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וּמַאי רַבִּי מֵאִיר? דְּתַנְיָא: לֹא תֵּצֵא אִשָּׁה בְּמַפְתֵּחַ שֶׁבְּיָדָהּ, וְאִם יָצָאת — חַיֶּיבֶת חַטָּאת, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר פּוֹטֵר בְּכוֹבֶלֶת וּבִצְלוֹחִית שֶׁל פִּלְיָיטוֹן.
Et à quelle déclaration de Rabbi Meir la Guemara fait-elle référence ? Comme cela a été enseigné dans une baraita : Une femme ne peut pas sortir pendant le Chabbat avec une clé dans la main, et si elle est sortie, elle est tenue d’apporter une offrande expiatoire ; telle est la déclaration de Rabbi Meir. Rabbi Eliezer exempte une femme qui sort avec un bouquet d’herbes parfumées et avec un flacon d’huile de baume [palyaton].
כּוֹבֶלֶת — מַאן דְּכַר שְׁמַהּ?
La Guemara trouve la déclaration de Rabbi Eliezer difficile : Un bouquet d’herbes parfumées ; qui a mentionné quoi que ce soit à propos de cela ? Rabbi Meir n’a pas mentionné de bouquet d’herbes ; pourquoi Rabbi Eliezer l’a-t-il mentionné dans sa réponse ?
חַסּוֹרֵי מִחַסְּרָא וְהָכִי קָתָנֵי: וְכֵן בְּכוֹבֶלֶת וְכֵן בִּצְלוֹחִית שֶׁל פִּלְיָיטוֹן לֹא תֵּצֵא, וְאִם יָצְאָה — חַיֶּיבֶת חַטָּאת, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר פּוֹטֵר בְּכוֹבֶלֶת וּבִצְלוֹחִית שֶׁל פִּלְיָיטוֹן. בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — כְּשֶׁיֵּשׁ בָּהֶם בּוֹשֶׂם, אֲבָל אֵין בָּהֶם בּוֹשֶׂם — חַיֶּיבֶת.
La Guemara répond que la baraitaest incomplète et enseigne ce qui suit : Et de même, avec un bouquet d’herbes parfumées, et de même avec un flacon d’huile de baume, elle ne peut pas sortir, et si elle est sortie, elle est tenue d’apporter une offrande expiatoire ; c’est l’opinion de Rabbi Meir. Rabbi Eliezer exempte dans les cas d’un bouquet d’herbes parfumées et d’un flacon d’huile de baume. Dans quel cas cette déclaration a-t-elle été dite ? Dans un cas les récipients contiennent du parfum ; cependant, dans un cas où ils ne contiennent pas de parfum, elle est tenue pour responsable d’avoir transporté le flacon dans le domaine public pendant le Shabbat.
אָמַר רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה: זֹאת אוֹמֶרֶת הַמּוֹצִיא אוֹכָלִין פָּחוֹת מִכְּשִׁיעוּר בִּכְלִי — חַיָּיב. דְּהָא אֵין בָּהּ בּוֹשֶׂם כְּפָחוֹת מִכְּשִׁיעוּר בִּכְלִי דָּמֵי, וְקָתָנֵי חַיֶּיבֶת.
Rav Adda bar Ahava a dit : Cela veut dire que celui qui transporte une quantité de nourriture qui est inférieure à la mesure entraînant la responsabilité pendant le Chabbat, mais le fait dans un récipient, est responsable. Bien qu’il ne soit pas responsable d’avoir transporté la nourriture dans le domaine public, il est responsable d’avoir transporté le récipient. Dans ce cas, le récipient n’est pas subordonné à la nourriture et, par conséquent, il est significatif. Puisque le cas de la fiole dans laquelle il n’y a pas de parfum est comparable au cas où il y a moins que la mesure requise de nourriture dans un récipient, et il a été enseigné dans le cas de la fiole qu’elle est responsable même si le parfum reste dans le récipient, il est logique que celui qui transporte un récipient contenant moins qu’une mesure de nourriture soit également responsable.
