיסְבַּר.
Rav Kahana a dit à ce sujet : Quand j’avais dix-huit ans et que j’avais déjà étudié tout le Talmud, et pourtant je ne savais pas jusqu’à présent qu’un verset ne s’écarte pas de son sens littéral. La Guemara demande : Qu’est-ce que Rav Kahana nous enseigne par cette déclaration ? La Guemara répond : Il vient enseigner qu’une personne doit d’abord apprendre puis comprendre la raison.
סִימָן ״זָרוֹת״.
Zarot est un acronyme mnémotechnique pour Elazar [zayin], Reish Lakish [reish] et leurs élèves [vav, tav], les amoraim qui ont interprété le verset des Psaumes cité ci-dessus
אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: שְׁנֵי תַּלְמִידֵי חֲכָמִים הַמְחַדְּדִין זֶה לְזֶה בַּהֲלָכָה הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא מַצְלִיחַ לָהֶם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַהֲדָרְךָ צְלַח״. אַל תִּקְרֵי: ״וַהֲדָרְךָ״, אֶלָּא ״וַחֲדָדְךָ״. וְלֹא עוֹד אֶלָּא שֶׁעוֹלִין לִגְדוּלָּה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״צְלַח רְכַב״. יָכוֹל אֲפִילּוּ שֶׁלֹּא לִשְׁמָהּ — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״עַל דְּבַר אֱמֶת״. יָכוֹל אִם הֵגֵיס דַּעְתּוֹ — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְעַנְוָה צֶדֶק״. וְאִם עוֹשִׂין כֵּן זוֹכִין לַתּוֹרָה שֶׁנִּיתְּנָה בְּיָמִין, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְתוֹרְךָ נוֹרָאוֹת יְמִינֶךָ״.
Rabbi Yirmeya a dit que Rabbi Elazar a dit : Deux sages de la Torah qui s’aiguisent l’un l’autre en halakha ; le Saint, béni soit-Il, leur assure la réussite, comme il est écrit : « Et dans ta majesté [vahadarkha] prospère, chevauche pour la cause de la vérité, de l’humilité et de la justice ; et que ta main droite t’enseigne des choses redoutables » (Psaumes 45:5). Les Sages ont dit :
Ne lis pas « et ta majesté [vahadarkha] », mais plutôt, en modifiant une partie de la vocalisation et des lettres, lis-le comme et Il t’aiguisera [veḥidedkha], et finalement tu réussiras.
De plus, ceux qui agissent ainsi s’élèveront en importance, comme il est écrit : « Prospère, chevauche. »
J’aurais pu penser même si quelqu’un s’engage dans l’étude de la Torah pas pour elle-même ; c’est pourquoi le verset dit : « Pour la cause de la vérité. »
J’aurais pu penser qu’on serait récompensé par la prospérité même s’il devenait arrogant ; c’est pourquoi le verset dit : « Humilité et justice. »
Et s’ils agissent ainsi de la manière appropriée, ils méritent la Torah qui a été donnée par la main droite du Saint, béni soit-Il, comme il est écrit : « Et que ta main droite t’enseigne des choses redoutables » (Psaumes 45:5).
רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק אָמַר: זוֹכִין לִדְבָרִים שֶׁנֶּאֶמְרוּ בִּימִינָהּ שֶׁל תּוֹרָה. דְּאָמַר רָבָא בַּר רַב שֵׁילָא, וְאָמְרִי לַהּ אָמַר רַב יוֹסֵף בַּר חָמָא אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: מַאי דִכְתִיב ״אֹרֶךְ יָמִים בִּימִינָהּ בִּשְׂמֹאלָהּ עֹשֶׁר וְכָבוֹד״ — אֶלָּא בִּימִינָהּ אֹרֶךְ יָמִים אִיכָּא, עֹשֶׁר וְכָבוֹד לֵיכָּא?! אֶלָּא: לַמַּיְימִינִין בָּהּ — אֹרֶךְ יָמִים אִיכָּא, וְכָל שֶׁכֵּן עוֹשֶׁר וְכָבוֹד. לַמַּשְׂמְאִילִים בָּהּ — עוֹשֶׁר וְכָבוֹד אִיכָּא, אוֹרֶךְ יָמִים לֵיכָּא.
Rav Naḥman bar Yitzḥak a dit : Ils sont récompensés par les choses énoncées au sujet de la main droite de la Torah. Comme l’a dit Rava bar Rav Sheila, et certains disent que Rav Yosef bar Ḥama a dit que Rav Sheshet a dit : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Longueur de jours est dans sa main droite, et dans sa main gauche, richesse et honneur » (Proverbes 3:16) ? Cela veut-il dire, cependant, que dans sa droite il y a longueur de jours, mais qu’il n’y a pas richesse et honneur ? Au contraire, cela signifie : Ceux qui s’y rapportent avec la habile main droite, c’est-à-dire qui étudient la Torah pour elle-même et avec les intentions appropriées, il y a longueur de jours et, à plus forte raison, richesse et honneur pour eux. Tandis que ceux qui s’y rapportent avec la maladroite main gauche, il y a richesse et honneur ; il n’y a pas longueur de jours.
אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: שְׁנֵי תַּלְמִידֵי חֲכָמִים הַנּוֹחִין זֶה לָזֶה בַּהֲלָכָה הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא מַקְשִׁיב לָהֶן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אָז נִדְבְּרוּ יִרְאֵי ה׳ וְגוֹ׳״ — אֵין דִּבּוּר אֶלָּא נַחַת, שֶׁנֶּאֱמַר: ״יַדְבֵּר עַמִּים תַּחְתֵּינוּ״.
Rabbi Yirmeya a dit que Rabbi Shimon ben Lakish a dit : Deux érudits de la Torah qui sont agréables l’un à l’autre lorsqu’ils s’engagent dans des discussions de halakha, le Saint, béni soit-Il, les écoute, comme il est dit : « Alors ceux qui craignaient le Seigneur parlèrent [nidberu] l’un avec l’autre ; et le Seigneur fut attentif, et entendit, et un livre de souvenir fut écrit devant Lui, pour ceux qui craignent le Seigneur et qui pensent à Son nom » (Malachie 3:16). Et le terme parole [dibbur] ne signifie rien d’autre que le calme, comme il est dit : « Il soumet [yadber] des peuples sous nous » (Psaumes 47:4). Il fera en sorte que les nations se soumettent au peuple juif, conduisant à une période de calme. Ici aussi, le terme dibbur indique le calme et l’accord.
מַאי ״וּלְחוֹשְׁבֵי שְׁמוֹ״? אָמַר רַבִּי אַמֵּי: אֲפִילּוּ חִישֵּׁב לַעֲשׂוֹת מִצְוָה, וְנֶאֱנַס וְלֹא עֲשָׂאָהּ, מַעֲלֶה עָלָיו הַכָּתוּב כְּאִילּוּ עֲשָׂאָהּ.
La Guemara demande : Quel est le sens de l’expression dans ce verset : « Et ceux qui pensent à Son nom » ? Rabbi Ami a dit : Même si une personne a seulement prévu d’accomplir une mitsva, et qu’au final en raison de circonstances indépendantes de sa volonté elle ne l’a pas accomplie, le verset lui attribue un mérite comme si elle l’avait accomplie.
אָמַר רַב חִינָּנָא בַּר אִידִי: כָּל הָעוֹשֶׂה מִצְוָה כְּמַאֲמָרָהּ אֵין מְבַשְּׂרִין אוֹתוֹ בְּשׂוֹרוֹת רָעוֹת, שֶׁנֶּאֱמַר: ״שׁוֹמֵר מִצְוָה לֹא יֵדַע דָּבָר רָע״.
La Guemara poursuit en faisant l’éloge de ceux qui accomplissent des mitzvot : Rav Ḥinnana bar Idi a dit : Quiconque accomplit une mitzva comme elle a été ordonnée, on ne l’informe pas de mauvaises nouvelles, comme il est dit : « Celui qui garde le commandement ne connaîtra rien de mauvais » (Ecclésiaste 8:5).
אָמַר רַב אַסִּי, וְאִיתֵּימָא רַבִּי חֲנִינָא: אֲפִילּוּ הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא גּוֹזֵר גְּזֵירָה — הוּא מְבַטְּלָהּ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״בַּאֲשֶׁר דְּבַר מֶלֶךְ שִׁלְטוֹן וּמִי יֹאמַר לוֹ מַה תַּעֲשֶׂה״, וּסְמִיךְ לֵיהּ: ״שׁוֹמֵר מִצְוָה לֹא יֵדַע דָּבָר רָע״.
Rav Asi, et certains disent Rabbi Ḥanina, a dit : Même si le Saint, béni soit-Il, a décrété un décret, Il peut l’annuler, comme il est dit : « Car la parole du Roi a autorité, et qui peut Lui dire : Que fais-Tu ? » (Ecclésiaste 8:4). Et, bien que cela indique que même si le Roi, Dieu, a décrété un décret, juxtaposé à cela se trouve le verset : « Celui qui garde le commandement ne connaîtra aucune chose mauvaise » (Ecclésiaste 8:5). Pour celui qui observe correctement les mitzvot, le décret est annulé et il ne connaîtra aucun mal.
אָמַר רַבִּי אַבָּא אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: שְׁנֵי תַּלְמִידֵי חֲכָמִים הַמַּקְשִׁיבִים זֶה לָזֶה בַּהֲלָכָה הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא שׁוֹמֵעַ לְקוֹלָן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״הַיּוֹשֶׁבֶת בַּגַּנִּים חֲבֵרִים מַקְשִׁיבִים לְקוֹלֵךְ הַשְׁמִיעִנִי״.