רַב אָשֵׁי אָמַר: בְּעָלְמָא אֵימָא לָךְ פָּטוּר, וְשָׁאנֵי הָכָא דְּלֵיתֵיהּ לְמַמָּשָׁא כְּלָל.
Rav Ashi a dit : Cela ne constitue pas une preuve, car, en général, je te dirais qu’il est exempt dans un cas où il y a moins que la mesure qui détermine la responsabilité pour de la nourriture. Cependant, ici c’est différent, dans le cas du flacon de parfum vide, car, dans ce cas, il n’y a aucune substance du tout. Puisque le récipient est complètement vide, il est responsable du transport du flacon.
״וְרֵאשִׁית שְׁמָנִים יִמְשָׁחוּ״, אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: זֶה פִּלְיָיטוֹן.
Concernant la mention du parfum, la Guemara cite plusieurs déclarations. Il est dit : « Ceux qui boivent du vin dans des mizrekei, et s’oignent avec les meilleurs onguents ; mais ne s’affligent pas de la ruine de Joseph » (Amos 6:6). Rav Yehuda a dit que Shmuel a dit : « Les “meilleurs onguents” sont de l’huile de baume.
מֵתִיב רַב יוֹסֵף: אַף עַל פִּלְיָיטוֹן גְּזַר רַבִּי יְהוּדָה בֶּן בָּבָא, וְלֹא הוֹדוּ לוֹ. וְאִי אָמְרַתְּ, מִשּׁוּם תַּעֲנוּג, אַמַּאי לֹא הוֹדוּ לוֹ?
Rav Yosef souleva une objection tirée de la Tosefta : Rabbi Yehuda ben Bava a également décrété au sujet de l’huile de baume, en interdisant son usage en raison du deuil causé par la destruction du Temple, et les Sages n’étaient pas d’accord avec lui. Et si tu dis que l’huile de baume est l’onction principale citée dans le verset, et que le décret a été promulgué en raison du plaisir qu’elle procure, pourquoi les Sages n’ont-ils pas accepté son décret ? Le verset ne critique-t-il pas ceux qui ne ressentent pas la douleur du peuple ?
אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: וּלְטַעְמָיךְ, הָא דִּכְתִיב: ״הַשֹּׁתִים בְּמִזְרְקֵי יַיִן״ — רַבִּי אַמֵּי וְרַבִּי אַסִּי, חַד אָמַר קְנִישְׁקְנִין, וְחַד אָמַר שֶׁמְּזָרְקִין כּוֹסוֹתֵיהֶן זֶה לָזֶה. הָכִי נָמֵי דַּאֲסִיר? וְהָא רַבָּה בַּר רַב הוּנָא אִיקְּלַע לְבֵי רֵישׁ גָּלוּתָא וְאִישְׁתִּי בִּקְנִישְׁקְנִין, וְלָא אֲמַר לֵיהּ וְלָא מִידֵּי!
Abaye lui dit : Et selon ton raisonnement, ce qui est écrit dans le même verset : « Ceux qui boivent du vin dans des mizrekei » ; Rabbi Ami et Rabbi Asi sont en désaccord sur le sens du terme mizrekei. L’un a dit : Ce sont des récipients à plusieurs becs [kenishkanin], des récipients à vin munis de becs dont plusieurs personnes peuvent boire en même temps, et l’autre a dit qu’ils se lancent [mezarkin] leurs coupes les uns aux autres dans la joie et la plaisanterie. Cela aussi est-il interdit ? Rabba bar Rav Huna n’a-t-il pas visité la maison de l’Exilarque et vu l’Exilarque boire dans un récipient à plusieurs becs, et Rabba bar Rav Huna ne lui a rien dit ?
אֶלָּא: כׇּל מִידֵּי דְּאִית בֵּיהּ תַּעֲנוּג וְאִית בֵּיהּ שִׂמְחָה — גְּזַרוּ רַבָּנַן, אֲבָל מִידֵּי דְּאִית בֵּיהּ תַּעֲנוּג וְלֵית בֵּיהּ שִׂמְחָה — לָא גְזַרוּ רַבָּנַן.
Au contraire, le principe est le suivant : En ce qui concerne toute chose dans laquelle il y a un élément de plaisir et dans laquelle il y a un élément de joie, les Sages ont décrété son interdiction en raison du deuil lié à la destruction du Temple. Cependant, en ce qui concerne une chose dans laquelle il y a un élément de plaisir et dans laquelle il n’y a pas d’élément de joie, les Sages n’ont pas décrété d’interdiction. Puisqu’il n’y a pas d’élément de joie dans l’huile de baume, bien qu’elle soit précieuse et agréable, ils n’ont pas décrété son interdiction.
״הַשֹּׁכְבִים עַל מִטּוֹת שֵׁן וּסְרֻחִים עַל עַרְשׂוֹתָם״. אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא: מְלַמֵּד שֶׁהָיוּ מַשְׁתִּינִין מַיִם בִּפְנֵי מִטּוֹתֵיהֶן עֲרוּמִּים.
La Guemara interprète des versets supplémentaires liés à la critique de la direction de Samarie. Il est dit : « Ceux qui s’allongent sur des lits d’ivoire et s’étendent [seruḥim] sur leurs couches et mangent les agneaux du troupeau et les veaux du milieu de l’étable » (Amos 6:4). Rabbi Yosei, fils de Rabbi Ḥanina, a dit : Ce terme, seruḥim, interprété de manière homilétique, enseigne que leur faute était qu’ils urinaient devant leurs lits alors qu’ils étaient nus.
מְגַדֵּף בַּהּ רַבִּי אֲבָהוּ: אִי הָכִי, הַיְינוּ דִּכְתִיב: ״לָכֵן עַתָּה יִגְלוּ בְּרֹאשׁ גֹּלִים״ — מִשּׁוּם דְּמַשְׁתִּינִין מַיִם בִּפְנֵי מִטּוֹתֵיהֶם עֲרוּמִּים יִגְלוּ בְּרֹאשׁ גּוֹלִים?!
Rabbi Abbahu tourna en dérision cette interprétation : Si tel est le cas, que tel est le sens du terme seruḥim, est-ce là le sens de ce qui est écrit : « C’est pourquoi maintenant ils partiront en exil à la tête des exilés et les réjouissances de ceux qui sont seruḥim cesseront » (Amos 6:7), parce qu’ils urinent devant leurs lits tandis que nus ils partiront en exil à la tête des exilés ? Bien que cela soit révoltant, une punition si sévère est certainement excessive.
אֶלָּא אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: אֵלּוּ בְּנֵי אָדָם שֶׁהָיוּ אוֹכְלִים וְשׁוֹתִים זֶה עִם זֶה, וְדוֹבְקִין מִטּוֹתֵיהֶן זוֹ בָּזוֹ, וּמַחֲלִיפִין נְשׁוֹתֵיהֶן זֶה עִם זֶה, וּמַסְרִיחִין עַרְסוֹתָם בְּשִׁכְבַת זֶרַע שֶׁאֵינוֹ שֶׁלָּהֶן.
Au contraire, Rabbi Abbahu a dit : Ce verset fait référence à un péché grave. Ce sont des personnes qui mangeaient et buvaient les unes avec les autres, joignaient leurs lits les uns aux autres, échangeaient leurs femmes les unes avec les autres, et souillaient leurs lits avec une semence qui n’était pas la leur. C’est le sens de seruḥim sur leurs couches. Pour ces graves transgressions, elles méritaient d’être exilées à la tête des exilés.
אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ, וְאָמְרִי לַהּ בְּמַתְנִיתָא תָּנָא: שְׁלֹשָׁה דְּבָרִים מְבִיאִין אֶת הָאָדָם לִידֵי עֲנִיּוּת, וְאֵלּוּ הֵן: הַמַּשְׁתִּין מַיִם בִּפְנֵי מִטָּתוֹ עָרוֹם, וּמְזַלְזֵל בִּנְטִילַת יָדַיִם, וְשֶׁאִשְׁתּוֹ מְקַלַּלְתּוֹ בְּפָנָיו.