Rabbi Abba a dit que Rabbi Shimon ben Lakish a dit : Deux érudits de la Torah qui s’écoutent l’un l’autre dans la discussion de halakha, le Saint, béni soit-Il, entend leur voix, comme il est dit : « Toi qui demeures dans les jardins, les compagnons prêtent l’oreille à ta voix, fais-la-moi entendre » (Cantique des Cantiques 8:13).
וְאִם אֵין עוֹשִׂין כֵּן — גּוֹרְמִין לַשְּׁכִינָה שֶׁמִּסְתַּלֶּקֶת מִיִּשְׂרָאֵל, שֶׁנֶּאֱמַר: ״בְּרַח דּוֹדִי וּדְמֵה וְגוֹ׳״.
Et s’ils ne font pas ainsi, c’est-à-dire s’ils ne s’écoutent pas les uns les autres, ils font partir la Présence divine du milieu d’Israël, comme il est dit dans le verset suivant : « Fuis, mon bien-aimé, et sois semblable à une gazelle ou à un jeune cerf sur les montagnes des aromates » (Cantique des Cantiques 8:14).
אָמַר רַבִּי אַבָּא אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: שְׁנֵי תַּלְמִידֵי חֲכָמִים הַמַּדְגִּילִים זֶה לָזֶה בַּהֲלָכָה הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא אוֹהֲבָן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְדִגְלוֹ עָלַי אַהֲבָה״. אָמַר רָבָא: וְהוּא דְּיָדְעִי צוּרְתָּא דִשְׁמַעְתָּא. וְהוּא דְּלֵית לְהוּ רַבָּה בְּמָתָא לְמִיגְמַר מִינֵּיהּ.
Rabbi Abba a dit que Rabbi Shimon ben Lakish a dit : Deux érudits de la Torah individuels qui, tout en étudiant ensemble, se font mutuellement errer [madgilim] en halakha [Tosafot], néanmoins, le Saint, béni soit-Il, les aime, comme il est dit : « Et sa bannière [vediglo] au-dessus de moi est amour » (Cantique des Cantiques 2:4). Rava a dit : Et cela n’est vrai que dans un cas où ils connaissent le fondement de la loi, et leur erreur a résulté du manque d’une connaissance plus approfondie. Et cela n’est vrai que dans un cas où ils n’ont pas de personne éminente dans la ville de qui ils pourraient apprendre sans erreur.
אָמַר רַבִּי אַבָּא אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: גָּדוֹל הַמַּלְוֶה יוֹתֵר מִן הָעוֹשֶׂה צְדָקָה. וּמֵטִיל בַּכִּיס, יוֹתֵר מִכּוּלָּן.
Rabbi Abba a dit que Rabbi Shimon ben Lakish a dit : Celui qui prête de l’argent à un autre est plus grand que celui qui lui donne la charité. Et celui qui met de l’argent dans une bourse commune, c’est-à-dire celui qui s’associe avec une personne dans le besoin, est le plus grand de tous, car dans ce cas la personne dans le besoin n’a pas honte de recevoir l’aide.
אָמַר רַבִּי אַבָּא אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: אִם תַּלְמִיד חָכָם נוֹקֵם וְנוֹטֵר כְּנָחָשׁ הוּא — חׇגְרֵיהוּ עַל מׇתְנֶיךָ. אִם עַם הָאָרֶץ הוּא חָסִיד — אַל תָּדוּר בִּשְׁכוּנָתוֹ.
Rabbi Abba a dit que Rabbi Shimon ben Lakish a dit : Même si un érudit de la Torah est vindicatif et rancunier comme un serpent, ceins-le étroitement autour de ta taille, c’est-à-dire garde-le près de toi, car tu tireras profit de sa Torah. En revanche, même si un am ha’aretz est juste, n’habite pas dans son voisinage, car sa justice ne compense pas le fait qu’il est ignorant.
אָמַר רַב כָּהֲנָא אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ, וְאָמְרִי לַהּ אָמַר רַב אַסִּי אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ, וְאָמְרִי לַהּ אָמַר רַבִּי אַבָּא אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: כׇּל הַמְגַדֵּל כֶּלֶב רַע בְּתוֹךְ בֵּיתוֹ מוֹנֵעַ חֶסֶד מִתּוֹךְ בֵּיתוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״לַמָּס
Rav Kahana a dit que Rabbi Shimon ben Lakish a dit, et certains disent que Rav Asi a dit que Reish Lakish a dit, et certains disent que Rabbi Abba a dit que Rabbi Shimon ben Lakish a dit : Quiconque élève un mauvais chien dans sa maison empêche la bonté d'entrer dans sa maison, car les pauvres hésiteront à entrer chez lui. Comme il est suggéré dans le verset : « À celui qui est affligé [lamas],