À ce propos, Rabbi Abbahu a dit, et certains disent que cela a été enseigné dans une baraita : Trois choses conduisent une personne à un état de pauvreté comme punition divine venue du Ciel : celui qui urine devant son lit alors qu’il est nu, celui qui méprise le lavage rituel des mains, et celui dont la femme le maudit en sa présence.
הַמַּשְׁתִּין מַיִם בִּפְנֵי מִטָּתוֹ עָרוֹם, אָמַר רָבָא: לָא אֲמַרַן אֶלָּא דְּמַהְדַּר אַפֵּיהּ לְפוּרְיֵיהּ, אֲבָל לְבָרַאי — לֵית לַן בַּהּ.
La Guemara explique : En ce qui concerne celui qui urine devant son lit alors qu’il est nu, Rava a dit : Nous n’avons dit cela comme interdiction que dans un cas où il tourne son visage vers son lit et urine en sa direction ; cependant, s’il tourne son visage et urine vers la partie extérieure de la pièce, nous n’avons aucun problème avec cela.
וּמַהְדַּר אַפֵּיהּ לְפוּרְיֵיהּ, נָמֵי לָא אֲמַרַן אֶלָּא לְאַרְעָא, אֲבָל בְּמָנָא — לֵית לַן בַּהּ.
Et quant au cas où quelqu’un tourne son visage vers son lit, nous n’avons également énoncé cette interdiction que dans un cas où il urine sur le sol ; cependant, s’il urine dans un récipient, nous n’avons pas de problème avec cela, puisque cela n’est pas considéré comme répugnant.
וּמְזַלְזֵל בִּנְטִילַת יָדַיִם, אָמַר רָבָא: לָא אֲמַרַן אֶלָּא דְּלָא מְשָׁא יְדֵיהּ כְּלָל, אֲבָל מְשָׁא וְלָא מְשָׁא — לֵית לַן בַּהּ.
En ce qui concerne celui qui méprise le lavage rituel des mains, Rava a dit : Nous n’avons dit cette déclaration que dans un cas où il ne se lave pas les mains du tout ; cependant, s’il se lave les mains et ne les lave pas avec une quantité significative d’eau, nous n’avons aucun problème avec cela.
וְלָאו מִלְּתָא הִיא, דְּאָמַר רַב חִסְדָּא: אֲנָא מְשַׁאי מְלֵא חָפְנַי מַיָּא וִיהַבוּ לִי מְלֵא חָפְנַי טֵיבוּתָא.
La Guemara note : Et ce n’est pas le cas, comme l’a dit Rav Ḥisda : Je lave mes mains avec des poignées d’eau et l’on m’a donné en récompense des poignées de prospérité. Apparemment, afin d’obtenir les bienfaits du lavage rituel des mains, il faut utiliser une quantité importante d’eau.
וְשֶׁאִשְׁתּוֹ מְקַלַּלְתּוֹ בְּפָנָיו, אָמַר רָבָא: עַל עִסְקֵי תַּכְשִׁיטֶיהָ. וְהָנֵי מִילֵּי הוּא דְּאִית לֵיהּ וְלָא עָבֵיד.
En ce qui concerne celui dont la femme le maudit en sa présence, Rava a dit : Il s’agit d’un cas où elle le maudit au sujet de questions liées à ses parures, c’est-à-dire qu’elle se plaint qu’il ne lui fournit pas de bijoux. La Guemara commente : Et cela ne s’applique que lorsqu’il a les moyens de lui acheter des bijoux mais ne le fait pas ; toutefois, s’il n’a pas des ressources suffisantes, il n’a pas à s’en préoccuper.
דָּרֵשׁ רָבָא בְּרֵיהּ דְּרַב עִילָּאֵי, מַאי דִכְתִיב: ״וַיֹּאמֶר ה׳ יַעַן כִּי גָבְהוּ בְּנוֹת צִיּוֹן״ — שֶׁהָיוּ מְהַלְּכוֹת בְּקוֹמָה זְקוּפָה. ״וַתֵּלַכְנָה נְטוּיוֹת גָּרוֹן״ — שֶׁהָיוּ מְהַלְּכוֹת עָקֵב בְּצַד גּוּדָל. ״וּמְשַׂקְּרוֹת עֵינַיִם״ — דַּהֲוָה מָלְיָאן כּוּחְלָא לְעֵינַיְיהוּ וּמְרַמְּזָן. ״הָלוֹךְ וְטָפוֹף״ — שֶׁהָיוּ מְהַלְּכוֹת אֲרוּכָּה בְּצַד קְצָרָה. ״וּבְרַגְלֵיהֶן תְּעַכַּסְנָה״ — אָמַר רַב יִצְחָק דְּבֵי רַבִּי אַמֵּי: מְלַמֵּד שֶׁמַּטִּילוֹת מוֹר וַאֲפַרְסְמוֹן בְּמִנְעֲלֵיהֶן וּמְהַלְּכוֹת בְּשׁוּקֵי יְרוּשָׁלַיִם, וְכֵיוָן שֶׁמַּגִּיעוֹת אֵצֶל בַּחוּרֵי יִשְׂרָאֵל בּוֹעֲטוֹת בַּקַּרְקַע וּמַתִּיזוֹת עֲלֵיהֶם וּמַכְנִיסוֹת בָּהֶן יֵצֶר הָרָע כְּאֶרֶס בְּכָעוּס.
Puisque la Guemara a parlé des péchés à l’époque du Premier Temple, elle continue d’expliquer d’autres versets au contenu similaire. Rava, fils de Rav Ilai, a interprété le verset suivant de manière homilétique. Quel est le sens de ce qui est écrit : « Le Seigneur dit : parce que les filles de Sion sont hautaines et marchent le cou tendu et les yeux aguicheurs, avançant à petits pas affectés et faisant tinter leurs pieds » (Isaïe 3:16) ?
« Parce que les filles de Sion sont hautaines » indique qu’elles marchaient d’une stature droite et se comportaient d’une manière immodeste.
« Et marchent le cou tendu, » indique qu’elles marchaient à petits pas, talon contre orteil, afin que les observateurs les remarquent.
« Les yeux aguicheurs, » indique qu’elles se remplissaient les yeux de fard bleu et faisaient des signes.
« Avançant à petits pas affectés [tafof] en marchant, » indique que les femmes riches faisaient marcher une femme grande à côté d’une petite, afin que la grande se distingue. Cela est dérivé de l’interchangeabilité des lettres tet et tzadi ; tzafo, signifiant ici être vue.
« Et faisant tinter [te’akasna] leurs pieds, » Rabbi Yitzḥak de l’école de Rabbi Ami a dit : Cela enseigne qu’elles plaçaient de la myrrhe et du baume dans leurs chaussures et marchaient dans les marchés de Jérusalem. Et lorsqu’elles s’approchaient d’un endroit où les jeunes hommes d’Israël étaient rassemblés, elles frappaient leurs pieds sur le sol et projetaient le parfum vers eux et faisaient naître en eux le mauvais penchant comme le venin d’une vipère [ke’eres bakhos].
מַאי פּוּרְעֲנוּתַיְהִי? — כִּדְדָרֵישׁ רַבָּה בַּר עוּלָּא: ״וְהָיָה תַחַת בֹּשֶׂם מַק יִהְיֶה״ — מָקוֹם שֶׁהָיוּ מִתְבַּשְּׂמוֹת בּוֹ נַעֲשָׂה נְמָקִים נְמָקִים. ״וְתַחַת חֲגוֹרָה נִקְפָּה״ — מָקוֹם שֶׁהָיוּ חֲגוּרוֹת בְּצִלְצוֹל נַעֲשָׂה נְקָפִים נְקָפִים. ״וְתַחַת מַעֲשֶׂה מִקְשֶׁה קׇרְחָה״ — מָקוֹם שֶׁהָיוּ מִתְקַשְּׁטוֹת בּוֹ נַעֲשָׂה קְרָחִים קְרָחִים. ״וְתַחַת פְּתִיגִיל מַחֲגֹרֶת שָׂק״ — פְּתָחִים הַמְּבִיאִין לִידֵי גִּילָה, יִהְיוּ לְמַחֲגֹרֶת שָׂק. ״כִּי תַחַת יֹפִי״ — אָמַר רָבָא, הַיְינוּ דְּאָמְרִי אִינָשֵׁי: חַלּוֹפֵי שׁוּפְרָא — כֵּיבָא.
Quelle fut leur punition pour ces péchés ? Comme l’a enseigné Rabba bar Ulla : « Et il arrivera qu’au lieu d’un doux parfum, il y aura une puanteur ; et au lieu d’une ceinture, une corde ; et au lieu d’une chevelure bien arrangée, la calvitie ; et au lieu d’un vêtement raffiné, une ceinture de sac ; au lieu de la beauté, une marque » (Isaïe 3:24).
Il explique : « Et il arrivera qu’au lieu d’un doux parfum, il y aura une puanteur », ce qui indique que l’endroit qu’elles parfumaient devint des plaies en putréfaction.
« Et au lieu d’une ceinture, une corde [nikpe], » indique que l’endroit où elles étaient ceintes d’une ceinture devint couvert de nombreuses ecchymoses [nekafim].
« Et au lieu d’une chevelure bien arrangée, la calvitie, » indique que l’endroit où elles arrangeaient leurs cheveux devint des zones chauves.
« Et au lieu d’un vêtement raffiné [petigil], une ceinture de sac, » indique que les orifices [petaḥim] qui mènent au plaisir [gil] deviendront un lieu pour une ceinture de sac.
« Au lieu de la beauté, une marque [ki], » dit Rava : C’est l’expression populaire que les gens disent : Au lieu de la beauté, une plaie [kiva].
״וְסִפַּח ה׳ קׇדְקֹד בְּנוֹת צִיּוֹן״ — אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא: מְלַמֵּד שֶׁפָּרְחָה בָּהֶן צָרַעַת. כְּתִיב הָכָא ״וְשִׂפַּח״, וּכְתִיב הָתָם: ״לַשְׂאֵת וְלַסַּפַּחַת״.
Concernant un autre verset : « Le Seigneur frappera d’une gale le sommet de la tête des filles de Sion, et le Seigneur mettra à nu leurs parties secrètes » (Isaïe 3:17). Et le Seigneur frappera d’une gale le sommet de la tête des filles de Sion ; Rabbi Yosei, fils de Rabbi Ḥanina, a dit : Cela enseigne qu’il y eut parmi elles une épidémie de lèpre. Il est écrit ici, gale [sippaḥ], et il est écrit là-bas, parmi les types de lèpre : « Pour une enflure, et pour une gale [sappaḥat], et pour une tache brillante » (Lévitique 14:56).
״וַה׳ פׇּתְהֵן יְעָרֶה״. רַב וּשְׁמוּאֵל, חַד אָמַר: שֶׁנִּשְׁפְּכוּ כְּקִיתוֹן, וְחַד אָמַר: שֶׁנַּעֲשׂוּ פִּתְחֵיהֶן כְּיַעַר.
Concernant le verset : Et le Seigneur mettra à nu leurs parties secrètes [pot’hen ye’areh], Rav et Shmuel sont en désaccord. L’un dit : Cela signifie qu’elles, c’est-à-dire leurs entrailles, furent répandues [ye’areh] comme une cruche. Et l’un dit : Que leurs orifices [pitḥeihen] étaient couverts de poils aussi épais qu’une forêt [ya’ar].
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: אַנְשֵׁי יְרוּשָׁלַיִם אַנְשֵׁי שַׁחַץ הָיוּ. אָדָם אוֹמֵר לַחֲבֵרוֹ: בַּמֶּה סָעַדְתָּ הַיּוֹם? בְּפַת עֲמִילָה, אוֹ בְּפַת שֶׁאֵינָהּ עֲמִילָה? בְּיַיִן גּוֹרְדָּלִי, אוֹ
Au sujet des péchés de Jérusalem et de l’abondance qui existait avant sa destruction, Rav Yehuda a dit que Rav a dit : Les habitants de Jérusalem étaient des gens arrogants. Ils enveloppaient leur comportement grossier dans des euphémismes. Une personne disait à une autre : Qu’as-tu mangé aujourd’hui ? Du pain bien pétri ou du pain mal pétri ? Avec du vin blanc ou

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